Il était une fois dans l'Ouest
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Thierry Mathonnet
Thierry Mathonnet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2021
L'un des plus grands westerns sinon plus grand film! Pour ma génération cela semble incontestable...Il est difficile de comparer deux films de deux époques différentes, sans même parler du genre; ceci dit, l'écho de la bombe qu'il fût à sa sortie résonne encore près d'un demi siècle plus tard. Tout ou presque a été dit sur ce film ( très contreversé ), mais il fait partie de ces oeuvres que l'on redécouvre régulièrement, à un autre niveau, ou, comme il est de mode langagière aujourd'hui, avec une autre grille de lecture. Certains de ses détracteurs se rallient, d'autres non, mais il revient sans cesse en leitmotiv de nos vies à l'image des grandes hauteurs de la litterature, peinture, et autres arts "premiers". Il ne fut pas un grand film; il fait partie des "chandelles" de l'astrophysique, nous permettant de nous situer dans l'univers à l'instar des écrits de Descartes ou bien Nietzsche, des merveilles de Michel "l'ange", ..., pyramides égyptiennes et jardins de Babylone...Comme il est écrit par Tolkien dans "le seigneur des anneaux", sa splendeur deviendra légende , la légende deviendra mythe, en substance; car ce film fait prendre un tournant capital à la pensée de l'humanité, restaure ce qui a été, non pas en disant le vrai, mais en ouvrant les possibles!
Vincent B
Vincent B

16 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2021
Le plus grand western de tout les temps
Des acteurs au top une réalisation au top une musique magistrale tout est réunis dans ce film
Un pur chef d'oeuvre
Fishamax
Fishamax

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2021
Mince, je viens de rédiger une critique sur le Bon la Brute et le Truand en disant que c'était l'un des meilleurs westerns de tous les temps. Celui-là aussi avec une musique légendaire en "bonus" ! À voir !
BboyTuans
BboyTuans

166 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2021
Le Western dans toute sa splendeur! Servi par une bande-son géniale et des paysages à couper le souffle…
Chaque scène est d’une précision et d’une intensité folles! Ces regards… !!! Je ne sais pas si on voit Charles Bronson cligner les yeux une seule fois dans le film!
On ne voit pas passer le temps avec cette histoire qui s’enchevêtre tellement avec l’ « Histoire », celle de la conquête de l’Ouest Américain via le grand Tchouc Tchouc…
AlexR
AlexR

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2020
L'un des western les plus emblématique, cette harmonica qui fais tous le charme de ce film, un Clint Eastwood juste parfais, rien à dire si ce n'est que ce film est réussie !
Yann
Yann

16 abonnés 125 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2020
Western à voir et à revoir, comme Le bon la brute et le truand, Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Pendez les haut et court.
Un harmonica, de la poudre, des bandits racistes, le cheval de fer, des étendues désertiques et des longs manteaux.
Excepté l'harmonica,génial, la musique est ringarde, pas à cause du temps écoulé depuis sa sortie , elle l'était déjà en 1968.
Imaginez avec la musique sans les paroles ! "Fire" Arthur Brown, "All along the Watchtower" Jimi Hendrix, "On the road again" Canned Heat, "Hush" Deep Purple, "Born to Be Wild" Steppenwolf ou Rain and tears de Aphrodite's child...
Les prises de vue sont exceptionnelles et révolutionnaires. L'ambiance est exceptionnelle.
C'era una volta il West
Fred B.
Fred B.

15 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2020
Vu le 23/11/2020.
Et oui, j'ai attendu plus de 40 ans pour pouvoir enfin ce film que beaucoup présentent comme un des grands chef-d’œuvre du cinéma dans le genre Western-Spaghetti (car ça déborde de tus les cotés)
2 ans après "Le Bon, la Brute et le Truand", ce film est surtout célèbre pour sa musique lancinante jouée à l'harmonica et le duel entre Charles Bronson (Harmonica Man) et Henry fonda (Frank) avec au milieu la belle et plantureuse Claudia Cardinale (Jill McBain). Le réalisateur est Sergio Leone, sans doute le meilleur dans ce domaine.
