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La Grande Bellezza
note moyenne
4,1
1779 notes dont 246 critiques
22% (55 critiques)
35% (86 critiques)
15% (38 critiques)
13% (31 critiques)
9% (22 critiques)
6% (14 critiques)
Votre avis sur La Grande Bellezza ?

246 critiques spectateurs

chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1036 abonnés Lire ses 10 088 critiques

5,0
Qui a dit que le cinèma italien ètait mort ? "La grande bellezza", c'est plus qu'un titre! C'est la promesse d'une certaine poèsie, la promesse d'une ballade au crèpuscule dans les rues de Rome. "La grande bellezza", ce sont les chroniques des souvenirs d'un journaliste âgè qui se souvient de sa jeunesse perdue en se promenant dans les rues romaines d'aujourd'hui! Un film sublime dans une ville non moins sublime, Rome, la ville èternelle! Etincelante, cette oeuvre fellinienne affiche une èclatante santè et nous sidère par sa beautè en emportant le spectateur jusqu'au bout de la nuit! Toni Servillo possède, comme "La grande bellezza", un parfum enivrant qui n'en finit pas de nous poursuivre! il interprète avec un immense talent un homme aux premiers signes de vieillesse qui s'est assez tôt prècipitè, sans presque s'en rendre compte, dans ce que l'on peut dèfinir comme le tourbillon des mondanitès, à l'image d'une certaine Italie (celle du XXIe siècle), grâce auquel il rejoint le Marcello Mastroianni de "La dolce vita". Ses amis d'enfance rèpondaient toujours à cette question de la même manière : Quelle est la chose que tu aimes le plus dans la vie ? Jep Gambardella ètait destinè à la sensibilitè, à devenir ècrivain et à devenir cet homme au charme irrèsistible jouissant des mondanitès de la capitale! Pourtant, il ne voulait pas être simplement un mondain! il voulait devenir le roi des mondains! Et il y est parvenu! il ne voulait pas simplement participer aux soirèes! il voulait avoir le pouvoir de les gâcher! Film phare des annèes 2010 qui èpate par sa mise en scène d'une virtuositè à tomber par terre, "La grande bellezza" libère l'imaginaire de Paolo Sorrentino et lui ouvre les portes du baroque! Partant d'une intrigue aux trouvailles esthètiques, le rèalisateur confirme la bonne dynamique du cinèma italien en filmant Rome avec une infinie passion! Un règal pour les yeux! Sans compter le plaisir de visiter de magnifiques monuments (la place Navona n'a jamais ètè aussi belle qu'ici) dans des nuits d'errance mèmorables où l'on a parfois la chance de rencontrer une grande actrice française qu'on attendait partout sauf ici! Une scène qui dure quelques secondes mais qui s'èlève dèjà au rang du mythe! Tout comme cette girafe au milieu des vestiges ou ces flamants roses qui se reposent sur une terrasse, avec en point de mire le Colisèe! Il y a aussi dans la volontè de Sorrentino de s’impliquer dans un projet aussi riche et ambitieux que "La grande bellezza", quelque chose qui fait penser à la dèmarche de Fellini quand il a rèalisè en 1959 "La dolce vita". Non pas que les deux films se ressemblent mais on retrouve chez les deux cinèastes ce même amour du cinèma, cette farouche envie de se remettre en question et de toucher en même temps le public et la critique! Un moment de cinèma inoubliable vous dis-je! Avec, cerise sur le gâteau, de nombreuses rècompenses internationales dont le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film ètranger...
cylon86
cylon86

