Holy Motors
Note moyenne
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Henrick H.
Henrick H.

4 abonnés 119 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mars 2014
Comment est-il possible que certains critiques aient pu réclamer la Palme d'Or pour Léos Carax ??? Au-delà du caractère abscons de la plupart des scènes, le propos général est bien mince et surtout très prétentieux. La scène de l'érection de Mr Merde pour que l'on en parle à Cannes alors qu'elle est sans intérêt et du sang qui gicle gratuitement. Le seul sujet du film : la vie n'est qu'une succession de rôles et le cinéma va mourir... ouh là, quel génie !!!! Des dialogues souvent affligeants, avec les paroles de la chanson de Kylie Minogue au summum du simplisme. Et la grosse cerise sur le gâteau, la dernière scène ridicule à souhait avec un dialogue de limousines digne de conversations de collégiens. Les seuls points positifs : la capacité d'appropriation des rôles par Denis Lavant et la superbe chanson de Manset encore une fois gâchée par une fin de scène ridicule.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 mars 2014
Film inexplicable on comprend ou on ne comprend pas certain dise que c'est un chef d'œuvre d'autre non moi je ne l'ai pas comprit mais je peux comprendre les critiques positif du film
MC4815162342

450 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2014
J'avais vu Holy Motors il y'a deux ans, l'année de sa sortie, et j'avais franchement rien compris, j'étais pas du tout entré dans le film d'où ma première critique pas très inspirée: "Moi qui d'habitude aime beaucoup le déjanté, l'ovni, l'incompréhensible, bah là j'ai franchement pas pris mon pied, je pense qu'il faut adhérer dès le départ sinon c'est foutu et pour moi ça l'a pas fait."
Voilà pourquoi j'ai voulu revoir ce film, étant en plus dans ma période Carax je n'ai évidement pas pu passer à coté de ce re-visionnage, et là surprise, enfin c'est vite dit, j’espérais avant de le revoir de pouvoir lui mettre un beau 5/5, donc sur le coup je ne suis peut être pas objectif mais ce n'est pas grave, je le fais pour la beauté du geste comme si bien dit dans le film.

Pourquoi ce changement soudain vit à vit de ce film ? Tout simplement car la première fois j'ai voulu comprendre et trouver la logique, mais j'ai appris qu'avec Carax il n'y a pas de logique, il raconte une chose simple au milieu d'un univers purement onirique, un peu à la manière d'un Quentin Dupieux sauf que lui tourne plus autour de l'absurde que du poétique, donc j'ai pendant ce re-visionnage pas cherché à comprendre, je me suis laissé porter par cette univers fascinant et drôlement original, mais cela ne m'a pas empêché de creuser un peu le tout, car il n'y a pas que du vide, il y'a évidement un message derrière toute cette dinguerie, mais le truc c'est qu'à trop vouloir comprendre on s'y perd, alors vaut mieux le voir sans trop réfléchir et ensuite, après le film se creuser les méninges, Carax a volontairement voulu en quelque sorte torturer son public, il a voulu le piéger dans ses pensées, dans ses rêves.
A tel point que le film s'ouvre sur Carax en train de se réveiller, enfin pas vraiment, il s'ouvre premièrement sur un public de cinéma dans le noir, un public fixe et inexpressif, les gens ne semblent pourtant pas morts ni endormis, ils semblent plus perdus devant un film incompréhensible, ensuite nous arrivons sur Carax qui se réveille, il fait le tour de sa chambre d’hôtel apparemment et tombe sur un pan de mur tapissé d'une foret, un pan rempli d'arbre, ce qui est métaphoriquement l'entrée de l'imagination de Carax lui même, d'ailleurs il y'a une serrure dans le mur, et Carax comme si ça n'était pas déjà assez bizarre dispose d'une espèce de clé greffée sur un de ses doigts, et il ouvre soudain la porte de son imaginaire donc et à l'intérieur se trouve un cinéma qui projette un film, et les gens dans la salle sont donc ceux qu'on a vu au début, et dans une des rangées on découvre un bébé qui court vers l'écran et dans une autre un chien douteux qui s'approche aussi de l'écran, mon hypothèse quant à ça, bonne ou pas c'est mon hypothèse c'est que le bébé représente le spectateur curieux du cinéma de Carax, le spectateur qui ira avec joie voir son film et de l'autre le chien plutôt méfiant et qui n'a pas tellement confiance qui représente toujours à mon sens le spectateur méfiant donc du cinéma de Carax, personnellement j'ai vu ça comme ça, je ne sais pas si c'est la bonne vision ou pas m'enfin moi ça me va et je trouve ça plutôt ingénieux.

