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The Lost City of Z
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note moyenne
3,8
2877 notes dont 290 critiques
10% (29 critiques)
37% (108 critiques)
27% (79 critiques)
16% (47 critiques)
6% (16 critiques)
4% (11 critiques)

290 critiques spectateurs

tony-76

Suivre son activité 505 abonnés Lire ses 1 174 critiques

3,5Bien
Publiée le 22/07/2017

The Lost City of Z, film d'aventures à la fois épique et intime de James Gray. L'histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. En 1906, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l'homme se prend de passion pour l'exploration et découvre des traces de ce qu'il pense être une cité perdue très ancienne... De retour en Angleterre, Fawcett n'a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation... L'inconnu, c'est vraiment ce que The Lost City of Z aborde, et le réalisateur le traite de manière épatante ! Un « Z » dans le titre qui confirme l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. Le scénario est d'une rare ambition narrative doté d'une mise en scène simple mais efficace. Des images somptueuses dans une jungle aussi sombre que terrifiante ! C'est dépaysant ! Avec de jolies costumes... Certes, quelques longueurs viennent perturber la réalisation de Gray mais cela n'empêche pas qu'on reste en admiration devant un tel sujet, qui en vaut de l'or... Une très bonne distribution des acteurs avec en tête Charlie Hunnam qui est largement plus compétent chez James Gray que chez Guy Ritchie (King Arthur)... Robert Pattinson, méconnaissable, est souvent étonnant dans ses rôles. Il nous l'avait prouvé aussi dans The Rover de David Michôd et pourra, on l'espère nous enchantés devant le film de Cannes - Good Time - prochainement dans nos cinémas. Sienna Miller livre une bonne performance dans la peau de cette femme aimante de son mari en le laissant partir à la conquête de l'exploration et de la gloire ! Le fils de l'explorateur que interprète Tom Holland s'avère honorable et à contre emploi d'un Homecoming. Pour conclure, The Lost City of Z est une véritable aventure cinématographique. Une œuvre de qualité supérieure immersive qui mérite d'être découvert ! James Gray nous a pondu un beau film.

KAZDU

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2,5Moyen
Publiée le 26/03/2017

J'ai été déçu par ce film et je ne comprend pas les critiques dithyrambiques de la presse. Le film est trés lent meme si les images sont trés belles et le jeu des acteurs est bon nous ne sommes jamais touché par la passion de l'explorateur. Il ne se passe pas beaucoup de choses, On attend quelque chose qui ne vient pas. Ce films est long The lost city of Z est beau mais sans emballer totalement. James Gray ne parvient pas à nous faire sentir la forêt, la moiteur, la peur, le mystère, le choc des cultures. Tout ça est absent de ce film.On peine à rentrer dans la passion de l'explorateur, on manque d'éléments psychologiques pour comprendre toute l'ambiguïté de son positionnement De tout cela ressort un fim plat ne transmettant aucune emotion.

elbandito

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/05/2017

James Gray s’aventure enfin hors des grandes villes pour une fresque historique somptueuse et réaliste, incarnée par l’improbable mais impeccable Charlie Hunnam. Secondé par Sienna Miller ou Robert Pattinson, méconnaissable, l’acteur se fond dans la peau de l’aventurier Percy Fawcett, soldat britannique qui, parti dresser la carte de la frontière entre la Bolivie et le Brésil, se met que quête d’une mystérieuse civilisation inconnue. Le cinéaste réussit le tour de force d’allier l’intime au grandiose, la jungle amazonienne inquiétante n’envahissant jamais la quête de rédemption familiale et sociale du héros. Cette épopée remettra en question toute la vie de l’aventurier et son rapport à la civilisation. La réalisation de James Gray peut sembler classique mais est, à mon sens, très novatrice, intelligente et parfois surréaliste. Le cinéaste s’inspire des grandioses "Apocalypse Now" ou "Aguirre la colère de Dieu". Ces qualités indéniables en font l'un des meilleurs films d’aventures depuis longtemps sur grand écran.

