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Portrait au crépuscule
note moyenne
3,3
122 notes dont 32 critiques
22% (7 critiques)
34% (11 critiques)
22% (7 critiques)
16% (5 critiques)
0% (0 critique)
6% (2 critiques)
Votre avis sur Portrait au crépuscule ?

32 critiques spectateurs

Skipper Mike
Skipper Mike

Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 647 critiques

3,5
Publiée le 27/05/2014
J’éprouve une grande sympathie pour ce film très imparfait mais pourtant particulièrement touchant. Cela vaut pour la subtilité du scénario, la pudeur des scènes de viol et surtout la grâce d’Olga Dykhovitchnaia, dont la profondeur du regard semble refléter le questionnement de la réalisatrice. Le film est pessimiste quant à la société russe, les policiers ayant des allures de criminels et le citoyen semblant seul dans un monde égoïste. Marina, elle, préfère prendre en main son destin, refuser l’hypocrisie et aider ceux qui dont la vie a été brisée par une éducation lacunaire, quitte à recevoir des coups pour ça. Le personnage d’Andreï qui n’est au départ représenté que comme une brute épaisse, s’avère alors lui aussi touchant, une victime au même titre que Marina de la fêlure de la société.
PhilippeToile
PhilippeToile

Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 740 critiques

2,0
Publiée le 07/03/2012
Film extrêmement déroutant, Portrait au crépuscule se démarque avant tout par sa profonde originalité. Une peinture glauque et désespérée de la société russe contemporaine, où l’alcoolisme de masse, la violence, la corruption et l’égoïsme précipitent un pays dans une décadence inexorable, sert de toile de fond au drame personnel d’une femme désabusée qui va tenter de séduire le policier brutal qui l’a violée. Si l’analyse sociologique nous passionne par son vérisme et son acidité, on reste perplexe devant l’incohérence du comportement de ce personnage féminin dont on a du mal à comprendre la psychologie et la motivation. À vouloir embrasser trop de thématiques, la réalisation d’Angela Nokonova se perd en route et détruit la crédibilité de sa narration. Sa collaboration avec son actrice-scénariste laisse pourtant entrevoir un potentiel prometteur.
César D.
César D.

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 614 critiques

3,0
Publiée le 05/03/2012
j'ai beaucoup aimé la première partie du film, l'actrice est fantastique, mais la fin est tellement déroutante, que je n'y ai plus cru du tout. dommage. franchement, le comportement de cette femme vis à vis de son violeur est incompréhensible. la toute fin est très poétique, mais là encore, on se demande pourquoi ces personnages se comportent ainsi.
Thierry M
Thierry M

Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 2 435 critiques

2,0
Publiée le 28/02/2012
Film d' une extreme pauvreté, franchement on se demande ou la realisatrice veut en venir.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 320 critiques

3,0
Publiée le 27/02/2012
Si c'est une description de la décadence d'un grand pays.... mais j'ai été incapable de la recevoir; trop c'est trop !!! Au début, plusieurs voitures s'arrêtent, sollicitées par Marina: trace ou soupçon d'humanité= 0; la sauvagerie est partout.... Et puis, la vengeance de cette jeune femme déroutante est particulièrement insolite. On est dérouté par son comportement, presque autant que par les policiers véreux et ignobles.... Mais y a t'il un personnage dont on comprend le comportement ? J'ai été intéressé mais bien dérouté...ce qui fait que je suis resté, très extérieur; dommage !
Alonso Cinema
Alonso Cinema

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0,5
Publiée le 26/02/2012
Comment peut-on donner autant d'étoiles à un navet pareil. Je commence à croire que les commentaires des spectateurs émanent des professionnels du référencement. Pour qu'un film soit "bon" il doit quand même remplir un minimum de critères. A part l'idée de cette "possible" variante du syndrome de Stockholm je ne vois pas ce qu'on lui trouve à ce film.
Askthedust
Askthedust

