Découpé en 6 actes, ce film de Robert Wiene mérite de faire partie des plus grandes réussites du cinéma muet allemand. Car que ce soit pour sa brillante et étonnante mise en scène, pour ses hallucinnants décors en toile peinte ou encore pour les fabuleux maquillages des acteurs, cette oeuvre facsine et marque considérablement les esprits. Un chef d'oeuvre à voir et a revoir pour pouvoir totalement s'en imprégner.
Plus ou moins l'acte fondateur du cinéma expressionniste, avec ses décors irréalistes, son jeu très appuyé, ses intrigues fantastiques, ses lumières... Même si "Le Cabinet du docteur Caligari" n'est peut-être pas le chef d'oeuvre qu'on voudrait croire (on peut reprocher au prologue et à l'épilogue de manquer de réalisme par rapport au reste du film qui représente l'imagination d'un esprit fou), et qu'il n'atteint pas le niveau des films postérieurs de Lang et Murnau, cela demeure toujours un film capital dans l'histoire du cinéma. Tous les films à twist final doivent quelque chose au film de Robert Wiene : c'est effectivement le premier à avoir utilisé cette méthode. Un grand moment de cinéma.
Un film vraiment incroyable, qui nous en met plein la vue, qui nous fait voyager dans des contrées magnifiques aux milles couleurs, dans un univers sorti de l'imagina... Hein ? Ca y est le film est fini, déjà... Non ! J'ai pas dormi.
Le scénario de Shutter island 90 ans plus tôt. Comme beaucoup, c'est le côté "rêve éveillé" qui m'a vraiment interessé, ainsi que le personnage du dr. La fin ouverte laisse notre imagination dessiner toutes les possibiltés : mais comment pourrait-il le guérir?
Un véritable chef d'oeuvre totalement innovant & presque inégalé dans le style de l’expressionnisme allemand. Indémodable pour ceux qui aiment le cinéma (Même si on est jeune).
J'adoooooore l'expressionnisme allemand. Et Le cabinet du docteur Caligari en est un des représentants les plus importants. Plus terrifiant encore que bon nombre de péloches dites "d'horreur" que l'on tourne de nos jours, son atmosphère est si particulière qu'on se croirait plongé non pas dans un rêve, mais bel et bien dans un cauchemar.
D'autant plus terrifiant ici que le film s'appuie sur la vision d'un fou, et en donne les perspectives avec les bandes colorées, les décors géométriques, et les expressions poussées des acteurs. Tout cela pour nous faire décoller, le temps d'une projection, de notre réalité, pour accéder au monde si étrange de Francis, l'interné.
Le film, plus théâtral que cinématographique de par les techniques employées, permet à Wiene de se détacher du cinéma de son époque pour créer une oeuvre unique et symbolique du courant expressionniste. Un bijou.
Bon je reste assez déçu quant à ce film dont j'attendais peut-être plus alors que je ne peux que remarquer la virtuosité des décors et l'intelligence du scénario. Si j'ai pu rester admiratif sur ces aspects-là (je ne spoilerais pas bien sûr la suite de l'intrigue), disons que je suis resté un peu indifférent face au film. Il ne m'a pas franchement transcendé et force est de constater qu'il souffre de quelques problèmes de rythme et que la pellicule a pris un sacré coup, ce qui nuit véritablement au visionnage même si bien sûr ce n'est pas la faute du film en lui-même (mis à part le problème du rythme). Disons que j'ai quand même pas mal baillé durant le film, de plus ça met un petit bout de temps à décoller. Disons que les 20 dernières minutes sont sûrement les plus intéressantes. Je reviens aux points forts du film qu'il est utile d'aborder: Tout d'abord un scénario intelligent, traitant du thème de la folie et brillamment mené. Il conserve une certaine force qui a traversé les âges et qui n'a (presque) rien à envier aux production actuelles. Ensuite viennent les décors qui pour moi constituent vraiment la grande force de ce film. A l'allure cauchemardesques, on ressent bien la puissance de cet univers mental troublé par la folie avec ces lignes brisées et obliques, ces formes tortueuses soulignant vraiment bien le déséquilibre mental. En gros un film qu'il faut tout de même voir, rien que pour ces deux aspects-là. L'esthétisme des films expressionnistes allemands me plait énormément, toute fois j'ai tout de même du mal à être passionné de bout en bout. Je compte cependant le revoir d'ici quelques années, et en espérant également une restauration digne de ce nom de la pellicule.
Sublime expressionnisme allemand ... j'aime j'aime j'aime ... c'est un rêve éveillé comme le somnambule on se laisse berner et enfermer dans un scénario au point
Difficile de noter un long métrage tourné dans les premières années du cinéma. On notera surtout une chute finale qui n'a rien à envier aux films modernes et qui expliquera un décor unique qui ne manquera pas de vous intriguer.