Cineb[rec]

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4,5Excellent
Publiée le 07/06/2017

The Lost City of Z, ou comment rêver d’exploration et d’aventure pendant 2h20 ? Entre civilisations anciennes, archéologie, découvertes et guerre mondiale, c’est un fabuleux panorama du début du XXème siècle que nous offre le réalisateur James Gray. James Gray choisi d’interpréter le roman “La cité perdue de Z” de David Grann, lui même inspiré de l’histoire vraie de Percy Fawcett (interprété dans le film par Charlie Hunnam). Percy Fawcett, colonel vertueux de l’armée britannique se voit confier une mission par la société géographique britannique : cartographier l’Amazonie, entre les frontières brésiliennes et boliviennes. Alors qu’il est un mari aimant, et sur le point de devenir un jeune père, il accepte malgré tout cette mission d’exploration, pour redorer l’image de sa famille… Lors de sa mission, il va tomber sur des ruines d’une ancienne civilisation, alors qu’il pensait être le premier homme à s’aventurer dans cette région. Une découverte qui va tout remettre en question et influer fortement sur sa vie future. Et c’est ici qu’on pourrait parler du jeu d’acteur : Charlie Hunnam, alias Percy, réussi à transmettre au spectateur sa passion pour cette ancienne civilisation, et son rêve de trouver parmis la forêt, une cité ancienne (Z) à l’image d’El Dorado. Et cette évolution est, comment dire, magistrale. On introduit Percy comme un personnage aimant, sacrifiant tout pour sa famille, et on remarque au bout d’une heure, l’évolution et la perversion qu’un rêve peut avoir sur une vie. Ce rêve aura eu biens des effets sur Percy, lui permettant d’affronter beaucoup d’impasses : entre trahisons, blessures et vivre sans ses proches, cette vision de Z, qu’il aimerait tant connaître, parvient à le maintenir en vie, du moins, c’est ce qu’on ressent devant l’écran en admirant la performance de Charlie Hunnam. Robert Pattinson (ou Henri Costin, acolyte de Percy) nous montre sa face cachée, ou sa vraie nature : une belle métamorphose depuis ses débuts en films fantastiques (Harry Potter / Twilight). Il accompagnera Percy tout au long de ses aventures et lui dévouera une loyauté de fer : que ce soit dans l’exploration ou lors de la Première Guerre Mondiale. Parlons de la bande originale. Christopher Spelman compose une bande son à la hauteur du film. Accompagnant chaque détail, chaque émotion, chaque découverte. Une composition qui colle parfaitement avec le dynamisme du film et l’ambiance. Attention toutefois aux amateurs de films d’actions bourrins, ce film nous raconte le récit d’une ambition et nous fait réfléchir, ne vous attendez pas à voir un Tomb Raider ! Un petit mot sur l’ambiance. Filmée en 35mm, la prise d’image nous rapproche encore plus du début du XX siècle. Les paysages, les villes, les décors, qu’ils soient Amazoniens, Irlandais, Britanniques, sont typiques du début du siècle et bien retranscrits à l’écran. On y est ! On vie l’aventure dont on rêvait enfant, s’imaginant devenir un futur explorateur ! Vous l’aurez compris, à Cine B[rec], on a adoré The Lost City of Z. C’est pourquoi demain, nous consacrerons un Zoom Sur spécial Charlie Hunnam ! A très vite !

closer444

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2,0Pas terrible
Publiée le 15/03/2017

