Mon AlloCiné
Journal d’une femme de chambre
note moyenne
2,4
1143 notes dont 157 critiques
3% (4 critiques)
14% (22 critiques)
28% (44 critiques)
32% (50 critiques)
11% (17 critiques)
13% (20 critiques)
Votre avis sur Journal d’une femme de chambre ?

157 critiques spectateurs

millenium2012

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 39 critiques

4,5Excellent
Publiée le 02/04/2015

Cette nouvelle adaptation du célèbre livre de Mirbeau, est sans aucun doute la plus fidèle au texte d'origine et la plus convaincante. Benoit Jacquot dénonce la servitude et la bourgeoisie rancie du XIXè siècle. Il ajoute une modernité à ce texte pourtant démodé, notamment grâce à des dialogues acérés et à Léa Seydoux, éblouissante en femme de chambre rebelle, insolente et sensuelle. Il dissèque la violence des discriminations sociales, sujet au combien actuel, et révèle la face sombre de cette œuvre. Au début, ce film fait penser à une tragédie burlesque, mais très vite grâce notamment aux flashbacks il se transforme en un récit sombre, âpre et implacable. Le personnage de Vincent Lindon, antisémite, mutique et misogyne, ajoute encore un peu plus de noirceur à ce film qui n'en manquait pourtant pas. Il dénonce également les inégalités entre les sexes encore plus criantes à cette époque où les femmes étaient considérés comme des personnes soumises. Un excellent film, plus actuelle qu'il n'y paraît, qui à certain moment fait penser à une toile de Renoir et à d'autres moments à un livre de Zola !

Edgar L.

Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 271 critiques

2,5Moyen
Publiée le 07/09/2015

Benoît Jacquot adapte avec ce film le roman d’Octave Mirbeau qui avait déjà connu une adaptation cinématographique il y a soixante-dix ans par Jean Renoir puis il y a cinquante ans par Luis Buñuel. Jacquot adore les portraits de jeunes filles puisqu’il avait déjà été à l’origine de La Fille Seule ou encore de Princesse Marie. L’histoire est donc celle de Célestine, une jeune femme de chambre parisienne qui va être affectée auprès d’une famille bourgeoise de Province. La famille Lanlaire va lui en faire connaître de toutes les couleurs : Madame régit la maison d’une main de fer, tandis que Monsieur profite de chaque moment sans Madame pour faire des avances à sa femme de chambre et à sa cuisinière. Célestine est une rebelle de son époque : elle ne se sent pas à sa place et le fait savoir. Indomptable par nature, ses répliques sont souvent cinglantes et ne manquent pas de toupet. Le scénario nous offre quelques scènes assez croustillantes et plutôt bien trouvées niveau humour. [...] Le film revient également sur certains épisodes de la vie de Célestine comme cette maison dans laquelle elle a vécu avec une patronne qu’elle appréciait beaucoup et qui lui demandait de veiller sur son petit-fils gravement malade. On découvre alors que Célestine a également été beaucoup plus épanouie dans son métier auprès d’une famille qui la respectait et ne passait pas tout son temps à la mépriser. Ces flashbacks sont un peu lourds et cassent le rythme déjà très lent du film. La mise en scène du réalisateur se veut à la fois classique et surprenante. On est d’ailleurs parfois décontenancés face aux jeux de caméra du réalisateur (notamment les zooms) qui donnent à certaines scènes un goût kitsch. On pourra également regretter des dialogues souvent incompréhensibles lorsque les acteurs marmonnent. [...] Malgré de clairs défauts, ce film parvient à capter notre attention grâce à sa critique de la domesticité.On regrettera néanmoins le dialogues parfois incompréhensibles, et les choix artistiques du réalisateur déstabilisants.

