26727 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 314 critiques spectateurs
5
490 critiques
4
403 critiques
3
116 critiques
2
156 critiques
1
86 critiques
0
63 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Michaël
8 abonnés
430 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 12 octobre 2023
Mouais. Je n'ai pas trouvé ce film mauvais mais plutôt inutile dans le sens où il ne m'a procuré aucune émotion. Je comprends la tristesse des protagonistes mais pas les situations extrêmes dans lesquelles ils se mettent. De plus, beaucoup trop de séquences tournant autour du sexe totalement inutiles et même carrément gênantes. Je ne reverrai très certainement pas ce film mais je salue tout de même le jeu de la grande majorité des acteurs et la qualité de la photo.
C'est fascinant de voir quatre destins reliées aux quatre coins du monde, de nombreuses cultures, de nombreux personnages qui se battent contre l'adversité et les aléas de la vie. Je dois dire que je suis stupéfaite, comme dans le film où la beauté est dans les non dit, je n'ai pas de mot, c'est tellement puissant. certes comme l'adolescent japonais, ce film est muet en apparence mais la musique nous en dit tellement, en accord avec le pays d'origine, qu'il soit mexicain ou japonais, elle nous touche et surtout nous parle. En particulier la scène finale avec la chanson de Ryuichi Sakamoto.
Vu le 30/04/2023 A l'image des deux précédents films du réalisateur Alejandro Gonzalez Innaritu "Amours Chiennes " et "21 grammes", le film est un film dit puzzle, c'est à dire qu'il y a un déroulé de l'histoire à partir de plusieurs histoires différentes mais qui finissent par s'imbriquer progressivement . Un peu à l'image de film comme "Cloud Atlas" ou "l'Armée des 12 singes". L'histoire nous emmène ici au Maroc, au Japon ou au Mexique où un simple jeu pour deux enfants gardiens de chèvre (jeu un peu curieux quand, même à croire qu'ils n'ont pas eu d'éducation parentale) va déclencher tout une série d'éléments au niveau mondial en commençant par l'américaine blessée Susan (Cate Blanchett) dans le bus qui va laisser tout un groupe de touristes et son mari Richard (Brad Pitt) dans l'embarras en plein désert marocain. On va pouvoir d'ailleurs y voir le manque de solidarité des autres touristes, la peur des terroristes, la peur de l'autre. Cet empêchement des parents va entrainer la nounou mexicaine des deux américains à prendre une solution radicale: emmener la progéniture de l'autre coté de la frontière au Mexique sans en parler à personne et sans autorisation pour le mariage de son fils. Et comme elle a peur de se faire pincer, elle rentre au plus vite en faisant fi de la sécurité et se retrouve perdue en plein désert sans eau avec deux enfants deshydratés et effrayés... Coté Japon, c'est là d'où vient l'origine de l'arme qui a blessé Susan et on suit l'évolution difficile de Chieko (Tingo Kikuri), une ado sourde et muette et un brin nymphomane qui du fait de son handicap n'arrive pas à avoir de relations amoureuses (et donc sexuelles) et ça la traumatise un peu beaucoup au point qu'elle montre son intimité dans un bar aux ados, qu'elle essaye de se faire le dentiste puis le policier qui enquête sur l'arme. Bref, le sexe est une partie importante du film car même au Maroc, on a une scène au début où le futur tireur de carabine se masturbe à l'ombre des montagnes et on apprend aussi que sa soeur se déshabille devant lui pour qu'il la mate... Bref, rien de bien sain tout ça. Le film aborde d'ailleurs de façon étonnante la difficulté d’être sourd et muet, on le voit dans les difficiles relations de Cheiko avec son entourage, les garçons notamment et une scène assez surréaliste dans une boite de nuit où Cheiko se met à danser alors qu'elle n'entend pas la musique. Le seul regret c'est que mon enregistrement étant top court, j'ai du rater les 2-3 dernières minutes du film.... rageant Mais le film reste excellent malgré parfois quelques longueurs, on peut aussi y voir l'intransigeance de la police marocaine (dommage qu'ils ne soient pas comme ça chez nous...) comme le service de l'immigration américain. Bref un film comme je les aime qui fait réfléchir et qui mérite donc sa bonne note, surtout qu'il a employé des acteurs non professionnels au Maroc
Un film qui se perd un peu dans sa propre prétention. Ce n'est pas désagréable à regarder, mais ce n'est pas magistral non plus. La partie japonaise ne m'a pas complètement convaincue. Restent de très belles images et quelques instants d'émotions.
Le thème ne me plait pas vraiment pour commencer. Le scénario, l’ambiance, les cadres et les jeux sont bons mais personnellement ce genre « unicef, otan, à l’américaine » ne me plait vraiment pas.
Daudau a beaucoup aimé, elle a trouvé l'intrigue passionnante. Selon elle, les acteurs jouissaient d'une liberté de ton indéniable, ce qui a rendu ce film bien vivant et authentique. Elle recommandera donc ce film à l'ensemble de ses amis.
