Sans faire partie des oeuvres majeures du studio Ghibli, ce long-métrage que l'on doit à Goro Miyizaki (qui est le fils du célèbre Hayao Miyazaki) se visionne tout de même agréablement grâce notamment à la présence d'une animation bien réussi, à des personnages qui sont bien attachants ou encore à une jolie BO concocté par Satoshi Takebe. Reste une histoire que j'ai trouvé assez quelconque, malgré il est vrai quelques passages assez émouvants.
Vraiment appréciable, ce second long métrage de Miyazaki fils est beaucoup plus intéressant et mieux réalisé que le premier. L'histoire est intéressante et bien menée, les dessins sont superbes, on sent que Goro se cherche peut être encore mais il est bel et bien sur les traces de son père !
Très beau dessin animé qui se laisse voir et revoir avec plaisir. Les dessins sont tout simplement magnifiques, l'histoire est touchante, les personnages bien campés. Par rapport à son père, Goro Miyazaki ancre plus ses récits dans le réel, d'où sans doute la déception de ceux qui s'attendent à retrouver la touche fantastique du maître (ici, pas de cochon pilote ou de grand-mère sorcière). Il n'en reste pas moins un très beau film faisant largement honneur au studio Ghibli.
Certes l image est très belle, le dessin soigné, de très beaux décors ... Mais on reste uniquement dans la contemplation car le récit lui peine à se lancer et on a tendance du coup à s ennuyer.
Goro, fils du maître de l'animation Hayao Miyazaki, a choisi d'adapter pour son deuxième film le manga « shojo » (destiné à un public féminin) La Colline aux Coquelicots sorti en 1980. Umi est une jeune lycéenne et s'occupe de tout à la maison depuis le départ de sa mère. Elle va croiser à l'école Shun, un jeune homme plein de fougue qui lutte avec ses camarades contre la destruction du quartier latin, le lieu où ils étudient. Une complicité entre les deux adolescents va alors commencer à naître. Baignée d'une lumière splendide et de paysages admirables, La Colline aux Coquelicots charme dés les premières secondes. On sent fortement l'inspiration paternelle dans le mélange de ces couleurs éclatantes. Mais malgré la beauté des images, le récit peine à débuter et souffre de multiples lenteurs qui viennent perturber la fluidité de l'ensemble. Une nouvelle fois, on retrouve ce goût pour la nostalgie qui a fait le succès des plus grands chefs d'œuvre d'Hayao. La volonté de rétablir cette vieille bâtisse où le savoir et les connaissances ont pu s'étendre est une bonne idée. De même, le décor (le Yokohama des années 1960) ne trahit pas ce thème mélancolique, où la campagne traditionnelle est l'un des acteurs principaux de ce drame. Mais si nous n'avons rien à reprocher à l'environnement, ce n'est pas le cas des personnages. Ces derniers sont trop fixes et statiques, et leurs mouvements ne sont pas assez expressifs. C'est d'autant plus dommage car l'héroïne pouvait hériter d'un réel charisme qui lui aurait donné plus d'épaisseur. L'ensemble réussit néanmoins à nous émouvoir grâce à sa poésie et sa pudeur. Car un peu de tendresse dans un monde de brutes n'a jamais fait de mal.
Réalisé par le fils de Hayao Miyazaki, ce nouveau film des studio Ghibli propose une approche différente. Pas de magie, de sorcière, de merveilleux, ici on se retrouve dans le Japon des années 60 et l'histoire se veut réaliste. Une histoire simple d’amitié, d'amour entre deux lycéens qui va être mise à mal par le passé qui les lie. Un scénario donc gentillet qui du temps à s'installer et qui fait du sur-place pendant un long moment ce qui constitue le principal défaut le film, son rythme est assez lent. Tous les personnages sont attachants mais trop "tous beaux tous gentils" ce qui accentue le côté figé et un peu trop lisse du film. Quelques moments un peu plus efficaces parsèment l'histoire, notamment les événements parallèles du quartier latin qui apportent un certain charme et alimentent le message sur la tradition et l'évolution de la société du Japon de cette époque. Un Ghibli pas vraiment majeur mais qui comporte suffisamment de charme pour mériter le coup d’œil. Mais pour les non connaisseurs de l’œuvre du studio, tournez vous plutôt vers les précédents films du père Miyazaki.
Un film réussi du fils du maître. Son premier l'était aussi avec moins de profondeur. Je conçois malgré tout un manque de prise de risque dans le scénario malgré le fait qu'il soit tout à fait excellent. On pourra regretter cette fantasy inhérente au père mais la patte du fils est là et les dessins des animateurs de Ghibli toujours aussi dans le détail, dans la couleur, c'est vraiment beau.