Comment comprendre l’engouement critique quasi dithyrambique pour cette épopée laborieuse et sans saveur qui procure davantage d’ennui que de sensations fortes ou d’émotion. James Gray qui n’a pourtant pas son pareil pour filmer New York et la faune interlope qui la peuple, que ce soit dans des polars feutrés («The Yards » ou le sublime « La Nuit nous appartient ») ou des drames intimistes ou romantiques forts (« Two lovers » ou « The Immigrant ») échoue complètement en essayant de se renouveler. Il réalise ici un rêve en adaptant la quête de sir Fawcett à la recherche d’une cité perdue au fin fond de l’Amazonie. Et il ne semble ici pas du tout à l’aise, « The Lost City of Z » étant une grosse déception plutôt plombante. Son nouveau long-métrage alterne péniblement scènes d’exploration dans la jungle et scènes en Angleterre où l’officier tente de convaincre sa hiérarchie de la véracité de ses dires et sa femme de le laisser partir. Les premières ne parviennent jamais à rendre compte de la difficulté de ces expéditions et se ressemblent toutes. On a l’impression qu’elles ont été filmées au ralenti et nous plongent dans une torpeur certaine. Faire le choix de l’anti spectaculaire est une gageure mais celle-ci aboutit à un film au rythme neurasthénique dont les deux heures nous paraissent interminables. Quant aux scènes prenant place dans la civilisation, elles sont plus intéressantes mais semblent attendues. Seuls les duels verbaux entre Fawcett et sa femme ou son fils sont intéressants en montrant la dualité du personnage principal entre son rêve et sa famille. Au final, on a l’impression que toutes les scènes se répètent pour un désagréable effet de redondance et cette épopée qui aurait pu se révéler palpitante est, au final, terriblement ennuyante et soporifique. La mise en scène, molle et désincarnée, donne au film un aspect suranné voire daté dans le mauvais sens du terme. Charlie Hunnam se débrouille bien pour porter le film sur ses frêles épaules mais Robert Pattinson, pourtant éclairé dans ses choix artistiques post-« Twilight » semble perdu et fait ce qu’il peut avec un second rôle peu approfondi. « The Lost City of Z » brasse beaucoup de thèmes (la paternité, le besoin de reconnaissance, …) mais échoue à nous faire vibrer sur un sujet pourtant passionnant. Voilà un film décevant et poussiéreux dont on ressort attristé.

https://www.facebook.com/cinemapassion4444/

Paulo Jorge L.

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1,5Mauvais
Publiée le 07/03/2017

J'ai été déçu par le nouveau film de James Gray "The lost city of Z", vu hier soir dans le cadre du Luxembourg City Film Festival. Ce que j'ai aimé, c'est d'être plongé dans l'effervescence du festival, avec plein de passionnés aux yeux luisants, dans la merveilleuse salle de la Cinémathèque. Mais le film. Décevant, car laborieux et désincarné. Son plus gros problème : la très mauvaise interprétation d'un peu tout le monde, mais en particulier de Charlie Hunnam dans le rôle principal, celui du Major Fawcett. Sorry, il est censé être illuminé, habité par une vision proprement folle et destructrice, et on n'y croit jamais, on ne ressent jamais rien d'autre en lui que la pénible mécanique d'un acteur qui essaye de nous convaincre mais n'y arrive pas. Et comme la narration est articulée autour de cette soif d'aventure et de gloire qui habite le personnage, le ronge et engendre de la souffrance autour de lui, notre intérêt retombe très vite, dès les premières dix minutes. Et ça s'étire encore sur 2h20, ennuyeuses jusqu'au bout. Car en plus la mise en scène est mollassonne, plate, hyper-académique, même quand on est en pleine jungle. On pense à Werner Herzog, à Francis Ford Coppola, à Terence Malick, à John Boorman et même à Steven Spielberg et son Indiana Jones, mais juste pour se dire que, contrairement à ceux-là, James Gray ne parvient pas à nous faire sentir la forêt, la nuit fauve, la moiteur, le vertige, l'effroi, la peur, le mystère, l'enivrement, la luxuriance, la folie, le choc des cultures. Tout ça est absent de ce film qui se veut appliqué, consciencieux, petit-bourgeois. Déjà The Immigrant m'avait paru balourd et faible, ce nouvel opus confirme que James Geay est l'un des réalisateurs les plus surestimés du moment.

