Bienvenue Parmi Nous
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Note moyenne :   3,3 pour 374 notes dont 105 critiques  | 
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tixou0

29 abonnés | Lire ses 851 critiques |

  4 - Très bien

Patrick Chesnais rejoint ici d’autres grands comédiens : Adjani, Depardieu, Villeret, Serrault, Gamblin, Dussolier, Balasko, Lhermitte, Auteuil, Darroussin, Dupontel, Gisèle Casadesus… Tous ont assuré (et certains plusieurs fois) des rôles principaux dans les réalisations de Jean Becker (en se limitant à la période 1983 et après), et l’on s’épuiserait à « lister » les interprètes des « seconds rôles », tous talentueux, et souvent très connus (Galabru, Cluzet, Magimel, Suzanne Flon…. Miou-Miou et Jacques Weber). Jean Becker est d’abord un metteur en scène d’acteurs, qu’il aime et qui le lui rendent bien (pour le plus grand plaisir des spectateurs). Il porte ici à l’écran un roman (comme toujours, sauf pour « Elisa ») - un livre homonyme d’Eric Holder (écrivain déjà adapté au cinéma, par exemple en 2009 : « Mademoiselle Chambon », le 4ème « long » de Stéphane Brizé) et en (co)assure comme souvent l’adaptation (et même le dialogue) - avec les romanciers François d’Epenoux (dont c’était l’œuvre qui était adaptée avec « Deux jours à tuer », alors par Eric Assous et Jérôme Beaujour) et Marie-Sabine Roger, l’auteur du livre « La Tête en friche » !). Le cinéaste s’est trouvé en connivence avec l’univers de Holder, dont son fils lui conseillait la découverte avec « Bienvenue parmi nous », l’écrivain s’attachant avec délicatesse et poésie aux histoires modestes, aux sentiments « ordinaires » qui ont aussi sa faveur (même si voulant réaliser une histoire « optimiste et lumineuse », il a dû pour ce faire réorienter la trame scénaristique vers un exposé minutieux, au jour le jour, de l’évolution vers plus de légèreté des deux personnages principaux, au départ l’un comme l’autre très « chargés », très « noirs » : un suicidaire et une ado abandonnée à elle-même). Dans « Bienvenue parmi nous » selon Jean Becker, on ne peut aussi s’empêcher de noter au passage des familiarités avec ses films précédents : encore un peintre (comme le « Dupinceau » de « Dialogue avec mon jardinier »), mal dans sa peau (voir « Deux Jours à tuer »), en position de « Pygmalion » (comme « Margeritte » - et oui, avec deux « t », elle y tenait – ouvrant un « Germain » illettré à la magie de la lecture dans « La Tête en friche »), avec une « Galatée » ado déboussolée (comme « Elisa »). On peut même tenter un parallèle avec les pêcheurs des « Enfants du Marais » (« Taillandier » est pêcheur, transite par le Marais..) sans oublier le moment où Marylou (un titre de chanson comme « Elisa ») regarde à la télévision « L’Eté meurtrier » (un douloureux passage où « Elle » tente de communiquer avec sa mère battue et ne peut que l’étreindre) – prémonitoire du drame qui va bientôt concerner la jeune fille…… La « pauvre » et le « riche ». La jeune fille et le vieux monsieur. Opposés (ou complémentaires ?). Où d’aucuns auraient espéré une amourette coquine façon « Galettes de Pont-Aven » entre le vieux portraitiste et la lolita, c’est d’amour filial qu’il est ici question : Marylou n’a pas de père (seulement des « beaux-pères », dont le dernier en date bat sa mère et essaie de l’abuser), et Taillandier des grands enfants (et deux petites-filles encore enfants). Pas de « Femme et le Pantin », mais une chaste version plutôt du « Pygmalion » de Shaw (et où l’artiste a finalement autant à gagner que son modèle). Des leçons d’évidence, un peu oubliées aujourd’hui (voire méprisées) : transmettre est un devoir et un plaisir, comme être enseigné de l’expérience des aînés à l’autre bout - les générations différentes, même éloignées en termes d’années, ont grand agrément à tirer les unes des autres. Les 2 ici s’enrichissent mutuellement : l’ado se construit affectivement (et intellectuellement aussi), quand l’artiste sclérosé (dont le travail antérieur : peindre toujours la même femme, avec ou sans chapeau, accoudée face à la mer, avait atteint son terme depuis longtemps) renaît