"Il était une fois dans l'Ouest" incarne par excellence le "Western Spaghetti", mais à la fois le Western classique ! Avec son point de vu sur "la conquête de l'Ouest Américain" et sa critique de l'expansion des chemins de fers et de la colonisation, ce film enterre d'une certaine manière le mythe du Western (Hollywoodien). Mais c'est aussi un sommet du genre, Sergio Leone sublime son film par sa mise en scène, qui atteint son paroxysme, et avec ça, tous les ingrédients d'un chef d’œuvre du maître réunis ; gros plans à foison, suspenses grandioses, gueules patibulaires, musique magistrale signée Morricone...
Alors c’est sûr que c’est un style à part, il faut aimer les plans à rallonge sans mouvement sur le visage des acteurs, les discours réduits, la lenteur du film mais ça apprend aussi à aimer prendre son temps, contempler, détailler.
Si j'ai mis 4/5 à ce film c'est avant tout à cause du rôle de potiche de Claudia Cardinale. Elle manque de se faire violer par l'homme à l'harmonica mais est interrompue. Ensuite, elle se donne à Frank qui pourtant a assassiné son mari et les 3 enfants de celui-ci (dont le dernier de sang froid), sans aucun scrupule, ni aucune morale, juste pour survivre. La femme semble réduit à un rôle de potiche pendant que ces messieurs jouent les virils. C’est un peu ça qui m'a gêné dans ce film.
Hormis ça, on passe un bon moment de cinéma avec des rebondissements jusqu'à la fin et de belles scènes parfois humoristique
Isaac L
Isaac L

12 abonnés 121 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2021
Sergio Leone nous livre ici sans aucun doute le plus grand western de tout le temps et l'un des plus grands films de tout les temps. La réalisation de Leone est incroyable, que ce soit par sa mise en scène ou par ses magnifiques plan large et contemplatif. Les décors sont impressionnant et très crédible m, que ce soit les décors naturel de l'ouest Américain ou bien ceux de la ville. Le acteurs sont tous très bon et charismatique, en particulier Henry Fonda pour sa performance excellente de Frank, l'antagoniste du film. La musique est sublime et fait partie des musiques de film les plus cultes au monde, et on doit cela au compositeur de génie qu'est Ennio Morricone. Il y énormément de scène culte et mémorable, comme la geniallissime scène d'introduction ou bien la scène du massacre de la famille peu après. Après il est vrai que pour beaucoup de personne, malgré toutes ses qualités, le film peut paraître long et ennuyant.
Il était une fois dans l'ouest, est donc un chef d'œuvre du 7ème art et qui bénéficie d'une réalisation remarquable et d'une BO culte.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 302 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2020
Un classique qui tient toutes ses promesses.
Once Upon a time in the West fait partie de ces films cultes, érigés au statut de chef d'œuvre qui n'usurpent pas leur titre même visionné 50ans après leur création. Les plans sont longs, les paroles rares, l'envoutement total. Les méchants sont handicapés ou cruels, nos héros truands ou putain. Tous transpirent dans la crasse de l'ouest américain dans une ambiance de fin de règne des cowboys. Nos 4 protagonistes principaux sont des monstres de charisme soutenus chacun par un thème de Morricone. L'air lancinant d'Harmonica pénètre directement dans nos âmes nous laissant vulnérable à la danse macabre et romanesque languissante dans les plaines désertiques qui se déroule devant nos yeux. Le cinéma c'est une mouche, une goutte d'eau et le grincement lancement d'une éolienne.
Florent A
Florent A

10 abonnés 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2020
Un film culte que je me devais de regarder. Sentiment mitigé puisque certes il y a de magnifiques décors avec beaucoup de plans qui comprennent un grand nombre de figurants, beaucoup de matériel d'époque qui semble très bien fait. La musique de Ennio Morricone est somptueuse il faut le reconnaître notamment les musiques avec une chanteuse classique et surtout l'harmonica qui installe parfaitement ce défi, ce moment de tension entre deux protagonistes prêts à en découdre ouinnnn ouin ouinnnn... Enfin les acteurs sont plutôt charismatiques sans avoir un jeu excellent.