Suivre son activité 449 abonnés Lire ses 4 391 critiques

4,0
Le début donne d'emblée le ton du film : d'abord un touriste japonais s'écroule raide mort devant la beauté des monuments et des paysages de Rome. La séquence d'après nous plonge au cœur d'une soirée mondaine où les gens superficiels boivent, se séduisent, dansent et disent des futilités. Rome est une ville magnifique mais en décadence, décadence d'une époque, décadence d'un peuple, voilà ce que filme Paolo Sorrentino avec son œil averti. Offrant à Toni Servillo un rôle qui lui va à ravir, celui de Jep Gambardella, écrivain qui n'a écrit qu'un roman il y a bien longtemps et qui depuis se complaît dans les mondanités, le cinéaste a décidé de frapper fort. Non seulement il critique une certaine forme de décadence mais en plus il insère au film une bonne dose de nostalgie et d'émotions qui l'empêchent de tomber dans le cynisme. Car Jep est terriblement lucide, il sait qu'il est superficiel mais quoiqu'il fasse rien ne semble l'empêcher d'être ce qu'il est depuis toujours. Si les propos de Sorrentino traînent parfois en longueurs et tournent en rond, on ne peut s'empêcher d'admirer la manière dont il fait venir à nous des tas d'émotions, ne serait-ce qu'avec un cadrage bien choisi, qui capte une certaine lumière ou un certain regard dans l’œil de Servillo, décidément parfait. Maîtrisant sa mise en scène de bout en bout (les travellings sont vraiment magnifiques), le cinéaste raconte aussi bien le ressenti intérieur d'un homme que celui d'une ville, aidé par une bande-originale choisie aux petits oignons et par des dialogues souvent acérés. Finalement, la grande beauté tant recherchée, il l'a peut-être trouvé dans ce film.
benoitG80
benoitG80

Suivre son activité 916 abonnés Lire ses 1 365 critiques

2,0
"La grande Bellezza" serait donc un chef d'œuvre aux accents felliniens ! Certes cette histoire superbement filmée aux images soignées met en scène le plus mondain des mondains en la personne de Jep Gambardella, dandy riche et oisif, égocentré et suffisant, en pleine introspection à l'heure de ses 65 ans ! Bien sûr, on peut s'enflammer devant ce cynisme qui émerge de cette société futile où tout est exhibé tels des phénomènes de foire et devant la qualité de cette mise en scène impressionnante et léchée, mais à quoi bon ? Car au delà de l'esthétique pure de ce film, aucune, mais aucune émotion ne nous emporte pour nous amener à nous intéresser à ce monde stérile et superficiel et même si l'envers du décor est riche d'enseignement, au nom de quoi faudrait-il s'extasier et crier au chef d'œuvre devant le portrait de ce personnage prétentieux qui ne vaut rien de plus que celui de tout un chacun ? Car au fond, que nous apporte ce film de bien important ? Aucune révélation que l'on ne sache déjà face à la vacuité totale de cette société où tout est creux, vide et d'un ennui profond ! Il était évident que ce constat serait celui-là et rien de plus... En outre, il est bien difficile d'entrer dans la psychologie et la sensibilité de cet homme toujours en représentation qui ne sait jouer que la comédie que ce soit lors des fêtes comme lors des enterrements où sa tirade bien apprise est significative ! L'humour est toutefois présent mais semble aussi bien provocant quand on prend un certain recul pour devenir littéralement déplaisant et de mauvais goût... Même son histoire d'amour de jeunesse qu'il avait d'ailleurs oubliée, sonne faux et n'apporte rien d'intéressant tant elle prend de l'importance de manière injustifiée... La littérature nous a très souvent servi ce genre de menu bien mieux inspiré d'ailleurs, pour que l'on soit de nouveau alléché par la vie de Jeppino auquel on a bien du mal à s'attacher ! Il serait même tentant de dire que tout est indécent tant cette richesse, cet étalage vulgaire, cet univers stérile, sont aux antipodes de la vie de l'homme qui lui, se bat pour vivre au quotidien surtout dans le contexte actuel ! Il reste un beau voyage dans une Rome grandiose et toujours aussi magique (dans laquelle on reviendrait volontiers) mais quelque peu entachée par ce monde de plaisir aux résonnances creuses et pathétiques ! En 2013, il serait enfin temps de voir un peu plus loin que ce thème maintes fois traité en se penchant sur des sujets autrement plus préoccupants...
siri C.
siri C.

