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The Lost City of Z
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note moyenne
3,8
2386 notes dont 255 critiques
11% (28 critiques)
37% (94 critiques)
26% (67 critiques)
17% (44 critiques)
5% (12 critiques)
4% (10 critiques)

255 critiques spectateurs

elbandito

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/05/2017

James Gray s’aventure enfin hors des grandes villes pour une fresque historique somptueuse et réaliste, incarnée par l’improbable mais impeccable Charlie Hunnam. Secondé par Sienna Miller ou Robert Pattinson, méconnaissable, l’acteur se fond dans la peau de l’aventurier Percy Fawcett, soldat britannique qui, parti dresser la carte de la frontière entre la Bolivie et le Brésil, se met que quête d’une mystérieuse civilisation inconnue. Le cinéaste réussit le tour de force d’allier l’intime au grandiose, la jungle amazonienne inquiétante n’envahissant jamais la quête de rédemption familiale et sociale du héros. Cette épopée remettra en question toute la vie de l’aventurier et son rapport à la civilisation. La réalisation de James Gray peut sembler classique mais est, à mon sens, très novatrice, intelligente et parfois surréaliste. Le cinéaste s’inspire des grandioses "Apocalypse Now" ou "Aguirre la colère de Dieu". Ces qualités indéniables en font l'un des meilleurs films d’aventures depuis longtemps sur grand écran.

closer444

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2,0Pas terrible
Publiée le 15/03/2017

Comment comprendre l’engouement critique quasi dithyrambique pour cette épopée laborieuse et sans saveur qui procure davantage d’ennui que de sensations fortes ou d’émotion. James Gray qui n’a pourtant pas son pareil pour filmer New York et la faune interlope qui la peuple, que ce soit dans des polars feutrés («The Yards » ou le sublime « La Nuit nous appartient ») ou des drames intimistes ou romantiques forts (« Two lovers » ou « The Immigrant ») échoue complètement en essayant de se renouveler. Il réalise ici un rêve en adaptant la quête de sir Fawcett à la recherche d’une cité perdue au fin fond de l’Amazonie. Et il ne semble ici pas du tout à l’aise, « The Lost City of Z » étant une grosse déception plutôt plombante. Son nouveau long-métrage alterne péniblement scènes d’exploration dans la jungle et scènes en Angleterre où l’officier tente de convaincre sa hiérarchie de la véracité de ses dires et sa femme de le laisser partir. Les premières ne parviennent jamais à rendre compte de la difficulté de ces expéditions et se ressemblent toutes. On a l’impression qu’elles ont été filmées au ralenti et nous plongent dans une torpeur certaine. Faire le choix de l’anti spectaculaire est une gageure mais celle-ci aboutit à un film au rythme neurasthénique dont les deux heures nous paraissent interminables. Quant aux scènes prenant place dans la civilisation, elles sont plus intéressantes mais semblent attendues. Seuls les duels verbaux entre Fawcett et sa femme ou son fils sont intéressants en montrant la dualité du personnage principal entre son rêve et sa famille. Au final, on a l’impression que toutes les scènes se répètent pour un désagréable effet de redondance et cette épopée qui aurait pu se révéler palpitante est, au final, terriblement ennuyante et soporifique. La mise en scène, molle et désincarnée, donne au film un aspect suranné voire daté dans le mauvais sens du terme. Charlie Hunnam se débrouille bien pour porter le film sur ses frêles épaules mais Robert Pattinson, pourtant éclairé dans ses choix artistiques post-« Twilight » semble perdu et fait ce qu’il peut avec un second rôle peu approfondi. « The Lost City of Z » brasse beaucoup de thèmes (la paternité, le besoin de reconnaissance, …) mais échoue à nous faire vibrer sur un sujet pourtant passionnant. Voilà un film décevant et poussiéreux dont on ressort attristé.