à son contact vivifiant en retrouvant envie et inspiration. Chacun fait un pas vers l’autre, déjà pour se comprendre (les codes et le langage sont différents), et puis pour apprendre (l’effet « courte échelle »). Chesnais/Lambert : un couple « père/fille » qui fonctionne (Chesnais joue avec jubilation sur ses trois registres de fond habituels : taciturne, bougon mais aussi léger, et la débutante a des faux airs d’Adjani au même âge, en plus poupin et sans yeux bleus). On ne saurait par ailleurs trop louer le soin apporté aux seconds rôles (le sculpteur confident Max/Weber et l’épouse/Miou-Miou) et même aux rôles de complément (boucher, armurier, réceptionniste, serveur etc.) « croqués » avec pertinence. Après Jacques, le réalisateur d’«Antoine et Antoinette » (récompensé en 1947 à Cannes, par l’équivalent de la Palme d’Or - le « Grand Prix du festival International du Film »), de « Casque d’Or », « Touchez pas au grisbi », « Le Trou », disparu prématurément à l’âge de 53 ans alors qu’il montait ce dernier, ses fils Jean (qui a aujourd’hui 79 ans) et Etienne, directeur de la photographie (qui aura collaboré avec son frère sur « L’Eté meurtrier » et « Elisa »). Louis, le fils de Jean, également acteur et réalisateur (« Les Papas du Dimanche »), est surtout producteur (et celui des films de son père depuis « Effroyables Jardins », en 2003). Le sang des Becker coule aussi dans les veines d’Aurélie et Thibault Vaneck, les « Ninon » et « Nathan » de « Plus Belle la Vie », via une de leurs grand-mères, Sophie, fille de Jacques et sœur de Jean et Etienne, veuve de Pierre Vaneck (lequel joua notamment dans le « Deux Jours à tuer » réalisé par son beau-frère en 2008 – son dernier rôle). On peut même rappeler que Françoise Fabian fut la deuxième épouse de Jacques Becker (et sa veuve, en 1960) – elle a le même âge que son ancien beau-fils. Une belle famille du cinéma français ! « Bienvenue parmi nous » est le 9ème film de la « deuxième période » de Jean Becker, débutée avec « L’Eté meurtrier » (à ce jour son plus beau succès) en 1983, qui rompait avec 17 ans d’inactivité – il avait réalisé 4 premiers films de 1961 à 1966 (2 polars et 2 comédies, avec Belmondo en vedette dans 3 sur 4 d’ailleurs) et la série à succès « Les Saintes Chéries » pour la télévision en 1965. Comme son père Jacques, Jean Becker, c’est la vérité, la simplicité et la clarté, la pudeur et l’élégance. Ni racolage, ni vulgarité. Volontiers « rural » et nostalgique. Un réalisateur « classique ». Le « boboland » déteste déjà « Bienvenue parmi nous » : « pépère », « désuet », « bien-pensant » etc. (pensez un peu : même pas un ou deux vrais « cassos » à se mettre sous la dent - Marylou, qui habite en HLM défraîchie, qu’on regrette de ne pas visiter, paraît elle bien proprette - pas le moindre handicapé ou alcoolique ou drogué à l’horizon..). Gageons que ce « Bienvenue parmi nous » saura quand même trouver son public, même « poussiéreux », celui pour qui se voir conter dans les règles une histoire et en éprouver de l’émotion semble être l’essentiel. Aucun des films de Jean Becker n’a fait depuis 1983 moins de 1 million d’entrées (les meilleurs scores étant pour « Elisa », « Les Enfants du Marais » et « Un Crime au Paradis », tous trois au-dessus des 2 millions, sans oublier les 5 millions dépassés de « L’Eté meurtrier »). Comme son père (dont il a été l’assistant sur plusieurs films, dont « Le Trou », avant d’être celui de Duvivier et Verneuil) le réalisateur met un point d’honneur à être un auteur complet, qui écrit (ou au moins contrôle) son scénario et ses dialogues, ainsi que son montage (il travaille toujours à cet égard depuis 1983 avec Jacques Witta, « césarisé » deux fois, et d’abord pour «L’Eté meurtrier »). Direction d’acteurs très fine : s’il ne joue pas sur l’improvisation, il part à la quête du moindre « tressaillement d’âme » chez ses acteurs, pour rendre au maximum justice aux caractères élaborés sur le papier - à la recherche de l’appropriation des personnages, bien plus qu’à leur simple interprétation. Mise en scène au cordeau. De la « belle ouvrage ». Quelques qualités, semble-t-il….