Véritable porte-étendard du mouvement expressionniste, "Le Cabinet du docteur Caligari fut réalisé en 1919 par un quasi-inconnu, le cinéaste Robert Wiene. En fait, à l'origine, c'est Fritz Lang qui devait mettre en scène le film. Ce dernier, autre figure importante du même mouvement la refusa mais intervint cependant de manière capitale dans la conception de l'oeuvre. "Le Cabinet du docteur Caligari" décrit la vision d'un fou, délirante et hallucinée, piegé au coeur d'un espace envahissant. De par son histoire, on assiste ainsi à l'avènement d'une nouvelle doctrine cinématographique. Le jeu expressif des acteurs, ces décors dessinés de façon si tortueuse, la colorisation de la pellicule changeant constamment d'aspect (vert, orange, rose, jaunâtre...) ; tout cela contribue à créer une étrange sensation d'irréel, à la fois curieuse et attirante. Chaque image est chargée d'une indescriptible féerie. Le coup de détonateur d'un nouveau genre tout à fait unique.
Un chef-d'oeuvre ! Das Kabinett des Doktor Caligari est une oeuvre phare de l'expressionnisme allemand et cela en partie grâce à ses décors sublimes, totalement fous. Tantôt beige, tantôt bleutée, la pellicule colorée de différentes manières tout au long du film participe à l'excellent esthétisme de Caligari et nous fait ainsi rentrer, dès les premières secondes, dans un monde totalement inconnu dont on ressort sous le choc. Le choc d'avoir assisté à un spectacle si hors du commun, si beau. Une mise en scène qui, facteur d'ennui chez certains films muets, ne laisse pas le temps au spectateur de trouver le temps long. Les acteurs, eux, sont tout simplement géniaux. Tout comme le twist final qui fait littéralement tomber les spectateurs des nues. Tout cela pour 20 000 marks. Budget qui a de quoi faire se retourner les réalisateurs de super-productions actuelles de mauvais qualité. Un des meilleurs films de tous les temps.
Classique du film muet, que peut-on vraiment reprocher à ce Cabinet du Docteur Caligari, proprement inattaquable ? Très en avance sur son temps, surpassant beaucoup de films à twist final actuels, ce films est un chef d'oeuvre : des décors torturés (par l'esprit) aux maquillages expressionnistes, nous sommes sortis du monde réel pour vivre dans le cerveau d'un fou. On pourrait parler longtemps du renversement final, c'est un film qui a marqué et continuera de marquer toute une génération de cinéphiles.
Se devant déjà d'être vu pour son statut de classique du cinéma, le cabinet du docteur caligari nous offre un réel moment d'évasion. Dans un monde de carton plâtre, où aucun bâtiment ne ressemble à ce que nous avons l'habitude de fréquenter. Les éclairages, les détails, tout peut fournir une symbolique qui mériterait analyse (l'intégralité des décors étant là même maitrisée par le réalisateur). L'histoire comporte beaucoup de rebondissements, mille fois repris par la suite dans d'innombrables thrillers, qui conservent donc un certain impact lors de la découverte e l'objet. L'aspect visuel, ainsi que la thématique "fantastico-psychologique" (le contrôle d'un somnambule) sont les principaux aspects de ce film, et sont pleinement justifiés par une fin inattendue, en quelque sorte précurseur du twist de dernière minute. Réellement, un indispensable dans la collection du cinéphile cultivé.
Alors j'avais un peu peur, peur de ce genre de films qui sur le papier ont tout pour que je les adore et qui au final m'ennuient au plus haut point. Or heureusement ça n'a pas été le cas de ce film là. Bon j'ai vu les cartons en anglais (pas trouvé la version allemande, mais vu que je parle mal allemand, ça valait mieux, les cartons sont une bonne idée à eux tout seul, enfin une bonne idée, lorsqu'ils restent lisible (la police utilisée est pas lisible par moment) ils mettent vraiment une ambiance au travers de leurs graphismes que ne renieraient pas les séries B des années 50). Le film en lui même si la fin est brin longuette je trouve reste un excellent film, rien que l'idée est géniale, ces décors en carton pâte, plus rien ne semble avoir de sens, tout est déjanté, fou, ça m'a rappelé un peu le Procès de Welles (que j'adore) avec ce côté où s'arrêtera la folie ? Même si paradoxalement Caligari est plus sobre de ce côté là. Pour un coup d'essai, c'est vraiment excellent (malgré la baisse de rythme à la fin), le jeu des acteurs, les décors, la photo, la mise en scène, la pellicule plus ou moins colorée, tout un travail au service d'un mouvement artistique.