Par contre mon dieu, les scènes sont trop longues et ce tout le film, par exemple j'ai beaucoup aimé la première scène lorsque le train arrive en gare, la tension s'installe, d'abord la mouche vient installer un peu le décor, l'attente, puis le train arrive en gare et charles Bronson "Harmonica" en descend et il y a une confrontation.. la lenteur du récit rend les scènes plus réalistes, moins bâclées, plus fortes, surtout sur un début de film où on s'installe dans une ambiance.... mais c'est tout le film comme ça et en fait ce qui fait la force de la lenteur devient ensuite une faiblesse, on s'ennuie, c'est plat et toujours lent, pas d'opposition qui rendrait le style plus dynamique ou de dialogues pour en savoir un peu plus sur les personnages et s'attacher un peu! Bref je n'étais peut-être pas assez reposé pour regarder ce film et je lui laisserais peut-être une deuxième change mais j'ai du m'endormir au moins 10 minutes durant les 2h46 et franchement je luttais et je n'avais pas envie de revenir en arrière.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2020
A la fin des années 1960, Sergio Leone est au sommet de sa gloire. Ses « western spaghetti » triomphent partout et les stars hollywoodiennes se ruent sur ses plateaux de tournage. C'est dans ce contexte qu'il réalise « Il était une fois dans l'ouest », probablement son meilleur film. La maîtrise de son art est désormais totale et les scènes cultes s’enchaînent à l'écran, parfaitement mises en valeur par la musique hypnotique de son vieux comparse Ennio Morricone. Côté casting, le génial Henry Fonda joue pour la première fois un rôle de méchant et Claudia Cardinale illumine l'écran de son éclatante beauté... mais c'est bien le sombre Charles Bronson qui tire le mieux son épingle du jeu avec cet étonnant personnage de « tueur à l'harmonica » qui lui va comme un gant. Il n'y a pas de « gentil » dans l’œuvre de Leone, tout le monde se bat sans pitié pour vivre (survivre) dans un ouest américain qui n'a jamais été aussi sauvage. Son dernier grand western est, à ce titre, une véritable cerise sur le gâteau qui fait date dans l'histoire du cinéma et qui marquera durablement les générations suivantes de cinéastes. Le résultat est un pur chef-d’œuvre, unanimement reconnu comme tel et qu'il est bon de voir et revoir sans la moindre modération.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2020
Un très grand moment de cinéma dans lequel Leone se sert du genre cinématographique emblématique des US pour apporter une critique cinglante au capitalisme galopant…. Mais surtout du grand cinéma tout court… Mon fils de 12 ans est resté scotché devant cet opéra lancinant aux personnages époustouflants.
Avant la critique de Léo Moser longue mais tellement précise, deux anecdotes :
 Henry Fonda ne voulait pas du rôle de Frank, c'est l'acteur Eli Wallach (le truand dans Le Bon la Brute et le Truand) qui persuada Henry Fonda de prendre le rôle à contre-emploi de sa carrière. Fonda est d'autant meilleur qu'il avait 63 ans au moment du tournage et qu'il en paraît beaucoup moins lorsqu'on le voit plus jeune dans le flash-back.
 La scène d'ouverture devait être interprétée par Clint Eastwood, Eli Wallach et Lee Van Cliff en clin d'œil à son précédent film Le Bon La Brute et Le Truand. Mais Eastwood dont la carrière décollait, refusa car son personnage mourrait rapidement. Les deux autres acteurs déclinèrent à leur tour.
« Premier film de la trilogie des "Il était une fois..." et chef d'œuvre intemporel de Sergio Leone, "Il était une fois dans l'Ouest" n'a pas toujours joui d'une telle réputation. Retour sur l'itinéraire de l'œuvre maîtresse du western-spaghetti.
