Mon AlloCiné
The Lost City of Z
Séances
Bandes-annonces
Casting
Critiques spectateurs
Critiques presse
Photos
VOD
Blu-Ray, DVD
Musique
Secrets de tournage
Box Office
Récompenses
Films similaires
News
note moyenne
3,8
1821 notes dont 203 critiques
11% (22 critiques)
35% (72 critiques)
28% (56 critiques)
17% (34 critiques)
5% (10 critiques)
4% (9 critiques)

203 critiques spectateurs

Guristorion

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 14 critiques

4,0Très bien
Publiée le 20/03/2017

Ce film plonge le spectateur en pleine immersion dans la peau de Percy FAWCETT, un aventurier britannique ayant passé sa vie à tenter de trouver une cité perdue enfouie dans la jungle brésilienne. Au fil des années, cette quête inassouvie tourne à l’obsession, et c’est bien là que réside tout l’intérêt du film. En effet, sa raison d’être est d’avantage d’insister sur la psychologie de l’aventurier plus que sur l’aventure elle-même. Le pari est plus ou moins réussi, même si on était en droit d’attendre un peu plus du jeu d’acteur de C. HUNNAM.

closer444

Suivre son activité 258 abonnés Lire ses 582 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 15/03/2017

Comment comprendre l’engouement critique quasi dithyrambique pour cette épopée laborieuse et sans saveur qui procure davantage d’ennui que de sensations fortes ou d’émotion. James Gray qui n’a pourtant pas son pareil pour filmer New York et la faune interlope qui la peuple, que ce soit dans des polars feutrés («The Yards » ou le sublime « La Nuit nous appartient ») ou des drames intimistes ou romantiques forts (« Two lovers » ou « The Immigrant ») échoue complètement en essayant de se renouveler. Il réalise ici un rêve en adaptant la quête de sir Fawcett à la recherche d’une cité perdue au fin fond de l’Amazonie. Et il ne semble ici pas du tout à l’aise, « The Lost City of Z » étant une grosse déception plutôt plombante. Son nouveau long-métrage alterne péniblement scènes d’exploration dans la jungle et scènes en Angleterre où l’officier tente de convaincre sa hiérarchie de la véracité de ses dires et sa femme de le laisser partir. Les premières ne parviennent jamais à rendre compte de la difficulté de ces expéditions et se ressemblent toutes. On a l’impression qu’elles ont été filmées au ralenti et nous plongent dans une torpeur certaine. Faire le choix de l’anti spectaculaire est une gageure mais celle-ci aboutit à un film au rythme neurasthénique dont les deux heures nous paraissent interminables. Quant aux scènes prenant place dans la civilisation, elles sont plus intéressantes mais semblent attendues. Seuls les duels verbaux entre Fawcett et sa femme ou son fils sont intéressants en montrant la dualité du personnage principal entre son rêve et sa famille. Au final, on a l’impression que toutes les scènes se répètent pour un désagréable effet de redondance et cette épopée qui aurait pu se révéler palpitante est, au final, terriblement ennuyante et soporifique. La mise en scène, molle et désincarnée, donne au film un aspect suranné voire daté dans le mauvais sens du terme. Charlie Hunnam se débrouille bien pour porter le film sur ses frêles épaules mais Robert Pattinson, pourtant éclairé dans ses choix artistiques post-« Twilight » semble perdu et fait ce qu’il peut avec un second rôle peu approfondi. « The Lost City of Z » brasse beaucoup de thèmes (la paternité, le besoin de reconnaissance, …) mais échoue à nous faire vibrer sur un sujet pourtant passionnant. Voilà un film décevant et poussiéreux dont on ressort attristé.

https://www.facebook.com/cinemapassion4444/

Paulo Jorge L.