http://paulolobo.blogspot.lu/2017/03/the-lost-city-of-z-james-gray.html?m=1

Amergame

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4,5Excellent
Publiée le 17/04/2017

Grande épopée que voici, The Lost City of Z n'est pas une surprise mais clairement un film dont on se souviendra. Prestations d'enfer, réalisation soignée et surtout : bande-sonore mémorable qui renforce l'immersion et l'atmosphère qui sera l'atout majeur du film. Je recommande fortement ce dernier malgré le fait qu'il ne plaira qu'à un certain nombre de spectateurs, étant donné que celui-ci cible son public de manière assez strict.

Kilian Dayer

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4,0Très bien
Publiée le 17/07/2017

Les profondeurs sauvages, humides et dangereuses de l’Amazonie prennent des allures de contrées mystiques, terrifiantes de mystères chez James Gray. Le cinéaste new-yorkais, à qui l’on doit des bijoux d’un genre particulier, Little Odessa, The Yard, la Nuit nous appartient, quitte le monde du thriller urbain, du drame familial et criminel, se lançant avec une certaine grâce dans l’univers du film d’aventure historique. Au tout début du 20ème siècle, le major Percy Fawcett est missionné pour tracé la frontière entre Brésil et Bolivie, au cœur de la forêt tropicale la plus dense et la plus inexplorée qui soit, l’Amazonie. Ayant un blason à redorer, un prestige à acquérir, l’explorateur et sa petite équipe découvre qu’une certaine civilisation pourrait bien se terrer au cœur de l’enfer vert. De retour au bercail, Percy Fawcett et ses disciples réorganisent bien vite un retour en Amérique du Sud histoire de prouver l’existence de ladite civilisation, tout du moins, et de découvrir la cité perdue de Z. Cette quête, il s’agit bien d’une quête, dévorera un personnage avide de découvertes et se transformera bien vite en obstination. Une obsession. Sacrifiant tout sur l’autel d’un idéal, sa découverte, Percy Fawcett s’enfonce sans cesse plus profondément dans la canopée, côtoyant indigènes et faune locale pour le moins hostiles. Jusqu’où ira-t-il? James Gray explore la récurrente obsession de l’homme pour l’inconnu, le mystère, tout en traitant des affres d’une telle soif sur l’entourage, sur la nation. La grande Angleterre, non-contente d’explorer, masquait les faits pour ne pas mettre en avant des cultures dites sauvages. Quelles sont donc les conséquences de l’obstination d’un explorateur qui souhaite faire la lumière sur une prétendue civilisation dont l’élite occidentale nie l’existence? A la manière d’un vieil artisan de cinéma, consciencieux, James Gray s’enfonce avec son équipe, ses acteurs, au cœur de la forêt tropicale colombienne, livrant une odyssée verte dont le tournage n’aura jamais été de tout repos. Point de fond vert, point de CGi dégoulinant, Gray filme la jungle en s’enfonçant dans ses entrailles, exigeant, méticuleux. Ses images sont radieuses, magnifiques et ses acteurs, on le sent, souffre de ce dépaysement pour le moins désagréable. L’œuvre d’un vrai cinéaste, en somme, à la manière de Coppola lorsqu’il filmait Apocalypse Now ou de William Friedkin avec Sorcerer. Un film ne peut avoir une réelle identité, à mon sens, que filmer réellement là ou est censée de passé l’action. Très bon point pour The Lost City of Z. Seule ombre au tableau, quoique toute relative, Charlie Hunnam, figure montante depuis sa prestation dans les célèbres Sons of Anarchy, semble ne pas incarner un homme obstiné mais le héros orgueilleux d’une fiction hollywoodienne. Peu charismatique au-dehors de ses atours virils de beau-blond, l’acteur, s’il s’investit, peine à exprimer les multiples facettes de son personnage complexe. Indéniablement, sans parler pour autant d’une erreur de casting, le comédien britannique n’est pas à la hauteur de la tâche. Mais il ne s’agit là que de mon avis. Entre mysticisme, aventure, découverte et photographie sublime, le dernier né dans la filmographie de James Gray se veut un excellent cru, une belle réussite technique et narrative qui ne pêche qu’en partie de par quelques faiblesses d’acteurs. Avant de passer dans le monde de la SF, le prestigieux metteur en scène de polar New-Yorkais s’offre et nous offre une belle escapade dans l’histoire et dans la jungle sud-américaine. 15/20