Une gare de fortune au milieu du désert. Sous un soleil de plomb, trois hommes vêtus de cache-poussières attendent patiemment l'arrivée d'un train. Avant que celui-ci n'entre en gare, la caméra s'attarde longuement sur leurs gueules patibulaires, les regards torves qu'ils s'adressent d'un air entendu, et l'expression insondable que dissimulent leurs traits impavides. Cette interminable attente, Sergio Leone en saisit toute la dramaturgie figée, et transforme une longue stase mutique – la séquence excède les dix minutes – en un ballet formel et sonore hypnotique. Du vrombissement d'une mouche piégée dans le canon d'un colt, aux gouttes d'eau perlant sur la calotte d'un chapeau, chaque détail infime prend une dimension opératique, le tout rythmé par le sifflement lancinant d'une éolienne grinçante. Et lorsqu'au gré d'une contre-plongée virtuose, le train finit par arriver en gare, c'est d'abord l'air plaintif d'un harmonica qui annonce l'entrée en scène d'un quatrième larron, tout de blanc vêtu, venu en découdre avec les trois autres. S'ensuivent un échange lapidaire, un face-à-face au zénith, et la mise à feu des charges patiemment disposées dans une fusillade éclair. La poudre a parlé : les trois hommes sont tués, le quatrième blessé. La caméra s'attarde alors, dans un léger travelling arrière, sur l'éolienne et son grincement métronomique, seul son rompant un silence de mort.
Western spaghetti
Si une séquence devait contenir à elle-seule tout le cinéma de Sergio Leone, ce serait certainement la longue ouverture, devenue mythique, d'Il était une fois dans l'Ouest, chef d'œuvre holistique du cinéma leonien, et point culminant du western-spaghetti. Pourtant, cette appellation culinaire d'un genre cinématographique qu'il a, sinon créé, du moins porté à son pinacle, Sergio Leone la rejeta farouchement. "Ce terme de 'western-spaghetti' est l'un des trucs les plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie" déclarait-il dans une interview tardive. Si l'on peut comprendre sa défiance face à cette désignation bouffonne, qui doit son origine à un sarcasme du cinéma américain dissimulant péniblement sa pointe de jalousie, elle a depuis été entérinée, et reste instinctivement associée au cinéma de Leone. Le western méditerranéen, qui connaît un âge d'or flamboyant en Italie entre 1964 et 1973, avec pas moins de 400 westerns réalisés, n'est au final rien d'autre que la réappropriation par des cinéastes européens d'un genre mythique du cinéma américain, alors en perte de vitesse dans ses terres natales. Mais les codes, la grammaire et les intentions du western-spaghetti seront le fait de Leone, chef d'orchestre génial d'un genre qui aura dynamité le cinéma classique hollywoodien et redistribué les cartes.
Au début des années 1960, le western connaît un déclin progressif aux Etats-Unis, où il était jusqu'alors un genre roi, et devient, en dépit de quelques derniers succès comme Les Sept Mercenaires, le symbole passéiste d'une Amérique en transformation, qui délaisse les salles de cinéma avec la démocratisation de la télévision, et rêve de changements sociaux. C'est paradoxalement en Europe, et particulièrement dans les studios romains de Cinecittà, et dans les terres asséchées de la Sierra Nevada espagnole, que le genre connaît un second souffle. Après un premier péplum – Le Colosse de Rhodes en 1961 – le jeune Sergio Leone, fils d'un père cinéaste et d'une mère actrice, signe entre 1964 et 1966 la trilogie du dollar (Pour une poignée de dollars, Pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand) qui deviendra la pierre angulaire du western à l'italienne. C'est dépouillé de son manichéisme proverbial, et de sa parabole hagiographique, que renaît le western chez nos voisins transalpins. Il n'est plus question de glorifier les valeurs fondatrices de la nation américaine, largement mythifiées par les cinéastes hollywoodiens classiques, mais de rendre compte de l'âpreté d'une période charnière de l'histoire des Etats-Unis. Les vilains sont encore plus vilains, et les bons plus vraiment bons. Un monde où règnent l'individualisme et l'anomie, où l'ordre est réglé par la poudre, et où la loi en vigueur est celle du plus fort.
A l'italienne
Cette réactualisation des fondements du western va de pair avec une réactualisation de sa grammaire visuelle, dont Sergio Leone sera le grand instigateur. Tous les codes narratifs, dramaturgiques et stylistiques du western classique sont accentués jusqu'à les porter à l'incandescence. Le motif du duel, la figure de l'homme mystérieux qui arrive en ville, les cadrages exagérés, la dilatation du temps poussé à son point de rupture deviennent les notions fondatrices du langage cinématographique leonien. Un surlignage formel et une mise en scène baroque qui vaudront aux films de Leone d'être taxés de parodies ingrates et accusés de surplomber avec ironie le western classique en en exacerbant ou détournant les codes, mais dont le vocabulaire virtuose finira par infuser en profondeur le cinéma américain, notamment avec l'émergence du Nouvel Hollywood et sa vague de westerns dits "crépusculaires".