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 9 critiques

1,5Mauvais
Publiée le 07/03/2017

J'ai été déçu par le nouveau film de James Gray "The lost city of Z", vu hier soir dans le cadre du Luxembourg City Film Festival. Ce que j'ai aimé, c'est d'être plongé dans l'effervescence du festival, avec plein de passionnés aux yeux luisants, dans la merveilleuse salle de la Cinémathèque. Mais le film. Décevant, car laborieux et désincarné. Son plus gros problème : la très mauvaise interprétation d'un peu tout le monde, mais en particulier de Charlie Hunnam dans le rôle principal, celui du Major Fawcett. Sorry, il est censé être illuminé, habité par une vision proprement folle et destructrice, et on n'y croit jamais, on ne ressent jamais rien d'autre en lui que la pénible mécanique d'un acteur qui essaye de nous convaincre mais n'y arrive pas. Et comme la narration est articulée autour de cette soif d'aventure et de gloire qui habite le personnage, le ronge et engendre de la souffrance autour de lui, notre intérêt retombe très vite, dès les premières dix minutes. Et ça s'étire encore sur 2h20, ennuyeuses jusqu'au bout. Car en plus la mise en scène est mollassonne, plate, hyper-académique, même quand on est en pleine jungle. On pense à Werner Herzog, à Francis Ford Coppola, à Terence Malick, à John Boorman et même à Steven Spielberg et son Indiana Jones, mais juste pour se dire que, contrairement à ceux-là, James Gray ne parvient pas à nous faire sentir la forêt, la nuit fauve, la moiteur, le vertige, l'effroi, la peur, le mystère, l'enivrement, la luxuriance, la folie, le choc des cultures. Tout ça est absent de ce film qui se veut appliqué, consciencieux, petit-bourgeois. Déjà The Immigrant m'avait paru balourd et faible, ce nouvel opus confirme que James Geay est l'un des réalisateurs les plus surestimés du moment.

http://paulolobo.blogspot.lu/2017/03/the-lost-city-of-z-james-gray.html?m=1

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 123 abonnés Lire ses 963 critiques

4,0Très bien
Publiée le 22/03/2017

"The Lost City of Z" est, comme tous les films de James Gray, une tragédie : son personnage principal, Percy Fawcett, tiraillé entre son foyer britannique et la jungle amazonienne, fera un choix et entraînera son fils dans sa perte. Mais la folie de Fawcett n'est pas instantanément suivie par la mise en scène, ici résolument classique dans la mesure où elle ne cède qu'à de brefs instants à l'abstraction et qu'elle s'en tient au point de vue de l'explorateur. Le film suit ses va-et-vient entre le territoire "civilisé" et celui des "sauvages", entre une aristocratie méprisante à laquelle il ne doit rien et une région hostile qui contiendrait une civilisation ancienne habitant dans une cité parée d'or. Mais si les moqueries reçues par Fawcett de la part des membres de la Société de Géographie sont peu fondées - elles reposent uniquement sur une attitude ethnocentrique - on peut tout de même s'étonner de la façon dont il s'empare de ce mythe pour lui donner un sens. Il lui suffit en effet de découvrir quelques poteries et d'écouter le discours d'un vieil indien et d'une voyante russe pour que Z devienne réalité, une quête obsessionnelle qui vient le poursuivre jusque dans les tranchées et ce moment où l'explorateur se sent projeté en pleine jungle. Pourtant, le dernier voyage accompli n'est pas à l'origine une décision de Percy mais bien de son fils aîné, le même qui lui avait reproché plus tôt son égoïsme et qui s'était fait giflé pour cela. On sait que les rapports père-fils sont complexes chez Gray mais la relation semble ici se diriger vers une forme d'apaisement, une réconciliation qui s'explique par l'envie du jeune Jack de partager les précédentes expéditions de son père, de comprendre ce qui a pu le pousser à quitter sa famille à plusieurs reprises. Ainsi, le final mêle la volonté d'accomplir un rêve et le désenchantement brutal de voir un environnement changé - l'opéra, rendu presque irréel grâce à la lumière de Darius Khondji, découvert par Percy et son ami Costin en pleine forêt, est tombé en ruines - jusque dans le rapport aux indigènes, où le dialogue est devenu inexplicablement impossible. Les derniers plans du film, assurément les plus beaux, sont bercés par une tristesse intense mais aussi par l’amour, celui d’un père pour son fils et d’une femme pour sa famille. Malgré les reproches (légitimes) qu’elle a pu faire à son mari et la solitude qu’elle a enduré, Nina, l’un des plus personnages féminins les plus forts que Gray ait créés, ne perd jamais la confiance qu’elle a en son mari, certaine qu’il ait atteint son but ; d’ailleurs, ce que l’ultime plan raconte et qu’il ne faut surtout pas révéler tant il bouleverse par sa dimension symbolique, c’est comment un amour dépasse les frontières et quelle extrémité il peut atteindre : il fallait bien une image d’une poésie folle, se posant en toute tranquillité, pour se hisser au niveau d’un tel délire.