Animation parfaite et musiques de toute beauté qui mettent en valeur une histoire et des scènes tantôt drôles, tant émouvantes. Il manque encore un petit quelque chose au niveau des personnages pour les rendre vraiment vivants...m'enfin c'est juste son deuxième film.
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3,5
Publiée le 27 février 2020
L'univers de "La colline aux coquelicots" n'est pas vraiment situè dans une dimension poètique! En fait Goro Miyazaki voulait tout simplement la situer dans un monde plus rèel! L'esthètique du film arrive à restituer une èpoque très particulière du Japon tout en gardant l'aspect poètique propre aux films du Studio Ghibli! D'une infinie tendresse, tout y est beau sur cette colline avec de jolis moments entre la jeune Umi et l’intrèpide Shun! L'utilisation des paysages rend le film souvent remarquable où l'on en ressort transportè! Point de châteaux volants ni de fantômes asiatiques, juste une rèussite d'animation entre rires et larmes où le fils Miyazaki commence à prendre ses marques dans un tout autre style que son père! Ce qui n'est pas un reproche parce que graphiquement ça fourmille de dètails avec un ton juste et personnel! Et puis musicalement, il y a une chanson qui donne envie de verser une larme sur cette colline : "Sayonara No Natsu" [ Kokuriko-Zaka Kara ]...
Un film sympathique, bien meilleur que "Les contes de Terremer" mais qui reste toujours trop en surface à mon goût. De plus, fils n'arrive décidément pas à égaler la poésie dont fait preuve son père.
Contrairement à plusieurs autres blogueurs, je suis tombé sous le charme de la dernière production des studios Ghibli. Le film n'est pas dirigé par le grand Hayao Miyazaki mais par son fils, Goro, dont tous s'échinent à dire qu'il est de moindre talent, sans lui avoir laisser le temps de démontrer le contraire. La première qualité de La colline aux coquelicots est de proposer des images absolument sompteuses : des cieux superbes, des bateaux de toutes tailles magnifiques, des fleurs, des vitraux, une descente en vélo très joliment filmée. Le repère des étudiants, le Quartier Latin, est un endroit que le film dote d'une atmosphère très attachante, d'une aura qui entourait les objets appartenants à Porco Rosso, fait d'un tissage de rêve et de nostalgie. Pour ceux qui comme moi aiment le Japon rural, le film est un enchantement : l'intérieur de la cuisine, les venelles fleuries, les rues en pente, la mer au loin. Ses paysages, sa maison, ses rues évoquent irrésistiblement le décor du trés beau film de Hirokazu Kore-Eda : Still walking. La mise en scène regorge de tendresse, de justesse, de sensibilité, de nervosité. Le script n'est pas sans allusion à la politique, à l'histoire, et à la sociologie japonaise. La colline aux coquelicots est enfin traversé par une belle et noble nostalgie : celle des amours enfuis, des parents disparus, des temps écoulés, et peut-être aussi celle d'un cinéma des origines. Que le film joue à fond la carte du mélodrame ne m'attriste pas, au contraire, je trouve que cela lui confère une certaine noblesse et une belle grandeur. D'autant que le scénario n'est pas aussi simpliste que certains veulent le faire croire. En résumé, une veine purement réaliste pour les studios Ghibli, pleine de douceur et de justesse, ce qui constitue une très bonne surprise pour moi.
Goro Miyazaki nous livre une jolie peinture du Japon des années 60. On passe un bon moment même si je pense que l'histoire prend des raccourcis. Je vous conseille la version originale qui à mon sens est bien meilleure comme toujours.
Pas convaincant du tout cet opus réalisé par Miyazaki fils. De la part d’une telle école d’animation, on était quand même en droit d’attendre autre chose que ce bien triste résultat. En effet, cette "Colline aux Coquelicots" ne ressemble que trop au vieux projet resté pendant vingt ans au fin fond des tiroirs et ressorti à la va vite pour l’occasion. Incroyablement plat et inconsistant, le film se caractérise surtout par un manque criant de poésie. Fini les monstres et autres créatures merveilleuses que nous avait livrés le célèbre Hayao par le passé. Sa progéniture ne nous pond pour le coup qu’un d’un classicisme absolu, pourvu en outre d’une intrigue hautement légère, se résolvant en deux- temps, trois mouvements. Déjà de moyen intérêt à la base, le réalisateur ne fait d’ailleurs absolument aucun effort pour rendre son sujet réellement entrainant. Peut-être s’agit-il d’un héritage trop lourd à assumer. Quoi qu’il en soit, le jeune cinéaste a encore de nombreux progrès à faire s’il veut arriver un jour au niveau de legs de son père.