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Shock Corridor
note moyenne
3,9
383 notes dont 75 critiques
33% (25 critiques)
36% (27 critiques)
23% (17 critiques)
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Votre avis sur Shock Corridor ?

75 critiques spectateurs

devlin6994
devlin6994

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4,0
Publiée le 14/03/2012
Film plus difficile d'accès qu'on pourrait le penser, "Shock Corridor" débute avec une trame de polar : un journaliste infiltre une clinique psychiatrique pour en savoir plus sur un crime qui s'y est déroulé. Mais on ne se fait pas passer pour fou impunément. "Shock Corridor" relève de fait du thriller psychologique, ainsi que du drame. Il est facile, mais obligatoire, de comparer ce film au "Vol au-dessus d'un nid de coucou" : Fuller a pu réaliser son film après le succès de la pièce de théâtre qui allait donner lieu au long-métrage de Forman. On laissera aux spécialistes le soin de disserter sur la crédibilité de la représentation des maladies mentales dans les deux films, mais il est inutile de préciser que "Shock Corridor" est bien plus sombre, pessimiste, voire même un peu terrifiant. Auteur et réalisateur du film, Fuller partait avec un scénario déjà très dérangeant. Porté à l'écran, le manque de moyens est assez flagrant : les décors sont peu nombreux et très épurés et les acteurs sont de relatifs anonymes (mais néanmoins exceptionnels). Si les plans de Fuller sont déjà très esthétiques, c'est indéniablement le montage qu'il faut saluer : il donne vie au film, traduit la folie qui gagne son personnage principal. Un film violent, physiquement et psychologiquement, qui ne peut pas laisser indifférent.
Plume231
Plume231

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5,0
Publiée le 18/06/2010
Sans conteste le meilleur film de son réalisateur et peut-être aussi le meilleur sur la folie avec «La Fosse aux serpents», «Shock Corridor» est un film dur et d'une très grande intensité présentant une galerie de personnages fascinante incarnée par une distribution impressionnante. L'histoire quand à elle est aussi prenante qu'audacieuse et Samuel Fuller ne manque pas de ponctuer son film de séquences marquantes, ne serait-ce que les visions en couleur des patients. Un film implacable qui nous montre que la lisière entre la raison et la folie est très très mince et qu'il est facile d'y succomber. Franchement, je crois que «chef d'oeuvre» est le terme approprié pour qualifier cette oeuvre unique.
stebbins
stebbins

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5,0
Publiée le 03/06/2008
Fort de son expérience de journaliste spécialisé dans la criminologie, Samuel Fuller réalise en 1963 Shock Corridor, chef d'oeuvre absolu du septième Art. Un film percutant sur une Amérique rongée de l'intérieur par l'ambition, le cynisme, le racisme ou encore l'injustice. John Barrett ( joué par l'immense Peter Breck ) est un écrivain bien décidé à remporter le prix Pulitzer. Pour ce faire, il décide de se faire interner dans un hôpital psychiatrique dans l'espoir d'enquêter sur le meurtre d'un patient ( on ressent ici la dimension autobiographique du film de Samuel Fuller ). En toute objectivité, il faut reconnaître l'originalité de l'intrigue de base, ainsi que la densité des thèmes qu'elle véhicule. A ce scénario génial vient s'ajouter la splendeur de la photographie de Stanley Cortez : surimpressions magnifiques ( notamment celles où Barrett se souvient de sa femme, allongé sur son lit ) et jeux de lumières contrastés idéaux pour symboliser le passage de Barrett de l'équilibre mentale à la folie. Shock Corridor est un film plus choquant qu'il n'y paraît, et spécialement parce que Fuller y nuance son propos : si les patients apparaissent de prime abord comme les stéréotypes de cinglés irrécupérables, ils ont de bonnes raisons d'avoir pété les plombs : Guerre Froide, Ku Klux Klan ou encore bombe atomique sont autant de traumatismes susceptibles d'éclairer la folie d'une société en proie à l'aliénation. Une oeuvre sublime et pessimiste, subtile et pertinente : tout ce que j'aime au cinéma...
Estonius
Estonius

