Portrait au crépuscule
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Note moyenne :   3,3 pour 116 notes dont 31 critiques  | 
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Skipper Mike

22 abonnés | Lire ses 648 critiques |

   3.5 - Bien

J’éprouve une grande sympathie pour ce film très imparfait mais pourtant particulièrement touchant. Cela vaut pour la subtilité du scénario, la pudeur des scènes de viol et surtout la grâce d’Olga Dykhovitchnaia, dont la profondeur du regard semble refléter le questionnement de la réalisatrice. Le film est pessimiste quant à la société russe, les policiers ayant des allures de criminels et le citoyen semblant seul dans un monde égoïste. Marina, elle, préfère prendre en main son destin, refuser l’hypocrisie et aider ceux qui dont la vie a été brisée par une éducation lacunaire, quitte à recevoir des coups pour ça. Le personnage d’Andreï qui n’est au départ représenté que comme une brute épaisse, s’avère alors lui aussi touchant, une victime au même titre que Marina de la fêlure de la société.

wwalg

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   5 - Chef d'oeuvre

Bouleversant, intriguant... Selon moi, juste GÉNIAL !! Entre controverse et violence, se filme nous met des les premières minutes dans la Russie profonde, et nous montre sa face cachée !


xxLaurent

4 abonnés | Lire ses 68 critiques |

   0.5 - Nul

Scénario complètement irréaliste (je serais curieux de lire l'avis de femmes qui ont été victimes de viol). Le portrait de la société est effrayant. En bref, les violeurs ne sont pas si mauvais que ça, c'est même des mecs plutôt virils. Les pédophiles ne le sont pas vraiment. Et cerise sur le gâteau les critiques adorent le film... Pas encourageant pour que la société avance...

Askthedust

0 abonné | Lire ses 26 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Ce film est un réel chef d'oeuvre brut, magnifique, dur comme d'appuyer sur un aphte avec sa langue. Au carrefour entre "I spit on your grave", "Incendies", "Johanna" de Kornel Mundruczoet, et plein d'autres choses, ce film est un réel coup de maitre d'Angelina Nikonova qui nous entraîne au crépuscule des Drames. Johanna, et c'est presque un Spoiler que d'en parler en vue du résumé, mais si j'en parle, c'est parce que cela va bien plus loin. Il y a dans ce film, quelque chose de phénoménal, au bord de l'apothéose, en ce que l'amour et la haine jouent à chat pour de vrai, comme jamais. A tel point que "J'ai rencontré le diable" de Kim Jee-woon devient alors une érection dont on a honte. "Portrait au crépuscule" est un film qui va plus loin et plus noir, et plus génial, que tout ce qu'on a pu adorer dans le genre. Il nous pousse dans nos retranchements les plus profonds, d'amour comme de haine, comme de la frontière entre les deux. La fin est magnifique, virulente d'un cinéma poétique et froid, dans la lignée d'un mélange entre Kaurismaki, et des écrits de Savinkov, mêlés à du Mark Slade avec une pincée de "Martyrs", et de "la fiancée du pirate". De plein d'autres choses aussi, trop de choses, ainsi est il impossible de l'associer à quoi que soit, à part un sentiment profond, qui nous prend du coeur jusqu'au tripes, à par la froideur des tripes jusqu'au coeur, d'avoir froid. Prendre une photo au crépuscule, et y penser, au crépuscule, à deux fois.

