Instinct
Note moyenne
3,2
1426 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

99 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
26 critiques
3
24 critiques
2
24 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 août 2011
Ce film de Jon Turteltaub basé sur un scénario original de Gerald Di Pego a pour objectif de mettre en exergue ce que l’Homme fait de la nature, de son usage et souhaite amener le spectateur à réfléchir sur son impact personnel sur la nature en général. Vaste programme ou film utopiste et niais, Instinct a reçu bon nombre de critiques partisanes des deux côtés. On peut bien évidemment séparer les genres et évoquer ainsi le film sous divers angles. L’aspect technique du film en lui-même, le sens cinématographique, puis sur un autre plan, l’intérêt de l’histoire et sa portée philosophique. Pour ce qui est de l’aspect cinématographique, il est vrai que le scénario ne laisse pas place à un suspens terrible et que l’on se doute assez vite de la nature du drame qui a plongé Ethan Powell dans ce mutisme, empreint parfois de violence à l’encontre de l’espèce humaine. Anthony Hopkins y est très bon, toujours en retenu et trouve avec Cuba Gooding Jr dans le rôle du psy, star en devenir, le Dr Theo Caulder, un excellent sparing partner. Maura Tierney dans le rôle de la fille, (Lynn), du Dr Ethan Powell apporte la larme et le charme. Donald Sutherland en patron du Dr Caulder permet une rhétorique psychanalytique exempte de toute émotion, base s’il en est, de la psychanalyse. Reste George Dzundza dans le rôle du Dr John Murray, psy dépassé mais faisant ce qu’il peut, au sein d’une prison en surchauffe, ce qui permet d’aligner les parallèles entre les Hommes et les Zoo, mais aussi d’évoquer la misère humaine par ailleurs. Les images sont plutôt bonnes et l’animation des gorilles crédibles et plutôt bien faites. N’oublions pas que ce film a été tourné en 1998 et que depuis de très nombreux progrès ont été fait dans le cadre des animations animales, de plus en plus réalistes et souvent ajoutées post prod. Tout cela en fait un film de très bonne qualité, agréable à voir et qui ne laisse pas indifférent. Reste alors la partie philosophique, la partie message du film. A cet endroit, les discussions deviennent très animées, enflammées même et la modération perd visiblement pieds dans bien des cas. C’est assez étrange de voir que ce que cherche à dénoncer ou à exprimer le film, trouve un écho aussi décalé dans la lecture. Certains osent dirent que défendre la nature est une connerie, qu’il vaut mieux défendre les êtres humains et que finalement les amis des bêtes sont des sous produits humanoïdes, (si presque) Les autres, les ultras de la défense animale, ne réagissent pas avec beaucoup plus de modération et fustigent les antis, mêlant ça et là, les combats contre la tauromachie, les bébés phoques, l’élevage de bovins, ovins, caprins, porcins et déclarent parfois tout de go, que les porcs sont leurs cousins et les poulets leurs frères. Nous voilà donc rendu aux extrêmes, sans pensées positives et progressistes, car évidemment, il y a un juste milieu dans tout cela et Ethan Powell l’exprime clairement dans son action et sa démonstration au jeune Caulder, si impliqué dans ses propres illusions, qu’il en oublie l’essentiel. Lors des dessins (spoiler) d’Ethan Powell dans sa cellule pour exprimer l’environnement, la terre et son fonctionnement, il place les origines, la nature, les êtres vivants, puis les ‘’takers’’, les ‘’preneurs’’, les kidnappeurs, qu’ils dessinent de couleur rouge. Rouge, la couleur du sang, de l’agressivité, de la dominance. Il n’oublie pas cependant de placer les Hommes préhistoriques, en bleu, ceux qui comme lui dessinaient sur les murs pour témoigner de leur relation à mère nature. Ces hommes en bleu qui existent toujours, (indiens, peuplades reculées, etc..) en parfaite harmonie avec l’environnement, ne prélevant que ce qui est nécessaire et utile à leur survie, sans excès et sans avoir à bruler dans des fours, les surplus de viandes, afin d’éviter que les cours ne s’effondrent. C’est la 3ème voie, celle de la tolérance, de la compréhension, de l’acceptation. L’absence de lutte, de guerre est par contre une vision relativement idyllique et niaise pour le coup. En réalité, les luttes de territoire, de possession n’existaient pas tant que l’Homme était nomade. Rien ne lui appartenait et tout lui appartenait. Dès la sédentarisation, la notion de possession est apparue et les affrontements avec. Il en est de même dans le monde animal qui est loin d’être aussi charmant que l’on veut bien le faire croire. Une meute de loups à besoin d’un certain territoire pour vivre, comme les lions ou les chimpanzés et garent à ceux qui viennent y traîner sans y avoir été invités. Instinct est un très bon film pour soulever ces questions et amener à la réflexion, à partir du moment où l’on intègre une certaine retenue et où l’on recherche l’équilibre. Ces idées sont assez en avance, sachant que ce qui en 2011 semble être un lieu commun, l’était beaucoup moins en 1998. Bon film.

