Bon film du cinéma muet, il a vieilli mais rien de plus normal... La réalisation et les décors donnent l'impression au spectateur d'être dans un rêve, l'atmosphère qui se dégage de l'œuvre est particulière. Et j'adhère à la musique, à la fin, et aux prestations très théâtrales des acteurs... En bref, Le Cabinet du docteur Caligari est un long-métrage avec une âme assez personnelle. Le film de Robert Wiene est une œuvre d'art à conseiller, et c'est toujours un plaisir de remonter aux sources du cinéma horrifique/thriller !!
Malgré une intrigue assez intéressante et assez fouillis, le film ne m'a pas plus emballé que ça. Pas que je sois réfractaire au genre muet, mais les codes ont tellement changé depuis (rien qu'au niveau du jeu des comédiens qui forcément doivent en faire beaucoup pour faire comprendre aux spectateurs le ressenti du personnage) que j'ai toujours du mal à vraiment me plonger dans ce genre d'œuvre. Forcément, le tout a beaucoup vieilli, mais reconnaissons au film de proposer un univers assez atypique, très empreint de surréalisme dans ses décors.
Un muet qui est plutôt inquiétant, une histoire typique du début du XXe siècles avec des décors expressionnistes qui augmente le côté fantastique et macabre du récit. L'expressivité des acteurs également même si celle ci est vraiment abusé. Ne vous laissez pas refroidir par le premier acte qui peut paraître bizarre.
Objet cinématographique étrange où se mélange horreur et surréalisme. Cette aventure fantastico-horrifique centrée autour des personnages de Cesare et de son horrible maître qu'est le docteur Caligari dans cet univers décalé où il n'est qu'exagération, chemins tortueux et où il n'y vit aucune personne saine d'esprit. L'ambiance de ce film de la fabuleuse période expressionniste allemande a inspiré de nombreux réalisateurs a été mise en hommage dans leurs travaux les plus reconnus tels "Frankenstein" de Whale ou encore "Edward Scissorhands" de Burton, même le chanteur de métal Rob Zombie le fit dans un de ses clips. Les acteurs et l'histoire sont convenables, mais l'exploit se retrouve surtout dans les décors suscitant en nous effroi et admiration. "Das Kabinet Des Doktor Caligari" n'est pas parfait mais reste tout de même une pièce maîtresse du septième art.
6 actes, pour le film possédant l'un des scénarios les plus aboutis de l'histoire du cinéma, une mise en scène de génie qui ne laisse aucun temps mort, et tout cela dans l'expressionnisme le plus total. Ce film de 1919 n'a absolument rien à envier au productions à twists actuelles. Chef d'oeuvre.
Le Cabinet du docteur Caligari (1919) est une œuvre emblématique de l’Histoire du cinéma expressionniste Allemand, au même niveau on peut aussi citer Metropolis (1925) de Fritz Lang. Film muet et en noir & blanc, le film regorge de décors surréels, grandioses et surprenants, la mise en scène, se découpe quant à elle en six actes, changeant de couleurs par moment, accentuant ainsi de temps à autre l’inquiétude, l’interrogation ou bien la peur. Scénario intelligent, novateur et moderne, Robert Wiene laisse son empreinte dans l’Histoire du 7ème Art avec cette œuvre stupéfiante et toujours aussi déroutante.
Ce film dégage quelque chose de très spécial, malgré son ancienneté. Les décors, difformes et bancales, sont réellement somptueux. Et l'histoire, jamais ennuyante, nous transporte dans un monde inquiétant et psychotique. Avec les Charles Chaplin et les Buster Keaton, c'est un film que je conseille à tous les amateurs de films muet (pour commencer).
Malgré l'ancienneté patente des techniques utilisées ( film muet et noir et blanc), ce film nous plonge au sein d'un univers délirant, onirique et oppressant, et ce, sans que l'on ne s'ennuie une seule seconde. La qualité et l'originalité de la photographie et de la mise en scène sont remarquables.
Un chef d'oeuvre absolu qui surprend par sa modernité en particulier par son scénario qui contient de nombreux rebondissements et qui n'hésite pas à utiliser la technique du flash-back dans le flash-back sans pour autant que le moindre instant la clarté du récit en souffre. De plus, les décors expressionnistes sont aussi délirants qu'inoubliables tout comme le jeu des acteurs qui est remarquable en particulier pour Werner Krauss, Conrad Veidt et Lil Dagover. Attention ce film contient aussi le premier final-qui-tue de toute l'Histoire du cinéma.
Un classique des classiques devant lequel il est difficile de faire autre chose que de proférer des banalités ou des superlatifs. Le cinéma expressionniste allemand doit être l’âge d’or du cinéma en tant qu’art. Ce qui est frappant c’est la rupture anti-humaniste qu’il représente. De l’art comme descendant du jeux de foire, comme hallucination, vecteur ambivalent de démystification et de folie (suite du baroque, contemporain du freudisme). C‘est aussi l’âge d’or innocent où tout s’expérimentait avec très peu de moyens, où tout reposait sur l’intelligence de situation plus que sur de l’esbroufe technique. Une parenthèse désespérée entre propagande et commerce… Autrement Caligari annonce Mabuse bien sur. Fritz Lang plane sur les deux.
Un excellent scénario à rebondissements sert de trame à ce film expressionniste, magnifiquement mis en scène par Wiene, qui va tout au long de son oeuvre à l'essentiel. Un incontournable du cinéma muet international.