Patrick Braganti

66 abonnés | Lire ses 425 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Marina est une femme à la dérive qui parait éprouver un plaisir masochiste à accuser son entourage et à mettre en pratique sa propre déchéance, ponctuée par la violence et la dégradation. Difficile de ne pas voir dans la jeune héroïne une métaphore de la société russe contemporaine, règne de la violence et des dérèglements en tous genres – il est ici donné une piètre représentation des fonctionnaires de la police. Portrait au crépuscule, œuvre radicale et sans concessions, se révèle donc au final comme une expérience de cinéma, qui engendre une tension croissante dont nul ne peut prévoir à quoi elle aboutira. Quelques scènes du film, dont notamment la fête d’anniversaire, sont à proprement parler hallucinantes et leur grande force est de sans cesse réorienter la narration, d’être capable en deux, trois minutes d’inventer et de crédibiliser des histoires satellitaires (comme la famille au moment de l’embarquement à l’aéroport). La dépression existentielle dans laquelle s’englue Marina en fait une consœur des personnages du new yorkais John Cassavetes. On établit aisément des similitudes entre la formidable Olga Dihovichnaya, également scénariste, et la grande Gena Rowlands. Néanmoins, Portrait au crépuscule se double d’un état des lieux, noir et terrifiant, d’un pays gangréné par la corruption et les abus de pouvoir. Sur ce fumier où prospèrent et survivent les sous-hommes nouveaux, ahuris de sauvagerie et abrutis d’alcool et de drogues, une femme conquiert sa liberté et son espace vital en se moquant des regards et des jugements. Angelina Nikonova ne veut surtout pas porter le moindre jugement moral, exigeant notre acceptation, sinon approbation, d’un comportement irrationnel. Mais qu’importe, on est face à un film monstrueux et subversif à tous les sens du terme. Et quand on ajoute qu’il s’agit d’un premier long-métrage, on n’est pas loin de penser qu’on touche quasiment au chef d’œuvre.

Wallaert Antoine

24 abonnés | Lire ses 263 critiques |

   4 - Très bien

Décidément, seules les femmes sauraient-elles dépasser l'éternel recommencement induit par la loi de talion? Après Revenge de Susanne Bier, brillant essai théorique sur la manière à adopter pour rompre avec la règle de "l'œil pour œil", voici débarqué de Russie, présenté par deux femmes, conjointement réalisatrices, actrices et productrices ce Portrait au Crépuscule, comme un ultime cliché d'un pays au déclin. Et sans doute près à se relever plus éclatant encore. Dans la région de Rostov, les criminels pullulent et les pires d'entre eux sont voués à rester impunis, puisqu'il s'agit bien souvent de la police elle-même. Après My Joy, film Ukrainien sorti l'an passé, on n'en finit plus de voir un portrait au vitriol de l'ex-Union Soviétique: corruption, violence et loi du silence comme sainte trinité. Accablant. Une patrouille de flics, dont c'est visiblement l'habitude, s'en prend à Marina et lui font subir divers sévices sexuels. Meurtrie mais pas abattue, la jeune femme doit faire face à l'indifférence générale, à la défiance de la police et à l'hypocrisie de son entourage, avec qui elle décide de régler ses comptes lors d'une fête d'anniversaire qui rappellera les grands moments de Festen. L'histoire aurait pu s'arrêter là si elle ne tombait pas nez à nez avec un de ses agresseurs dans un troquet des plus rustiques. A l'évidence, ce bourreau ordinaire ne la reconnaît même pas, et la courageuse Marina se lance dans une quête éperdue: séduire ce monstre pour le comprendre, et peut être même le guérir. Humaniste, voire utopique, dans sa conception même de la justice, Portrait au Crépuscule est une recherche constante dans l'optique de briser l'éternel cycle de la violence. Assistance sociale au civil, Marina a l'habitude de traiter les maltraitances d'enfants, à un point même qu'elle en vient à avoir du dégoût pour ces passives victimes, vouées soit à devenir des êtres incapables de prendre leur destin en main, brisés par une enfance malheureuse, ou des monstres ordinaires reproduisant tel quel le système éducatif reçu. En entrant dans l'antre de son agresseur, Marina apprend à le connaître, et va jusqu'à lui donner l'amour qui lui faisait cruellement défaut. Si on peut railler le caractère naïf d'une telle solution, il faut absolument louer le courage intellectuel dont elle fait preuve. Défiant la tête haute la victimisation, ces cinéastes présentent une Russie consciente de ses défauts mais avide de s'en sortir. Sans jamais se départir d'une constante tension dans la narration, si le message peut être aussi bien entendu d'un point de vue théorique, c'est car, indéniablement, les petits plats on été mis dans les grands, et un fin gourmet ne saurait trouver à redire de cet met concocté avec patience et, mieux encore, bienveillance.

louis-marie92

0 abonné | Lire ses 8 critiques |

   4.5 - Excellent

On ne sort pas indemne de ce film qui dépeint la noirceur d'un société russe où les rapports humains relèvent d'une sauvagerie déprimante. Et pourtant on découvre chez certains qui paraissaient monstrueux des lueurs d'humanité troublantes, surprenantes. Les acteurs sont tous époustouflants et sur le plan technique la maîtrise est vraiment impressionnante. Un film très fort et, malgré sa terrible noirceur, très beau.