https://www.facebook.com/cinemapassion4444/

MaxLaMenace89

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/03/2017

Avec The Lost City of Z, James Gray livre le meilleur du cinéma, celui de l'obsession. L'obsession de l'inaccessible, du mythe : le cœur même de l'intrigue et des motivations du protagoniste principal, d'une part ; mais aussi celle d'une cinéaste à la recherche d'un art perdu, invoquant l'aventure classique d'un David Lean ou d'un John Huston, filmant intégralement en 35mm face aux pires conditions de la forêt tropicale colombienne. En résulte un objet qui brille de mille feux, transpirant le Septième Art par tous les pores, sublimé par la fantastique photographie de Darius Khondji. La texture foudroyante de l'image n'a d'égale que la portée mystique de son récit, entamée dès la première image du film, sublime spectre d'une soif de découverte qui ne nous quittera pas pendant les deux heures qui suivront. C'est sans compter le dernier plan, ultime coup de génie qui nous caresse la pupille tout en ouvrant les portes de notre interprétation. Cette dimension spirituelle trouve sa force lorsque Gray n'hésite pas à étreindre toute l’ambiguïté du personnage, cœur d'un film éminemment subjectif (jusque dans le travail du raccord d'image digne de Kubrick). Fawcett est un homme emprisonné par les limites d'un monde sceptique, et sa verve de dépasser les frontières du connu nourrit finalement ses propres contradictions, dans le caractère épique comme intime, faisant naviguer le métrage aux confins de la chimère lovecraftienne : c'est là, dans les lianes de l'ambition, face à l'inconnu fantasmé, que l'Homme transcende sa foi, sa légende. Magnifique épopée initiatique à la conquête de l'âme terrienne, The Lost City of Z est un chef d'oeuvre de cinéma qui, avec les années, conquerra sans aucun doute l'aura classique d'Apocalypse Now et Aguirre.

https://shawshank89.blogspot.fr/2017/03/critique-lost-city-of-z.html

Paulo Jorge L.

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1,5Mauvais
Publiée le 07/03/2017

J'ai été déçu par le nouveau film de James Gray "The lost city of Z", vu hier soir dans le cadre du Luxembourg City Film Festival. Ce que j'ai aimé, c'est d'être plongé dans l'effervescence du festival, avec plein de passionnés aux yeux luisants, dans la merveilleuse salle de la Cinémathèque. Mais le film. Décevant, car laborieux et désincarné. Son plus gros problème : la très mauvaise interprétation d'un peu tout le monde, mais en particulier de Charlie Hunnam dans le rôle principal, celui du Major Fawcett. Sorry, il est censé être illuminé, habité par une vision proprement folle et destructrice, et on n'y croit jamais, on ne ressent jamais rien d'autre en lui que la pénible mécanique d'un acteur qui essaye de nous convaincre mais n'y arrive pas. Et comme la narration est articulée autour de cette soif d'aventure et de gloire qui habite le personnage, le ronge et engendre de la souffrance autour de lui, notre intérêt retombe très vite, dès les premières dix minutes. Et ça s'étire encore sur 2h20, ennuyeuses jusqu'au bout. Car en plus la mise en scène est mollassonne, plate, hyper-académique, même quand on est en pleine jungle. On pense à Werner Herzog, à Francis Ford Coppola, à Terence Malick, à John Boorman et même à Steven Spielberg et son Indiana Jones, mais juste pour se dire que, contrairement à ceux-là, James Gray ne parvient pas à nous faire sentir la forêt, la nuit fauve, la moiteur, le vertige, l'effroi, la peur, le mystère, l'enivrement, la luxuriance, la folie, le choc des cultures. Tout ça est absent de ce film qui se veut appliqué, consciencieux, petit-bourgeois. Déjà The Immigrant m'avait paru balourd et faible, ce nouvel opus confirme que James Geay est l'un des réalisateurs les plus surestimés du moment.

http://paulolobo.blogspot.lu/2017/03/the-lost-city-of-z-james-gray.html?m=1

tony-76

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3,5Bien
Publiée le 22/07/2017