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3,0
Publiée le 30/04/2017
Quelques bonnes scènes, mais trop de défauts, le film nous décrit quatre personnages atteint de folies, deux d'entre eux sont caricaturés à outrance et en deviennent ridicules (le sudiste et le black), de plus les dialogues traînent en longueurs. La scène des nymphomanes est pitoyable et ne sert à rien. L'enquête policière n'a qu'un intérêt secondaire mais aurait pu être plus subtile. On ignore pourquoi Fuller a voulu faire de l'a compagne du journaliste une strip-teaseuse et qui plus est : nous montrer un strip-tease, résultat, on a sans doute le plus mauvais striptease de l'histoire du cinéma. Une série B bien surestimée mais restant relativement intéressante
Max Rss
Max Rss

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3,0
Publiée le 28/02/2016
Intercalé entre « La fosse aux serpents » d'Anatole Litvak (qu'il faudra que je regarde d'ailleurs) et le surpuissant « Vol au dessus d'un nid de coucou » de Milos Forman (étant l'un de mes films favoris), se trouve ce « Shock Corridor » qui voit un jeune reporter, souhaitant glaner le prix Pulitzer se faire interner dans un asile psychiatrique pour mener une enquête sur un meurtre ayant été commis au sein même de l'asile. Le film de Samuel Fuller (auquel on doit le très bon « Au-delà de la gloire ») semble être une case quasi incontournable car le thème de la psychiatrie est finalement assez peu exploité au cinéma, même si depuis quelques années, on peut constater une présence un peu plus importante de films s'emparant du sujet. N'étant finalement pas aussi remarquable que sa réputation pourrait le laisser penser, le film vaut quand même le détour pour son immersion dans certains confins de la folie humaine. Inventif parfois. En témoignent ces scènes, issues des rêves des malades tournées en couleurs, alors que le film quant à lui est tourné en noir et blanc ! Mais la principale force du film de Fuller, c'est qu'il réussit, comme ça l'est mentionné dans une critique un peu plus bas, à insérer de nombreux sous entendus à très forte connotation politique. Pas mal de thèmes y sont ainsi abordés : le puritanisme (étant plus que jamais en vigueur), la peur de la bombe atomique, la ségrégation raciale (qui atteignait un point culminant à l'époque), mais ce qui ressort le plus, c'est la phobie du communisme. Car oui, il fut un temps où aux Etats-Unis étaient considérés comme des terroristes et faisaient l'objet d'une véritable chasse aux sorcières. Et tous ces thèmes sont abordés avec beaucoup de fluidité et beaucoup d'intelligence. En revanche, l'intrigue policière pourrait être un peu plus sujette aux critiques car limite trop facile. Il suffit d'interroger deux ou trois patients pour en connaître les solutions. Cependant, son dénouement est des plus cruels, voir le film pour en savoir un peu plus. Un film à découvrir.
Ilwan
Ilwan