Franz96

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 10 critiques

0,5Nul
Publiée le 17/03/2017

Série Z pas perdue. Bien loin de moi la volonté de mettre en cause le talent de James Gray dont je partage le plébiscite critique et public en dépit de réserves face à de possibles accents mélodramatiques à mes yeux excessifs comme par exemple ceux de Two lovers. Il ne faudrait pas pour autant, au nom de ce talent attesté par la qualité majoritairement reconnue à la plupart de ses films, que James Gray reçoive un traitement particulier comme d'autres avant lui pour des raisons analogues. Ce traitement est l'impunité critique. Tout se passe comme si réussir plusieurs fois abritait de tout échec. Se met en place un bouclier de bienveillance protecteur renforcé par l'usage de lunettes compassionnelles qui empêcheraient désormais toute objectivité. Tim Burton, Woody Allen, Clint Eastwood, Night Shyamalan (que la constance dans le ratage a fini par être sanctionnée -avant une actuelle miraculeuse renaissance ?-), Pedro Almodovar... sont quelques représentants de ces artistes protégés par la grâce d'indéniables réussites. On peut expliquer cette irrationalité apparente par la difficulté de lutter contre la passion idolâtre que le cinéma excelle à nourrir ou de faire simplement l'aveu qu'un amour pour un réalisateur a été trahi. Cette difficulté se complique chez les critiques de la presse officielle d'enjeux et d'intérêts économiques croisés qui ne favorisent pas la liberté d'opinion. Ce préambule libère le cri qui m'enrage : Quel film raté que "The lost city of Z" ! Quel insurmontable ennui que le visionnage de cet interminable objet indigeste. Je ne vois rien qui puisse être sauvé tant s'accumulent les traits d'un navet parfait. Les acteurs d'abord. Tous sans exception semblent atteints d'une paralysie partielle qui empêcherait la manifestation d'expressivité émotionnelle ou de tout geste doté d'une mobilité à peu près ordinaire. Le scénario ensuite. La métamorphose de cet officier avide de réussite en explorateur porteur d'une mission civilisatrice universelle est complètement invraisemblable. L'indifférence portée au fondement historique de cette fameuse city of Z ôte à l'intrigue même du film toute plausibilité et tout intérêt. De là, un écueil de fond plus redoutable encore : L'impossibilité de toute compassion vis-à-vis de ce héros. Son sacrifice d'une vie de famille décrite comme idyllique au nom d'un invraisemblable motif devient le symptôme d'une insondable stupidité, doublée d'une profonde irresponsabilité paternelle (3 enfants l'attendent toute leur vie) et couronnée par une ambition sociale indéfendable. Dès lors, l'abdication de l'épouse pourtant portraiturée comme une féministe d'avant garde renforce le ridicule de l'ensemble. Par malheur, le spectacle ou l'action ne fournit aucune compensation à moins de s'extasier devant l'apparition éphémère de quelques bébêtes et de paysages dignes d'un banal jardin exotique. Enfin, il y a la mise en scène. Là, le traitement linéaire de 2h20 est intellectuellement pénible et physiquement épuisant. Dès lors, l'ambition artistique pourtant estimable de certaines reconstitutions échoue à séduire pour s'épuiser dans le ridicule. En outre, et paradoxalement la traduction de la durée de l'action réelle, étendue sur 20 ans, est un échec. Certes, les acteurs se rident mais uniquement sous l'effet du maquillage, car le temps, interminable dans la salle de cinéma est absent à l'écran. Trois expéditions successives en Amérique du sud sont restituées comme on fait ses courses à l'épicerie du coin et leur immatérialité les fait sombrer dans l'abstraction. La dernière de ces expéditions, censément, l'acmé, l'apogée, l'apothéose sensible et esthétique du film m'a trouvé dans la plus parfaite indifférence endormie. Je peine à choisir le terme le plus propre à qualifier la fin qui mêle père et fils dans une destinée commune. Je vous laisse donc le choix du terme : 1) stupide 2) irresponsable 3) ridicule 4) tristement risible. Ci et là, vous pouvez tromper votre ennui si vous êtes joueur, en relevant d'autres symptômes de ce film malade : l'application invraisemblablement scolaire de certains raccords, le piteux "twist final", la pesanteur d'incrustations de texte en guise de label "histoire vraie". Symptômes que le marteau, outil avec lequel ce film semble avoir été fabriqué n'est pas le plus indiqué. Allez, de la légèreté pour finir : laissons la city of Z à sa perdition pour s'écrier : si elle est morte, vive le roi, le roi (pas si) Kong ! "Kong : skull island", autre film d'aventure mais dans la catégorie "blockbuster" si souvent déconsidérée, demande bien moins de bienveillance pour en apprécier la réussite formelle et finalement, par comparaison, l'intelligence. Vive le cinéma ! Franz | latlas.paris