pyvarlet

2 abonnés | Lire ses 56 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Film subtile et puissant. Nécessite de s'informer un peu avant, sinon on risque d'avoir besoin de deux projections. Une critique acerbe de la société moderne (violence du pouvoir) en miroir avec l'évolution de la vie individuelle (viol). Très belle interprétation et très bonne réalisation. Mais film dur et qui reste en bouche longtemps après la fin de la projection. La fin a sans doute plusieurs interprétations...

tof44

25 abonnés | Lire ses 205 critiques |

   4 - Très bien

Avec "Elena" sorti récemment, voilà un autre film russe qui n'a pas dû recevoir le label de l'office du tourisme local ! En tous cas, "Portrait au Crépuscule" porte bien son titre : Russie crépusculaire, environnement glauque, personnages pathétiques... une société contemporaine sans repères qui laisse la part belle aux aspects les plus abjects de l'être humain (corruption, arrivisme, dépravation...). Quand la pulsion prend le pas sur la réflexion, la bestialité sur l'humanité, deux attitudes semblent prévaloir : la violence (sociale, familiale, sexuelle...) ou l'indifférence. Ce qui est à la fois fascinant et un peu effrayant dans ce tableau glauquissime, c'est que "Portrait au Crépuscule" n'est pas l'œuvre d'un vieil ours misanthrope mais un premier film, un film de femmes, jeunes qui plus est (la réalisatrice Angelina Nikonova, qui fait déjà preuve ici de pas mal de maturité, et l'actrice/co-scénariste Olga Dikhovichnaya, exceptionnelle dans le rôle de Marina). C'est donc dans un décor poisseux, psychologiquement et physiquement (Rostov, quelle charmante petite bourgade...), que les deux auteures nous plantent un scénario subtil et extrêmement déroutant. En effet, alors qu'on pense qu'on va assister à un "rape & revenge" classique (dans son déroulement, bien sûr, pas dans son environnement), l'héroïne change brutalement d'attitude. Elle abandonne l'hypocrisie froide et calculée qui la caractérisait pour vivre selon son instinct et ses sentiments. De la même manière, l'attitude qu'elle adopte vis-à-vis d'un de ses agresseurs est là aussi loin de ce qu'on aurait pu attendre : choisit-elle la rédemption (ou, en tous cas, la possibilité de rédemption) plutôt que la vengeance ? ou alors, cette compassion affichée dans un monde dépourvu de sentiments est-elle une forme de vengeance beaucoup plus subtile ? Peinture sans concession d'une société en décomposition bénéficiant d'une réalisation d'une précision chirurgicale et d'une interprétation d'une grande puissance, "Portrait au Crépuscule" nous laisse assez mal à l'aise et plein de questions, longtemps même après l'avoir vu. Ce n'est pas là sa moindre qualité.

traversay1

107 abonnés | Lire ses 1424 critiques |

   4 - Très bien

Deux femmes sont à l'origine de Portrait au crépuscule : Angelina Nikonova et Olga Dihovichnaya, qui ont co-écrit son scénario, la première réalisant et la deuxième jouant le rôle principal, celui de Marina.. Des regards féminins sur un monde de brutes, bestial, machiste, bref, la société russe post-communiste et néo-capitaliste. Le film n'est pas pour autant un simple tableau de moeurs, accablant et brutal, comme peuvent l'être, chacun à leur manière, Sibérie Monamour et Elena. Là où l'on s'attend à une descente aux enfers de Marina -un talon cassé et tout se détraque-, après son viol, c'est à une révolution psychologique et comportementale de la jeune femme que l'on assiste (voir la scène du dîner d'anniversaire). Le film a l'intelligence de laisser planer un mystère sur ses motivations, sa vengeance ne sera pas violente mais tendre, comme si l'amour était l'unique remède à l'indifférence et à la violence. Portrait au crépuscule est fondamentalement noir et rugueux, mais il est tempéré par quelques répliques et scènes teintées d'humour. Si le film avait été un bloc naturaliste, il aurait été insupportable et sordide. En utilisant un nuancier subtil d'émotions, Nikonova n'altère en rien la puissance de son projet, elle l'approfondit, le dilate et le rend passionnant et accessible à de multiples interprétations.

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