Mission
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Note moyenne :   4,0 pour 3 691 notes dont 284 critiques  | 
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Kloden

34 abonnés | Lire ses 811 critiques |

   3 - Pas mal

La première chose que, très étrangement, je vais retenir de Mission, c'est que ses quarante premières minutes contiennent déjà un arc narratif dont la force est au moins équivalente à ce que bien des films prennent toute leur durée, et un climax appuyé, pour développer. La rédemption de Robert de Niro en mercenaire esclavagiste est sublime, très sobrement amenée. Elle fait partie de ces histoires qu'on a déjà vues, mais que je trouverais pourtant toujours trop rares, d'hommes que la douleur a rendus à eux-mêmes. Spoiler : Ainsi, le meurtre passionnel de son frère (Aidan Quinn, qui avec Légendes d'Automne, n'est décidément pas gâté par ses frères de cinéma) substituera, dans le coeur du personnage du grand De Niro, l'amour véritable à une affection non moins forte mais dont l'égoïsme finira par le faire plonger. Très simplement, Roland Joffé rappelle comme il est bon d'accompagner les passions d'une sensibilité véritable à chaque coeur qui bat autour de nous, d'un amour qui embrasse tout et donne autant qu'il prend. Et c'est ce que ces peuples autochtones, cette Nature, et la bonté d'un Jeremy Irons transfiguré, matérialisent si bien. Peut-être aurais-je quand même préféré une photographie un peu plus solaire, et quelques plans plus contemplatifs, pour donner à The Mission un peu plus de la fibre animiste qu'on sent le traverser trop imperceptiblement (sans pour autant que j'aurais souhaité le voir tomber dans les excès que je trouve à un Terrence Malick, bien sûr). Quoi qu'il en soit, le film dérive ensuite vers une portée bien plus politique, s'attachant à dénoncer les incohérences de nos ancêtre occidentaux et leur colonisation à deux vitesses, avec ses appels à l'autorité divine pour justifier des crimes on ne peut plus humains. Si le tout est très intelligent, jamais outrancier, et parait bien documenté, c'est quand même là que le film m'a quelque peu lâché. Je lui trouve un manque de souffle regrettable pour une telle fresque historique, le genre se devant à mon goût de rendre la grandeur et le désespoir de l'époque d'une façon un peu plus appuyée (Le Dernier des Mohicans restant pour moi la référence en la matière). Si je pardonnais le manque d'animation du Christophe Colomb de Ridley Scott, auquel Mission m'a aussi beaucoup fait penser, c'est bien parce qu'il contait avant tout l'effondrement d'un rêve individuel et accompagnait sa relative lenteur d'une certaine mélancolie. Qu'importe, en l'état je retiendrai davantage la fibre humaniste, le casting et la subtilité de ce film, étonnament apaisant malgré la dureté de son récit. Se dire que des hommes comme Irons ont existé ou qu'ils existent peut-être encore, voilà sans doute ce qui me réconforte. Le simple fait que certains, comme Roland Joffé, mettent tant d'ardeur et de conviction à les imaginer, d'ailleurs, prouve combien il git de compassion dans une humanité qui n'est jamais aussi belle que quand elle combat sa laideur. Inspirant.

zomboulou

1 abonné | Lire ses 24 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Film audacieux qui s’empare d’un sujet sensible et le traite avec brio. Comme un grand vin, un film qui vieillit bien et n’a jamais été aussi actuel dans son propos. A voir et revoir pour tous les amoureux de belles images… et pour tous les autres aussi.