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5,0
Ambiance ambiance... la société romaine dans tout son délire décadent. C'est tout ensemble irritant et attirant, vide et brillant, mondain et mystique, futile et grave, flamboyant et intime. Horreur et séduction de la putréfaction... Superbe et époustouflant, en tout cas, ça oui. Toni Servillo est merveilleux dans son rôle de Casanova désabusé. Et Rome... et la musique.... oh ! 2h20 magiques, que l'on ne voit pas passer.
Puce6386
Puce6386

Suivre son activité 391 abonnés Lire ses 1 074 critiques

1,5
Une comédie dramatique italienne qui, entre moquerie et émotion, pose un regard cynique sur le vide existentiel des personnalités de la jet-set romaine. Malgré un esthétisme réussi et de très beaux plans de la cité éternelle dans la splendeur de l'été, la réalisation s'avère rapidement interminable et prétentieuse. Le scénario est sans intérêt et, les différents personnages, acteurs de cette vie mondaine, sont pour la plupart horripilants. Un film pénible à suivre !
ServalReturns
ServalReturns

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4,0
Quatrième collaboration entre Paolo Sorrentino et son acteur fétiche Toni Servillo, LA GRANDE BELLEZZA est un film sur... le néant. La vie de Jep Gambardella, en somme. Car Jep n'a guère écrit qu'un seul livre de sa vie -il y a quarante ans de cela- et passe désormais son temps dans les innombrables mondanités que propose Rome. Jep, c'est Toni Servillo, magistral. L'acteur porte véritablement le film sur ses épaules. Poétique, contemplatif, mélancolique, dramatique... Le dernier cru de Sorrentino est un peu tout ça à la fois. Si la première scène n'est pourtant pas bien emballante, le film, servi par une bande-son magnifique, décolle immédiatement après, et on se laisse transporter dans La Ville Éternelle, stupéfiante de beauté. Les deux premières heures sont très réussies, dommage que la dernière partie, qui voit arriver le personnage de "La Sainte", traîne en longueur, et fasse durer inutilement le film. Mais qu'importe, on a malgré tout affaire à du bon cinéma, beau et ambitieux. Une certaine idée de la grande bellezza, finalement.
Mangeclous de Solal
Mangeclous de Solal

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1,0
Dès les premiers plans on sait à quoi s'attendre. Image numérique sans profondeur, lumière cramée, mouvements de caméra lourdauds pour créer un semblant de rythme et d'esthétisme. Une ouverture sur un monument. Rome. Tourisme, lyrisme et évanouissement: Stendhal? Non, Sorrentino, le réciteur. Dans ce film vous apprendrez quels sont les livres de chevet de Paolo. Il aime Céline, Flaubert, Moravia, Dostoievski entre autre. Pas dégueu'... Son sujet: La jet-set romaine désoeuvrée. Les années Berlusconi sont passées par là, décomplexant les mondains, assumant dorénavant leurs plaisirs coupables: faire la chenille en boîte de nuit, être guest star sur les plateaux télés, parler de caca et faire rire ses condisciples. Bref de vrais "bout en train". Bon, les riches d'aujourd'hui sont peut-être différents de ceux d'hier. Fallait-il pour autant en parler pendant 2h ? Et pourquoi en faire un film tant l'absence de partis pris visuel se fait criant. Ou plutôt si, la volonté de faire un clip cheapouille pour ridiculiser encore plus ses personnages qui le sont déjà beaucoup trop. Une étoile quand même pour quelques répliques bien senties, malgré le vernis du donneur de leçon. L'homme d'esprit désabusé taclant à la carotide les faux intello'. Difficile de ne pas y voir une certaine complaisance. "Oui j'ai de la culture, mais chez moi c'est de la dérision. Et voyez aussi comment je traque les snobs, les prétentieux qui jouent aux artistes. Mais regardez comme je les dézingue ces "poseurs/causeurs". Paolo marche sur la tête! Ses propres moqueries finissent par se retourner contre lui. Et si seulement il y avait pu y avoir une histoire, un semblant d'intrigue au moins. Mais non, trop conventionnel pour Paolo. Lui, préfère nous offrir une galerie de scènes/portraits aussi loufoques qu'incohérents. Mais quel intérêt de faire apparaître Fanny Ardent 5 secondes et de lui faire dire 3 mots en français. Est-ce le must du raffinement pour Sorrentino? N'est pas bouffon qui veut. La grossièreté n'est ni provocante, ni visionnaire. Elle est simplement le reflet d'un réalisateur souffrant d'un héritage trop lourd et qui joue des coudes pour essayer de se faire une place de choix. Mais personne n'est dupe. Comment prétendre à la modernité lorsqu'on fait du vieux avec du neuf ? Résultat : la naphtaline simili cuir - or vous saute à la gorge et finit par vous écoeurer. Voilà, La Grande Bellezza est le représentant du cinéma italien aux oscars cette année. Tout un symbole. Fellini a eu beau mettre en garde la société transalpine, cette dernière s'est jetée la tête la première dans un abysse de médiocrité que quelques coups d'éclats façon Moretti ne peuvent malheureusement plus cacher.
Raw D
Raw D