The Lost City of Z, film d'aventures à la fois épique et intime de James Gray. L'histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, un des plus grands explorateurs du XXe siècle. En 1906, la Société géographique royale d'Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l'homme se prend de passion pour l'exploration et découvre des traces de ce qu'il pense être une cité perdue très ancienne... De retour en Angleterre, Fawcett n'a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation... L'inconnu, c'est vraiment ce que The Lost City of Z aborde, et le réalisateur le traite de manière épatante ! Un « Z » dans le titre qui confirme l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. Le scénario est d'une rare ambition narrative doté d'une mise en scène simple mais efficace. Des images somptueuses dans une jungle aussi sombre que terrifiante ! C'est dépaysant ! Avec de jolies costumes... Certes, quelques longueurs viennent perturber la réalisation de Gray mais cela n'empêche pas qu'on reste en admiration devant un tel sujet, qui en vaut de l'or... Une très bonne distribution des acteurs avec en tête Charlie Hunnam qui est largement plus compétent chez James Gray que chez Guy Ritchie (King Arthur)... Robert Pattinson, méconnaissable, est souvent étonnant dans ses rôles. Il nous l'avait prouvé aussi dans The Rover de David Michôd et pourra, on l'espère nous enchantés devant le film de Cannes - Good Time - prochainement dans nos cinémas. Sienna Miller livre une bonne performance dans la peau de cette femme aimante de son mari en le laissant partir à la conquête de l'exploration et de la gloire ! Le fils de l'explorateur que interprète Tom Holland s'avère honorable et à contre emploi d'un Homecoming. Pour conclure, The Lost City of Z est une véritable aventure cinématographique. Une œuvre de qualité supérieure immersive qui mérite d'être découvert ! James Gray nous a pondu un beau film.

Jérémie L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 20/07/2017

Je ne m'attendais à rien de particulier en regardant ce film signé James Gray, quelle en fut ma surprise devant cette épopée qui donne soif d'aventure ! Il y a plusieurs thèmes intéressant traités dans ce film de façon subtile, tel que la place de la femme dans un foyer et une société du début du XX ème siècle, mais aussi l'importance de la renommée et de la gloire familiale. Lors du gala organisé par un certain Duc cette phrase nous montre à quel point Percy Fawcet ce sent investit du devoir de redoré le blason familial : Spoiler: "Qui à tué le cerf ? Il s'agit du Major Fawcet. Invitons le à notre table. Mais vous savez qu'il n'a pas été très heureux dans le choix de ces ancêtres". Beaucoup de choses sont à dire sur ce film, toutefois je résumerais simplement en vous invitant chaleureusement à le découvrir.

Cineb[rec]

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4,5Excellent
Publiée le 07/06/2017

The Lost City of Z, ou comment rêver d’exploration et d’aventure pendant 2h20 ? Entre civilisations anciennes, archéologie, découvertes et guerre mondiale, c’est un fabuleux panorama du début du XXème siècle que nous offre le réalisateur James Gray. James Gray choisi d’interpréter le roman “La cité perdue de Z” de David Grann, lui même inspiré de l’histoire vraie de Percy Fawcett (interprété dans le film par Charlie Hunnam). Percy Fawcett, colonel vertueux de l’armée britannique se voit confier une mission par la société géographique britannique : cartographier l’Amazonie, entre les frontières brésiliennes et boliviennes. Alors qu’il est un mari aimant, et sur le point de devenir un jeune père, il accepte malgré tout cette mission d’exploration, pour redorer l’image de sa famille… Lors de sa mission, il va tomber sur des ruines d’une ancienne civilisation, alors qu’il pensait être le premier homme à s’aventurer dans cette région. Une découverte qui va tout remettre en question et influer fortement sur sa vie future. Et c’est ici qu’on pourrait parler du jeu d’acteur : Charlie Hunnam, alias Percy, réussi à transmettre au spectateur sa passion pour cette ancienne civilisation, et son rêve de trouver parmis la forêt, une cité ancienne (Z) à l’image d’El Dorado. Et cette évolution est, comment dire, magistrale. On introduit Percy comme un personnage aimant, sacrifiant tout pour sa famille, et on remarque au bout d’une heure, l’évolution et la perversion qu’un rêve peut avoir sur une vie. Ce rêve aura eu biens des effets sur Percy, lui permettant d’affronter beaucoup d’impasses : entre trahisons, blessures et vivre sans ses proches, cette vision de Z, qu’il aimerait tant connaître, parvient à le maintenir en vie, du moins, c’est ce qu’on ressent devant l’écran en admirant la performance de Charlie Hunnam. Robert Pattinson (ou Henri Costin, acolyte de Percy) nous montre sa face cachée, ou sa vraie nature : une belle métamorphose depuis ses débuts en films fantastiques (Harry Potter / Twilight). Il accompagnera Percy tout au long de ses aventures et lui dévouera une loyauté de fer : que ce soit dans l’exploration ou lors de la Première Guerre Mondiale. Parlons de la bande originale. Christopher Spelman compose une bande son à la hauteur du film. Accompagnant chaque détail, chaque émotion, chaque découverte. Une composition qui colle parfaitement avec le dynamisme du film et l’ambiance. Attention toutefois aux amateurs de films d’actions bourrins, ce film nous raconte le récit d’une ambition et nous fait réfléchir, ne vous attendez pas à voir un Tomb Raider ! Un petit mot sur l’ambiance. Filmée en 35mm, la prise d’image nous rapproche encore plus du début du XX siècle. Les paysages, les villes, les décors, qu’ils soient Amazoniens, Irlandais, Britanniques, sont typiques du début du siècle et bien retranscrits à l’écran. On y est ! On vie l’aventure dont on rêvait enfant, s’imaginant devenir un futur explorateur ! Vous l’aurez compris, à Cine B[rec], on a adoré The Lost City of Z. C’est pourquoi demain, nous consacrerons un Zoom Sur spécial Charlie Hunnam ! A très vite !