http://lumierenoireblog.com/2013/04/01/mission/


1 poti chat

1 abonné | Lire ses 60 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Pourquoi la palme d'or obtenue par Mission en 86 a t-elle fait scandale ? Ici, on détient un chef d'oeuvre historique, parfaitement maîtrisé par les interprètes qui forment un casting de choix : - Robert De Niro, comme d'habitude, soigne avec brillo son rôle, ici celui d'un mercenaire inhumain (Rodriguo Menzoza) qui lui colle à la peau. Très immersif, il image excellemment l'homme qui veut souffrir pour vivre sa rédemption (Spoiler : pour le meurtre de son frère ). - Jeremy Irons, impeccable et propre dans un rôle de prêtre jésuite (Frère Gabriel), nous fait vivre la puissance du pardon, de la non-violence, et la foi. Peu importe notre religion, on se doit se s'émerveiller face à tant de conviction qui se traduit par une soif d'amour envers ceux qui ont besoin d'aide (Spoiler : ici les peuples Guaranis qui sont des autochtones exploités pour la traite d'escalve en Amérique du Sud ). - On découvre aussi un jeune Liam Neeson, dans un rôle d'apprenti missionnaire, pourrait-on dire, encore frêle mais possédant une certaine énergie et implication dans la-dite mission. - Moins médiatisé mais tout aussi important, si ce n'est plus, il faudra citer Ray McAnally (Cardinal Altamirano) en apparence sobre et inexpressif, mais pour justement représenter l'autorité, et celui qui est sensé trancher du problème qui est l'objet principal du film : Spoiler : faut-il ou non poursuivre les missions jésuites ? Bref, on détient un film réellement immersif, superbement filmé dans les décors sombuteux de la jungle d'amérique du Sud, avec de magnifiques thèmes du très grand Ennio Morricone (dont celui joué à la flûte dans la fameuse scène de "la rencontre avec les peuples autochtones" très humanisante). Ou encore "On earth as it is in heaven" avec ses fameux choeurs, à la connotation effectivement religieuse, sa mélodie enjouée, et les percussions qui ne sont pas sans rappeller les musiques flokloriques de certains peuples. On découvre aussi, sous l'angle de vision du Cardinal, qui est en découverte sur ces terres exotiques, les guaranis manipulés par les portugais et les espagnol pro-esclavagistes pour effectuer des labeurs d'une part; et d'autres part les guaranis occidentalisés par les jésuites et les anti-esclavgistes pour contribuer à leur donner une image plus "humaine". On entendra ainsi de superbes chorales et sopranos de guaranis pour impressionner le cardinal, évidement Spoiler : chose qui sera réussie . Au niveau des émotions véhiculées par les différents principaux interpètes; on pourra citer la colère, la vengeance, le pardon, l'amour, la force, la foie. Ce film est indéniablement à conseiller pour n'importe qui, quel que soit sa confession bien sûr ! et ce pour tous les arguments cités plus hauts et surtout car ce film est hu-ma-ni-sant, en plus d'être sérieusement documenté sur les années 1750 ! Quelques soit vos priorités, ce film est indéniablement à placer dans votre vidéothèque. Spoiler : Cette critique n'en serait pas une si on ne citait pas la scène finale, bouquet d'émotions, lorsqu'on mesure la puissance de l'amour de frère Gabriel et qui continu de marcher en portant une relique sous les balles des portuguais. Certains y verront une référence à la scène du Christ portant sa croix sous les injures du peuple. Toujours est-il que frère Garbriel meurt d'une balle, et qu'un guarani ramasse la relique, qu'il porte, en continuant de marcher. Et cette scène triste mais magnifique est rendue d'autant plus intense qu'on la découvre de l'angle de Rodriguo (Robert de Niro) agonisant d'une blessure par balle. Il y aurait encore beaucoup à citer, comme des phrases puissantes et intellectualisantes prononcées tout le long du film. Par exemple, il y a l'adage de conclusion du Cardinal. Mais une explication écrite ne saurait qu'enrayer la beauté auditive à laquelle nous sommes amener à succomber lorsqu'on le découvre de soit même.