7 mai Dies irae

Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 216 critiques

4,5Excellent
Publiée le 03/04/2015

Avec son Journal d’une femme de chambre, Octave Mirbeau (le Goya de la plume, dixit Roland Dorgelès) peint, via le témoignage de Célestine, le tableau au vitriol d’une société bourgeoise corrompue et perverse. Il est intéressant de savoir qu’Octave Mirbeau affirmait que ce journal avait véritablement été écrit par Mlle Célestine R … femme de chambre, puis revu et corrigé par l’écrivain, qui en avait réécrit quelques parties. Célestine, est une jeune femme solitaire – elle n’a plus que sa mère, alcoolique et n'a guère d'amis - Elle est indépendante, d’une intelligence au-dessus de sa condition. Elle observe tous ces gens qui l'emploient, qui bien souvent l'humilient et la harcèlent, et témoigne : « Ah, je puis me vanter que j’en ai vu des intérieurs et des visages, et des sales âmes … ». Lorsqu’elle arrive chez les Lanlaire, sa douzième place en deux ans, cet épisode va constituer un tournant dans sa vie avec la rencontre du factotum des Lanlaire, Joseph, Spoiler: mystérieux, taiseux et violemment antisémite et peut-être même criminel. Fascinée, elle le suivra après être devenue sa complice dans un vol chez ses patrons.. Le film de Benoît Jacquot raconte cette « douzième place » avec quelques flashes-back assez savoureux relatifs à des épisodes plus anciens. J'ai lu et beaucoup aimé le roman de Mirbeau - il m'avait beaucoup impressionnée et marquée durablement - et je suis totalement bluffée par l'adaptation de Benoît Jacquot. J'ai rarement vu une adaptation aussi fidèle, juste et intelligente. J'ai eu l'impression de voir les personnages du roman sortir du livre et se mettre à vivre sous mes yeux C'est bien joué, le casting est parfait - c'est vrai pour absolument tous les rôles. Léa Seydoux incarne une Célestine plus vraie que nature, dans un jeu très juste et intériorisé. Il en est de même pour la terrible Madame Lanlaire, véritable dragon femelle, son époux aussi lâche que libidineux, le mystérieux Joseph, Marianne la cuisinière, le capitaine, sa bonne Rose, les voisines sans oublier la responsable de l'agence de placement : tous sont parfaits. Tout cela respire la bourgeoisie de province du début du XXeme siècle. Les images sont très belles et l'ambiance est vraiment celle de l'époque au point qu'on s'y croirait.

rollioni

Suivre son activité 216 abonnés Lire ses 1 599 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 01/04/2015

je crois après avoir vu le film que le roman d'Octave Mirbeau paru dans la dernière décennie du 19ème siècle ne devrait pas souffrir de la comparaison.....Le film suit les grandes lignes, mais de façon succincte je trouve.......Ne mettons pas en cause le jeu de Léa Seydoux (il est excellent sauf dans la scène du testament à la limite du ridicule), ni celui ce Vincent Lindon, paradoxalement rare dans le film mais qui joue un rôle majeur......On pourra peut être reprocher un manque de fluidité et d'élégance dans la façon de filmer et de traiter l'image et le son.....Le style trop épuré se rapproche malheureusement du téléfilm, et les dialogues ne sont pas toujours des plus accrocheurs, il faut savoir sans doute s'éloigner d'une œuvre littéraire pour édulcorer un film , le cinéma ne souffre pas d'approximations, mais doit se démarquer, sinon, patatras, je pense...... On reprochera donc une mauvaise distance avec le livre, une certaine facilité et négligence stylistique (souvent chez Jacquot qui a pourtant un grand souci des décors et des costumes,), un manque de peps dans la direction d'acteurs et une histoire qui peut être n'était pas après tout si passionnante (je n'ai pas lu le livre mais c'est l'impression que cela donne) Attention donc à une certaine mollesse dans la mise en scène.......