Caine78

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4,0Très bien
Publiée le 03/05/2017

Projet de grande envergure dont James Gray rêvait depuis longtemps, « The Lost City of Z » a enfin fini par voir le jour, et il aurait en effet été dommage de s'en passer. Alors autant vous prévenir : ça reste un film de James Gray, ne vous attendez donc pas à une œuvre trépidante avec scènes d'action dantesques et suspense à couper le souffle, le tout assorti de découvertes incroyables, et ce quand bien même le héros aurait inspiré le personnage d'Indiana Jones. En revanche, si vous souhaitez voir une œuvre très bien réalisée, profonde, prenant soin de ses personnages en établissant des relations complexes entre eux, tout en donnant une grande part à l'humain dans ce qu'il a à la fois de plus beau et de plus fou, alors vous devriez être comblés à pas mal d'égards. Le cinéaste sonde l'âme humaine, son obsession parfois irréelle, ses rêves de grandeur, ses rêves tout courts... Sous ses airs de classicisme quasiment à l'ancienne, Gray trace un chemin assez personnel, où l'on retrouve beaucoup de thèmes de ses œuvres précédentes, sans que celui-ci ignore un minimum la dimension spectaculaire d'une telle aventure, celui-ci exploitant les décors avec un mélange d'intimisme et de « grandiose » d'un bel effet, les allers-retours entre Angleterre et Amazonie, peut-être un peu frustrants parfois, mettant par ailleurs bien en lumière l'abnégation incroyable du héros pour retourner à chaque fois vers cette Terre qui l'indifférait presque totalement au départ. Et puis il n'y a pas à dire : bien qu'il soit loin ici de son New York natal, l'implication du réalisateur se transcrit quasiment à chaque instant, même lorsqu'il se dirige parfois vers un Spoiler: mysticisme étrange, mais en définitive totalement en phase avec la vision de son héros, et donnant à l'œuvre une force encore plus grande, sur le fond comme la forme. Ça n'est sans doute pas un film « grand public » comme on peut l'entendre habituellement, mais c'est un film d'une belle ampleur, puissant et complexe, à la fois historique et très moderne dans sa vision des êtres humains : de quoi en déconcerter quelques-uns, mais probablement aussi séduire les amateurs de beau cinéma.

KAZDU

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2,5Moyen
Publiée le 26/03/2017

J'ai été déçu par ce film et je ne comprend pas les critiques dithyrambiques de la presse. Le film est trés lent meme si les images sont trés belles et le jeu des acteurs est bon nous ne sommes jamais touché par la passion de l'explorateur. Il ne se passe pas beaucoup de choses, On attend quelque chose qui ne vient pas. Ce films est long The lost city of Z est beau mais sans emballer totalement. James Gray ne parvient pas à nous faire sentir la forêt, la moiteur, la peur, le mystère, le choc des cultures. Tout ça est absent de ce film.On peine à rentrer dans la passion de l'explorateur, on manque d'éléments psychologiques pour comprendre toute l'ambiguïté de son positionnement De tout cela ressort un fim plat ne transmettant aucune emotion.

maxime ...

