4390 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
158 critiques spectateurs
5
44 critiques
4
63 critiques
3
30 critiques
2
13 critiques
1
7 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Yasujirô Rilke
272 abonnés
1 059 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 7 février 2009
L’une des missions primordiales du Nouvel Hollywood est de recomposer l’imagerie des Etats-Unis et de son territoire. Un cinéaste comme Scorsese réévalue le cliché commun de la ville en en reconstituant la nature perverse ou traumatique. Avec «Jeremiah Johnson» (USA, 1972), Sydney Pollack reconstitue l’Ouest américain, non plus comme le bastion de la Nature que la Culture doit à tout prix dominer, mais comme une figure dominant l’homme. Jeremiah Johnson fuit la ville et sa cohue pour intégrer la nature et l’y habiter. Le film se découpe en deux parties, l’entrée profonde dans la nature, instaurant une lutte entre la civilisation et la sauvagerie, et l’assimilation des lois de la nature. Dans le premier temps, Jeremiah fait la rencontre des quelques hommes qui habitent ces lieux désertiques. Dans un second temps, il les revoie mais sous l’angle du nouvel homme qu’il est devenu, celui que la providence naturelle a transformé en «homme sauvage». La sagesse de Pollack n’est pas disposer une énième lutte entre la culture et la nature mais d’éclairer l’un à la lumière de l’autre. Sans prise de position, bien que l’époque et le mouvement hippie appel un retour à plus de candeur, «Jeremiah Johnson» reprend les héritages du cinéma sur l’Ouest américain et en réajuste la représentation. La grande considération apportée aux traditions indiennes, à la mesure de la dignité des foyers occidentaux implantés en terre indienne, prouve la justesse avec laquelle Pollack considère les deux entités de la culture américaine (indienne et européenne). L’égalité dont Pollack fait montre en filmant de même les indiens et les colons élude tout colonialisme. Le renouveau du cinéma américain, tel que l’accomplit Pollack, va outre de la simple ingéniosité formelle, il atteint le domaine du politique par l’Histoire. En posant un nouveau point de vue, équilibré, sur les populations fondatrices des Etats-Unis, Pollack destine le nouvel Hollywood à plus de conscience et de moral historique.
Eh ben… Je ne m’attendais pas à ça. Ce film me laisse dubitatif. Je ne comprends pas l’histoire, où elle veut nous amener, ni ce qu’elle veut dire, et surtout je ne comprends pas le dernier plan. Voilà. Que demande le peuple ? ‘’Ben alors, c’est la vie, la nature, tout ça quoi ! Non ?’’ Non. Le résumé parle de vengeance, d’autre de l’hostilité de la vie sauvage… Bullshit.
Comment ne pas être subjugué devant ce film? C'est un des meilleurs films sur le retour à la nature. Que dire de plus? A ceux qui ont aimé Dans avec les loups, Into the wild, Seul au monde,Josey Wales, je pense que ce film devrait vous mettre une grosse claque! Robert Redford joue admirablement bien et son retour à la nature est ici sombre, taciturne et violent. Un film intelligent et somptueux à voir mille fois et revoir encore.
Un pur chef d'oeuvre. Pas vraiment un western, plutôt un film de trappeur. Ce pourrait être l'adaptation d'un livre que Jack London n'aurait pas eu le temps d'écrire. A montrer à tous les enfants à partir de 8 ans, çà les marquera à jamais, comme çà nous a marqués mes frères et moi.
La nature est dans ce film belle et dangereuse. Une cruelle dame qui semble jouer aussi bien que Redford alors qu'elle ne dit rien.Très beau film, de très beau paysage, même si on n'aime pas les westerns il persiste toujours le plaisir des yeux.
Un film ou les paysages jouent le 1er rôle et rien que ca en justifie la vision mais l'idee qui se cache derriere ces fabuleux decors c'est qu un homme retrouve toute son humilité face a la nature lorsqu'il choisi de vivre en accord avec lui même.La fin est un peu trop violente a mon gout et l'idée qu'il sera pourchasse par des indiens jusqu'à a sa mort (pour avoir venge sa femme et l'enfant qu'il a recueilli) me semble un final trop négatif mais sinon Redford trouve le ton juste pour incarner cet homme qui décide de quitter le monde civilise et la guerre pour une nature pas moins agressive pour qui ne la connait pas.
Mon dieu qu'il est beau ce film, la nature sauvage avec ses décors à couper le souffle. Le charme de ce genre de film réside dans l'absence d'effets spéciaux c'est justement là où seule la qualité des acteurs compte. Le thème est dur, terrible, douloureux, mais R. Redford tient la draguée haute au autres. La violence appelle la violence, ce n'est pas la solution mais parfois il faut ce rendre à l'évidence, il existe des limites à tout. Ce message est clairement passé dans ce film. Mythique.
J'ai regardé ce film sur Arté, il avait une excellente critique sur le journal mais j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs. J'ai regardé la VF, c'est aussi peut-être pour ça... Une très très mauvaise idée de traduire les chansons, j'aurais préféré qu'elles restent en anglais (à la limite sous-titrées). ça tue un peu le film en fait.
Un vrai film atypique, qui ne ressemble en rien au commun de la production courante. Ce n'est pas du tout un western, ce n'est pas vraiment une ode à la nature, ce film ne ressemble qu'à lui-même et l'on va suivre le parcours d'un homme qui s'exile dans les montagnes pour on ne sait quelle raison. Il va croiser multiples personnages, tous très particuliers et se confronter à une tribu d'Indiens assez hostiles. Le film alterne des plages contemplatives, avec de superbes paysages, et des plages de violence fulgurantes, très bien mises en scènes. L'interprétation de R. Redford est impressionnante, très intense et il nous montre diverses facettes de son talent. S. Pollack signe une nouvelle mise en scène très brillante et montre une vraie disposition à filmer les paysages (avant « Out of Africa ») et montrer le nature (qu'elle soit humaine, végétale ou animale) à la fois dans sa beauté et dans sa cruauté. Le rythme est assez lent par contre et la fin m'a laissé perplexe et orphelin d'un petit plus. D'autres critiques sur
Malgré le fait que Sydney Pollack soit le réalisateur et que Robert Redford soit le personnage principal de ce film; je n'ai pas apprécié Jeremiah Johnson. Les décors sont très beaux, mais l'histoire et le rythme ne m'ont pas du tout plû et je me suis profondément ennuyé devant ce western.
Une amitié Pollack/Redford ne peut que faire des ravages. Jeremiah Johnson est un mélange suculent de somptueux paysages (Montagnes Rocheuses), d'aventure (où que tu ailles Robert je te suis..) et d'humour car enfin on rencontre des personnages aussi drôles que bizarres tout au long du film. Cet espèce de phénomène à la Christopher MacCandless qui fuit la ville et les hommes pour partir vivre dans les montagnes nous donne envie de le suivre et de savoir ce qui va lui arriver (en l'occurence tout, sauf la solitude). Un très bon moment, ni trop long , ni trop court, je dirais donc au top comme la majorité des films de son réalisateur tant regrétté.
Une grande bouffée d'air frais particulièrement bienvenue, notamment par les temps qui courent. C'est incontestablement un des plus grands westerns de tout les temps : grands espaces (les montagnes enneigées sont magnifiques), solitude, rencontres, indiens mystiques, Robert Redford magnifique... Un film parfois très dur et qui a le mérite de laisser la porte grande ouverte à la fin. Bravo!