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 35 critiques

5,0
Publiée le 28/08/2012
Ce film est un réel chef d'oeuvre brut, magnifique, dur comme d'appuyer sur un aphte avec sa langue. Au carrefour entre "I spit on your grave", "Incendies", "Johanna" de Kornel Mundruczoet, et plein d'autres choses, ce film est un réel coup de maitre d'Angelina Nikonova qui nous entraîne au crépuscule des Drames. Johanna, et c'est presque un Spoiler que d'en parler en vue du résumé, mais si j'en parle, c'est parce que cela va bien plus loin. Il y a dans ce film, quelque chose de phénoménal, au bord de l'apothéose, en ce que l'amour et la haine jouent à chat pour de vrai, comme jamais. A tel point que "J'ai rencontré le diable" de Kim Jee-woon devient alors une érection dont on a honte. "Portrait au crépuscule" est un film qui va plus loin et plus noir, et plus génial, que tout ce qu'on a pu adorer dans le genre. Il nous pousse dans nos retranchements les plus profonds, d'amour comme de haine, comme de la frontière entre les deux. La fin est magnifique, virulente d'un cinéma poétique et froid, dans la lignée d'un mélange entre Kaurismaki, et des écrits de Savinkov, mêlés à du Mark Slade avec une pincée de "Martyrs", et de "la fiancée du pirate". De plein d'autres choses aussi, trop de choses, ainsi est il impossible de l'associer à quoi que soit, à part un sentiment profond, qui nous prend du coeur jusqu'au tripes, à par la froideur des tripes jusqu'au coeur, d'avoir froid. Prendre une photo au crépuscule, et y penser, au crépuscule, à deux fois.
Gabith666
Gabith666

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 780 critiques

4,0
Publiée le 23/01/2015
Excellent drame dur avec des acteurs authentiques, par contre ça donne pas envie d'aller en Russie, dans ce film on vois surtout la noirceur de la cette société; la misère et des gens dépourvus d'humanité. A voir!
xxLaurent
xxLaurent

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0,5
Publiée le 18/12/2013
Scénario complètement irréaliste (je serais curieux de lire l'avis de femmes qui ont été victimes de viol). Le portrait de la société est effrayant. En bref, les violeurs ne sont pas si mauvais que ça, c'est même des mecs plutôt virils. Les pédophiles ne le sont pas vraiment. Et cerise sur le gâteau les critiques adorent le film... Pas encourageant pour que la société avance...
Patrick Braganti
Patrick Braganti

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5,0
Publiée le 13/04/2012
Marina est une femme à la dérive qui parait éprouver un plaisir masochiste à accuser son entourage et à mettre en pratique sa propre déchéance, ponctuée par la violence et la dégradation. Difficile de ne pas voir dans la jeune héroïne une métaphore de la société russe contemporaine, règne de la violence et des dérèglements en tous genres – il est ici donné une piètre représentation des fonctionnaires de la police. Portrait au crépuscule, œuvre radicale et sans concessions, se révèle donc au final comme une expérience de cinéma, qui engendre une tension croissante dont nul ne peut prévoir à quoi elle aboutira. Quelques scènes du film, dont notamment la fête d’anniversaire, sont à proprement parler hallucinantes et leur grande force est de sans cesse réorienter la narration, d’être capable en deux, trois minutes d’inventer et de crédibiliser des histoires satellitaires (comme la famille au moment de l’embarquement à l’aéroport). La dépression existentielle dans laquelle s’englue Marina en fait une consœur des personnages du new yorkais John Cassavetes. On établit aisément des similitudes entre la formidable Olga Dihovichnaya, également scénariste, et la grande Gena Rowlands. Néanmoins, Portrait au crépuscule se double d’un état des lieux, noir et terrifiant, d’un pays gangréné par la corruption et les abus de pouvoir. Sur ce fumier où prospèrent et survivent les sous-hommes nouveaux, ahuris de sauvagerie et abrutis d’alcool et de drogues, une femme conquiert sa liberté et son espace vital en se moquant des regards et des jugements. Angelina Nikonova ne veut surtout pas porter le moindre jugement moral, exigeant notre acceptation, sinon approbation, d’un comportement irrationnel. Mais qu’importe, on est face à un film monstrueux et subversif à tous les sens du terme. Et quand on ajoute qu’il s’agit d’un premier long-métrage, on n’est pas loin de penser qu’on touche quasiment au chef d’œuvre.
pyvarlet
pyvarlet

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 59 critiques

5,0
Publiée le 06/04/2012
Film subtile et puissant. Nécessite de s'informer un peu avant, sinon on risque d'avoir besoin de deux projections. Une critique acerbe de la société moderne (violence du pouvoir) en miroir avec l'évolution de la vie individuelle (viol). Très belle interprétation et très bonne réalisation. Mais film dur et qui reste en bouche longtemps après la fin de la projection. La fin a sans doute plusieurs interprétations...
Karine Gascou
Karine Gascou

Suivre son activité 6 abonnés Lire sa critique

5,0
Publiée le 20/02/2012
j'adore se film c'est vraiment un film fantastique... vite qu'il sorte !
Christoblog
Christoblog