https://latlas.paris

lhomme-grenouille

Suivre son activité 697 abonnés Lire ses 2 850 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 22/03/2017

« The Lost City of Z »… Je ne sais pas vous, mais moi, ce titre, il me fait rêver. « The Lost City of Z », pour moi, ça sonne « mystique », ça sonne « aventure », ça sonne « dépassement », ça sonne presque « fantastique »… Mais bon, d’un côté il y a le titre, et de l’autre côté il y a la réalité du film… Honnêtement, ce long-métrage a été pour moi une longue liste d’incompréhensions (…et vraiment longue la liste hein ! 2h21 tout de même !) Alors OK, c’est plutôt bien fichu formellement (sauf la photo, mais on y reviendra) : ça reprend les codes de la bonne vieille épopée à l’ancienne et ça les reprend bien ; c’est propre ; c’est cohérent ; bref ça se tient… Mais la manière de mener cette intrigue, moi, ça m’a vraiment laissé songeur. Oser prendre trois quarts d’heure pour présenter la situation du personnage principal avant de commencer à faire deviner qu’il sera question de cité perdue au milieu de l’Amazonie, franchement, ça, je trouve ça juste… fou. « The Lost City of Z » quoi ! Quand tu appelles ton film comme ça, tu penses à construire ton propos autour de ce concept-là quand même ! C’est juste un minimum ! Alors OK, le film entend suivre la trame d’une histoire vraie, celle d’un explorateur britannique obnubilé par le désir de découvrir une cité légendaire au beau milieu de l’Amazonie, soit… Mais si ton centre d’intérêt c’est le gars, tu choisis un titre qui renvoie au gars, et pas à l’objet de son fantasme. Et je suis désolé pour tous ceux qui penseraient que c’est un détail, mais pour moi – au contraire – c’est révélateur de tout l’échec qu’est ce film. Trois quarts d’heure sans faire une seule fois référence au fait qu’à un moment donné il sera question de rechercher une cité dans la jungle, c’est juste dingue. Cette histoire de cité, elle lui prend comme ça, en tombant sur trois tessons au milieu de la forêt. A aucun moment avant ça, on ressent ce qui pourrait conditionner ce personnage à se passionner totalement pour cette question. Pour le coup, son obsession soudaine pour cette cité n’a même aucune cohérence par rapport au désir d’ascension et de reconnaissance sociales autour duquel on nous a structuré ce personnage. Spoiler: Après son premier voyage, ce gars a obtenu ce qu’il voulait. Il est reconnu socialement. Il peut retrouver sa femme qu’il aime et ses enfants qu’il chérit. Il n’a AUCUN intérêt à se lancer dans une quête folle à la recherche d’une cité qui ferait de lui la risée de la bonne société. Si encore on nous avait montré avant tout ça qu’il existait une envie chez lui de rompre avec les codes sociaux, j’aurais dit OK ! Si on avait profité de ces trois quarts d’heure interminables pour nous montrer comment la jungle l’avait changé et que du coup, il ressentait comme un appel libérateur le fait de repartir, là encore j’aurais dit OK !