Après ce court instant mystérieux en présence du réalisateur nous arrivons enfin sur le film, Monsieur Oscar jusque là inconnu pour nous spectateur sort d'une superbe maison en saluant ses enfants, il arrive à une limousine conduite par une femme classe, et nous allons suivre cet homme parmi tant autres qui va durant toute sa journée se rendre à des rendez-vous, pour l'instant rien de loufoque, sauf que ces rendez-vous n'ont rien de commun, Monsieur Oscar donc va à chacun de ces rendez vous se grimer et incarner une nouvelle personne, 9 en tout, il a 9 rendez vous dans cette journée qui je le rappelle est une journée banale pour lui, la petite routine en somme, une routine qui semble d'ailleurs le lasser, tout ces rendez vous très jouissifs en passant cachent quelque chose, ou du moins se rapportent à quelque chose, par exemple le premier où il est déguisé en mendiante âgée rapporte de toute évidence à la pauvreté, et pendant ce passage personne ne lui donnera de pièce, ce qui rapporte à l’égoïsme des gens, et tout le long sera comme ça, nous avons le sexe, une relation père/fille compliquée, une créature inconnue qui sème la pagaille dans un cimetière, à mon sens ce passage rapporte à la différence, peut être même au racisme, enfin je m'égard sans doute, c'est peut être tout simplement la folie en faite, de plus cette créature quelque peu attachante et incroyablement déjantée n'est autre que Monsieur Merde déjà vu dans le court métrage "Merde" que Carax nous avez proposé dans le film "Tokyo!", et c'est assez bien vu de l'avoir reprit ici car ce personnage mérite qu'on se tourne vers lui, enfin bref, nous avons aussi le meurtre et quelque part le suicide, nous avons la mort, de vieillesse cette fois, le chagrin que nous laissons aux restants, et sur la fin nous avons également l'amour gâché à cause de la perte d'un enfant, en somme nous avons diverses choses banales de la vie, l'humanité tout simplement mais proposée à la manière de Leos, c'est à dire avec du recul, avec de la poésie et même quelque peu de dinguerie si on peut appeler ça comme ça, surtout sur la dernière scène inattendue et très surprenante, ainsi que sur l'entracte très bien vu du film où un orchestre de musiciens offre une prestation très sympathique et follement jouissive dans une église.

4 ans donc après le court métrage "Merde" et 13 ans après "Pola x" l'ovni français Leos Carax est de retour, un retour que je considère à présent de grandiosement réussi, mais curieux de ne pas voir cette fois ci une histoire d'amour car depuis le début de sa carrière ses films n'ont tournés qu'autour de ça, la romance, et cette fois ci aucune histoire d'amour, ou alors si on pousse un peu, on peut y trouver une histoire d'amour entre un acteur et son métier, mais ce n'est pas une romance commune, surprenant comme choix mais pour le moins renouvelé, et quelque part ça fait du bien de changer un peu, et puis cette histoire d'un homme qui incarne plusieurs vies est juste sublime, du génie même, et pour incarner cette homme qui change de vie comme de chemise qui de mieux que le fabuleux et fidèle Denis Lavant, il incarne avec un tel talent chaque personnage, c'est bien simple, à part les moments dans la limousine où il est lui, c'est à dire M. Oscar, il est méconnaissable, son grimage, son comportement, tout change, et pour arriver à convaincre avec autant de personnage il faut être un véritable caméléon, et Denis en est un, un brillant même, il a une telle envie, une telle générosité, surtout pour son ami Leos qui lui a sans aucun doute offert les meilleurs rôles de sa carrière, enfin bref, il est magistral quoi, pour le reste du casting nous retrouvons la très classe Edith Scob en chauffeur de limousine, la sublime Eva Mendes est quant à elle une mannequin victime d'un enlèvement, causé par Monsieur Merde, Kylie Minogue offre une très belle chanson vers la fin, Michel Piccoli déjà vu dans "Mauvais Sang" fait une courte apparition et nous avons évidement Leos Carax lui même, en somme nous disposons d'un casting intime et réduit mais professionnel et talentueux.

