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cinéman
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4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Troisième et dernier volet de la saga et sans doute le meilleur. On est cette fois réparti à trois endroits distincts du globe pour trois situations différentes, avec la présence de Brad Pitt. La différence de typographie (désert marocain, ville surpeuplée japonaise et frontière mexicaine) impressionne et divertit sans doute davantage que les deux précédents opus (Amour chienne, et 21 grammes), C'est une invitation à comprendre l'interaction entre les êtres, comment les destins s'imbriquent, ou comment chacun a sa propre influence sur le monde, aussi minime soit-elle. Par rapport aux deux précédents opus, cet épisode démontre sans doute davantage que malgré nos différences culturelles ou sociales, chacun de nos actes nous implique au sein d'une même humanité, et d'autant plus à l'heure de la mondialisation.
Pour ce film, Inarritu reprend le modèle (un peu mode) de construction adoptée dans "Amours chiennes" : trois histoires sont traitées parallèlement pour se rejoindre ensuite. Ici les trois histoires se situent dans le sud Marocain, à la frontière Mexicaine, et à Tokyo. Et sont d'inégal intérêt. Chacune d'entre elles évolue de la même manière : une mise en place des personnages un peu fade, avant la montée progressive de la tension et l'arrivée des événements violents ou dramatiques. Le film ressemble à une parabole (au sens géométrique plus qu’allégorique) : son intensité et sa qualité montent régulièrement, puis redescendent. Car Inarritu excelle dans la description d'ambiances, dans le choix des plans les faisant ressentir, dans les scènes collectives et dans les scènes d'action. Mais reste limité lorsqu'il veut faire dans l'intime ou le sentimental, dans la dernière partie du film. De surcroît, on ne peut qu'être déçu par la nature du lien aussi artificiel que ténu entre les trois histoires.
Inarritu et son flamboyant casting s'embarquent dans un scénario tordu aux quatre coins du monde qui repose une fois encore sur des histoires croisées. Un procédé souvent efficace mais que l'on commence à connaître, d'autant plus après avoir vu l'excellent 21 Grammes du même réalisateur. Et pour le coup, on ne voit pas bien l'intérêt ici, c'est en outre très prévisible. Pas mal surjoué dans l'ensemble, l'émotion de plus ne passe pas, l'extrême lenteur de l'ensemble n'aidant pas non plus. C'est rare concernant Inarritu mais son Babel apparaît très facile et beaucoup moins maîtrisé qu'à l'accoutumée, les scènes inutiles s'étirent à n'en plus finir et la vérité c'est que l'on a du mal et à rentrer dans l'histoire et surtout, tout simplement à y croire. Long, ennuyeux et peu crédible, je ne suis jamais entré dedans et le message principal parait trop flou pour toucher, restent de belles images et une ambiance sonore intéressante mais ça pèse bien trop peu au final.
Visuellement magnifique, ce drame transporte le spectateur avec lui dans cette valse de personnages simples, dépassés par des situations bien trop lourdes à porter. Ou quand une petite erreur entraîne de lourdes conséquences.
spoiler: des scènes inutiles ,la masturbation du gamin qui n a rien à faire ici.. l ado japonaise qui montre son sexe.. une envie du cinéaste ? L américaine qui a envie de pisser.. ouahou c est incroyable comment ca recree des liens.. ridicule
Sinon ce film est long ennuyeux ,sans vraie histoire, la vf est ratée.. Je me suis ennuyé du début à la fin.. Ça confirme les films primés par les pseudos experts du cinéma, en général c est juste de la masturbation intellectuelle.. On y croit pas, à aucune des histoires.. On va dire qu y a un minimum d esthétisme dans ce film ,mais c est vraiment tout... c est plat, j ai ressenti aucune émotion et pourtant j verse facilement une larme.. Mais que c est long mon dieu!
On continue la cure d'Inarritu. Ce long métrage aurait peu être raccourci et densifié, mais propose néanmoins de grands moments de cinéma, et confirme la capacité du metteur en scène à saisir des ambiances très différentes (le passage de frontière mexique-usa et le travail clandestin, la vie dans l'atlas marocain et l'attitude de la police, enfin la vie délurée de jeunes filles japonaises friquées). La virtuosité du scénario atteint ses limites quand il s'agit de réunir tous les fils de ses destins dans un même histoire. Les personnages américains, contrairement à certains autres protagonistes, spoiler: s'en sortent mais sont-ils grandis dans leur comportement (voir l'individualisme des touristes ligués contre Brad Pitt dans le bus, son acceptation du travail au noir de sa nounou depuis longtemps…). Inarritu interroge politiquement autant qu'il raconte des destins tragiques, le tout accompagné d'une musique prenante et originale de Santoalalla. Cinéma1 - avril 2019
Nous suivons plusieurs histoires en même temps (une jeune japonaise perturbée par sa surdité, deux enfants marocains enchaînant les bêtises, un couple de touristes américains à la dérive, une mexicaine face à un dilemme cornélien) qui finiront par toutes se recouper. Chaque destin est lié par une seule chose : un fusil. Le film se lance progressivement jusqu'à devenir dramatique pour tous avec des histoires intéressantes à suivre. Les acteurs sont formidables. Le titre est extrêmement bien choisi. Il ne me reste plus qu'à visionner les deux films antérieurs (Amours Chiennes et 21 Grammes) de Alejandro González Iñárritu qui possèdent la même structure.