… Mais rien de tout ça ! Franchement, ça n’a juste pas de sens ! En dix minutes, le film décide de totalement changer de personnage principal. Et voilà qu’il se met à hurler comme un âne devant une foule qui le hue alors que jusqu’à présent on nous l’avait présenté comme quelqu’un de posé et de respectueux des conventions et des normes de son temps ! Insensé ! Et si encore ça s’arrêtait là… Mais à dire vrai il y a tellement d’autres choix dans ce film que je ne comprends pas. Pourquoi ce choix de cette photographie super jaunie par exemple ? Pourquoi ce choix de vouloir lisser toutes les aspérités de visages et de décors ? Pourquoi si peu exposer le capteur lors de ces scènes en pleine jungle ? Alors OK, ça a du sens quand on se dit que James Gray a voulu donner à son film des allures de vieux parchemins, collant à la réalisation très « vieille épopée à l’ancienne ». Mais bon, en terme de sensations, ce choix, il tue énormément de choses. On parle d’un gars qui se laisse prendre par l’aventure, qui recherche des cités d’or, et pourtant, malgré cette caratéristique là, le film nous présente un univers qui ne scintille même pas ! Cet univers est lisse ! Il est terne ! Il est plat ! Ce film parvient à transformer une chute d’eau magnifique en vieille carte postale figée et jaunie ! Elle transforme une forêt luxuriante en jardinière déclenchée ! Elle réduit les eaux cristallines de l’Amazonie aux teints ternes d’une Deûle des mauvais jours. WOH ! Mais il est où le gain là-dedans ?! Tant de choses perdues pour si peu de choses gagnées ! Je ne comprends pas ce choix de tout anesthésier ; de touyt stériliser… Il peut être cohérent, je l’entends, mais pour moi il a totalement tué l’intérêt du film. Le pire, c’est que j’aurais pu lui céder deux étoiles à ce film au seul regard du fait qu’il s’agit quand même d’un film propre fait à l’ancienne… Mais encore aurait-il fallu qu’il fasse une heure de moins ! Parce que là c’est tellement convenu, c’est tellement attendu, c’est tellement téléphoné qu’assister au déroulement pénible de ce récit prévisible et connu de bout en bout est juste une purge ! En fait, j’ai eu l’impression d’assister à un banal exercice de style tant James Gray paraissait réciter son truc sans n’y mettre ne serait-ce qu’une once de personnalité là-dedans. Et le pire, c’est que ça a l’air d’être la démarche assumée de l’auteur ! Il suffit de constater le jeu plat et convenu de toute cette troupe d’acteurs pourtant de qualité pour s’en convaincre. Alors OK, oui, c’est cohérent. Mais pour moi, ce film, c’est juste incompréhensible. Pourquoi vouloir faire ça, alors qu’en adoptant d’autre choix, on aurait pu en faire un film passionné et passionnant ? Juste changer la forme pour en faire un vrai appel à l’exploration ! Juste changer l’intrigue pour en faire une vraie plongée dans ce monde fantasque plutôt que de nous user avec ces sempiternels va-et-vient stériles entre l’Amazonie et l’Angleterre ! Juste travailler le personnage pour comprendre cette dimension presque folle et mystique de son projet ! Et puis surtout : juste choisir un acteur qui habite et transcende le personnage ! Alors après c’est vrai que, le problème, c’est que ce film existe déjà, il s’appelle « Fitzcarraldo ». Il a trente ans, mais il déchire toujours autant. Et c’est vrai, pourquoi refaire un « Fitzcarraldo » alors que l’original fonctionne toujours aussi bien ? Du coup, c’est vrai que cela pourrait justifier ce choix de prendre un tout autre parti pris esthétique… Mais d’un autre côté, quel intérêt aussi de faire ce « sous-Fitzcarraldo » ? Parce que oui, pour moi c’est à ça au fond que ce résume ce « Lost City of Z » : un film d’Herzog totalement amorphe, dénué de personnalité, et pas habité un seul instant. C’est triste d’avoir à dire çà d’un film, et j’en suis d’ailleurs le premier attristé. Mais bon, d’un autre côté je crois que FAIRE des films comme ça, c’est plus triste encore… Tragique donc… Une belle déception…