Niveau mise en scène, c'est à un niveau tellement élevé que c'est dur de mettre des mots dessus, une direction de génie et une vision de la vie et de l'acteur tellement riche, la construction de tout cela est sans défaut, tout comme le scénario d'une splendeur rare, l'image est somptueuse et captive l'essence du film à merveille, la bande son est choisie avec grand soin et se marie parfaitement avec l'image, j'ai été très content de retrouver le même thème que dans le court métrage "Merde" lors de la partie avec Monsieur Merde justement, car c'est un thème si fun, la musique de l'entracte est également géniale et non moins fun, pour faire simple, techniquement le film est irréprochable, si on entre pas dans l'univers ou qu'il ne nous intéresse pas c'est une chose mais niveau technique il est impossible de faire de reproche.

J'ai aussi remarqué une chose, bon ça n'apporte rien au film mais c'est assez spécial, c'est que dans tout ses films, enfin une très grande partie on retrouve le fameux Pont-Neuf de Paris, même dans le court "Merde" qui pourtant se passe à Tokyo, je ne sais pas ce qu'il a avec ce pont, surement un rapport avec un truc personnel, m'enfin bon c'est assez sympa de revoir ce pont même brièvement dans chacun de ses projets.

Bon je vais à présent clôturer ma critique,car toute les bonnes choses ont une fin, (prétentieux ?! Moi ?! ok, un peu j'avoue), si des gens sont encore là, merci à vous, donc, j'ai été très heureux de changer radicalement d'avis sur ce film, enfin cette expérience plutôt, j'ai adoré arpenter les rues de Paris à bord d'une limousine en compagnie de ce cher Monsieur Oscar, d'ailleurs c'est la première fois que Lavant ne s'appelle pas Alex dans un film de Leos, mais bon un des personnages qu’interprète Oscar s'appelle Alex donc au final on ne perd pas les bonnes habitudes, du grand et très beau boulot, une oeuvre à part entière et jamais vue ailleurs, un grand bravo donc à cet unique Leos Carax au nom encore plus unique.
Pierre Olivier D
Pierre Olivier D

12 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2014
Que dire? Ce film est inclassable. Ses détracteurs considèrent que Léos Carax est un réalisateur narcissique à l'ego démesuré, peut-être?
Je pense qu'il faut le voir plusieurs fois tant cette oeuvre est riche , intelligente et ultra touchante. Le choix des musiques m'a ému, Denis Lavant, acteur polymorphe, y est exceptionnel, simplement sublime.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 février 2014
Film utile en ce qu'il permet de mesurer l'abîme qui sépare la critique cinématographique de la plèbe faisant la queue devant les multiplexes.
Je n'ai pu aller au-delà du spoiler: Leprechaun psychotique dévoreur de fleurs de cimetière...
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 janvier 2014
Une purge... tellement intellectuel qu'il n'est compréhensible par personne... Les critiques s'extasient mais, misà part les maquilleurs, qui doit-on féliciter?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 janvier 2014
De la branlette intellectuelle pour critique, aucun intérêt à part l'acteur principal qui réussi fort bien les différents rôles du film.
Aucun sens, aucune histoire, lent, long et une fin des plus stupides. Ne perdez pas 2h de votre vie avec ce film.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 novembre 2013
On est sensible ou pas à ces "visions" fragmentées, exprimées sous forme de saynètes. C'est n'importe quoi pour les uns, sublime pour les autres. Le produit d'un esprit malade ou génial. Pas de tiédeur possible face à cet objet non identifié. La température des lignes qui suivent est plutôt fraîche. Commençons par ce qu'il y a à sauver : la performance caméléonesque de Denis Lavant, la scène énergisante qui fait office d'entracte dans une église avec une ronde de musiciens, une certaine élégance à filmer Paris de nuit, les beaux décors de la Samaritaine et la chanson Who Were We, composée par Neil Hannon, interprétée par Kylie Minogue (actrice et chanteuse ici). Pour le reste, Leos Carax doit être le seul à comprendre ce qu'il filme. Holy Motors est une méditation erratique et absconse sur l'art et le cinéma en particulier, les métiers d'acteur et de réalisateur, la réalité et la fiction, la beauté, la vie et la mort... Une méditation relayée par un casting improbable. Voilà un film globalement imbitable pour le commun des mortels, qui semble n'avoir d'autre but que de satisfaire l'ego de son auteur et de donner du grain à moudre aux journalistes de cinéma en mal d'exégèses. Avec son métacinéma, ses références pour happy few, Leos Carax se drape encore dans les habits du poète incompris (à juste titre) et s'enferme prétentieusement dans sa tour d'ivoire, du sommet de laquelle il nous jette quelques métaphores, exaspérantes ou ridicules (les singes à la fin, les voitures qui parlent...). Holy Motors est un parfait exemple de cinéma autiste.
PS : les limousines avaient la cote au festival de Cannes 2012, puisque David Cronenberg en a fait aussi le vecteur de son récit dans Cosmopolis.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2013
"Holy Motors" est un OVNI cinématographique, aussi bizarre que maîtrisé, aussi dingue qu'onirique. Un film punk et anticonformiste qui finalement rend un très bel hommage au 7ème Art. Une oeuvre que le cinéma français n'attendait plus et qui fait un bien fou! Merci Mr Leos Carax!
EricDebarnot
EricDebarnot