Kilian Dayer

24 abonnés | Lire ses 587 critiques |

   4 - Très bien

La Palme d’Or à Cannes en 1986 n’est pas l’unique pamphlet engagé du cinéaste Roland Joffé. Ce n’était donc pas une surprise, à l’époque, qu’un tel réalisateur s’attaque aux conflits religieux et politiques lors de l’annexion, au 18ème siècle, de l’Amérique latine par les colons européens. Pour autant, les enjeux de Mission ne sont pas uniquement axés sur la domination chrétienne envers les indigènes, le film dénonçant bien d’avantage la division au sein de l’Eglise romaine, ou encore, le partage difficile des contrées découvertes entre espagnols et portugais. Il est dès lors captivant de se pencher le temps d’un métrage sur l’histoire qui traça les frontières des nations sud-américaines. Film historique d’abord, puis drame social, Mission n’est qu’une peinture critique d’un fait politico-religieux qui orienta tout un continent dans les élans qui sont les siens aujourd’hui. Subjuguant. Intrinsèquement, le film de Joffé n’est pas un haut fait de divertissement. Rien n’est ici palpitant, ni même réellement surprenant. Pour autant, le cinéaste travail si consciencieusement que l’on en oublie parfois qu’au casting, des vedettes hollywoodiennes s’octroient les rôles principaux. L’on sent immédiatement l’alchimie entre histoire et fiction. Impeccablement tourné, Mission s’impose très honnêtement comme une très grande réussite du film historique moderne, d’autant qu’à l’heure actuelle, la version restaurée de l’œuvre de 1986 est tout simplement sublime. Plus intéressant encore que les enjeux de l’histoire, voilà les paysages luxuriants des confins argentins, paraguayens et brésiliens, ou le point de confluence n’est autre que les mythiques chutes d’Iguaçu. Les formidables chutes en question sont sublimées par la direction artistique de Joffé, mises en valeur par un travail visuel de toute grande qualité. La jungle profonde qui accueil la mission jésuite est elle aussi admirablement filmée, sans tricherie. N’oublions pas qu’un grand pourcentage des protagonistes du tournage auront vécu le calvaire dans l’enfer vert. Si Mission est certainement, et c’est peu de le dire, le film le plus impersonnel dans la filmographie de Robert De Niro, c’est parce qu’ici la star se voue entièrement à son réalisateur. Si le charisme de l’acteur est toujours le même, pas d’individualisme aux contours. L’interprète signe là une performance majeure, une de plus, sans éclipser le moins du monde ses compagnons de tournage, dont l’excellent Jeremy Irons, ici tout de même un peu naïf en tant qu’acteur. L’on notera accessoirement que Mission est aussi l’une des premières vraies apparitions d’un acteur solide de maintenant, Liam Neeson. Casting impeccable, photographie somptueuse, récit captivant pour peu que le sujet intéresse, manque au final qu’un zeste d’énergie pour que le film de Roland Joffé fasse vraiment partie des grands classiques du cinéma, catégorie auquel le film prétend. Certes important historiquement, le film n’a pas toujours le rythme physique qu’il devrait avoir. Oui, alors que l’on se prépare à une bataille finale épique en pleine jungle sud américaine, voilà que la séquence, dans l’idée très réussie, manque sincèrement de panache, de rythme. Bien que le raid des forces colonialistes portugaises et espagnoles soit révoltant, Roland Joffé manque à plusieurs reprises ses séquences d’action, d’une mollesse parfois étonnante. Pour ne pas faire la fine bouche, soulignons que le cinéaste fût très ambitieux qu’il sera finalement parvenu à réaliser un film important, un film historique captivant qui sans trop écorcher la maison de dieu, soit l’église, n’est pas pour autant très tendre avec elle. Enfin, en 1986, personne ne pouvait se permettre cette offense. 16/20

robinferand

3 abonnés | Lire sa critique |

   5 - Chef d'oeuvre

Un film absolument magnifique! Le duo Irons De Niro exceptionnel. Chef d'œuvre sur une bande originale d'Ennio Morricone

Rictus1260

2 abonnés | Lire ses 35 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Mission est un de mes films préférés. Musique et image sont sublimes, il est vrai. Mais cela est encore peu quand on regarde la performance des acteurs, notamment Robert De Niro dans son rôle d'esclavagiste et de fratricide repenti et Jeremy Irons dans son rôle de père Jésuite dont la passion pour sa mission le pousse jusqu'au sacrifice. Il y a des images très fortes dans ce film, des scènes inoubliables. Notamment, le moment ou le Frère Rodrigo est délié de sa faute, où l'on ressent le bonheur indicible qui surgit dans le plus profond de son âme ainsi que le moment où un choeur composé de jeunes indiens de la mission interprète un chant divin devant un public interloqué. Comment un être sans âme peut-il chanter ainsi? Mais un des grands mérites de ce film est aussi de nous conter l'histoire réelle et le dénouement navrant de ses missions jésuites en Amérique du Sud. Le but de ces missions était avant tout de donner une éducation, une formation, du travail, un soin médical et spirituel à ces peuples indiens. En bref, de les aider à se développer et devenir maitre de leur pays, de sortir de la misère en apprenant à exploiter leur richesse. Mais ce plan dérangeait terriblement les autorités portugaises et espagnoles qui convoitaient ces biens et traitaient volontiers les indiens en esclaves. Ces pouvoirs publics ont préférés sacrifier les missions en se servant au passage de quelques hommes d'église corrompus ou trop lâches pour s'opposer à leur volonté. L'ordre des Jésuites lui même a été sacrifié plus tard pour les mêmes raisons mais il fut heureusement réhabilité et son honneur restaurée aux yeux de l'humanité à cause du bien immense qu'il a accompli dans tous ces pays et dont l'impact est maintenant incalculable.

Marceau G.