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4,0Très bien
Publiée le 19/03/2017

The Lost City of Z est le film le plus énigmatique parmi les cinq compositions de James Gray. Le fait de quitter New York pour un dépaysement s'en pareil est un pari osé et casse gueule tant ce dernier c'était fait une spécialité de filmer " sa ville ". De ce point de vue ci, le long métrage est des plus étincelant, tout est beau dans cet enfer Amazonien. La mise en scène est une nouvelle fois des plus léchée, d'ailleurs on cite beaucoup Cimino et Coppola comme référence mais on peut aussi entrevoir quelques plans digne de Terrence Malick. Autre trouvaille de Gray, son acteur principal. Charlie Hunnam tire la couverture, le charme et la présence physique chez cet acteur se font sentir. Je ne trouve quasiment que des qualités à cet oeuvre, sauf les vingt dernières minutes un peu bâclé ... Le film aurait gagné en consistance avec 10 ou 15 minutes supplémentaires, cet partie me laisse donc sur ma faim même si j'ai apprécié le dénouement. Son sens épique est l'autre point fort de cette création, j'ai été absorbé par l’intrigue sans jamais en sortir, The Lost City of Z est une adaptation qui marque les esprits.

Guristorion

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4,0Très bien
Publiée le 20/03/2017

Ce film plonge le spectateur en pleine immersion dans la peau de Percy FAWCETT, un aventurier britannique ayant passé sa vie à tenter de trouver une cité perdue enfouie dans la jungle brésilienne. Au fil des années, cette quête inassouvie tourne à l’obsession, et c’est bien là que réside tout l’intérêt du film. En effet, sa raison d’être est d’avantage d’insister sur la psychologie de l’aventurier plus que sur l’aventure elle-même. Le pari est plus ou moins réussi, même si on était en droit d’attendre un peu plus du jeu d’acteur de C. HUNNAM.

lhomme-grenouille

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1,0Très mauvais
Publiée le 22/03/2017