240 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2013
D'abord, le temps des "auteurs" - au moins comme on l'entendait, au sens "nouvelle vague" du terme en France - semble prêt d'être révolu, et Carax, super auteur maudit s'il en est, n'échappe pas à cet effet d'obsolescence : lorsque "Holy Motors" débute, il y a comme une gêne à assister désormais à ce qui peut passer pour l'expression d'un nombrilisme intellectuel vaguement prétentieux, voire même arrogant, qui avait jadis coûté à Carax sa carrière. Et puis, peu à peu, l'aspect ludique du film se dessine, et l'emporte sur ce qui pourrait être un (bâillement) message sur la mort ou sur le futur du cinéma : si l'on admet que Carax ne nous dira rien de profond, ni même de vraiment intéressant, mais qu'il a décidé de nous divertir en illustrant ses fantasmes délirants de cinéphile avec tout le brio technique dont on le sait capable, on est alors prêt à s'embarquer pour un trip tout à fait délicieux, voire fascinant, et même par instants extraordinairement exaltant. "Holy Motors" se tient parfaitement en tant qu'enchainement de sketches presque tous réussis, et tous interprétés par un même acteur, l'épatant Denis Lavant, qui revêt une multiplicité d'identités folles - du génial Monsieur Merde à un banquier et son assassin à la fois, en passant par un père de famille angoissé par sa fille... De l'enthousiasmant intermède musical dans l'église à la longue citation de Sparks pendant le segment le plus émouvant du film, Carax confirme en outre ici cette sensibilité "rock" qui en fait un véritable frère pour nous. "Holy Motors" n'est sans doute pas le chef d'oeuvre que certains ont voulu nous vendre, mais il est un réjouissant moment de cinephilie jouissive, vivante et énergique. Voici un film sombre qui donne pourtant confiance en la vie et en le Cinéma, un film exceptionnel.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 novembre 2013
Un film ne délivrant aucun message mérite-t-il d’être vu ?

« L'absurde n'est pas dans l'homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune.» disait Camus.

On doit reconnaître à ce film décalé, une trame narrative originale, une tentative d'esthétique visuelle. C'est trop peu. La métaphore de l'homme sans identité, du comédien expérimentant plusieurs rôles pendant sa journée de travail, de l'homme naviguant d'une existence à une autre, sans foyer, sans famille ni entourage fixe, n'est pas exploitée.

Tout le travail de structure est gâché par des scènes creuses et sordides qui ne servent aucun propos. Les émotions sont factices et insipides. Certains parleront de poésie. Nous sommes embarqués sur un bateau dépourvu de gouvernail.

La trame est ponctuée d'actions, les vies de Monsieur Oscar. Entre celles-ci, les zones de transit dans Paris, permettant l'ouverture des dossiers correspondant à chacun de ces rôles, ainsi que les changements de costume dans la Limousine. Edith Scob, aux commandes de cette Limousine qui emmène Denis Lavant à chacun de ses 9 rendez-vous, joue juste et donne un semblant de liant au récit.

Il y avait tout pour faire un grand film. Un joli contenant. Des acteurs de qualité. Une idée de départ alléchante. Mais aucun contenu. Ce film est une coquille vide. Le même sentiment qu'en visionnant The Tree of Life. Un potentiel inexploité. Dommage. Ce qu'on retiendra surtout, c'est donc un récit qui s'effondre sous le poids de sa propre insignifiance. On ressort du film comme on est entré, avec la sensation de n'avoir rien vu. Ressenti des émotions factices. Goûté à un plat purement moléculaire.

