Après un catastrophique premier long métrage, Goro, le fils, penche ici sur un domaine qui lui semble pus favorable à savoir l'aspect nationaliste et patriotique en versant plus dans la nostalgie que dans les rêveries et les contes fantasmagoriques. Il réussit bien mieux que dans les "Contes de Terremer" et j'attends de fait le prochain avec impatience. En espérant encore un peu plus de surprises et surtout de maturité.
Certes, La Colline aux Coquelicots n'a ni monstre ni magie, et non, cette animation n'a ni messages écologiques ni aventures extraordinaires. Mais dans un réalisme pleinement maitrisé, ce film nous emmène au cœur d'une très belle histoire pleine d'émotions, aux couleurs plus magnifiques les unes que les autres et à la bande son terriblement efficace.
Et il était temps. Temps que Goro, après le mitigé Comte de TerreMer, remette tout le monde à sa place en signant un petit chef d’œuvre lui permettant enfin de se démarquer de son père tout en s'affirmant en tant que réalisateur doué et assurément digne des productions Ghibli.
Voilà, le nouveau Ghibli est sortit. C'est donc avec impatience que j'avais envie de le visionner. Après le seul film du studio qui m'avait déçu (Les Contes de Terremer), je voulais voir si Goro arriverait à se faire pardonner. Et il a réussit! Plutôt proche d'un "Si tu tends l'oreille", La colline est un récit réaliste mais toujours aussi poétique contrairement au film précédent. Et ici on a le droit à un récit plus adulte que d'habitude: les personnages ne sont plus des enfants mais des pré-adultes. La musique (qui pour la première fois a des paroles) est juste magique, magnifique et je suis fier de ce Goro qui peut encore faire mieux. Et bien sûr les dessins sont magnifiques: ce qui se fait de mieux!
Goro Miyazaki ne baisse pas les bras et revient avec un film que j'ai tout simplement a-do-ré. L'histoire est très bien trouvée, les décors et les paysages sont merveilleux ainsi que les personnages. La musique est encore une fois l'élément le plus beau de ce dessin animé, que j'écoute sans cesse. J'apprécie énormément ce film !
Une belle histoire d'amour entre deux adolescents, que tout semble vouloir séparer. Une jeune fille doit gérer la maison de sa tante depuis la mort de son père. Elle va rencontrer un garçon qui vit dans un foyer étudiant. Ensemble ils vont rénover ce foyer et une complicité va se construire entre eux. spoiler: Jusqu'au jour où ils découvrent qu'ils pourraient être cousins...
L'amour est tout mou, mais je suis sûr que le fils va y arriver aux chevilles de son père ;) Même si ce film m'a vraiment déçue et il est quand même poétique :)
Doté d'une finesse très impressionnante, "La Colline aux Coquelicots" joue sur l'émotion du spectateur. En effet, la réalisation se mêle bien à la musique en imprégnant un rythme lent et doux. Néanmoins, c'est aussi un point faible puisqu'on est assez vite ennuyeux. Par ailleurs, les personnages sont plutôt plaisants mais sans plus. Le final est quelque peu décevant car on s'attend à mieux et on reste sur notre faim. En conclusion, c'est un film mitigé qui est très beau par le besoin d'être touchant mais qui aussi peine à captiver le spectateur.
Le fils Miyazaki reprend le flambeau et pour la seconde fois nous offre un très beau film digne du papa. Une histoire simple remplit d'amour et qui arrive à nous arracher une larme.... de joie.
