Une tranche de vie filmée sans artifice, sans concession où la jeune Rosetta tente de survivre dans un monde cruel mais malheureusement réel. L'interprétation est sans faille à tel point que l'on a l'impression d'assister à un documentaire, la misère saisie de manière froide ne laisse pas indifférent et nul doute que le message des frères Dardenne est passé, mais maintenant j'ai du mal à comprendre l'engouement sans retenue pour ce film. En effet, on a tendance à trouver le temps long malgré la durée et pour ma part l'émotion n'est jamais vraiment passée. Un film intéressant donc mais pas un chef d'oeuvre pour moi.
je n'ai pas bien compris le concept du film est-ce un documentaire pour nous apprendre a enfiler nos bottes en caoutchouc (déjà périmée depuis la grande-section)?? Je ne sais guère bon oh pire pour ne pas être traumatisé par cette faute de gout vous pouvez fermer les yeux et la le doux son du vent et la suffocation de la douce rosetta vous irriterons les tympans...
Le film ayant reçu l'honneur de la presse et le désamour du grand public reste difficile d'accès. En effet, malgré le talent des réalisateurs avec leur mise en scène volontairement brute (absence de musique, caméra sur l'épaule avec plan rapproché) montrant à merveille cette tranche de vie délicate, l'oeuvre reste assez froide et hermétique pour beaucoup de spectateurs. A découvrir malgré tout.
Emilie Dequenne est impressionnante de justesse dans ce film. Un film prenant, d'un réalisme sans précédent, une vraie réussite même si le thème abordé ne fait pas hurler de joie les spectateurs.
Les frères Dardennes nous livrent un bon film avec Rosetta,ils arrivent à nous faire susciter une émotion particulière sans mise en scène,sans musique et filmé caméra au poing(ce qui est plutot désagréable en fin de compte,mème si on comprend l'idée des réalisateurs de vouloir nous faire sentir plus proche de Rosetta,mais c'est très lourd à regarder ).Une oeuvre à part,pas de scénario juste une vie qui s'acharne sur une pauvre personne superbement interprété par Emilie Dequenne ,un film très noir,très péssimiste,les Dardennes on un grand talent pour retranscrire la pauvreté et la misérabilité à l'écran,mais aussi un grand talent pour créer des personnages aussi vrai et troublant que Rosetta,peut-etre pas le meilleur film du duo belge,mais assurément un long métrage qu'il faut voir (aussi,la fin de Rosetta est peut-etre l'une des plus brusque qu'il m'est valu de voir ,peut-etre parce que c'est exactement le genre de film qui ne peut avoir de vrai fin .)
En 1999, le président du jury David Cronenberg créait la surprise en décernant la Palme d'Or à "Rosetta" quatrième opus des frères Dardenne. D'emblée, le style abrupt des frangins se fait grandement ressentir : photographie naturaliste et épurée, absence totale de musique, sans oublier bien sûr l'aspect résolument social. Filmé caméra au poing, cette dernière ne se concentre finalement que sur un seul personnage : Rosetta, jeune femme de 18 ans déterminée à trouver et conserver un emploi. Cependant, ce même style sans concessions parvient-il pour autant à échapper à l'ennui ? Malheureusement non. Certes, la jeune Emilie Dequenne conjugue avec force talent et retenue, mais cela ne suffit pas à nous extirper de cet excès de complaisance quelque peu plombant. "Rosetta" n'est qu'un film souffrant d'un trop plein misérabiliste, peu innovant, à l'esthétique glacée digne d'un mauvais téléfilm. On repassera.
J'aurais mieux fait de regarder lui avant l'enfant, car pour le coup j'ai préféré l'enfant. Rosetta n'est pas inintéressant. Les frères Dardennes nous montrent en 90 minutes le combat constant (quasiment aucune seconde de répis) pour cette jeune fille, qui fait tout ce qu'elle peut pour s'insérer, mais qui a bien du mal. Ce qui m'a déplu dans Rosetta c'est peut etre le côté "trop" qu'il se dégage. Les passages avec la mère, le gardien du Camping etc me semblent en trop. Pas besoin d'en rajouter une couche trop plus. Sinon le côté caméra à l'épaule constamment fini par lasser, même si ça permet de renforcer le côté réaliste du film.
Les frères Dardenne n'ont fait aucune concession, ont filmé sec, brut, et pourtant pas naturaliste, ils ont suivi la rage comme en l'épousant, caméra souvent à l'épaule. un peu ennuyeux parfois mais une Emilie Dequenne qui donne tout ce qu'elle a.
L'histoire d'une bohémienne, qui veut être normale, pas nomade, obliger d'être renégate parce qu'il n'y a plus de place pour cette population, dans la société telle qu'elle est établit. Un film coup de poing comme la camera. Un film social intense comme l'interprétation d'Émilie Dequenne.
acteurs pas du tout crédibles, on n'y croit pas une seconde, surtout la mère de rosetta complétement négligée, une étoile pour l'intention du film qui aurait pu se concrétiser dans un film dur mais réaliste à la bruno Dumont, ici c'est exagéré du début à la fin: rosetta souffle comme une vache du début à la fin même quand il n'y a pas lieu de s'essoufler, bref du gros n'importe quoi en revanche "l'enfant" des frères dardenne beaucoup plus sobre est bien mieux réussi ici la palme d'or n'est offerte que parce que les film met en scène des gens dans la misère ce qui plait toujours aux riches jurés qui ont ainsi l'occasion de tenter de démontrer leur sensibilité à ces problématiques sans trop s'engager car finalement le message politique ou même social du film est inexistant.
On ne peut pas dire que Rosetta soit un exemple de cinéma glamour ! Filmée caméra au poing, sans musique d'accompagnement, dans la lumière morose d'une Belgique dépressive, avec une économie de moyens sidérante et au plus près d'une Emilie Dequenne possédant la grâce d'un taureau, la première Palme des frères Dardenne est un véritable trésor de noirceur, une oeuvre moins naturelle que foncièrement brute, un film direct réalisé sans concessions. L'image est volontairement instable, les travellings épousent la marche de Rosetta avec une énergie désarmante et le réalisme des deux cinéastes atteint ici des vertues hallucinogènes. Certains critiqueront - à tord ou à raison - ce naturalisme systématique que les Dardenne ont adopté depuis La Promesse, cet exemple de cinéma-vérité teinté de misérabilisme... Peut-être, mais il réside en Rosetta une telle unité, une telle adéquation entre ses différents composants esthétiques, une telle efficacité narrative que le résultat tient du chef d'oeuvre. A leur façon, les frères Dardenne imposent les règles du cinéma de demain. Profondément noir et subjuguant : un incontournable.
La palme d'or attribuée à rosetta paraît extrèmement généreuse voire pas méritée du tout au premier abord. Néanmoins après revisionnage de ce film , celui-çi semble se bonifier en partie grâce à un style se rapprochant du dogme danois finalement, à savoir absolument aucune sorte d'artifice. Ce style est bien plus complexe à mettre en oeuvre qu'il n'y paraît , et si les dardenne y excelle, c'est avant tout grâce à une direction d'acteur franchement exceptionnel. Sans cette capacité , ce style de film devient tout simplement d'un ridicule inégalé , et théatral au possible. La toute jeune emilie dequenne , non-professionnelle au moment du tournage de ce film, y est admirable de sincérité , avouons le , et suivre ses pérégrinations est loin d'être désagréable,malgré les passages pouvant sembler totalement inutile, et par conséquent, particulièrement ennuyeux .