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1,0
Inénarrable et interminable navet qui se veut intelligent et poétique mais qui se vautre dans la stupidité comme un porc ce complet dans sa fange, le nouveau film de Paolo Sorrentino se révele creux, prétentieux, cynique, laid, vulgaire, cliché comme une mauvaise video de Travis (Sing) et d'une laideur sans fin. Une partie de la presse a comparé ce film a Fellini et on voit bien que son réalisateur a voulu créer une version morderne de Fellini Roma ou La Dolce Vita croisé avec Holy Motors de Leos Carax (pour le coté absurde, poétique et symboliste) mais au final il n'évoque que le pire de Paul Thomas Anderson (en gros Magnolia, son seul vraiment mauvais film) mais sans aucune compassion pour ses personnages. Un nombre incalculable de scenes sont completement inutiles et complaisantes, exemple : Jep se promene dans Rome la nuit et croise une Fanny Ardant peroxydée dans des escaliers, "madame Ardant" dit il, elle répond oui, il se regarde longuement et se sourient, elle lui souhaite bonne nuit et elle disparait dans la nuit. Ca se veut poétique mais en fait il s'agit juste d'une scene pompeuse qui n'apporte rien au film a part de pouvoir dire "j'ai un cameo de Fanny Ardant dans mon film". Génial mais elle a quoi a voir Fanny Ardant sur Rome, sa jet set et Fellini? Certains personnages sont des caricatures au pire sens du terme comme l'éditrice de Jep, une naine (c'est ainsi qu'elle ai appelé dans le film) cynique, le fils d'une "amie", un fou dépressif qui ne parle que de la mort et se peint en rouge (cela aurait pu etre un grand personnage mais il existe ici que pour faire rire a ses dépends). De l'amour de sa vie et de l'importance qu'elle a eu dans sa vie on a tres peu d'information (on ne la voit meme pas suffisamment pour qu'elle paraisse mystérieuse), elle lui a inspiré un roman voila ce que l'on nous rabache pendant tout le film. La grande beauté évoquée par le titre se révele etre une floppée de flamands roses ou gris en CGI et en marionnettes laides et terrifiantes (nous sommes censés etre émus par leur présence). Aucun des personnages a part celui du personnage principal (et encore) et celui de Ramona (le seul personnage humain et sympathique dans tous les film) n'est vraiment développé. Il s'agit d'un gros amalgame de scenes censées etre mystérieuses, provocatrices et poétiques, un film qui se veut chef d'oeuvre mais qui au final se revele un énorme pudding indigeste écoeurant.
tixou0
tixou0