Somchanh

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4,0Très bien
Publiée le 29/05/2017

Essentiellement penché pour la dramaturgie, James Gray monte sur la nouvelle marche qu’est celle de l’aventure ! Le premier contact est visuel et nous aurons de quoi être séduit par le choix de grains, apportés par la pellicule. L’immersion est d’un bluff, qu’à côté du portrait que l’on se fait de l’adaptation de David Grann, nous sommes éperdument transportés au cœur de l’Amazonie et de ses nombreux mystères qui la guettent. On reconnaitra immédiatement les influences de Fitzcarraldo ou encore d’Apocalypse Now (et une pointe d’Indiana Jones pour l’hommage, offrant un esthétisme d’une beauté immersive. C’est pourquoi le personnage du Colonel Percival Fawcett (Charlie Hunnam), brillant officier et explorateur britannique, fait l’objet de toute une folle ambition. Son scepticisme est confronté à une communauté scientifique et à des croyances religieuses occidentales qu’on l’on aborde à peine, malgré son importance. Naît alors une obsession, sans remord mais pleine de folie. Concernant ses proches, sa femme Nina (Sienna Miller) et Henry Costin (Robert Pattinson) auront rapidement trouvé une place au second plan. Leur destin est tracé de bout en bout, sachant qu’une évolution apparente n’est pas envisageable ici, relevant surtout de la fiction afin d’alimenter les discours d’honneur et de fierté. Seul le fils aîné, Jack (Tom Holland) a droit à un traitement de mise en perspective. Malgré un choix de mise en scène léger dans le corps, ce personnage apporte la clé de voute et de conclusion à cette aventure aux sens divers. Par ailleurs, la notion du temps est au centre du débat et la plupart auront noté une longueur notable dans cette aventure. La linéarité de l’écriture fait que l’on s’accroche aisément à l’introduction. Mais plus on avance et plus le fil temporel se perd à travers des ellipses, parfois mal négociées. Le rythme freine alors plusieurs fois au nom des multiples temps morts entre chaque expédition. Le contexte historique fait que des événements majeurs obligent le réalisateur d’accorder ces instants de répit. Nous aurions tout de même pu éviter de sombrer dans des arcs trop descriptifs et contemplatifs. La pointe de passion et d’émotion compensera au moins cette lourde charge, pourtant nécessaire au développement de l’intrigue. Et au bout du chemin, le cadre familial possède son lot l’importance sur de nombreux point et soulève bien plus qu’un conflit interne. La relation et la parité homme-femme ne fait aucun doute ici, et son introduction manque malheureusement de subtilité, à force de marteler le contraste. Au-delà de ce regret, on reconnait la métaphore d’une civilisation recherchée, à la fois dans l’inconnu et dans la société qui « soutient » le projet. Il en va de même à la vue des relations entre Percival, combattant son démon passionnel, et ses enfants en recherche d’un paternel présent et attentionné. Le dénouement développera une fausse déception, tout en conservant cette part de mystère qui hante encore notre curiosité aujourd’hui au sujet la découverte de Z. Chacun recherche donc « sa » cité, mais la signification diffère d’une personne à l’autre. Le tout est de savoir lier les observations. En somme, « The Lost City of Z » est une escapade épique, sachant les faits réels, garnie de leçons morales à l’égard d’une société égoïste et suffisante à elle-même. Il en résulte la quête de l’inconnu, éveillant les esprits ouverts à l’espoir et la poésie tragique.