Monsieur Oscar, et par extension, le réalisateur Leos Carax, agissent "pour la beauté du geste". Cela suffit-il à faire un film ?
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 21 octobre 2013
C'est très beau, étrange et poétique... Et bien sûr, incohérent, long et ennuyeux au possible. Malgré tout mes efforts, impossible d'accrocher bien que je sois allé jusqu'au bout. J'ai cependant beaucoup aimé le jeu de Dominique Lavant, véritable caméléon qui donne tout dans cette oeuvre. Un cri d'amour au cinéma qui m'a laissé de marbre.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 novembre 2013
On pourra dire ce qu'on veut sur ce film, mais au final, il se relève chiant. le film se construis sur des rendez-vous vous, aux nombres de 9. Ces rendez-vous sont autant de façon pour Mr Oscar,( joué par il est vrai un éblouissant Denis Lavant, l'acteur fétiche de Carax) de changé de vie. Et oui on peut y voir une métaphore évidente sur le fait que dans la vie l'Homme joue plusieurs rôle et qu'au fond la vie n'est ni plus ni moins qu'un film. Mais bon cette métaphore est exploité de façon simpliste et au lieu que le réalisateur démontre vraiment son propos, il préfère construire son film sur des scènes plus ou moins oniriques. Alors bien sur sa fais rêver, mais pas assez, car quand on y pense, il y a peux de très belles scènes qui arrivent à la fois à réunir la forme et le fond. Alors oui le début du film est beau, mais on se dit à quoi bon, à quoi bon, parce qu'au final, tout ce film reste un vaste trip qui ne nous embarque jamais. En effet, aucune scène n'arrive à nous toucher, d'accord on est parfois intrigué, mais après on fatigue, on fatigue par la paresse infinie dont fait preuve le film. Les relations entre personnage sont justes oubliés pour laisser place à cette métaphysique, qui n'a rien de passionnante. Il y a deux scènes qui méritent qu'on s'y attarde. Il s'agit du deuxième rendez-vous très métaphysique, mais qui s'arrête là où on aurait aimé qu'il commence. Et surtout le troisième rendez-vous, avec le personnage de Mr Merde qui est une métaphore de la bête, avec aussi l'apparition de Eva Mendez (non mais sérieux qui est plus belle que Eva dans ce film ?) en métaphore de la belle. Bref cette scène ma fasciner par la cohabitation entre la bête et la belle. Bref au final, un film auquel tout le monde, est ébahis, moi sa m'ébahis pas tellement, les interprétations du film sont simples à comprendre, bref super forme et quelques supers passages,mais ça reste d'un creux infini.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 octobre 2013
De la "masturbation" intellectuelle(excusez du terme) pour bobos à la recherche constante de la hype..
Pourquoi autant de succès pour ce navet? parce que ce sont les mêmes personnes qui critiquent ces films et qui encensent ce grand n'importe quoi..
En gros ils se retrouvent dans une pseudo-communauté de gens qui comprennent et apprécient des choses que seul eux peuvent comprendre et apprécier.
En réalité ils font passer un film chaotique, absurde, sans émotions et pire sans intérêts, pour un chef- d'oeuvre artistique avec une imagination et une créativité débordante.. Ils sont vraiment fort ces gens la.. ils sont évidemment en plus de cela arrogant, hautain etc alors qu'ils sont aussi pauvre intellectuellement que ne l'est ce film.
Quand je vois ca, ca me fait toujours penser aux monochromes de whiteman..
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2013
Un film qu'on ressent plus qu'on ne le voit et vice versa. Une sensation de lourdeur et d’apesanteur à la fois comme si il n'y avait pas d'époque, comme si Paris n'était pas Paris (une sensation étrange mais aussi rassurante). Il est tout à fait normal qu'un film trop poussé dans l'expérimental puisse ne pas plaire à tout le monde, c'est tout à fait normal, mais force est de constater que le film de Leos Carax ne ressemble à aucun autres films français de ces dix dernières années (voir plus), parce que bon, les comédies franchouillardes ça va deux minutes hein, ça on sait faire... Leos Carax est selon moi un des rares réalisateurs français à prendre des risques actuellement et il en faudrait plus des comme lui. Holy Motors est tour à tour art conceptuel, art corporel, pièce de théâtre, comédie musicale, drame, thriller, fantastique... Le film nage entre deux eaux, tout comme son personnage mystérieux : homme sans âge, sans identité, sans foyer, qui erre de vie en vie, de peau en peau (Denis Lavant se fond avec brio dans tous ces différents « masques » sans que l'on s'en aperçoive). Alors bien sûr, l'exercice peut paraître prétentieux. Ça l'est, mais la prétention est assumée et bien assumée.
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