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5,0
"Sorrentino Roma", bien sûr, en écho au "Fellini Roma" de 1972 - et sur la vision de la capitale italienne, le cadet reprend avec grand talent le flambeau du "maestro" disparu en 1993. Mais encore, une communauté de destin entre "Jep" ("Geppino") Gambardella et le "Marcello" d'une autre oeuvre-maîtresse fellinienne, et film-fleuve également, "La Dolce Vita" (1960) : Gambardella est lui aussi "monté" de sa province pour faire une carrière littéraire à Rome, et n'ayant plus rien écrit depuis un unique roman de jeunesse, s'est retrouvé échotier, même si à succès, habitant un appartement de rêve dont la terrasse donne sur le Colisée et d'une élégance irréprochable due aux meilleurs tailleurs et bottiers, mais englué dans la danse macabre "bling bling" des relations superficielles où se grisent les nantis, ses compagnons de route. Il s'était résigné à n'être qu'un mondain, même si excellent dans cette posture, quand atteignant son 65ème anniversaire, il se surprend à la nostalgie (cultivée au plafond de sa chambre, devenant à loisir la mer de sa jeunesse napolitaine) et au bilan (il a vécu en "Casanova", collectionnant les bonnes fortunes, puisqu'il avait perdu sans remède le seul amour de sa vie au sortir de l'adolescence). Esthète par nature, ce "Swann" italien désabusé (qui croise un soir Fanny Ardant, la duchesse de Guermantes pour Schloendorff - j'y ai vu un clin d'oeil), se souvient avoir été à la recherche de "La Grande Bellezza", ce truchement de la Beauté physique vers la Beauté des Idées, et en fait la rencontre in extremis, incarnée par la "Sainte", décharnée et extatique, Soeur Marie. Film absolument magnifique, d'un raffinement de tous les instants, d'une intelligence de tous les instants, d'une richesse infinie, un bijou de ce grand cinéma qu'est le cinéma transalpin (après la récente "Belle endormie" du vétéran Bellochio). Commentaire "posté" alors que le Palmarès cannois est pour plus tard dans la journée, mais un espoir que ce film soit distingué (comme "Il Divo", en 2008), au moins via le génial Toni Servillo (aussi chez Bellochio, et dans le rôle-titre du "Divo").
negsa
negsa

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5,0
Décadence : "état de ce qui commence à choir, à tomber"..., On commencera avec un touriste japonais, appareil photo accroché autour du cou, qui s'effondre, pris de vertige, alors qu'il contemple Rome, vestige d'une civilisation disparue... Suivra une fête baroque et crépusculaire chez un journaliste mondain (Jep), habitant en face du Colisée, où moins qu’une critique sociologique du « bling bling », on plonge au cœur de la tentative d’enivrement d’une jet set vieillissante. Suivront d'autres chutes, fuites et disparitions tout au long de ce film qui ressemble à un art de la chute où chacun devra, tour à tour « lâcher », dans un mouvement de renoncement cruel et inévitable, qui un fils, qui un rêve de dramaturge, qui une représentation trop lisse de lui, qui sa vie, qui sa jeunesse, dans un tourbillon de soirées et de déambulations dans la ville, où le ridicule et l’émotion s’entremêlent dans un dédale de situations improbables et cocasses qui ne cessent de questionner la condition humaine. Décadence oui... Mais toutes les décadences ne se valent pas : plus on tombe de haut et plus la chute est dure, mais belle aussi, car dernière trace d'une lumière que n'éclairent plus que les chandelles d'un gardien de demeures aux secrets préservés, les landaus parlants d'une noblesse ruinée, les souvenirs, protégés dans des journaux intimes jetés. Le temps est sans pitié pour les êtres auxquels il avait été beaucoup promis. Et quelle belle entrée dans la vie d'homme qu'un premier roman devenu un classique, un premier roman qui n'aura pas de suite, comme une décadence précoce, un choix de vie où la mondanité ressemble à une religion de l'évitement, teintée de jouissance et de lucidité désillusionnée. L'ombre de Fellini plane, mais aussi celle de Visconti, Proust et peut-être, Kierkergaard définissant ainsi les 3 stades de l'existence humaine : esthétique (rapport de l'homme à la sensibilité), éthique (rapport de l'homme au devoir), religieux (rapport de l'homme à Dieu). Pas de chronologie chez le philosophe danois, mais des états d'existence choisis, qui éclairent magnifiquement la rencontre finale entre la "sainte" et le mondain Jep et leurs chemins de croix respectifs vers « leur » vérité intime. Ni didactique, ni verbeux (l'économie verbale est une des nombreuses réussites de ce film), Paolo Sorrentino nous offre une tragicomédie all’italiana étourdissante et ambitieuse et nous entraîne dans Rome, avec pour guide un écrivain avorté vieillissant et sans projet, à la rencontre d'êtres vains, drôles, abimés, grotesques, fiers, misérables, outranciers, émouvants ; décadents certes, mais encore provisoirement debout donc : nul ne saurait dire pour combien de temps, mais qui chérissent le passé comme un trésor retrouvé. Un pur chef d'oeuvre en bref, où l'intelligence et la subtilité du propos (des propos serait-il plus juste de dire, tant les niveaux de lecture - partiellement abordés - dans cette critique - sont nombreux) rencontre une maîtrise parfaite de l'image, du son, du cadrage, de la lumière... et une justesse de jeu - à commencer par celui magistral de Toni Servillo - que résume bien le titre même du film : la Grande Bellezza.
Backpacker
Backpacker