« The Lost City of Z »… Je ne sais pas vous, mais moi, ce titre, il me fait rêver. « The Lost City of Z », pour moi, ça sonne « mystique », ça sonne « aventure », ça sonne « dépassement », ça sonne presque « fantastique »… Mais bon, d’un côté il y a le titre, et de l’autre côté il y a la réalité du film… Honnêtement, ce long-métrage a été pour moi une longue liste d’incompréhensions (…et vraiment longue la liste hein ! 2h21 tout de même !) Alors OK, c’est plutôt bien fichu formellement (sauf la photo, mais on y reviendra) : ça reprend les codes de la bonne vieille épopée à l’ancienne et ça les reprend bien ; c’est propre ; c’est cohérent ; bref ça se tient… Mais la manière de mener cette intrigue, moi, ça m’a vraiment laissé songeur. Oser prendre trois quarts d’heure pour présenter la situation du personnage principal avant de commencer à faire deviner qu’il sera question de cité perdue au milieu de l’Amazonie, franchement, ça, je trouve ça juste… fou. « The Lost City of Z » quoi ! Quand tu appelles ton film comme ça, tu penses à construire ton propos autour de ce concept-là quand même ! C’est juste un minimum ! Alors OK, le film entend suivre la trame d’une histoire vraie, celle d’un explorateur britannique obnubilé par le désir de découvrir une cité légendaire au beau milieu de l’Amazonie, soit… Mais si ton centre d’intérêt c’est le gars, tu choisis un titre qui renvoie au gars, et pas à l’objet de son fantasme. Et je suis désolé pour tous ceux qui penseraient que c’est un détail, mais pour moi – au contraire – c’est révélateur de tout l’échec qu’est ce film. Trois quarts d’heure sans faire une seule fois référence au fait qu’à un moment donné il sera question de rechercher une cité dans la jungle, c’est juste dingue. Cette histoire de cité, elle lui prend comme ça, en tombant sur trois tessons au milieu de la forêt. A aucun moment avant ça, on ressent ce qui pourrait conditionner ce personnage à se passionner totalement pour cette question. Pour le coup, son obsession soudaine pour cette cité n’a même aucune cohérence par rapport au désir d’ascension et de reconnaissance sociales autour duquel on nous a structuré ce personnage. Spoiler: Après son premier voyage, ce gars a obtenu ce qu’il voulait. Il est reconnu socialement. Il peut retrouver sa femme qu’il aime et ses enfants qu’il chérit. Il n’a AUCUN intérêt à se lancer dans une quête folle à la recherche d’une cité qui ferait de lui la risée de la bonne société. Si encore on nous avait montré avant tout ça qu’il existait une envie chez lui de rompre avec les codes sociaux, j’aurais dit OK ! Si on avait profité de ces trois quarts d’heure interminables pour nous montrer comment la jungle l’avait changé et que du coup, il ressentait comme un appel libérateur le fait de repartir, là encore j’aurais dit OK !… Mais rien de tout ça ! Franchement, ça n’a juste pas de sens ! En dix minutes, le film décide de totalement changer de personnage principal. Et voilà qu’il se met à hurler comme un âne devant une foule qui le hue alors que jusqu’à présent on nous l’avait présenté comme quelqu’un de posé et de respectueux des conventions et des normes de son temps ! Insensé ! Et si encore ça s’arrêtait là… Mais à dire vrai il y a tellement d’autres choix dans ce film que je ne comprends pas. Pourquoi ce choix de cette photographie super jaunie par exemple ? Pourquoi ce choix de vouloir lisser toutes les aspérités des visages et des décors ? Pourquoi si peu exposer le capteur lors de ces scènes en pleine jungle ? Alors OK, ça a du sens quand on se dit que James Gray a voulu donner à son film des allures de vieux parchemins, collant à la réalisation très « vieille épopée à l’ancienne ». Mais bon, en terme de sensations, ce choix, il tue énormément de choses. On parle d’un gars qui se laisse prendre par l’aventure, qui recherche des cités d’or, et pourtant, malgré cette caractéristique là, le film nous présente un univers qui ne scintille même pas ! Cet univers est lisse ! Il est terne ! Il est plat ! Ce film parvient à transformer une chute d’eau magnifique en vieille carte postale figée et jaunie ! Elle transforme une forêt luxuriante en jardinière désenchantée ! Elle réduit les eaux cristallines de l’Amazonie aux teints ternes d’une Deûle des mauvais jours. WOH ! Mais il est où le gain là-dedans ?! Tant de choses perdues pour si peu de choses gagnées ! Je ne comprends pas ce choix de tout anesthésier ; de tout stériliser… Il peut être cohérent, je l’entends, mais pour moi il a totalement tué l’intérêt du film. Le pire, c’est que j’aurais pu lui céder deux étoiles à ce film au seul regard du fait qu’il s’agit quand même d’un film propre fait à l’ancienne… Mais encore aurait-il fallu qu’il fasse une heure de moins ! Parce que là c’est tellement convenu, c’est tellement attendu, c’est tellement téléphoné qu’assister au déroulement pénible de ce récit prévisible et connu de bout en bout est juste une purge ! En fait, j’ai eu l’impression d’assister à un banal exercice de style tant James Gray paraissait réciter son truc sans n’y mettre ne serait-ce qu’une once de personnalité là-dedans. Et le pire, c’est que ça a l’air d’être la démarche assumée de l’auteur ! Il suffit de constater le jeu plat et convenu de toute cette troupe d’acteurs pourtant de qualité pour s’en convaincre. Alors OK, oui, c’est cohérent. Mais pour moi, ce film, c’est juste incompréhensible. Pourquoi vouloir faire ça, alors qu’en adoptant d’autres choix, on aurait pu en faire un film passionné et passionnant ? Juste changer la forme pour en faire un vrai appel à l’exploration ! Juste changer l’intrigue pour en faire une vraie plongée dans ce monde fantasque plutôt que de nous user avec ces sempiternels va-et-vient stériles entre l’Amazonie et l’Angleterre ! Juste travailler le personnage pour comprendre cette dimension presque folle et mystique de son projet ! Et puis surtout : juste choisir un acteur qui habite et transcende le personnage ! Alors après c’est vrai que, le problème, c’est que ce film existe déjà, il s’appelle « Fitzcarraldo ». Il a trente ans, mais il déchire toujours autant. Et c’est vrai, pourquoi refaire un « Fitzcarraldo » alors que l’original fonctionne toujours aussi bien ? Du coup, c’est vrai que cela pourrait justifier ce choix de prendre un tout autre parti pris esthétique… Mais d’un autre côté, quel intérêt aussi de faire ce « sous-Fitzcarraldo » ? Parce que oui, pour moi c’est à ça au fond que ce résume ce « Lost City of Z » : un film d’Herzog totalement amorphe, dénué de personnalité, et pas habité un seul instant. C’est triste d’avoir à dire çà d’un film, et j’en suis d’ailleurs le premier attristé. Mais bon, d’un autre côté je crois que FAIRE des films comme ça, c’est plus triste encore… Tragique donc… Une belle déception…