Caine78

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4,0Très bien
Publiée le 03/05/2017

Projet de grande envergure dont James Gray rêvait depuis longtemps, « The Lost City of Z » a enfin fini par voir le jour, et il aurait en effet été dommage de s'en passer. Alors autant vous prévenir : ça reste un film de James Gray, ne vous attendez donc pas à une œuvre trépidante avec scènes d'action dantesques et suspense à couper le souffle, le tout assorti de découvertes incroyables, et ce quand bien même le héros aurait inspiré le personnage d'Indiana Jones. En revanche, si vous souhaitez voir une œuvre très bien réalisée, profonde, prenant soin de ses personnages en établissant des relations complexes entre eux, tout en donnant une grande part à l'humain dans ce qu'il a à la fois de plus beau et de plus fou, alors vous devriez être comblés à pas mal d'égards. Le cinéaste sonde l'âme humaine, son obsession parfois irréelle, ses rêves de grandeur, ses rêves tout courts... Sous ses airs de classicisme quasiment à l'ancienne, Gray trace un chemin assez personnel, où l'on retrouve beaucoup de thèmes de ses œuvres précédentes, sans que celui-ci ignore un minimum la dimension spectaculaire d'une telle aventure, celui-ci exploitant les décors avec un mélange d'intimisme et de « grandiose » d'un bel effet, les allers-retours entre Angleterre et Amazonie, peut-être un peu frustrants parfois, mettant par ailleurs bien en lumière l'abnégation incroyable du héros pour retourner à chaque fois vers cette Terre qui l'indifférait presque totalement au départ. Et puis il n'y a pas à dire : bien qu'il soit loin ici de son New York natal, l'implication du réalisateur se transcrit quasiment à chaque instant, même lorsqu'il se dirige parfois vers un Spoiler: mysticisme étrange, mais en définitive totalement en phase avec la vision de son héros, et donnant à l'œuvre une force encore plus grande, sur le fond comme la forme. Ça n'est sans doute pas un film « grand public » comme on peut l'entendre habituellement, mais c'est un film d'une belle ampleur, puissant et complexe, à la fois historique et très moderne dans sa vision des êtres humains : de quoi en déconcerter quelques-uns, mais probablement aussi séduire les amateurs de beau cinéma.

romano31

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4,0Très bien
Publiée le 13/04/2017

Basé sur l'histoire vrai de l'explorateur Percy Fawcett, The Lost City of Z nous conte l'histoire de ce colonel devenu explorateur qui parti à la découverte d'une civilisation perdue et d'une citée : Z. Après deux voyages infructueux en Bolivie, il disparu corps et âme avec son fils au cours de son troisième périple. Malgré de nombreuses recherches, ils ne furent jamais retrouvés. J'ai trouvé le film très intéressant et très plaisant à suivre. Je ne connaissais pas du tout l'histoire de Percy Fawcett et sa disparition reste aujourd'hui encore une énigme malgré de nombreuses théories. En plus d'une réalisation totalement maîtrisée de James Gray, le point fort du film vient de son casting. Emmené par un Charlie Hunnam absolument parfait dans le rôle principal, The Lost City of Z offre également d'excellentes prestations de la part de Robert Pattinson, Sienna Miller et Tom Holland. Chacun interprète son rôle à la perfection. Malgré quelques longueurs dans la dernière partie du film, ce dernier reste très plaisant à suivre et nous emmène au cœur de la forêt amazonienne aussi sublime qu'impitoyable. Un film fort sympathique donc qui permet de mettre en lumière la destiné tragique de cet explorateur britannique.