alain-92

Suivre son activité 219 abonnés Lire ses 1 081 critiques

3,5Bien
Publiée le 02/04/2015

La réalisation est d'une grande sobriété. Le scénario s'appuie avec fidélité sur l'œuvre d'Octave Mirbeau, "une chronique ponctuée de réminiscences" déclare le réalisateur. Il nous renvoie habilement à quelques points de notre triste actualité, tout en survolant trop rapidement quelques passages. Le crime dans la forêt, l'entretien avec la tenancière du bordel, par exemple. Quant aux dialogues ils offrent quelques répliquent savoureuses. Les décors et les costumes sont somptueux et raffinés à la fois. La peinture de la bourgeoisie de l'époque correspond parfaitement à l'image que l'on peut en retenir au travers des différents écrits la définissant. Clotilde Mollet, grande comédienne, excellait il y a peu sur les planches, dans le "Square" de Marguerite Duras. Un beau souvenir de théâtre. Elle est ici une savoureuse Madame Lanlaire, aux côtés de l'excellent, Hervé Pierre. Judicieuse idée d'avoir reformé dans ce film le couple qu'ils forment dans la vie. Un autre grand nom de la scène, du grand et du petit écran, Dominique Reymond, déjà présente, elle aussi, dans les Adieux à La Reine. Grâce à son talent, sa présence et son élocution, son personnage prend un relief tout particulier dans ce film. Les face-à-face avec la toute jeune Célestine sont assez jubilatoires. À noter également la belle prestation de Patrick d’Assumçao, irrésistible dans ce rôle de capitaine, drôle et monstrueux à la fois. Vincent Lindon maugréant sans cesse, inquiétant à souhait offre une composition inhabituelle et parfaitement réussie. Quant à Léa Seydoux, le réalisateur a déclaré lui avoir confié le film. Elle est étonnante et convaincante. Un seul bémol, en voulant rester au plus près du roman, ce nouvel opus du roman de Mirbeau donne une impression de lenteur et de situations souvent trop attendues.

Michel T.

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 39 critiques

3,5Bien
Publiée le 07/04/2015

Prenant l’argument du livre éponyme d’Octave Mirbeau, Benoît Jacquot traite ce récit avec un certain doigté. La qualité de sa photographie hantée, par instants, par les maîtres du réalisme de la fin de ce siècle nous fait revivre des tableaux qu’on croirait sortis de Millet, Van Gogh, Corot ou Manet. Outre une tranche de vie d’une jeune femme au charme indiscutable, le réalisateur nous offre une peinture assez acide d’une époque, gangrénée par le mépris d’une classe de petits rentiers oisifs envers ces petites gens qui n’ont que leurs bras à louer, époque secouée par l’antisémitisme prospérant sur l’affaire Dreyfus. De même, certains personnages sont droit issus de la palette d’un Daumier. Tous ces personnages sont parfaitement interprétés par une équipe d’acteurs qui donnent des accents de vérité à chacune des séquences. Bien sûr, c’est surtout l’excellente Léa Seydoux qui incarne l’héroïne avec toutes les facettes de ce troublant personnage en constante évolution. Certes, Célestine, regard impertinent, visage résolu, nous est présentée comme instable, mais si on la respecte, si on lui parle correctement, elle est prête à tout pour faire plaisir comme auprès de la grand-mère de Georges (Joséphine Derenne), d’une effarante docilité comme auprès de Georges (Vincent Lacoste). Mais coincée entre une mesquine patronne sadique et un "monsieur" bien décidé à user de son droit de cuissage, harassée dans une demeure devenue parcours d'obstacles, soumise à des vexations, à des tâches avilissantes, elle se rebiffe. Ces diverses scènes permettent à Benoît Jacquot de disséquer les tortueux méandres de l'asservissement. Besogne harassante, bizutages humiliants... Tout en recoins et en escaliers, la demeure se transforme en un parcours où Célestine, bête de somme, tente de reprendre son souffle. Pourtant, elle révèle sa fragilité lors de la bouleversante scène où, apprenant la mort de sa mère, elle s’écroule en larmes, orpheline, seule au monde, sans amour, vilipendée par madame Lanlaire. Confrontée à la vilenie du monde, n’ayant comme espoir que les sordides propositions d’une "modiste" qui lui offre l’antichambre de la prostitution. Elle aurait pu rêver d’épouser un de ces fils de bonne famille, elle est assez charmante pour cela. Mais le chevalier épouse-t-il la pauvre bergère ? Il y a aussi les promesses du capitaine (Patrick d'Assumçao) qui, derrière son affabilité, n’hésite pas à étaler son mépris de la vie et des femmes. Ne lui reste que s’appuyer sur un jardinier taiseux qui, après lui avoir fait miroiter son pécule, lui présente la place de tenancière d’un lupanar à Cherbourg. Plutôt que prostituée, fusse de luxe, elle préfère devenir maîtresse en titre, faire partie de cette bourgeoisie qui la méprise car elle est, pour eux, sans valeur. Comme la valeur des objets se mesure à l’aune de ce qu'ils ont coûté, celle des gens à leur compte en banque, elle n’hésitera pas, entorse à la fin du livre de Mirbeau, à se rendre complice d’un cambriolage certes bien mérité. Personnage complexe, cynique et attachante, débordante d’une dangereuse énergie, Célestine a l’impertinent toupet des soubrettes de Molière. Dans son film, le réalisateur use du passé comme un filtre sur les tares de notre modernité, l’inégalité des sexes, la férocité du monde du travail, les penchants extrémistes des "sans-dents". Comme le disait André Bazin, ce film est bien la "tragédie burlesque, aux confins de l'atrocité et de la farce".