167 abonnés | Lire ses 293 critiques |

   3 - Pas mal

"Mission" est un drame historique sorti en 1986 et réalisé par Roland Joffé. Le film se situe au XVIIIème siècle et raconte l'histoire (vraie) de jésuites tentant de fonder une mission en territoire Guarani. Palme d'Or surprise, "The Mission" s'avère joli mais plat. Les intentions sont honorables, la musique est belle, les acteurs sont stupéfiants (De Niro et Irons), la photo est magnifique, et le scénario est bien construit. Mais que ce film est vide d'émotions, creux et peu prenant... Bon d'accord, j'y vais un peu fort en disant qu'il est vide d'émotions, mais tout du moins, il y a un important manque de profondeur ; Joffé filme le tout de manière désinvolte, sa mise en scène est trop approximative ; que ce soit dans la rédemption de Mendoza (Bob) ou dans le combat de Gabriel (Jérém'). Il prend ce sujet trop "à la légère" pour que le spectateur soit bouleversé ; par exemple, la dernière scène qui devrait (aurait dû) se révéler poignante et dure, est en fait désuète, ridicule, tellement c'est peu crédible (les trucages, la mise en scène, l'action, les morts, le sang...) ! Du coup, ce film n'est ni vraiment prenant, ni vraiment poignant, et surtout, ne dégage pas la tristesse voulue, à cause du manque de crédibilité. Même si on suit sans ennui, on aurait aimé un peu plus de profondeur et de crédibilité, car Joffé, lui, est certain qu'il met dans le mille, que sa mise en scène frôle la perfection, ses intentions de faire un joli film - critique par dessus le marché - pas bête et prenant sont là, mais, on ne ressent pas grand chose... C'est franchement dommage car visuellement, "Mission" est loin d'être à jeter et les acteurs sont très impliqués dans leurs rôles, mais il n'y a pas cette petite touche de virtuosité de la part du réalisateur qui aurait fait de "The Mission" un film crédible et fort intéressant.

Hunter Arrow

58 abonnés | Lire ses 410 critiques |

   5 - Chef d'oeuvre

Palme D'Or controversée, l'audience bobo parigo de cette année là n'acceptant pas que l'on remette une récompense à un film trop "populaire" ayant bénéficié de moyens "confortables", Mission du réalisateur anglais Rolland Joffé demeure pourtant un chef d'oeuvre. Teinté d'un humanisme bouleversant, ce film touche juste et ce grâce à des scènes aussi évocatrices que cultes. Bénéficiant de splendides décors, magnifiés par une photographie de toute beauté, il faut admettre que l'aspect visuel du film séduit de suite. Et si l'on pourra toujours pouffer de rire devant certains effets de réalisation maladroits, en particulier dans la "bataille" de fin où l'on comprend que Joffé n'est pas un réalisateur de films d'actions; il faut reconnaitre que pour tout le reste c'est du tout bon. L'interprétation des acteurs est au diapason avec un duo De Niro/Irons excellent chacun de ces deux acteurs étant visiblement grandement investis. Et enfin, la cerise sur le pancake : la BO signée Enio Morricone. Surement l'une de ses plus belles. En conclusion, un film à voir absolument.

Docteur Jivago

178 abonnés | Lire ses 1448 critiques |

   4 - Très bien

Palme d'or surprise au festival de Cannes 1986, "Mission" de Roland Joffé nous envoie au milieu du XVIIIème siècle pour suivre un jésuite qui fonde une mission sur les terres des Indiens Guaranis ainsi qu'un ancien mercenaire qui cherche la rédemption après avoir commis un meurtre qui vont lutter contre la domination Espagnol et Portugaise. Œuvre ambitieuse, posant les problèmes de la colonisation et de l'évangélisation, "Mission" s'avère réussi, nous faisant suivre cette histoire à travers deux portraits radicalement opposés entre l'ancien mercenaire devenu Frère et le jésuite. Roland Joffé nous immerge assez vite et de belle manière dans son histoire, notamment grâce à une superbe reconstitution (mettant à mal l'abus d'effets numériques et de fonds verts auxquels on est trop souvent habitué à travers les grosses productions récentes), un rythme lent et adéquat qui prend le temps de nous présenter l'histoire, les personnages et les environnements ainsi qu'une magnifique bande originale de Ennio Morricone et l'immersion est totale et magnifique. Le scénario est bien écrit, mettant bien en avant les propos important et grave qu'il aborde tout en étudiant bien les deux personnages principaux mais surtout leurs affrontement psychologique qui s'avère intense et captivant. La photographie est magnifique, tout comme la qualité visuelle. "Mission" est porté par d'excellent acteur, Jérémie Irons et Robert De Niro sont époustouflant, on y trouve aussi de bons seconds rôles tels que Liam Neeson, même si on pourra regretter que son personnage soit si peu mis en avant. Une très belle œuvre, au succès mérité, touchant, important historiquement et magnifique.

atomewarrior

13 abonnés | Lire ses 746 critiques |

   3 - Pas mal

Mission se veut un film engagé mais qui ne l'est pas assez, puisque la relation entre les colons et les autochtones n'est pas assez forte. Dommage car la fin est excellente.

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