nathvaaucinema

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3,5Bien
Publiée le 01/04/2017

The Lost City of Z est bien plus qu'un film d'aventure, il met en lumière le conflit intérieur de son personnage principal, le fascinant Fawcett brillament interprété par Charlie Hunnam, fasciné par les secrets de la jungle amazonnienne. James Gray signe un film subtile, qui se balade intelligemment dans des étapes primordiales de la vie de son personnage sans jamais ennuyer malgré la durée du long métrage. Voir la critique complète sur mon blog :

http://nathvaaucinema.canalblog.com/archives/2017/04/01/35121025.html

maxime ...

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4,0Très bien
Publiée le 19/03/2017

The Lost City of Z est le film le plus énigmatique parmi les cinq compositions de James Gray. Le fait de quitter New York pour un dépaysement s'en pareil est un pari osé et casse gueule tant ce dernier c'était fait une spécialité de filmer " sa ville ". De ce point de vue ci, le long métrage est des plus étincelant, tout est beau dans cet enfer Amazonien. La mise en scène est une nouvelle fois des plus léchée, d'ailleurs on cite beaucoup Cimino et Coppola comme référence mais on peut aussi entrevoir quelques plans digne de Terrence Malick. Autre trouvaille de Gray, son acteur principal. Charlie Hunnam tire la couverture, le charme et la présence physique chez cet acteur se font sentir. Je ne trouve quasiment que des qualités à cet oeuvre, sauf les vingt dernières minutes un peu bâclé ... Le film aurait gagné en consistance avec 10 ou 15 minutes supplémentaires, cet partie me laisse donc sur ma faim même si j'ai apprécié le dénouement. Son sens épique est l'autre point fort de cette création, j'ai été absorbé par l’intrigue sans jamais en sortir, The Lost City of Z est une adaptation qui marque les esprits.

Franz96

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0,5Nul
Publiée le 17/03/2017

