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djeff17
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0,5
Publiée le 10 août 2015
Ah, ces frères DARDENNE, quel « talent » ! Ils savent tout faire. Courir aux côtés d’Emilie DEQUENNE, caméra à l’épaule, pour nous livrer une image tressautante, ça fait plus vrai. Montrer, comme sur Youtube, la façon de faire cuire un œuf dur : une révélation. S’attarder sur les exercices de musculation de leur héroïne (faut-il dire championne ?) qui soulève avec succès des sacs de farine, et avec moins de chance une bouteille de gaz. Détailler comme personne la cérémonie des retrouvailles avec une paire de bottes ou la technique de pêche innovante de leur personnage. Comment alors ne pas ressentir une profonde empathie pour cette Rosetta, qui veut du boulot, n’hésitant pas à en déposséder le garçon qui a eu le malheur de se montrer un peu gentil avec elle, pour démissionner presque aussitôt, n’ayant finalement pas grand goût pour la confection des gaufres. La profondeur de la psychologie développée par les deux génies du cinéma militant laisse sans voix, d’autant plus que leur modèle avoué n’est autre que KAFKA. Un de leurs compatriotes, Maurice MAETERLINCK, écrivain et dramaturge de talent (le vrai), s’est intéressé jadis aux abeilles, aux termites et aux fourmis. Les DARDENNE ont donc tenté de marcher dans ses traces, caméra à l’épaule, pour nous livrer leurs observations teintées de philosophie de l’insecte ROSETTA. C’est à mourir d’ennui. Le jury de Cannes, présidé par le pince-sans-rire professionnel David CRONENBERG, ne s’y était pas trompé, leur offrant une des palmes d’or les plus cocasses dans l’histoire du festival.
Les sélections cannoises resteront toujours un mystère. En l'occurrence, une Palme d'Or pour ce film qui fait plus l'effet d'un mauvais documentaire de l'émission belge Striptease que d'un cinéma-vérité qu'il revendique haut et fort. En dépit de toute leur prétention artistique, les frères Dardenne enfilent les perles tout au long du scénario, nous peignant une misère sociale sans artifice mais tellement prévisible que c'en est agaçant. Rapidement, Rosetta devient un long pensum, quasi sans dialogues (les phrases font rarement plus de cinq mots), et nous donne le sentiment que rien n'existe en dehors d'Emilie Dequenne en très gros plan. La caméra donne le tournis et rien ne tient le spectateur en haleine, tellement tout est couru d'avance.
Palme d'or à Cannes en 1999, Rosetta des frères Dardenne ne manque pas de qualités : l'interprétation de Emilie Dequenne notamment est remarquable. Cependant ce drame social peine à convaincre, tant il fait preuve de misérabilisme. Les situations désespérantes s'enchaînent en effet de manière systématique et parfois grossière, si bien que l'on reste un peu à l'extérieur du film.
Palme d'or à l'unanimité, "Rosetta" n'est pas un chef-d’œuvre cannois. Pourtant, le début du film colle le spectateur dans son fauteuil avec cette caméra à l'épaule et très proche de son actrice. Seulement, le film garde cette réalisation tout le long, alors que ce n'était pas nécessaire. Ensuite, le scénario pose de vrais questions sur le travail et les relations, mais tombe trop facilement dans le misérabilisme, notamment avec la mère. Cependant, les Dardenne sont de très bons directeurs d'acteurs car Emilie Dequenne est superbe, secondée avec talent par Fabrizio Rongione et Oliver Gourmet.
Ce film relève à la fois de la posture et de l'imposture.La posture de la caricature : une pauvre fille qui se fait virer de son boulot, une mère alcoolique qui se prostitue avec le premier venu, vieux et moche, de préférence.D'ailleurs, tout le monde, il est moche, tout le monde il est pauvre, tout le monde il est gris, tout le monde il est méchant.Et puis la posture de la caméra filmant en saccadé à hauteur de visage ( c'est fatiguant à regarder visuellement aussi et pas que pour le creux du propos !).Si Dardenne voulait faire vrai, il aurait du poser sa caméra dans un petit bar d'un village du Nord, çà aurait été plus respectueux pour tout le monde.Film chiant, lénifiant, vide et creux...
Vu le reportage après le film sur Arte, il semblerai que les frères soient au top de l'exigence. Il y a pas de raison, le travail paye. C'est surtout la nature du propos qui me semble toujours juste. "Rosetta", comme "L'enfant" ou "Deux jours, une nuit" , sont surtout poignant par le sujet, qui est métronome du film. Le personnage est toujours une victime, généralement en mauvaise posture. C'est un gout amer de la société, souvent révoltant, mais qui semble nécessaire tant il y a peu de cinéaste du genre.
Après mon coup de cœur pour Le Gamin au Vélo je continue mon aventure avec les Dardenne. Celui-ci possède la même fièvre, on suit Rosetta à toute vitesse dans sa recherche de travail et dans son quotidien de galère. Mais voilà, sa ma un peu gonflé par moment et je suis resté sur ma faim ... Des qualités indéniables à commencé par des acteurs très bon mais le contenu me laisse assez dubitatif. Rosetta reste un très bon film mais pas un " grand " film !