Alizée A.

2 abonnés | Lire ses 76 critiques |

  3.5 - Bien

Je n'avais jamais vu à l'écran Patrick Chesnais et Jeanne Lambert, j'ai donc découvert leur jeu d'acteur pour la première fois, en regardant : Bienvenue parmi nous qui raconte l'histoire de Mr Taillandier, un homme de la soixantaine qui a brusquement cessé de peindre. En pleine déprime, il décide de partir de chez lui, sans but précis et sans donner d’explication à ses proches. Au cours de son périple, il fait l’étrange rencontre d’une adolescente égarée, Marylou, que sa mère a rejetée. Les deux âmes étant égarée, ils vont vite avoir besoin l'un de l'autre. J'ai beaucoup appécié, le film rencontre quelques longueurs mais ça ne plombe pas le film puisque de toute façon tout le film est fait sur une note calme et douce. Point négatif c'est la musique qui repasse en boucle et en boucle à chaque scènes où il n'y avait pas de dialogues. A la fin j'en avais comme qui dirait marre. Les deux acteurs jouent bien ensemble et font un bonne paire. Film que je conseille de regarder.


Emma L.

0 abonné | Lire ses 8 critiques |

  4 - Très bien

Au début, j'ai eu du mal à "rentrer" dans l'histoire. C'est vrai que ce n'est pas très gai. Patrick Chesnais joue un rôle de dépressif, on sent qu'il n'est pas bien. Mais de fil en aiguille, on s'attache vraiment aux personnages et on a envie de savoir comment Marylou va s'en sortir. C'est vraiment un très beau film !!

evil_live

0 abonné | Lire ses 11 critiques |

  3 - Pas mal

Sympa . On retrouve le niveau des deux derniers films de Jean Becker et l'émotion est au rendez-vous...

Gilles312

4 abonnés | Lire ses 428 critiques |

  2.5 - Moyen

Que dire sur ce film, il n'est ni mauvais, ni bon, le scénario est très épuré et les acteurs sont assez moyens, la jeune actrice joue même pas très bien. Un gentil film sans prétention qui ne nous emmène pas bien loin, juste se dire qu'il y avait mieux à faire.

John Henry

4 abonnés | Lire ses 382 critiques |

  1 - Très mauvais

Cela faisait longtemps, oh oui longtemps, que je n'avais pas vu d'aussi mauvais acteurs. Et les acteurs, c'est comme les footballeurs, quand ils sont mauvais, c'est parfois que l'entraineur - réalisateur les fait déjouer. Je ne sais pas si cette jeune fille est très mauvaise ou si Jean Becker dirige de plus en plus mal ses acteurs. Mais étant donné que toute la distribution est catastrophique (bref sauvetage de Weber), je pencherais pour la seconde option. Après, quand on n'y croit jamais, c'est compliqué de rentrer dans le film. Et une fois qu'on y est, on se rend compte que c'est pratiquement le vide. Une histoire qui fleure bon les années 80, dans un cinéma ampoulé. Restent quelques moment sincères entre les deux. Tout au plus. Dommage.

ogerardin

0 abonné | Lire ses 22 critiques |

  4.5 - Excellent

Patrick Chesnais est excellent, drôle, sensible à la fois, on se plait à regarder ce film du très bon Jean Becker, il ne déçoit jamais. On en redemande. Je recommande ce film

Minh Van

1 abonné | Lire ses 147 critiques |

  0.5 - Nul

Si on imagine aisément notre cher Patrick Chesnais dans la peau de ce vieux grincheux dépressif, très vite on sent que le film ne sonne pas très juste. Un sentiment qui ne fait que se confirmer avec l’apparition de la jeune Jeanne Lambert qui à vouloir faire preuve de spontanéité joue trop souvent avec excès. Agaçant également cette galerie de personnages antipathiques composée du réceptionniste de l’hôtel, la femme de l’agence immobilière et le serveur à se demander si Becker n’a pas voulu réaliser une comédie. Bienvenue parmi nous ne lésine donc pas dans la caricature ajouté au jeu des comédiens qui est loin d’être au diapason, on aura surtout envie de faire rapidement ses adieux au film !

Marie-Claude D.

0 abonné | Lire ses 6 critiques |

  2 - Pas terrible

les acteurs sont bons mais le scénario est sans surprise; pas le meilleur film de Jean Becker.

nestor13

16 abonnés | Lire ses 975 critiques |

  4 - Très bien

Un peu comme Christine avait apporté de l'inspiration à Claude Lantier (le frêre du révolutionnaire) dans "L'oeuvre", l'innocente et pouponne Jeanne Lambert redonne ici le goût de vivre à l'artiste désabusé Patrick Chesnais. Nous ne sommes pourtant pas dans du Zola mais dans un très joli film de Jean Becker, dans la droite lignée de toutes ses précédentes livraisons d'ailleurs. "Bienvenue parmi nous" reprend ainsi ses thèmes de prédilection que sont l'amitié, l'art (Daniel Auteuil maniait déjà le pinceau dans "Dialogue avec mon jardinier") ou la rencontre entre les générations (on se souvient encore du beau duo Gérard Depardieu/Gisèle Casadesus dans "La tête en friche"). En résumé l'innocence, le joie de vivre et les tendres sentiments. Cela peut paraître béat, superficiel et certaines situations un peu caricaturales. Qu'importe, l'optimisme est toujours bon à prendre, sous quelque forme qu'il soit. Jean Becker : quelques grammes de douceur dans un monde de brutes.

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