http://lhommegrenouille.over-blog.com

rollioni

Suivre son activité 194 abonnés Lire ses 1 535 critiques

4,0Très bien
Publiée le 15/03/2017

une fresque lente et intemporelle....James Gray garde tout son talent ici pour nous entretenir d'autres choses que de gangsters, l'exploration de l'Amazonie au début du 20ème siècle.....Il nous raconte l'histoire d'un explorateur anglais de 1905 à 1925..... Le film est d'une beauté sépulcrale, notamment les rencontres dans les villages indiens où les seules lumières naissent des feux de bois, clair obscur souvent.....Le film retrouve les ton propres à James Gray, et chose peu évidente parvient à nous rendre attachant les indiens, personnages magnifiques et dont il semble que nous ayons beaucoup apprendre....Le scénario va et vient entre l'Amazonie et l'Angleterre, et diffuse d'abord de la lenteur, du temps posé dans de magnifiques paysages.......Il y a aussi quelque chose d'envoutant dans l'utilisation de "La mer" De Debussy qui semble prendre possession des âmes , quelles qu'elles soient.....Un film à message qui véhicule des valeurs essentiels et une mise ne scène brillante.....Seul hic, amateurs d'émotions fortes passez votre chemin......Le films est une déclaration d'amour à l'Amazonie et à ses indiens.....Terence Malik aurait peut être pu être inspiré par le sujet.......Je conseille, c'est majestueux

papalou

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 157 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 02/04/2017

Fade! Comme un excellent met attendu, mais il manque un épice déterminant ! Une histoire, des personnages, une quête de l'absolu.... et pour moi il y manque Le sel de l'enthousiasme, la rugosité des événements, La violence de la nature... À aucun moment j'ai ressenti la violence de la jungle et de l'environnement ! Pas meme dans la photographie ou les mouvements de caméra ! La mise en scène la photographie de Revenant excellaient sur ces 2 points. Silence de Scorcese narrait une introspection spirituelle.... Je n'ai rien vu ressenti de cela dans Z. La distribution est de grande qualité et les interprétations sont présentés...mais à mon sens la métaphore entre la quête humaine et la recherche de z ne se dessine pas suffisamment clairement, et trop fadement et trop académique ! Je préfère donc le James Grey urbain et à l'introspection intime!

Fidelou

Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 282 critiques

2,5Moyen
Publiée le 29/03/2017

Z, c’est le nom de la cité perdue dans la forêt amazonienne que pense avoir découvert un officier britannique, envoyé en mission 1906 pour dresser une cartographie des frontières entre la Bolivie et le Brésil. Des traces de civilisation confortent son intuition. L’explorateur montera encore deux expéditions, en 1911 et 1925, pour tenter de convaincre la communauté scientifique. C’est cette aventure de vingt ans que raconte le film de James Gray, inspiré de l’histoire vraie de Percy Fawcett, disparu avec son fils lors de l’ultime voyage. Remonter le Rio Verde en radeau, s’enfoncer dans une végétation inextricable, affronter des animaux dangereux, croiser des indiens méfiants, survivre aux maladies… On devine les périls. Faut-il en rajouter ? Car tous les clichés de la forêt hostile sont ici convoqués : piranhas, fauves, serpents… On pense à Boorman, mais on est plus proche de l’exercice de survie en milieu hostile d’Inarritu. A cette nature indomptable s’ajoute un coup de mélo sur la famille qu’on abandonne, assorti d’une psychologie à deux dollars. James Gray en fait donc beaucoup. Et ses belles images ne sauraient compenser un scénario convenu et sans véritable tension. Avec des scènes trop répétitives entre la jungle et la Société royale de géographie. Si bien que cette quête de la Cité perdue… se perd dans sa propre lenteur. Et finit par rendre cette épopée un peu laborieuse. Même les acteurs ne parviennent pas à faire passer l’émotion et moins encore Charlie Hunnan que Sienna Miller. Pour ne pas parler des seconds rôles trop caricaturaux…

http://fidelou.over-blog.com

Petit-doigt

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 53 critiques

2,5Moyen
Publiée le 29/03/2017

Belle photo, beau sujet, malheureusement le film ne tient pas ses promesses. On rêve qu'un éclair de génie vienne hisser ce film au-dessus de cette illustration polie, presque tranquille, pire encore: entachée d'anachronismes dramaturgiques (dispute à tendance féministe, crise d'adolescence), fautes brèves mais lourdes pour un film qui se veut une reconstitution historique. Je n'ai vu aucune évolution des personnages, ils sont figés dans leur posture compassée de figures historiques, archétypales. Trop appliqué à brosser l'hagiographie de son héros le cinéaste passe à côté du sujet de la quête obsessionnelle du personnage pour une civilisation imaginaire, son empreinte sur sa vie etc. Qui trop embrasse mal étreint, l'ampleur du film historique n'ai pas fait pour le talent de James Gray, qu'il revienne au genre du film noir et je reviendrais le voir.