Film peu commun, original. Le concept est séduisant : une histoire fragmentée en plusieurs épisodes indépendants mais intrinsèquement liés les uns aux autres. Une sorte d'effet papillon intégrant une dimension sociale et illustrant les répercussions à travers des phénomènes sociétaux. Le film se veut donc naturellement réaliste. Sur le plan humain, c’est plutot réussi, mais incohérent face aux situations dans lesquelles ils se trouvent. De plus l’exigence de réalisme est la cause de beaucoup trop de longueur tout au long du film qui peine déjà à nous raconter toutes ces histoires et à nous expliquer comment elles s’emboitent. Le naturel invite tout de même de bons arguments. La mise en scène rend l’image authentique et nous offre un panorama visuellement agréable. La fresque des pays nous fait véritablement voyager et le contraste entre acteurs de renom et populations locales ne renforce le paysage que d’autant plus. Mais le tableau ne justifie pas les 2h20 de visionnage. On sent que le film à des revendications poétiques, mais il aborde de nombreuses thématiques sans jamais exploiter l’une d’entre elles jusqu’au bout. Destin ? Communication ? Bêtise humaine ? Quel est le vrai sujet dont traite le réalisateur ici ? Babel c’est l’histoire d’un joli film, qui a du mal à communiquer.
Trop long dans sa premiére partie, le film s'installe doucement mais sûrement. Mais la deuxiéme partie est beaucoup plus rythmé, et plus haletante. Innaritù t'attrape aux tripes est ne te lâche plus. La bande-son est superbe et trés bien utilisé. Un vrai bon film.
Vivant !! C'est le mot que je choisirai pour décrire ce film, je vous expliquerai pourquoi tout à l'heure... Premièrement, faisant parti de la trilogie de la mort, de ce réalisateur, ce film a une construction décousue et séparée entre 3 histoire, ce qui lui donne un rythme très particulier que je trouve très appréciable !! Ensuite je voudrais saluer la performance des acteurs mais particulièrement celle des acteurs Boubker Ait El Caid et Mustapha Rachidi jouant Yussef et son père Abdullah qui crèvent l'écran et qui m'ont fait lâcher une petite larme. De plus la musique, magnifique, douce s'accorde très bien avec ce film et ses paysages à la fois marocains, japonais et mexicains. Ce film m'a profondément touché (comme les autres films de la "trilogie" car il parle principalement de l'humain et de ce qu'il est capable de faire pour la vie et pour l'amour, aux pires comme aux meilleurs moment, même poussé dans les extrêmes. Enfin bref, si vous voulez voir un film très émouvant, dur mais magnifique à la fois, je vous le conseille !!
Même si Babel est un film un peu déconcertant, je reconnais avoir pris une petite claque devant. Il est déconcertant pour la simple et bonne raison qu'on suit 4 histoires différentes en un seul film et elles finissent toutes par s'entremêler. C'est assez perturbant au début du film et le scénario met un peu de temps avant de devenir vraiment intéressant du fait qu'il fait laisser le temps de développer chaque personnage. Cependant, une fois qu'on est plongé pour de bon dans Babel, on ne peut que être scotché : des acteurs bluffants, y compris les enfants ce qui est assez rare, des musiques magnifiques, une diversité d'ambiance incroyable (on passe d'un plan d'un cinéma espagnol/mexicain à un plan d'un cinéma japonais). De plus, la photographie et la mise en scène sont magnifiques. Tout ceci donne une originalité à Babel et le rend vraiment mémorable, d'autant que les personnages deviennent peu à peu attachants et sont vraiment émouvants. Bref, une belle réussite malgré une structure narrative qui s'éparpille un peu, Babel prouve encore une fois que Inarritu est un très grand réalisateur pour ceux qui n'étaient pas encore convaincu. J'ai déjà beaucoup apprécié Revenant, Birdman et Biutiful, je vais donc essayer de regarder encore plus en profondeur la filmographie de ce réalisateur. Vraiment extraordinaire, je vous recommande !
Un grand film pour le grand Alejandro Gonzalez Inarritu ! Ce film, basé sur l'effet papillon, nous plonge dans un monde étonnamment réaliste. A aucun moment les acteurs en font trop ou pas assez, ils sont exactement là où ils doivent être. Le scénario nous emmène aussi dans une histoire qui découle dans d'un rien pour finir à l'autre bout du monde. Un incident au Maroc déclenche une enquête au Japon et à la fuite d'une nourrice au Mexique. Chaque action, aussi simple soit-elle a une conséquence, contrairement à certains films où les personnages prennent des décisions trop farfelues dans un vrai contexte. Mais ici, on sent à chaque fois, dans chacune des histoires, des personnages déboussolés au bord du gouffre. Ca prend aux tripes.
Un film d'une puissance émotive très rare. Plus on avance dans le film et plus la tension est palpable. Le récit est intelligent, mature et sincère. BABEL est un puzzle poignant parfaitement maîtrisé par Alejandro González Iñárritu. Il fait partie de ces films qui ne laissent pas indifférent.