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1,0
Publiée le 06/04/2003
Oh la la ! Je viens de le découvrir dans un ciné-club, précédé de ses louanges de la critique, de sa réputation historique, etc. Mon Dieu que c'est mauvais ! La vision qu'à Fuller du strip tease (même pour 1963) prète suffisamment à sourire pour qu'on redoute le pire quant à sa représentation de la folie... Et le pire est là... Oui, sans doute, ça a considérablement vieilli, circonstances atténuantes, mais tout de même, voir des fous qui se prennent pour Napoléon (ou peu s'en faut), et marche comme les zombies de Romero, non, c'est un peu trop (même pour 1963). Cela en dit quand même assez long sur l'hypocrisie de la presse, incapable de re-visionner ce qu'elle tient (par réputation ? par ouïe-dire ?) pour "un chef-d'oeuvre radical, subversif et convulsif" (Téléramuche) et donc de réviser son jugement. Aujourd'hui, le film de Fuller (l'un des cinéastes les plus surestimés par la presse européenne) passe pour du Ed Wood. La salle a beaucoup ri. C'est déjà ça de pris, même si ce n'était pas le but du jeu.
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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4,5
Publiée le 25/06/2017
Le plus terrifiant dans "Shock Corridor", outre sa galerie de malades mentaux, réside dans l'incapacité à repérer un quelconque point de bascule dans la folie de Johnny Barrett. Il y a même fort à parier que son esprit soit déjà torturé avant même qu'il n'entre dans l'asile, malmené à force de séances de conditionnement qui sont pour Fuller le point d'ancrage d'une morale : la théorie peut se confronter au réel, mais à un moment donné, elle finit par être dépassée, anéantie. Les moments de questions-réponses auxquels Johnny se confronte dérèglent le cerveau du journaliste alors que ce dernier pense que leur caractère mécanique lui servira d'arme face aux vrais médecins et aux vrais malades. Il s'agit ensuite de questionner trois témoins fortement dérangés dans une affaire de meurtre où un membre du personnel de l’hôpital aurait tué l'un des patients. La rencontre avec ces trois malades sera autant un moyen de rendre compte de la désorientation mentale de Johnny (la voix-off le montre parfaitement), de connaître la vérité sur cette affaire de meurtre et surtout de dresser un tableau d'une Amérique hantée par son passé sanglant. Le dispositif très méthodique employé par Fuller et donc par son personnage, soit un catalogue assumé où les rencontres avec les malades sont les trois grands temps narratifs du film, réalise une progression dramatique en même temps qu'il énumère les tares des trois patients dont la plus effrayante reste celle de Trent, un jeune noir qui se met dans la peau de ses agresseurs et qui, dans une scène glaçante, porte le masque du Ku Klux Klan et lynche avec les autres malades une autre personne de couleur. "Shock Corridor" raconte l'histoire d'un journaliste qui perd pied dans un lieu ou aucun espoir n'est possible, incapable de comprendre qu'il saisit les brefs instants de lucidité des témoins parce que lui-même n'est lucide que dans le même temps. Il faut donc bien mesurer la radicalité du propos de Fuller : l'Amérique est un gigantesque asile, et personne n'en réchappe.
cinémanie
cinémanie

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4,0
Publiée le 13/06/2011
Le véritable point fort de ce film réside très certainement dans l'incroyable ambiance de folie qui étreint le spectateur du début a la fin et cela est du a l'extreme qualité de l’interprétation proposé par des comédiens qui n'ont curieusement pas réalisé de grandes carrières.Fuller utilise avec intelligence ce quasi unique décor constitué par ce long couloir appelé la "rue" et dans laquelle déambule les malades ,le scénario apparait quelque peu brouillon et l'on a beaucoup de mal a comprendre pourquoi le meurtre d'un patient de l'asile peut revêtir autant d'importance au point de valoir le prix pulitzer au journaliste qui découvrira le coupable.Par contre ,au travers du portrait des 3 temoins de ce meurtre ,le cinéaste aborde de façon remarquable des thèmes aussi tabou (en 1963) que la guerre du Vietnam ,le racisme ou encore les dangers du nucléaire.Dans le genre "film psychiatrique" cela reste moins accessible que le célèbre Vol au Dessus..mais a voir pour son réalisme radical
Sergio-Leone
Sergio-Leone

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3,0
Publiée le 05/12/2010
Idée géniale mais pas forcément la mieux exploitée, un journaliste se fait passer pour fou afin de découvrir un mystérieux meurtrier ayant sévit dans un asile psychiatrique. Nous sommes encore à l'époque où les USA croyaient aux bienfaits de la lobotomie (la boucherie en guise de chirurgie) et c'est dans ce contexte que l'enquête avance bon gré mal gré aux milieux de personnages très caricaturaux (fous se prenant pour un général, un autre pour un enfant...). La réalisation et la photographie noir & blanc sont en revanche fort plaisantes et évitent de donner un aspect trop vieux films de seconde zone. Une écriture moins conventionnelle et moins caricaturale dans les personnages aurait pu donner naissance à un film culte, nous n'avons qu'une bonne idée bien filmée au final.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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4,5
Publiée le 01/06/2010
Très bon film, si le film n'est pas imprévisible il installe une véritable atmosphère de folie, par une mise en scène impeccable, soignée et étouffante. Les acteurs qui souvent surjouent la folie, je ne dirai pas qu'ils sont sobre, mais leur jeu est en parfaite adéquation avec l'ambiance, la folie ambiante et la mise en scène admirable.
Caine78
Caine78