Richard L.

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 108 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 18/03/2017

Petit film assez nul et plein d'invraisemblances comme lorsque les explorateurs sont censés vouloir atteindre la source d'un fleuve en descendant le courant.. Dans la lignée des films de série B, on ne croit pas un seul instant à cette histoire pourtant inspirée de faits réels selon les auteurs du scénario. Passez votre chemin.

jeff21

Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 131 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 17/03/2017

L'idée d'adapter le livre paraissait à elle seule une bonne idée. Tout pouvait faire un très bon film.Mais rien n'est vraiment bien rendu :ni l'obstination de l'explorateur, ni la découverte de terres lointaines, ni les voyages interminables pour aller découvrir d'autres terres, ni le mode de vie des indiens, ni la cruauté de la jungle amazonienne. Tout est terne, plat, insipide sans émotion ni poésie. Vide. James Gray ne signe pas le meilleur de ses films.

Barbarel

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 2 critiques

0,5Nul
Publiée le 04/04/2017

Descendre le courant pour remonter vers la source d’une rivière… quelle aventure. Quelque chose m'a échappé.

cleothelittlecat

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 9 critiques

4,0Très bien
Publiée le 26/03/2017

Percy Fawcett, militaire et cartographe de formation, est envoyé en Amazonie pour dessiner la frontière du Brésil et de la Bolivie. Très vite, il cesse de s’intéresser à sa mission première et découvre que la jungle est habitée par des populations inconnues. Une véritable fascination pour ce "désert vert" l'envahit et il n'aura de cesse de vouloir découvrir cette civilisation. Si le film peut sembler un peu académique au début, il nous saisit dès les premières images de jungle. Nous sommes embarqués avec les personnages dans une végétation aussi belle que dangereuse, et chaque retour dans notre société est un brutal retour à la réalité. Un très beau film d'aventures, dont le final est brillamment réussi. On reste imprégné par la chaleur humide de l'Amazonie quelques minutes après le générique.

Nyns

Suivre son activité 100 abonnés Lire ses 548 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 16/03/2017

James Gray est un réalisateur des plus talentueux de sa génération, sa carrière déjà bien lancée il sort pour la première fois de sa zone de confort new-yorkaise pour nous offrir une aventure tirée d'une histoire vraie, celle d'un explorateur anglais méconnu du début du siècle dernier. Il se voit caractérisé par son obsession d'une citée perdue et encore jamais découverte par l'homme moderne. Le rendu final est tellement beau et propre que même s'il est compliqué de trouver une corrélation avec le reste de son œuvre, on retrouve la façon classique et appliquée d'amener son sujet et de raconter son histoire qui est devenu sa marque de fabrique. Malheureusement ce qui fait sa force dans ses précédents long métrages lui dessert ici. On peine à rentrer dans la passion de l'explorateur, on manque d'éléments psychologiques pour comprendre toute l'ambiguïté de son positionnement, pourtant en 2h20... il y avait largement le temps. Le rendu est trop factuel, et les enchainements entre la jungle sauvage et le retour à la vie de famille se fondent dans l'incompréhension. Fawcett est dépeint comme un mari aimant et un père absent, rongé par le remord de ne pas voir ses enfants grandir, mais encore une fois, ce côté là est trop sous-entendu. On retrouve malgré tout la symbolique des liens familiaux cher à James Gray. Pour tous les amoureux du 7ème art il sera aussi impossible de ne pas penser à Apocalypse Now avec cette rivière, cette obsession, ce désir inconscient... Pourtant le mastodonte référence des années 70 ne peut faire que de l'ombre à cette réalisation décousue. On a tous les éléments d'une grande épopée passionnante mais le résultat final est trop rigide et froid Spoiler: quelques poteries au sol puis sur un rocher?. C'est la frustration qui l'emporte même si James nous a donné beaucoup d'éléments intéressants, la guerre, la société du siècle dernier avec l'honneur et les vices qu'elle présente, une certaine idée du féminisme qui fait son chemin, la vision des hommes sur l'inconnu. Et puis les images sont travaillées et diversifiées. Le changement d'univers (jungle/R-U/front 14-18) fait quand même son effet. C'est pour toutes ces raisons que je reste sur une note positive. Mais c'est une petite déception.

Les meilleurs films de tous les temps
Back to Top