Série Z pas perdue. Bien loin de moi la volonté de mettre en cause le talent de James Gray dont je partage le plébiscite critique et public en dépit de réserves face à de possibles accents mélodramatiques à mes yeux excessifs comme par exemple ceux de Two lovers. Il ne faudrait pas pour autant, au nom de ce talent attesté par la qualité majoritairement reconnue à la plupart de ses films, que James Gray reçoive un traitement particulier comme d'autres avant lui pour des raisons analogues. Ce traitement est l'impunité critique. Tout se passe comme si réussir plusieurs fois abritait de tout échec. Se met en place un bouclier de bienveillance protecteur renforcé par l'usage de lunettes compassionnelles qui empêcheraient désormais toute objectivité. Tim Burton, Woody Allen, Clint Eastwood, Night Shyamalan (que la constance dans le ratage a fini par être sanctionnée -avant une actuelle miraculeuse renaissance ?-), Pedro Almodovar... sont quelques représentants de ces artistes protégés par la grâce d'indéniables réussites. On peut expliquer cette irrationalité apparente par la difficulté de lutter contre la passion idolâtre que le cinéma excelle à nourrir ou de faire simplement l'aveu qu'un amour pour un réalisateur a été trahi. Cette difficulté se complique chez les critiques de la presse officielle d'enjeux et d'intérêts économiques croisés qui ne favorisent pas la liberté d'opinion. Ce préambule libère le cri qui m'enrage : Quel film raté que "The lost city of Z" ! Quel insurmontable ennui que le visionnage de cet interminable objet indigeste. Je ne vois rien qui puisse être sauvé tant s'accumulent les traits d'un navet parfait. Les acteurs d'abord. Tous sans exception semblent atteints d'une paralysie partielle qui empêcherait la manifestation d'expressivité émotionnelle ou de tout geste doté d'une mobilité à peu près ordinaire. Le scénario ensuite. La métamorphose de cet officier avide de réussite en explorateur porteur d'une mission civilisatrice universelle est complètement invraisemblable. L'indifférence portée au fondement historique de cette fameuse city of Z ôte à l'intrigue même du film toute plausibilité et tout intérêt. De là, un écueil de fond plus redoutable encore : L'impossibilité de toute compassion vis-à-vis de ce héros. Son sacrifice d'une vie de famille décrite comme idyllique au nom d'un invraisemblable motif devient le symptôme d'une insondable stupidité, doublée d'une profonde irresponsabilité paternelle (3 enfants l'attendent toute leur vie) et couronnée par une ambition sociale indéfendable. Dès lors, l'abdication de l'épouse pourtant portraiturée comme une féministe d'avant garde renforce le ridicule de l'ensemble. Par malheur, le spectacle ou l'action ne fournit aucune compensation à moins de s'extasier devant l'apparition éphémère de quelques bébêtes et de paysages dignes d'un banal jardin exotique. Enfin, il y a la mise en scène. Là, le traitement linéaire de 2h20 est intellectuellement pénible et physiquement épuisant. Dès lors, l'ambition artistique pourtant estimable de certaines reconstitutions échoue à séduire pour s'épuiser dans le ridicule. En outre, et paradoxalement la traduction de la durée de l'action réelle, étendue sur 20 ans, est un échec. Certes, les acteurs se rident mais uniquement sous l'effet du maquillage, car le temps, interminable dans la salle de cinéma est absent à l'écran. Trois expéditions successives en Amérique du sud sont restituées comme on fait ses courses à l'épicerie du coin et leur immatérialité les fait sombrer dans l'abstraction. La dernière de ces expéditions, censément, l'acmé, l'apogée, l'apothéose sensible et esthétique du film m'a trouvé dans la plus parfaite indifférence endormie. Je peine à choisir le terme le plus propre à qualifier la fin qui mêle père et fils dans une destinée commune. Je vous laisse donc le choix du terme : 1) stupide 2) irresponsable 3) ridicule 4) tristement risible. Ci et là, vous pouvez tromper votre ennui si vous êtes joueur, en relevant d'autres symptômes de ce film malade : l'application invraisemblablement scolaire de certains raccords, le piteux "twist final", la pesanteur d'incrustations de texte en guise de label "histoire vraie". Symptômes que le marteau, outil avec lequel ce film semble avoir été fabriqué n'est pas le plus indiqué. Allez, de la légèreté pour finir : laissons la city of Z à sa perdition pour s'écrier : si elle est morte, vive le roi, le roi (pas si) Kong ! "Kong : skull island", autre film d'aventure mais dans la catégorie "blockbuster" si souvent déconsidérée, demande bien moins de bienveillance pour en apprécier la réussite formelle et finalement, par comparaison, l'intelligence. Vive le cinéma ! Franz | latlas.paris

https://latlas.paris

psychiio

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/04/2017

James Gray quitte son Brooklyn fétiche et emmène un casting 3 étoiles dans la jungle amazonienne ou tout simplement à l'époque victorienne ; comme Percy Fawcett, ils s'envoient en territoire inconnu. Pour la première fois de sa carrière, le réalisateur s'intéresse à des faits réels plutôt qu'à un scénario original. Du premier au dernier plan, nous voyageons entre Londres et l'Amazonie, et suivons d'un côté les explorateurs : Fawcett (Charlie Hunnam, impeccable) et Costin (Robert Pattinson, brillant dans une transformation qui le fait méconnaissable), et de l'autre la famille de Colonel Fawcett (avec, en premier lieu, Sienna Miller excellente et, plus tard, la révélation Spidey, Tom Holland, génial). Si "The Lost City of Z" se passe en parti dans la jungle, James Gray signe un bref - mais excellent - détour sur la Première Guerre mondiale. Avec une somptueuse photographie, le film s'avère être une épopée majestueuse, extraordinaire, qu'on ne pourra plus retrouver au cinéma ...

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