0 abonné | Lire ses 69 critiques |
Leos Carax aura mis le temps pour comprendre que la vocation première du cinéma est de nous faire rêver. Holy Motors est de cette étoffe soyeuse dont se parent les songes. J'ai d'ailleurs après coup la délicieuse impression d'avoir pu observer en toute liberté, à la loupe, un magicien ouvert d'esprit et disposé à me dévoiler ses trucs, à m'expliquer ses tours de passe-passe. Parce que son sac à malices est cette Limousine, luxueuse arrière boutique qui nous devient peu à peu familière, c'est la condition pour entrer en symbiose avec le film et ses personnages. Au final, des tranches de vie inégales mais qui touchent, transportent, font écho à nos propres souvenirs (d'homme et de cinéphile). La bonne idée ayant été de situer l'histoire dans un cadre séduisant (le film de genre) et de la baigner dans une atmosphère fantastique. Perso, j'ai pensé dans le désordre à Kubrick, Godard, Lynch, Cronenberg, et surtout Gilliam. Mais Carax est bien assez grand, plus besoin de personne pour occuper tout l'écran ! Holy Carax...
http://tenebraenectaris.blogspot.fr/2013/05/hol...
Chargement...