Pas réussi à accrocher avec ce drame d'Inarritu, et j'en suis évidemment déçu. Non pas que le film est mauvais, pas du tout il est même bon, les changements d'univers (Maroc, Mexique, Japon) apportent une vraie identité au film. Mais je n'ai juste pas été transporté, aucun point du film, ni aucune scène ne m'ont vraiment marqué ou fait de l'effet. Dommage. Car l'histoire est intéressante, la réalisation soignée et la prestation des acteurs très bonne aussi. Mais rien ne fait sortir Babel du lot à mon goût. Difficile de se positionner, mais de mon avis personnel, le principal problème est que je me suis ennuyé devant, donc il m'est impossible de le valoriser.
Trois destinations. Le Maroc, le Japon, le Mexique. Un simple coup de feu qui va déclencher une série de catastrophes. On pourrait voir dans Babel un brûlot contre les armes. C'est le cas mais ce n'est pas que ça non plus. Et ça aura beau être un brûlot, vu le poids des lobbys là-bas, leur argument soi-disant imparable (ce ne sont pas les armes qui tuent mais les hommes avancent Trump et compagnie), le manque de courage et de volonté des hommes politiques, ce n'est pas pour aujourd'hui ni pour demain leur interdiction. Babel, c'est surtout des hommes, des femmes, des enfants dans un monde inadapté pour eux et qui, par conséquent, ne se comprennent pas ou ne comprennent pas leur environnement. Les raisons peuvent être aussi diverses que variées : la barrière de la langue, le climat, le manque d'infrastructures, le handicap, la violence des autres, les préjugés raciaux. Ce qui n'est, qu'au départ, qu'une simple bêtise de deux gamins, un jeu ayant mal tourné, va mettre ou remettre en cause des vies humaines aux quatre coins de la planète d'où l'importance de nos décisions (même les plus minimes) qui peuvent avoir des répercussions qu'on ne soupçonnerait même pas et la place liée au hasard. Selon le dicton, il ferait bien les choses. Généralité comme souvent avec les dictons. Il peut se montrer bien malheureux et cruel. Babel est une enquête policière, une analyse sociologique, une succession de drames humains filmé comme un reportage ou un documentaire. Plus que jamais, il pousse à bien peser la moindre de nos actions. A plus forte raison quand des enfants sont impliqués.
C’est sympa de voir des histoires entremêlées, mais quand elles sont déplaisantes à regarder, c’est plus aussi bien. Lent et long, Babel reste à voir malgré de nombreux défauts. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Un peu long à se mettre en place, les 4 visions du film ne se valent pas avec des creus lorsqu'une histoire revient. Le réalisateur prend le temps de poser ses plans. On est plus sur 4 court-métrages différents que sur un film où tous les éléments s'intriquent étroitement. Mais agréable à regarder.
Le fond : Je comprends parfaitement où innaritù a voulu en venir, traité l’incompréhension d’une culture avec une autre, et ensuite les rapprocher avec des situations extrême. J’ai m’as fois pas du tout aimer la forme qui est sans identité, sans parti pris artistique et même si ce n’est pas un point faible le film manque de coup d’éclat on reste tout le long sur une note pas mauvaise mais juste passable.
Je comprends parfaitement qu’on puisse trouver que se film est un chef d’œuvre. J’aurais aussi aimer pouvoir l’apprécier à ça juste valeur, mais je bloque sur les choix d’innaritù.
Très bon film qui se déroule sur deux scènes : celle du voyage du couple au Maroc, et celle des enfants au Mexique. Nous sommes confronté à l'intolérance, et à la différence de classe. Les pauvres d'un côté, les riches de l'autre. S'entremêle la richesse et la pauvreté à l'intérieur même de la richesse et de la pauvreté. Pauvreté d'âme et richesse économique, générosité d'âme et pauvreté économique. Les éléments s'inversent et peu à peu va s'opérer un revirement. La complexité va en augmentant, avec un suspens toujours tendu. Tout ce termine à peu près bien d'un côté comme de l'autre, mais les choses ne seront plus comme avant. C'est un très bon film sur le tourisme américain, sur l'emploi sous payé du personnel de maison, sur la suffisance américaine, sur la globalisation et ses oubliés.