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1,5
Prétentieux, lent, ennuyeux et long. Voilà comment résumer ce long-métrage pourtant couvert d'éloges. Il est vrai que les images romaines sont magnifiques et que le cinéma italien récent a proposé des oeuvres fort convaincantes. Mais en tout cas pas celle-ci, une véritable déception.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 1 124 critiques

1,0
Jep Gambardella, est un bourgeois irrésistible et jet setteur romain revenu de tout. Complètement blasé, il arpente les fêtes et soirées, il est homme d’esprit tout de même. Jeune, il a écrit un roman à succès adoubé par la critique ; mais il est devenu cynique et ne trouve plus goût pour la nature humaine. Sorrentino lorgne clairement avec ce film vers les grands films romantiques italiens type Fellini dont il veut rendre hommage. Partant du postulat que dans cette vague du cinéma italien, il y a du bon comme de l’ultra chiant ; la référence continue à ce cinéma dans ce film était un pari risqué. Et puis l’hommage pourquoi pas, mais çà ne suffit pas à faire un film. Le tout donne une œuvre prétentieuse, mégalo et autocentré sur un microcosme. Plutôt que de dénoncer, Sorrentino se trouve en conclusion dans le rôle des « moqués » de son film. Il pourrait lui-même être ce mondain revenu de tout. En effet, pour alimenter son propos, il cite Céline et Proust, la « Dolce Vita » qu’il agrémente d’un peu d’illusions perdues portés par de pauvres snobinards (la naine est le personnage le plus ridicule de cette grande parade). Pour moi, juste la joie de voir Toni Servillo que j’adore entre deux mouvements de caméra alambiqués parfois à la limite du vomitif
Jean Yves S.
Jean Yves S.

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1,0
Film prétentieux et ennuyeux. Attention à vos oreilles, la première demi-heure n’est que très bruyante avec rien d'autre qu'un trop long vidéo-clip de disco. Et le reste du film?..Bof!, la misère des riches et des intellos. Un film très "bling bling". Malgré ce qu'en pense certains critiques, qui n'étaient pas nés à l'époque, ce film n'a rien à voir avec Fellini. Ce n'est que du toc.
jbal
jbal

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5,0
Chef d'oeuvre ! Le film nous montre les errances d'un journaliste vieillissant dans Rome. À la faveur de ses rencontres avec des personnes et des lieux, c'est le tableau d'une société romaine qui nous est offert de scruter avec des touches de dérision, de pathétique, de nostalgie, de grotesque et... d'humanité qui nous emportent. Et le film est d'une telle richesse qu'il touche à l'universel: cette déambulation romaine est aussi un raccourci de la société occidentale actuelle. Mais en-deçà des multiples messages délivrés par ce film, retenons la prestation exceptionnelle de l'acteur principal et les remarquables images et musiques. Rarement film de ces dernières années n'a atteint un tel niveau !
Sergio-Leone
Sergio-Leone

Suivre son activité 117 abonnés Lire ses 1 092 critiques

1,5
Mais quel scandale de comparer cette vulgarité à l'immense Fellini qui ne se ressent pas une seconde dans cette œuvre mi cynique mi complaisante de ce monde d’apparat aussi abject que la plupart des personnages. Si filmer des beaux plans de Rome suffit à se faire comparer à Fellini, je crois que les écoles de cinéma ont raté quelque chose... Si l'on pense à 8 1/2 qui suit la recherche d'inspiration d'un artiste (un vrai et pas un bouffon mondain) dans une quasi quête existentialiste, la pensée intellectuelle Fellinienne est nettement plus supérieure à celle de Sorrentino qui schématise bien vite une certaine mélancolie du jet-setter à la recherche de la "grande beauté". Le film s'avère au final aussi vide, prétentieux et exubérants que ses personnages.
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