856 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
62 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
24 critiques
3
11 critiques
2
5 critiques
1
7 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Nicolas S
54 abonnés
667 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 3 mai 2019
Peut-on échapper à son milieu d'origine sans le trahir ? Défendre sincèrement des ouvriers quand on se destine à être cadre ? Ces dilemmes, 'Ressources humaines' les aborde par le prisme de l'histoire de Franck, fils d'ouvrier et futur diplômé d'une grande école de commerce, et centre moral ambigu du film - tantôt victime, tantôt bourreau (faussement ?) ingénu, tantôt adjuvant à la loyauté fragile. Filmé de façon âpre, sans effets, dans un style presque documentaire et avec d'extraordinaires comédiens non-professionnels, il semble épuiser toutes les nuances permises par son sujet, et aboutit à une conclusion bouleversante.
Un bijou de réalisme !! Ce film nous plonge au coeur de l'entreprise au moment de la mise en place des 35h et franchement c'est très réussi !! Mieux que ça même !! On a l'impression d'y être !! Je n'ai jamais eu une telle sensation d'immersion dans un film !! C'est fabuleux... La scène finale est d'anthologie : crue, gênante et pleine de puissance !! Un film à découvrir... comme quoi il n'y a pas besoin d'avoir un budget faramineux pour faire un bon film !
Avec des acteurs non professionnels sauf J.Lespert et tourné dans une vraie usine,un bon film qui dépeint bien le monde du travail,le libéralisme et les relations syndicats/patronats.
A t-on le droit d'être un autre ? Un père fière de son fils, un fils fière d'où il vient. Problème : l'usine. Grosse erreur du fils d'accepter le traquenard, mais en même temps énorme opportunité. Il n'est plus du côté des ouvriers et l'envers du décor se dévoile. Loin s'en faut, Laurent Cantet ne se complet pas dans un rapport dirigeant/salarié, mais un peu quand même. Le dialogue social bouché, les frontières entre les parties quasiment imperméables. C'est aussi une histoire de famille, où la fierté ne doit se montrer et où le profil bas est de mise. Vindicatif.
Le seul bémol à cette opus sociétal est le manque de naturel des "acteurs". Pas un pour relevé l'autre. Ca bafouille dans les répliques, ça attend bien sagement son tour dans la file pour l'ouvrir et ça se vois trop. Sinon pour moi qui est 60 ans et qui en 68 pendant les grèves était allé visité l'atelier d'imprimerie de mon père je me suis retrouvé dans la peau de ce stagiaire. J'ai vu l'attachement de mon père pour sa machine. Il en était très fier et le pére dans ce film me rappel le mien. Quand aux dos courbé devant le patron de la part des ouvriers j'en ai vu également. Alors bien sûr tout ce qui ce passe dans ce film est archi plausible. Ceux qui n'y vois qu'une grosse caricature n'ont pas du travailler souvent dans ces genres d'entreprises, ils n'ont du voir que des sièges de bureaux. Donc un film à voir et dommage pour les jeux d'acteurs. À voir au moins une fois.
Un film sans importance qui prend tous les clichés possible et imaginables sur les deux populations prises dans le film (le patronat et le monde ouvrier) pour en faire un film pas très bon et des acteurs qui oscillent entre le sous jeu et le sur jeu, souvent ridicule.
Sûrement le film le plus réaliste sur le monde du travail que j'ai pu voir. J'ai vécu comme beaucoup des conflits au sein de mon entreprise et j'ai eu la sensation en voyant ce film de revivre certaines situations, je n'ai pu m'empêcher de comparer certains personnages et leur discours avec ceux que j'ai connu. Le discours de la Direction, des Syndicats, l'attitude des ouvriers( ceux qui suivent le mouvement, les autres qui n'osent pas ou ne veulent pas) tout y est et tout sonne incroyablement vrai. L'environnement et l'ambiance accentuent également cette impression de réalisme. Scénario, mise en scène et interprétation très juste font de ce film un chef d'oeuvre dans le genre. A voir absolument!
Pour son deuxième long-métrage, Laurent Cantet, à qui tiennent à cœur les thèmes sociaux, décide de promener sa caméra dans une usine au moment du passage aux 35 heures. Le style quasi documentaire de "Ressources humaines" exacerbe son réalisme, tout comme le sujet abordé. Alors oui le scénario et son personnage central sont un peu naïfs et clichés, oui le film n'est pas exempt de platitudes et de scènes qui auraient pu être raccourcies, il n'empêche que l'histoire est censée porter un jeune homme qui découvre la vraie réalité de l'entreprise, et de la manière la plus brutale qui soit puisqu'il a choisi par idéalisme de travailler dans les ressources humaines. La fin est un peu brouillonne et c'est dommage, mais sinon on assiste à un film peut-être pas remarquable mais non dénué d'intérêt, contrairement à ce que certains ont pu dire. A voir.
Une des création politique les plus saisissantes de ces vingt dernières années ! Son propos capte un désœuvrement, une perte de repère et surtout une quête d'identité ... Ressources Humaines dénivelle l'époque, en 2016 le message est toujours une actualité. Comment ne pas ressortir de ce film sans avoir mal au ventre ? Pour ma part, je suis bouleversé et terriblement ému à tel point que toute ces qualités cinématographique passe ici en seconds plans et pourtant, de ce point de vue ci le film est aussi convainquant. La distribution est partie prenante de la force du long métrage, ils sont merveilleux ! Une énorme gifle, à voir et à revoir ...
Un film assez insupportable. On pardonnera le jeu médiocre des acteurs, les nombreux faux-raccords, les transitions en fondu très maladroites et autres défauts de mise en scène et de montage qui n'ont fait qu'accentuer le principal défaut : le message.
Certes ce film de 1999 traite un sujet qui n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui, en 2013, et il le traite de façon relativement potable sur le fond (tout n'est pas à jeter, en gros), mais seul le fond est bon. Les personnages agissent de façon complètement incohérente (en dehors de la syndicaliste communiste qui est le seul élément tangible de l'oeuvre). Le héro se retrouve peu à peu porteur d'une l'idéologie marxiste de l'opposition des classes sociales, d'ailleurs très grossièrement caricaturées entre les gentils ouvriers et les méchants cadres et administrateurs de l'entreprise, se qui est plutôt dérangeant, surtout que le réalisateur à essayé de nous faire croire que son propos était nuancé en balançant quelques personnes méfiantes dans un premier temps au syndicalisme.
Bref un film qui se veut intelligent en traitant d'un sujet grave et complexe, mais qui souffre d'une très mauvaise distribution (des personnages insupportables avec des acteurs qui les rendent encore moins attachants), d'un horrible montage et d'un propos caricaturé qui le décrédibilise complètement, à tel point que la recherche de pathétique dans les moments "tristes" est tellement grossière que le spectateur aura plus tendance à en sourire qu'à en pleurer...
Un film qui traite un sujet intéressant et de façon réaliste, mention spéciale à la syndicaliste ! Le performance des acteurs est "réaliste" également, des banalités, des moments mous, mais certains acteurs restent fort mauvais. Je pense surtout à quelques énormités dans le jeu de l'acteur principal et certaines de ses répliques aussi détestables qu'incompréhensibles qui empêchent d'apprécier le personnage et donne envie de le frapper très fort ... Sinon, le sujet abordé est bien traité et pose des questions pertinentes, le gros point noir étant une mollesse constante durant 1h30.
Bon film sur le monde impitoyable de l'entreprise. Un homme rentre au comité de direction de l'entreprise ou son père travaille pour un stage. Il découvre par hasard un plan de licenciement. Des bons acteurs pour un film militant.
Les acteurs non professionnels sont en roue libre, on ne croit absolument pas à ce qui se passe.. et quand à Jalil.. je ne dirais rien. Après le côté fiction-documentaire est plutôt bien fait et réaliste, malgré quelques clichés.. C'est un premier essai..
Un docu-fiction qui malgré son titre n'a rien de neutre dans son point de vue. Le départ est poussif, la réalisation paresseuse et le jeu limité des acteurs tend plus vers le documentaire Arté qu'une oeuvre de cinéma. Dans la première heure la richesse des dialogues et des situation permet d'aborder un nombre assez incroyables de thèmes qui mériteraient un film à part entière à eux seuls. Si ceux-ci sont sensés être représentatifs de bien plus que la situation de cette PME on oscille ici sans cesse entre la caricature et des éclairages très justes sur l'entreprise. Elle est ici bien plus qu'un outil de travail lieu de luttes de pouvoirs et témoin de la violence des confrontations entre les acteurs en place (syndicats, ouvriers, management). On aborde aussi le décalage générationnelle dans le rapport au travail, l'effet de Noria, la satisfaction du père qui savoure en silence et par procuration la revanche sociale qu'incarne son fils, l'importance du respect de la hiérarchie, l'éternel dilemme du progrès technique, la relation père-fils, patron-salarié, le paternalisme dans l'entreprise, le fossé entre deux mondes qui se cotoie sans se comprendre et sans avoir beaucoup en commun (culture, valeur, normes). Je me suis beaucoup identifié à la difficulté de Jalil Lespert pour interagir avec ses anciens amis, voir sa famille lorsqu'il aborde son travail. Mais le meilleur cotoit le moins bon et le réalisateur adoubé par des critiques n'ayant pas dû beaucoup travailler dans l'industrie assène des clichés assez effrayants : les cadres sont sinistres et stupides, les syndicats butés et bornés, les ouvriers stupides et suiveurs. Surtout ce qui m'a le plus gêné dans Ressources Humaines c'est la sensation d'etouffement, la condescendance et le sordide avec laquel Cantet dépeint une famille moyenne française. Si la dernière partie pert en justesse et crédibilité, elle gagne paradoxalement en talent cinématographique et émotion sans toutefois donner une réponse satisfaisante à l'intrigue. S'il manque un peu de cinéma à cette chronique, elle est à visionner et critiquer dans tous les cours de Théorie des organisations. Une scène : les ouvriers rampant à travers la vitre brisé de leur usine. Mais aussi : 23:40, 26:50, 35:25, 36:25, 54:35, 58:50
"Oui-Oui découvre le monde de l'entreprise", tel est le titre qui siérait le mieux à ce film. La fausse-naïveté avec laquelle Laurent Cantet décrit le milieu ouvrier me fait littéralement hérisser le poil. Tous les clichés du genre sont réunis, que ce soit le leader syndical parano, le patron qui fait les coups en douce ou encore le manœuvre abruti par son travail qui ne voit pas plus loin que le bout de sa retraite. Pour donner un peu plus de saveur à l'ensemble, le film est estampillé par la marque du conflit : au sein de la cellule familiale, au sein de l'entreprise, au sein de la société. Ce dernier aspect aurait d'ailleurs mérité un développement plus conséquent. On s'en tient à l'opposition manichéenne syndicalisme-libéralisme sans entrer dans les détails. Un peu léger pour une mesure politique qui fait encore débat aujourd'hui et qui renvoie à la grande période de l'Etat-Providence dans l'entre-deux-guerres. "La question humaine", plus originale et moins niaiseux, obtient largement mes faveurs en la matière.