Suivre son activité 356 abonnés Lire ses 1 143 critiques

5,0
Publiée le 06/02/2012
Bien qu'il ne comprenne que peu de scènes insoutenables, Portrait au crépuscule est un film profondément dérangeant, qui met le spectateur dans une zone d'inconfort dès la première séquence (un viol) et ne va pas lui permettre d'en sortir durant tout le film. Un peu comme dans 4 mois, 3 semaines, 2 jours, le spectateur est en effet constamment en train d'attendre - et de craindre - la scène suivante, l'esprit oscillant entre étonnement, adhésion, incompréhension et dégoût. Le duo formée par la jeune réalisatrice Anguelina Nikonova et l'actrice Olga Dihovichnaya est remarquable. La première distille pour son premier film des effets magnifiques de simplicité et d'efficacité (à l'image des premiers plans) en même temps qu'elle filme parfaitement les visages. La seconde est belle, intrigante, bouleversante, attachante. Les deux sont co-productrices et co-scénaristes du film. Tourné à Rostov sur le Don avec très peu de moyens (deux appareils photos numériques, des acteurs non professionnels pour la plupart) Portrait au crépuscule possède une densité dramatique tout à fait étonnante qui le rapproche du meilleur de la production roumaine de ces dernières années. Il dresse également un tableau incroyablement dur de la société russe actuelle : individualisme, corruption, violence, agressions sexuelles de tous genres, faillite des services publics, alcoolisme, explosion de la cellule familliale, arrivisme. Le destin que se choisit l'héroïne ne manquera pas de susciter chez les spectateurs de nombreuses interrogations d'ordre moral, psychologique ou sentimental. C'est la force de ce film, récompensé dans une dizaine de festivals à travers le monde, ne nous l'imposer avec un talent et une assurance hors du commun. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
wwalg
wwalg

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5,0
Publiée le 16/01/2014
Bouleversant, intriguant... Selon moi, juste GÉNIAL !! Entre controverse et violence, se filme nous met des les premières minutes dans la Russie profonde, et nous montre sa face cachée !
Wallaert Antoine
Wallaert Antoine

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4,0
Publiée le 12/04/2012
Décidément, seules les femmes sauraient-elles dépasser l'éternel recommencement induit par la loi de talion? Après Revenge de Susanne Bier, brillant essai théorique sur la manière à adopter pour rompre avec la règle de "l'œil pour œil", voici débarqué de Russie, présenté par deux femmes, conjointement réalisatrices, actrices et productrices ce Portrait au Crépuscule, comme un ultime cliché d'un pays au déclin. Et sans doute près à se relever plus éclatant encore. Dans la région de Rostov, les criminels pullulent et les pires d'entre eux sont voués à rester impunis, puisqu'il s'agit bien souvent de la police elle-même. Après My Joy, film Ukrainien sorti l'an passé, on n'en finit plus de voir un portrait au vitriol de l'ex-Union Soviétique: corruption, violence et loi du silence comme sainte trinité. Accablant. Une patrouille de flics, dont c'est visiblement l'habitude, s'en prend à Marina et lui font subir divers sévices sexuels. Meurtrie mais pas abattue, la jeune femme doit faire face à l'indifférence générale, à la défiance de la police et à l'hypocrisie de son entourage, avec qui elle décide de régler ses comptes lors d'une fête d'anniversaire qui rappellera les grands moments de Festen. L'histoire aurait pu s'arrêter là si elle ne tombait pas nez à nez avec un de ses agresseurs dans un troquet des plus rustiques. A l'évidence, ce bourreau ordinaire ne la reconnaît même pas, et la courageuse Marina se lance dans une quête éperdue: séduire ce monstre pour le comprendre, et peut être même le guérir. Humaniste, voire utopique, dans sa conception même de la justice, Portrait au Crépuscule est une recherche constante dans l'optique de briser l'éternel cycle de la violence. Assistance sociale au civil, Marina a l'habitude de traiter les maltraitances d'enfants, à un point même qu'elle en vient à avoir du dégoût pour ces passives victimes, vouées soit à devenir des êtres incapables de prendre leur destin en main, brisés par une enfance malheureuse, ou des monstres ordinaires reproduisant tel quel le système éducatif reçu. En entrant dans l'antre de son agresseur, Marina apprend à le connaître, et va jusqu'à lui donner l'amour qui lui faisait cruellement défaut. Si on peut railler le caractère naïf d'une telle solution, il faut absolument louer le courage intellectuel dont elle fait preuve. Défiant la tête haute la victimisation, ces cinéastes présentent une Russie consciente de ses défauts mais avide de s'en sortir. Sans jamais se départir d'une constante tension dans la narration, si le message peut être aussi bien entendu d'un point de vue théorique, c'est car, indéniablement, les petits plats on été mis dans les grands, et un fin gourmet ne saurait trouver à redire de cet met concocté avec patience et, mieux encore, bienveillance.
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