tvb58

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 3 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/04/2015

Très beau film (photo, lumière, décor, costume) assez fidèle au roman. Les acteurs sont tous très bien, Léa Seydoux en tête. Elle excelle dans ce rôle et s'empare fortement de ce personnage en quête de liberté, têtue, forte, sensible ou impertinente. Benoit Jacquot réussi ce film par la beauté, la lumière ou la douceur des images qui viennent contre balancer la cruauté du contexte. Ce réalisateur est également un grand directeur d'acteur et surtout des femmes. Films très réussi à tous les niveaux.

WutheringHeights

Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 848 critiques

4,0Très bien
Publiée le 04/04/2015

Benoît Jacquot filme avec classicisme et fièvre les humiliations de son héroïne, avec d'iconoclastes zooms avant sur les visages pour accentuer les émotions. Les seconds rôles sont aussi parfaits que les premiers (Clotilde Mollet, Hervé Pierre, Patrick d'Assumçao, Joséphine Derenne) et le cinéaste se range aux côtés des petits sans pour autant cacher quoi que ce soit de leurs turpitudes et, parfois, de leur vilénie. Un grand film sombre et fascinant. LA SUITE :

pierre72

Suivre son activité 87 abonnés Lire ses 364 critiques

2,5Moyen
Publiée le 04/04/2015

Quel intérêt en 2015 de refaire une adaptation de ce journal d'une femme de chambre après plusieurs adaptations dont la dernière a plus d'un demi-siècle? On me rétorquera que la lutte des classes, bien que larvée est toujours d'actualité. On me dira que l'antisémitisme de l'époque rappelle bien la montée xénophobe actuelle. Cependant, la vision du nouveau film de Benoît Jacquot ne me convainc pas tout à fait, non par son histoire, mais par le traitement. Le film nous propose un beau portrait de femme en avance sur son temps par son envie d'émancipation qui se butte aux codes bien serrés d'une société étriquée. Le roman, autant que je me souvienne, s'attachait beaucoup plus à décrire une société bourgeoise se vautrant dans l'abjection, l'esclavagisme social et cachant sous une mise proprette des secrets inavouables. Si tout cela est présent sur l'écran, c'est le personnage de Célestine qui accapare la caméra. Et c'est là que pour moi le bât a blessé. Mes lecteurs réguliers ricaneront en signalant mon masochisme à encore aller voir un long métrage avec Mlle Seydoux et penseront que j'ai encore fait une fixette sur elle. Point du tout ! Elle n'a rien à se reprocher cette fois-ci portant avec grâce le costume d'époque et, sans pour autant atteindre des sommets, fait plutôt bien ce qu'on lui a dit de faire. Ce qui m'a gêné c'est l'imagerie qui l'entoure dans le film. Pour nous montrer que Célestine a une capacité de réflexion supérieure à celle de ses maîtres souvent autoritaires ou prétentieux, en plus d'arborer une mine altière et à la limite de l'insolence, on l'a costumée comme une grande