Retrouvez mes actualités ciné sur http://www.etoilesetoiles.fr
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juillet 2011
Ceux qui s'attendent à un thriller psychologique seront forcément déçus, alors que ceux qui ne s'attendent à rien et prennent le film tel qu'il est passeront un très bon moment de cinéma. Il s'agit d'un film sur la liberté et le conditionnement humain, une belle remise en question sur la place de l'Homme en ce monde et sa pitoyable volonté de vouloir tout contrôler, tout s'accaparer... Les acteurs jouent bien et c'est un véritable plaisir de retrouver Anthony Hopkins dans un rôle différent de celui du psychopathe inquiétant et calculateur, rôle qui lui colle à la peau depuis "Le Silence des Agneaux".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 mai 2011
Un film original et prenant qui nous plonge dans la confrontation troublante et sublime avec notre nature animale.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2011
on pouvait s'attendre à mieux...le film est loin d'être réellement captivant...un rôle différent pour Anthony Hopkins !!!
Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2010
Divertissant, recelant quelques moments fort et de l'émotion, Instinct est cependant un peu mièvre. Malgré les excellents acteurs et une superbe musique, le film pose des questions intéressantes, mais se perd dans une fin poussive que l'on ne comprend pas vraiment. Dommage.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2010
Une belle réflexion sur l'humanité et les codes de notre société. Pedersen est pour une fois bien servi par son casting.
janisaire
janisaire

131 abonnés 1 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2010
un tre bon film les acteur sont impec un bon drame que je conseil
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2013
Habitué des comédies (Ninja Kids, Rasta Rocket), le réalisateur Jon Turteltaub met pourtant en scène sous forme de thriller cette (très très) libre adaptation d'une trilogie de romans de Daniel Quinn. Instinct joue donc sur l'univers mi-carcéral mi-psychiatrique autour d'une relation entre un éminent psychiatre campé par un Cuba Gooding Jr. très convaincant et un primatologue hirsute accusé du meurtre d'officiers rwandais et d'une agressivité constante sans pareille. Ce dernier est interprété par Anthony Hopkins, cheveux longs et barbe en broussaille qui n'est pas sans rappeler le look similaire de Sean Connery dans Rock. Hopkins est tout simplement parfait en intrigant homme des cavernes violent et incompris. Le sujet est bien exploité, lentement, jusqu'à la fin où le coup de théâtre est total. Le film, sombre et parfois oppressant, joue néanmoins la carte de l'humour par moments afin de dissiper le côté violent de cette prison. Ainsi, comment ne pas exploser de rire en voyant les codétenus fous à lier que côtoie Powell et surtout Pete, interprété par Thomas Q. Morris, qui explique qu'il a tué sa voisine parce qu'elle ressemblait à Sigourney Weaver. Bref, Instinct est au final un excellent drame social inédit teinté de thriller inquiétant, injustement méconnu mais qui met grandement en valeur l'ancien talent d'un Cuba Gooding Jr. aujourd'hui effacé.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Un film intéressant bien tourné et bien joué, même si ça sent le déjà vu
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 octobre 2009
Un bon film. Anthony Hopkins bluffant encore une fois.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 octobre 2009
Si 'lon enlève la très belle performance d'Anthony Hopkins, il ne reste pas grand chose à sauver de ce Tarzan nouvelle génération.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 août 2009
Un bon petit film, qui aurait gagné à se montrer un peu moins hollywoodien, et un peu plus "naturel". Un mélange de vol au dessus d'un nid de coucou et de gorilles dans la brume, un zest du livre de la jungle... et voilà... Pas mal quand même!
ferlox
ferlox

43 abonnés 521 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 avril 2009
Le message est simpliste mais l'ensemble est plutôt bien rythmé.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 février 2009
Jon Turteltaub est un réalisateur qui aime toucher à tout, comme en témoigne sa filmographie, alternant films pour enfants (Ninja kids - 1993 & Sale môme - 2001) aux films dit grand public (Rasta Rockett - 1994 & la saga Benjamin Gates - 2004/2008). Cette fois-ci, c’est avec un drame cousu de fil blanc avec Instinct (1999), l’histoire d’un brillant primatologue ayant vécu dans la jungle rwandaise parmi les singes. Devenu primitif, il tue trois gardes forestiers. De retour aux Etats-Unis, il se retrouve transféré dans la prison d'Harmony Bay en attente de son jugement.
Ce qui est intéressant ici c’est de trouver comme tandem central, Anthony Hopkins & Cuba Gooding Jr., une rencontre improbable mais qui fonctionne, face à un scénario redondant, prévisible, mais qui au final, tient en haleine.
juge-sim
juge-sim

10 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2008
Un psychiatre se charge d'un "homme-gorille" dont tous disent qu'il est violent. Mais, plus on avance dans le film et plus on comprend qui est source de violence sur Terre: L'Homme. Portrait réaliste de la nature humaine. Film impecablement réalisé,interprété et émouvant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse