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Yoloyouraz
35 abonnés
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3,0
Publiée le 30 juin 2012
La démarche est absolument remarquable, et l'ensemble interprété avec une grande justesse, certes. Mais le récit pêche quelque peu, à cause d'un rythme inadéquat ou de quelques grosses ficelles qui auraient pu être évitées. L'ensemble reste particulièrement intéressant.
Premier pavé de Laurent Cantet dans la marre du cinéma. Mais n'est pas Ken Loach qui veut. Des acteurs, même amateurs, ça se dirige un minimum. L'histoire se tient, mais on ne croit pas une seule seconde ce qui se joue, dommage.
Oula,c'est mauvais, c'est catastrophique. Avec Ressources humaines, Laurent Cantet a touché le fond. La performance de Jalil Lespert est très moyenne,bien que largemaent supérieure à celle des autres acteurs, complètements bidons, en particulier la syndicaliste, insupportable.La Mise en scène est plus que médiocre, et on s'ennuie!! L'ennui est infernal, la plupart des scènes sont ridicules et accompagnées de dialogues très creux, à l'instar de la scène de la bagarre, dans le bar. Bien sûr le parti pris est celui des gentils syndicalistes qui se battent contres d'horribles patrons, des tortionnaires qui leur prennent leur travail. Des syndicalistes insupportables, comme Danielle Arnoux, qui ne fait qu'hurler et geindre pendant tout le film. Pour finir en beauté, il fallait bien sur montrer la solidarité entre les ouvriers, Franck Verdeau et son acolyte et la CGT. spoiler: l'établissement est vandalisé et il y'a grève .Le film s'éternise sur la fin, une fin assez ignoble d'ailleurs où on reste largement sur notre faim, bien que jubilant de s'être débarassé de cette daube abjecte.
Le réal s'intéresse de très près à la lutte des classes et malheureusement, le manichéisme omniprésent ne l'aide pas à revendiquer la justesse de son discours. Les grands méchants patrons vicieux contre la gentil CGT qui a toujours raison, voila le topo... Et que dire de la surabondance de clichés sur les ouvriers qui en devient presque insultante pour ceux-là même ? J'estime que tout en restant engagé il aurait pu nuancer son propos afin de le rendre plus juste et surtout, plus crédible, car au final c'est lui le perdant. C'est dommage car certains sujets sur lequel s'attarde le film sont intéressants, notamment le patrimoine culturel, la honte d'être ouvrier, etc. Je ne parlerais pas du jeu d'acteur, ça s'appellerait de l'acharnement étant donné que le film n'a pas été réalisé pour ses qualités cinématographiques et l'assume pleinement, servant de vitrine à l'hymne trop caricatural de Cantet !
Le film est limpide, sans discours superflu, une véritable marque de fabrique pour Laurent Cantet. Faire intervenir des amateurs renforcent l'aspect documentaire. Une première et franche réussite.
Un film réaliste qui permet de voir comment les choses peuvent se passer en entreprise lorsque l'ensemble du personnel se trouve dans un contexte social spécifique lié à la mise en application des 35 heures...et comment un jeune cadre/stagiaire, sincèrement convaincu des bienfaits de cette loi, doit faire face au scepticisme des employés et responsables syndicaux ainsi qu'au double-jeu cynique des dirigeants.
Selon moi, Laurent Cantet s'affirme avec ce Ressources humaines comme le Ken Loach français. Film social absolument génial d'émotion et de maîtrise, ce film a révélé également un acteur qui n'a pas eu encore la notoriété qu'il mérite : Jalil Lespert formidable de sincérité et très subtil dans sa façon de transmettre une émotion. J'ai vraiment adoré ce film qui met en lumière les dérives aujourd'hui reconnues du monde de l'entreprise, plus particulièrement des effets de la mondialisation. Mais qui ne se contente pas de stigmatiser seulement les patrons mais aussi les ouvriers qui se complaisent dans leur rôle d'opprimés. Je recommande à quiconque ce film!
Film très intéressant et émouvant qui montre bien la réalité dans le monde du travail, et qui permet de se rendre compte de la nature des relations patrons/ouvriers via les ressources humaines...
N'importe qui qui a vécu ou vivra ces situations de plans sociaux, et confronté sera frappé par la justesse et l'intelligence de ce qui est montré. Les regards, les gestes sont remaquarbles de justesse, de concision et de simplicité. Une belle oeuvre courageuse du cinéma français.
Problablement le film le plus authentique que je n'ai jamais vu ! Les acteurs sont tous ordinaires mais cela contribue à l'attachement qu'on leur porte et ils sont très convaincants ! La réalisation est classique mais on n'est absolument pas gêné par ce détail ! J'ajouterais que certaines scènes sont extremement émouvantes ! On a ici une belle démonstration de ce qui se passe dans les entreprises de nos jours : les coups bas, l'envie de pouvoir et ses conséquences etc... alors je me suis posée la question : le cinéma français est-il bel & bien mort et enterré ?
Difficile de faire un film plus social et d'être un réalisateur aussi engagé que Cantet. Il fait des films traitant de sujets à caractère social mais les fait aussi de cette manière. Cinéaste d'investigation, il prend très au sérieux la création du scénario avec la participation de gens extérieurs au cinéma, dans la conception et dans la réalisation de l'œuvre. Un peu comme le cinéma néoréaliste italien, Cantet base son cinéma sur la limite brumeuse entre le cinéma réaliste et le documentaire, entre le vrai et le fictif, entre l'acteur pro et l'Homme de tous les jours. Ici, se mélange professionnels et amateurs ex-membres de la vie active ayant les compétences professionnelles pour interpréter les rôles. Le film nous lance dans les méandres d'une entreprise type dans une banlieue ouvrière, on y découvre avec un réalisme confondant l'aliénation des employés par le travail à la chaine (merci Marx), un sentiment d'infériorité et de honte ressenti par les classes inférieures et la manipulation cynique de certains patrons. Le profond malaise encré entre la classe patronale et la classe ouvrière se manifeste à de nombreuses reprises à l'intérieur de l'entreprise (consultation=examen) mais aussi parmi les relations du personnage de Jalil et ses anciens amis (ouvriers). Ce microcosme est judicieusement révélateur de la société dans son ensemble, Cantet ne parle pas de cette entreprise, mais de l'Entreprise et de la détérioration du monde du travail.Le personnage est d'ailleurs judicieusement choisi, enfant d'ouvrier mais futur patron on le voit osciller entre ces deux "camps", coincé entre la honte illégitime de ses racines et l'amère facilité de s'en sortir (dilemme intelligemment rendu physique par le style vestimentaire de Jalil). Toute l'histoire du personnage de Jalil sera comme un prélude à sa tirade finale d'une puissance émotionnelle exceptionnelle et remarquablement bien interprétée. Toute la tension du film explose lors de cette mémorable confrontation unilatéral.
Non. C'est surjoué, les répliques s'enchainent laborieusement, les réactions sont complètement démesurées. Le patron est fourbe, les représentants syndicaux vindicatifs, l'ouvrier soumis, le stagiaire naïf. On m'aurait menti? Dommage, le film aurait pu creuser un peu plus en avant les différences de point de vue entre le patronat et les ouvriers. Ah mais quel méchant patron, il profite de la réduction du temps de travail pour réduire aussi les effectifs (cherchons l'erreur? Nan, il est juste très méchant). Non, non non et non. Deux étoiles car l'intention est bonne et le sujet original.