Si, à quelques exceptions près, Leone n'est pas reconnu par ses pairs et longtemps boudé par la critique, sa trilogie du dollar connaît en revanche un grand succès populaire, notamment en Europe et particulièrement en France, où chaque film dépasse les 4 millions d'entrées, Le Bon, la Brute et le Truand allant jusqu'à cumuler 6,3 millions de tickets écoulés à sa sortie française, hissant Clint Eastwood au rang de star mondial. Si bien que lorsque Leone, après avoir conclu sa trilogie, veut adapter le roman The Hoods de Harry Grey (qui deviendrait plus tard Il était une fois en Amérique), ses producteurs l'incitent à réaliser un autre western. C'est ainsi que naît Il était une fois dans l'Ouest, œuvre maîtresse du western selon Leone, et film-somme condensant toutes ses obsessions.
Une odeur de poudre
Il y a fort à parier que le public, qui a réservé un accueil tonitruant au film à sa sortie en 1969 (il cumula plus de 14 millions d'entrées en France), ait lui-même participé à l'image de parodiste qui a longtemps collé à Leone, prenant son plaisir dans une sorte de second degré, de vision ironique du western. Pourtant, cinquante ans plus tard, et le temps faisant son effet, Il était une fois dans l'Ouest fait moins figure d'objet parodique que de grand film classique, le plus imposant et personnel de son auteur avec Il était une fois en Amérique. Passée l'ouverture magistrale citée en introduction, le film s'empoussière dans une fable noire et corrosive sur un Ouest américain à la croisée des époques, où l'industrialisation galopante des territoires sauvages charrie son lot d'intérêts brumeux et de règlements de comptes sanglants. Leone fait de la lutte d'intérêts pour l’appropriation des terres que traverse la construction du chemin de fer, une odyssée baroque et poisseuse sur la folie des hommes, leur moralité chancelante l'avidité mortifère qui guide leurs actes. La conquête de l'Ouest comme le sanctuaire inviolable des valeurs fondatrices de l'Amérique en prend pour son grade, et Leone oppose à la sauvegarde d'un mythe entretenu par plus d'un demi-siècle de cinéma américain, son goût pour le sacrilège.
Le cinéaste substitue au traditionnel "cow-boyscout" initié par John Wayne, la figure du vieux roublard mystérieux, légende poussiéreuse d'un mythe contrefait. Toute la galerie de personnages du film répond à des archétypes identifiés du genre, que Leone détourne en laborantin fou, les disséquant pour mieux les déconstruire. Outre Charles Bronson dans le rôle de l'homme à l'harmonica, vagabond taiseux en quête d'une vengeance dont on découvrira tardivement le motif, Claudia Cardinale, comme toujours fabuleuse, hérite du rôle d'une ancienne prostituée, récente veuve qui découvre la rugosité du Far West, seule personnage féminin et lumineux au sein d'un monde d'hommes (souvent épouvantables), où l'ombre règne sans partage. Henry Fonda, jusqu'alors cantonné aux rôles de héros valeureux, se voit confier la partition à contre-emploi d'un tueur impavide et glaçant, embauché par le patron du chemin de fer pour éliminer tous les obstacles susceptibles d'en enrayer la construction.