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5,0
Publiée le 23/06/2006
C'est ce qui s'appelle un film culte! Samuel Fuller signe ici l'un de ses plus grands films, surement le plus inquiétant et le désespérant. Grace à une mise en scène particulièrement percutante et des moments particulièrement forts, ce film est un grand classique, sur un sujet aussi douloureux que passionnant. A voir absolument!
Benjamin A
Benjamin A

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4,5
Publiée le 10/03/2014
Signé Samuel Fuller, "Shock Corridor" nous emmène dans les sombres abysses de la folie humaine à travers cette histoire où un journaliste va se faire passer pour un malade mental pour résoudre une affaire de meurtre, tout ca pour avoir le prix pullizer. L'idée de base est intéréssante et le scénario construit autour est impeccable. La galerie de personnages présenté est bien écrite et passionnante, à coté du personnage principal, on y trouve un obèse se prenant pour un ténor, un noir qui prêche le racisme ou encore des nymphomanes, mais aussi la soeur du journaliste. Les liens entre les personnages et leurs évolutions sont tout aussi intéréssant et bien écrit. L'atmosphère oppressante et malsaine est impeccable, tout comme la brillante et énergétique mise en scène de Fuller. En même temps, il dresse un constat imparable, politique et choc sur l'Amérique, notamment avec ces personnages sombrant dans la folie, que ce soit à cause de la guerre, du racisme ou des expériences scientifiques. La distribution est impeccable et la reconstitution de cet hôpital est génial, les décors participent à l'atmosphère général du film. Un chef d'oeuvre, un film unique en son genre, composé de plusieurs scènes chocs et mémorable, un film sombre qui nous plonge dans la psychologie humaine, montrant que la frontière entre folie et "normal" est parfois bien maigre, tout en dressant un constat très fort sur l'Amérique. Une grande œuvre, brillante, unique, forte et géniale.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

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5,0
Publiée le 14/08/2013
A ne rater sous aucun prétexte. Pour prendre une image, ce couloir imbécile où il ne pleut jamais c'est un peu le fleuve d'Apocalypse now, avec tout au bout du chemin une chute en apothéose qui n'en est pas moins belle. Comme film décrivant la lente et pénétrante plongée dans les ténèbres et la folie, Shock Corridor n'a rien à envier à quiconque. D'autant que la forme (huis-clos), l'économie de moyens, la modestie voulue du casting mais surtout l'audace du réalisateur et l'inventivité des idées de mise en scène donnent 50 ans après raison aux choix de Samuel Fuller. Etonnement, Shock Corridor ne vieillit pas, il grandit un peu plus à chaque nouvelle séance.
DivinMarquis
DivinMarquis

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3,0
Publiée le 29/10/2012
Belle photographie. Direction d'acteurs impeccable. Scénario implacable et quelques images très fortes. Mais aussi quelques impardonnables longueurs...
Rémi V
Rémi V

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2,5
Publiée le 09/03/2006
avant de voir le film, j'ai lu les critiques spectateurs, et après l'avoir vu, je me sens proche de celle d'illwan. je pensais a priori qu'il avait tort, car c'est vrai que c'est un film considéré comme un chef d'oeuvre et comme un "must" absolu. las ! aujourd'hui, ce film tombe complètement à plat, comme un soufflé périmé depuis belle lurette. la représentation et la théorisation de la folie sont complètement obsolètes dans ce film. pire, la représentation de la folie est tellement théatrale qu'elle confine au ridicule le plus total. c'est plein de bonnes intentions, mais ca ne fait pas un "classique" au sens plein du terme. c'est très loin d'une "nuit du chasseur" et ça casse pas trois pattes à un bon épisode de la "twilight zone". déception, donc
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