Nous sommes passés pas loin de la catastrophe. En effet, le fils a moins de talent que son père et ça crève l'écran. Son aîné faisait des merveilles alors que les technologies étaient surement moins bonnes à l'époque. Ici, le dessin n'est pas mauvais mais je n'en n'attendais pas moins car avec l'informatique, nous pouvons tout faire. Ce côté graphisme à la main mélangé à la synthèse (du moins ça y ressemble) est vraiment sympathique. Mais au niveau du scénario, c'est là que ça se complique tout simplement car il ne se passe pas grand chose. Je suis assez étonné car d'habitude, on nous propose des histoires de fou. Puis, ce qui m'a particulièrement dérangé, ce sont les clichés, qui se répètent sans cesse. C'est pénible car ce n'est pas le genre de la maison. Musicalement, parfois, j'ai été agacé de cette sonorité qui ne colle absolument pas aux scènes ! A d'autres moments, c'est un peu mieux mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. Le rapport avec le titre faut aller le chercher car franchement, je n'ai vu aucun coquelicots pendant ces heures et demies. Mais bon, je pense qu'il faut y voir une métaphore en fait. Ah oui, aussi une chose, lorsque je regarde un long métrage non animé, je le visionne toujours en VO sous-titrés car on peut vraiment juger le jeu des acteurs. Là, quand on est devant un dessin animé, je le regarde en VF, je ne serai pas vous expliquer pour quoi. Et ben dans ce cas précis, je sais pas qui a choisi les voix mais ça ne colle pas du tout. On dirait des sons d'adultes sur des corps d'ados, c'est carrément bizarre. Peut-être que je cherche un peu trop la petite mouche mais il faut avouer que ce film ne restera pas dans les annales. Cependant, dire que je me suis ennuyé serait mentir. 10/20.
Goro Miyazaki,le fils de "qui vous savez",revient finalement avec un second long-métrage d'animation après le semi-réussi "Contes de Terremer".Et force est de constater qu'il est en gros progrès,et qu'il est même en train de trouver son propre style.S'il n'aura probablement jamais le talent unique de son père Hayao,ni son goût pour les univers fantastico-oniriques,Goro parvient à atteindre le ton rétro et réaliste d'un Isao Takahata,autre éminent membre des studios Ghibli."La Colline aux coquelicots" fonctionne selon le principe de la nostalgie et de l'idéalisation du passé.C'est aussi une histoire toute simple et touchante entre 2 jeunes étudiants,liés par un lourd secret,dans le Japon côtier des années 60.Jamais mièvre,le film est une sorte de chronique ordinaire,pudique et qui laisse la part belle à une musique mélodramatique aux sonorités jazz et pop.Umi est l'une des héroïnes les plus vibrantes de la galaxie Ghibli.On apprécie fortement que Goro Miyazaki insuffle un semblant de poésie aux scènes et détails de la vie quotidienne,à la manière d'un Ozu.Enfin,comment ne pas souligner la perfection du trait,le graphisme attrayant,la minutie de la représentation et aussi le fait de montrer les prémices de la révolution estudiantine japonaise.Pour tout ça,la magie opère encore et toujours.
Pas le meilleur des films d'animations sortis des studios Ghibli, La Colline Aux Coquelicots n'en reste pas moins une très belle histoire colorée et poétique à souhait.
Très très déçu par ce film! Je me suis même endormi avant la fin tellement il est soporifique. Le scénario tient en moins d'une page. Il ne se passe absolument rien pendant 1h30... Il n'y a aucun rapport avec des coquelicots (ou alors c'était pendant que je somnolais). On suit tout simplement l’héroïne, sans trop savoir pourquoi puisqu'il ne lui arrive rien (si ce n'est quand la vérité éclate au sujet du mec qu'elle aime... hou attention, LE grand moment du film). Les camarades de classe nettoient un bâtiment voué à la destruction. Et puis voila. En espérant que Miyazaki père reprendra les commandes, car pour le coup, le fiston a tout raté.
Le père Miyasaki a régné pendant 30 ans sur le film d'animation non puéril. Sur la forme, l'oeuvre du fils a la même qualité, la maîtrise parfaite du dessin et du timing, et il y a derrière la même mécanique Gibli parfaitement au point. Sur le fond, l'oeuvre du père se caractérisait par son fantastique délirant mais maîtrisé. Le fils épure cela. Il décrit directement la société cassée et les destins brisés, et se rapproche ainsi de Takahata, en plus soft. Ce film, c'est un peu "le tombeau des lucioles" qui ne finirait pas trop trop mal. On peut raisonnablement espérer un deuxième grand maître dans la famille. A noter la musique extraordinaire de Takebe.