Co-écrit par Sergio Leone, Sergio Donati, mais aussi Dario Argento et Bernardo Bertolucci (alors à l'aube de leurs carrières de cinéastes), Il était une fois dans l'Ouest mêle à son naturalisme cru (la reconstitution fidèle de l'Ouest américain et la restitution sans fard de sa violence) un symbolisme jamais balourd, qui confère au film une dimension furieusement opératique. La formidable partition d'Ennio Morricone, qui restera longtemps en tête des hit-parades, surligne autant qu'elle motive les envolées formalistes de Leone, chaque thème accompagnant un personnage différent, leur multiple variation épousant leurs états d'âme successifs. D'Ennio Morricone, ancien camarade de classe du cinéaste, presque aussi (si ce n'est plus) célèbre que lui, Sergio Leone disait qu'il n'était pas son musicien, mais son scénariste. L'accompagnement musical, dont les thèmes étaient joués sur le plateau pour mieux imprégner les acteurs, participe à la théâtralisation du film qui l'apparente parfois à un grand opéra baroque.
Quand on l'interrogea sur la réappropriation par un Italien du mythe, par essence américain, du western, Sergio Leone, qui avait fait ses armes sur des péplums, déclara ceci : "Agamemnon, Ajax ou Hector sont les archétypes des cow-boys d'hier : égocentriques, indépendants, héroïques, fripouilles, et tout ça en grand, à des dimensions mythiques". Cette dimension mythique que revêt la conquête de l'Ouest dans les films de Ford ou de Hawks n'a en rien déserté le western-spaghetti selon Leone, mais a vu sa mythologie se déplacer à la faveur d'une relecture assombrie, plus aiguisée factuellement, et résolument baroque de l'histoire américaine. Et si Il était une fois dans l'Ouest a connu un triomphe en Europe, il en va autrement aux Etats-Unis, où il reçut un accueil mitigé. La faute en partie, dit-on, au refus du public américain de voir Henry Fonda dans un rôle de tueur d'enfant. Mais ce rejet doit certainement aussi tenir au dépouillement symbolique par un cinéaste étranger d'un genre historiquement réservé au cinéma américain.
Depuis maintenant plusieurs décennies, Sergio Leone est largement reconsidéré par la critique et les cinéastes, qui l'ont finalement adoubé comme l'un des cinéastes les plus importants de son temps, et le réalisateur de chefs d'œuvre intemporels, dont le dernier, Il était une fois en Amérique (qui clôture la trilogie des Il était une fois) est souvent considéré comme l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. En témoigne la sortie ce mercredi d'Il était une fois... à Hollywood de Quentin Tarantino, cinéaste acclamé et adorateur revendiqué de Sergio Leone, qui n'a eu de cesse de rendre hommage à son cinéma, jusqu'à titrer son dernier film en référence à ses films. La boucle est bouclée ? »
tout-un-cinema.blogspot.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juillet 2020
La définition même film qui traduit pour moi ce qu est le l essence du cinéma .Mise en scène .scénario.casting.le tout sur une musique inoubliable.
Leone est un magicien.il ne fera que des films au minimum très bon.
Mention spéciale a Claudia cardinale et a Henri fonda.cardinale pour avoir eu cette chance assez rare d interpréter un personnage féminin consequent dans un western.
Fonda pour avoir accepter de casser son image de l époque ,celle de l ' américain patriarche parfait en endossant la panoplie de l un des tueurs sadique les plus marquants de l histoire du cinéma.avec la classe unique qui était la sienne.a lui seul il représente un ouest presque révolu ou les malentendus se réglaient a coups de flingue rattrapé par un capitalisme naissant symbolisé par l arrivée du chemin de fer et d hommes d affaires pour qui l argent a lui seul réglera bientôt tous les obstacles et autres malentendus .Fonda attiré par cette nouvelle ère qui s'ouvre devant lui tentera d y succomber ....en vain ....rattrapé par ses anciens démons ..,..Fascinant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2020
Rares sont les films qui m'ont tant bluffés par leur perfection, C'era una volta Il West en fait partie. Sergio Leone est au sommet de son art, dans un western bien plus sérieux et dur que la trilogie du dollar. La musique d'Ennio Morricone est sûrement l'une des meilleures BO de toute l'histoire du cinéma. Chaque personnage a son thème, celui de Claudia Cardinale est assurément le plus beau, celui de Cheyenne le plus léger, et l'harmonica... Aucun mot n'est assez fort pour le décrire, c'est hors du commun.
Philippe D
Philippe D

10 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2020
Du pur génie, que dire de ce film sinon que du réalisateur aux acteurs en passant par la musique, tout est juste et touche au sublime !!! Culte
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