A force d'ériger l'absence de point de vue en vision, les frères Dardenne se perdent dans leur récit, non sans complaisance. L'art c'est avant tout et par dessus tout avoir un point de vue. Philosophique, politique ou esthétique. Ici, l'absence d'engagement - et donc de courage et de volonté - s'accomode d'une fébrilité filmique. Comme si des ellipses, des plans serrés et des jeux de comédien assez attendus (c'est tout le paradoxe !) suffisaient à constituer une identité expressive et à donner du relief à une réalité sociale que les auteurs, loin de mettre en lumière, ont réussi au contraire à banaliser. Un tour de force.
Un film remarquable, mêlant rage, simplicité, force, espoir, désespoir, colère, silences et cris : un témoignage brut qui embarque le spectateur sur ces montagnes russes de sentiments, dans cette course folle pour la vie. Jamais encore un réalisateur m'avait tant emmené dans la tête d'un personnage de la première à la dernière seconde de son film, aussi dur soit-il. Brillant.
Mais où est l'intérêt de voir deux heures durant ce personnage pathétique qui se cogne à l'existence comme une mouche face à une vitre, et qui mordra la seule main qui lui sera tendue ? J'ai souffert à regarder ce film, et je déconseille donc sa vision , "palme d'or" ou pas palme d'or
Le film qui a révélé Emilie Dequenne et surtout les frères Dardenne. Alors c'est social, ça parle d'un sujet difficile et douloureux, on sent les réalisateurs sincèrement impliqués et proches des gens qu'ils nous décrivent : n'empêche, niveau cinéma, ça reste très calme. En plus d'être parfois un peu ennuyeux, « Rosetta » est régulièrement gonflant pour une raison : son héroïne. D'accord : c'est fait exprès. Mais autant je n'ai rien contre les personnages complexes et ambigus, autant celui-ci est le plus irritant et antipathique qui soit, peinant lourdement à provoquer l'empathie. Bon, il y a tout de même cette fin qui fait un peu mieux passer la pilule et reconnaissons que ce côté anti-héros a quelque chose d' audacieux dans un genre plutôt habitué aux super-gentilles victimes ne pouvant rien contre l'adversité. Insuffisant pour convaincre réellement, la démonstration gardant quelque chose d'irritant, voire parfois de franchement pénible. Vouloir montrer les « vrais » gens, c'est bien : encore faudrait-il leur apporter l'humanité et surtout l'émotion nécessaire pour que l'on se sente vraiment concerné. Décevant.
L'un des rares films des frères belges que je n'avais pas encore vu. Leur première Palme d'or à Cannes est un Dardenne pur jus. Rosetta (formidable Emilie Dequenne, prix d'interprétation la même année) est une véritables boule d'énergie et de colère. D'abord agaçante, on s'attache peu à peu à elle, on la comprend (sans l'excuser) et on l'aime. Pas le meilleur film des Dardenne à mes yeux mais une œuvre puissante et attachante.
Palme d'or à Cannes, Rosetta est un film particulier, dont la forme et l'histoire ne plaira pas à tout le monde. Tout d'abord les réalisateurs ont choisi de filmer leur héroïne avec une caméra à l'épaule, peut-être par souci de réalisme. Cela donne un rendu assez moyen, le début étant vraiment peu lisible avec ces personnages qui bougent beaucoup, mais cela s'améliore par la suite. En ce qui concerne le parcours de Rosetta, il est extrêmement dur mais montré sans misérabilisme. Elle ne se lamente pas sur son sort, se bat pour trouver un travail stable et aider sa mère alcoolique, qu'il faut surveiller comme on surveille un bébé. Il est intéressant de montrer des gens réellement pauvres (les deux femmes vivent dans une caravane) qui se heurtent à l'impossibilité de trouver un travail, et ce malgré toute la volonté qu'elles peuvent y mettre. Le film dégage un grand sentiment d'injustice, d'autant plus que Rosetta devra subir la tentation du vol, du travail au noir et de la délation. Elle finira par céder à l'une des trois, et on comprend parfaitement son geste puisqu'on a vu tout ce qu'elle a vécu. Le film présente beaucoup d'idées de mise en scènes (les clients de la baraque à gauffre) et est servi d'excellents acteurs : Émilie Dequenne crève l'écran tant son personnage est fort et son jeu juste. Contrairement à ce qu'il pourrait laisser penser, Rosetta n'est pas un film déprimant, il montre au contraire tout l'espoir de cette jeune fille qui veut s'en sortir.
Pas facile à appréhender ce film. Je pensais m'attacher au personnage d'Emilie Dequenne mais elle est bien trop sauvage et ses réactions hystériques et sa trahison ont repoussé ma sympathie pour elle. Par contre, je n'ai rien à redire sur sa performance carrément énorme! Vraiment impressionnante. L'autre point négatif est la mise en scène que j'ai trouvé un peu trop brute. Cela dit, j'ai toujours aimé le cinéma des Dardennes que peu égalent en matière de réalisme. Le genre de destin misérable que tout le monde a côtoyé sans jamais y faire attention, en détournant le regard... Les Dardennes vous les montrent sans artifices, ça peut gêner mais le principal c'est que ça marque les esprits!