bourgeoise, changeant de belle toilette à chacune de ses sorties. On se dit qu'elle gagne rudement bien sa vie cette femme de chambre ! Du coup, on croit moins à son personnage et on se demande si Célestine/Léa Seydoux n'incarne finalement que le désir du cinéaste pour une belle jeune femme libre de son corps mais pouvant jouer aussi les femmes soumises. Un fantasme de réalisateur pour la soubrette d'un autre siècle, surtout que la caméra ne la quitte jamais, la filmant souvent au plus près, avec une préférence pour les plans offrant sa nuque. Tout cela est très joli c'est vrai mais détourne un peu l'attention de l'histoire. La fin sur le blog

jacquesecret

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 26 critiques

4,0Très bien
Publiée le 04/04/2015

Je ne dirais que du bien de l'adaptation de Benoit Jacquot dont, je sais, sans avoir lu l'œuvre d'Octave Mirbeau, qu'il lui est plus fidèle... Mais - mon grand âge... - j'ai vu en 1964 la version de Luis Bunuel, adaptée par Jean-Claude Carrière, en N & B, transposée dans les années-30 et avec d'autres "libertés" par rapport au roman. Célestine épousait le capitaine, lui fermait son caquet et finissait par le commander...Joseph allait ouvrir un bistrot sur le port de Cherbourg et hurlait avec les loups " mort aux métèques" . Ces remarques mises à part, un "grand Bunuel" tout de même.. . L'inconvénient c'est que j'ai eu du mal à me défaire des comparaisons des interprétations. Jeanne Moreau était une Célestine plus garce que Léa Seydoux; Georges Geret un Joseph plus grande gueule et moins mutique que Vincent Lindon ; Michel Piccoli, un M. Lanlaire sous pression et obsédé sexuel parce que Mme Lanlaire se refusait à lui. Bunuel faisait d'elle une infirme (?) ne nommant pas sa frigidité; enfin Daniel Ivernel était un capitaine à la retraite fanfaron mais pas méchant comme l'acteur X...qui a le rôle; etc. etc. Bref ! à tout prendre je préfère la version de Benoit Jacquot et je le classe comme un très bon film !

Lyon W.

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 67 critiques

3,5Bien
Publiée le 02/04/2015

Le film pour le coup donne vraiment le sentiment de voir le journal intime d'une femme de chambre de l'époque; et ce sans s'obliger un classique chapitrage, ou marque de dates, ou voix-off permanente. Jacquot fait une belle utilisation du zoom et du travelling pour rendre compte de la perception des personnages, du mouvement des gens les uns par rapport aux autres et finalement nous donner l'impression de faire partie de ces maisons. La reconstitution de l'époque à tous les niveaux est très bon, le casting est impeccable. On feuillette ce film agréablement jusqu'à une fin qui peut honnêtement nous laisser circonspect; tant pour cette fin en elle-même que finalement ce que le film devait nous raconter.

caroleo2

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 53 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/04/2015

Il est facile, avec ce film, de s'imaginer la condition des gens de maison, qui de "patrons en patrons" subissent, parfois touchés, parfois mal traités, souvent méprisés, mais toujours cette distance, cet écart entre deux mondes, ceux qui estiment avoir tous les droits et les autres. C'est toujours d'actualité... Les images du films sont sublimes, c'est vraiment très bien filmé, j'avais l'impression d'être près d'eux. Quand aux acteurs tous parfait dans leurs rôles, j'ai lu une critique qui parlait "d'articulation des acteurs" cela ne nous a pas frappé... J'ai tout compris moi ;-) Lea Seydoux est une actrice hors du commun et je suis impressionnée par sa large palette d'émotions, c'est subtil, juste un regard ou un petit sourire. Bravo.

selenie

Suivre son activité 323 abonnés Lire ses 4 340 critiques

4,0Très bien
Publiée le 02/04/2015

Benoit Jacquot désirait adapter ce film car les thèmes abordés sont aujourd'hui encore d'actualité, soit la misère salariale, l'antisémitisme (racisme !) et le sexisme. D'où un scénario particulièrement soigné sur ces points sans pour autant oublier que Célestine n'est pas une soumise. Jacquot signe là justement un film d'un classicisme qui ne manque nullement de modernité. Si ce film est bien différent des deux autres il est également complémentaire, offrant un angle qui montre encore toute la richesse du roman de Mirbeau.

dominique P.

Suivre son activité 148 abonnés Lire ses 1 391 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/04/2015

Quel excellent film dramatique ! En voilà du très bon film français bien réalisé et interprété. J'ai passé un très bon moment.

tixou0

Suivre son activité 221 abonnés Lire ses 1 518 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 07/04/2015

Une vraie adaptation du (gros - plus de 500 pages) roman de Mirbeau est encore à faire - tant sur le plan de la satire sociale, que sur la bonne transposition à l'écran du style foisonnant de l'écrivain franc-tireur ! Ce "Journal d'une femme de chambre" est certes plus fidèle au texte que l'adaptation précédente, en noir et blanc (1964), par Buñuel (d'ailleurs un de ses films les plus médiocres), et ne s'intéresse pas à la vie de l'héroïne qu'au "Prieuré", chez les Lanlaire mari (coureur pathologique) et femme (avare et acariâtre), propriétaires normands à la fortune pas très honorablement obtenue par leurs parents respectifs. Mais les épisodes d'avant la place actuelle de Célestine manquent, et en nombre, et en opportunité dans le choix - essentiels pourtant pour comprendre la mentalité de la jeune femme, et expliquer la maturation psychologiqueSpoiler: qui va la faire tomber sous l'emprise de Joseph, avec final dans le registre du "Bonheur dans le crime" des "Diaboliques" de Barbey d'Aurevilly (elle se dit prête à suivre son futur mari "jusqu'au crime"). Au crédit du film de Jacquot : une reconstitution minutieuse d'une époque encore très rude pour bon nombre de domestiques (aux alentours de 1900), tant sur le plan des décors que des costumes, quand Buñuel transposait sans bénéfice l'histoire dans les années 30, pour une atmosphère tirant vers la gaudriole, en totale contradiction avec la ligne de l'auteur, expressionniste. Et une mise en scène plutôt élégante. Mais, outre les lacunes du scénario, déjà évoquées, c'est la distribution qui manque à l'appel. Jeanne Moreau campait une soubrette d'âge mûr (36 ans - mais 32 pour son personnage), ce qui rendait crédibles ses expériences nombreuses (cependant registre non utilisé par Buñuel !) - et c'est une superbe actrice !.... Léa Seydoux n'a pas encore 30 ans, et sa Célestine n'a ni épaisseur, ni complexité. Lindon peine quant à lui à donner de la crédibilité à Joseph (et même à rendre le plus souvent audibles ses répliques..). Certains rôles secondaires sont bien mieux tenus, comme l'impeccable Dominique Reymond, en responsable de l'agence de placement, et Clotilde Mollet en Mme Lanlaire. Mais certains seulement... Voir le lamentable Vincent Lacoste en Georges, jeune poitrinaire, ou Patrick d'Assumçao, caricaturant la figure du capitaine Mauger.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top