http://lhommegrenouille.over-blog.com

Maitre Kurosawa

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4,0Très bien
Publiée le 22/03/2017

"The Lost City of Z" est, comme tous les films de James Gray, une tragédie : son personnage principal, Percy Fawcett, tiraillé entre son foyer britannique et la jungle amazonienne, fera un choix et entraînera son fils dans sa perte. Mais la folie de Fawcett n'est pas instantanément suivie par la mise en scène, ici résolument classique dans la mesure où elle ne cède qu'à de brefs instants à l'abstraction et qu'elle s'en tient au point de vue de l'explorateur. Le film suit ses va-et-vient entre le territoire "civilisé" et celui des "sauvages", entre une aristocratie méprisante à laquelle il ne doit rien et une région hostile qui contiendrait une civilisation ancienne habitant dans une cité parée d'or. Mais si les moqueries reçues par Fawcett de la part des membres de la Société de Géographie sont peu fondées - elles reposent uniquement sur une attitude ethnocentrique - on peut tout de même s'étonner de la façon dont il s'empare de ce mythe pour lui donner un sens. Il lui suffit en effet de découvrir quelques poteries et d'écouter le discours d'un vieil indien et d'une voyante russe pour que Z devienne réalité, une quête obsessionnelle qui vient le poursuivre jusque dans les tranchées et ce moment où l'explorateur se sent projeté en pleine jungle. Pourtant, le dernier voyage accompli n'est pas à l'origine une décision de Percy mais bien de son fils aîné, le même qui lui avait reproché plus tôt son égoïsme et qui s'était fait giflé pour cela. On sait que les rapports père-fils sont complexes chez Gray mais la relation semble ici se diriger vers une forme d'apaisement, une réconciliation qui s'explique par l'envie du jeune Jack de partager les précédentes expéditions de son père, de comprendre ce qui a pu le pousser à quitter sa famille à plusieurs reprises. Ainsi, le final mêle la volonté d'accomplir un rêve et le désenchantement brutal de voir un environnement changé - l'opéra, rendu presque irréel grâce à la lumière de Darius Khondji, découvert par Percy et son ami Costin en pleine forêt, est tombé en ruines - jusque dans le rapport aux indigènes, où le dialogue est devenu inexplicablement impossible. Les derniers plans du film, assurément les plus beaux, sont bercés par une tristesse intense mais aussi par l’amour, celui d’un père pour son fils et d’une femme pour sa famille. Malgré les reproches (légitimes) qu’elle a pu faire à son mari et la solitude qu’elle a enduré, Nina, l’un des plus personnages féminins les plus forts que Gray ait créés, ne perd jamais la confiance qu’elle a en son mari, certaine qu’il ait atteint son but ; d’ailleurs, ce que l’ultime plan raconte et qu’il ne faut surtout pas révéler tant il bouleverse par sa dimension symbolique, c’est comment un amour dépasse les frontières et quelle extrémité il peut atteindre : il fallait bien une image d’une poésie folle, se posant en toute tranquillité, pour se hisser au niveau d’un tel délire.

Franz96

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0,5Nul
Publiée le 17/03/2017

Série Z pas perdue. Bien loin de moi la volonté de mettre en cause le talent de James Gray dont je partage le plébiscite critique et public en dépit de réserves face à de possibles accents mélodramatiques à mes yeux excessifs comme par exemple ceux de Two lovers. Il ne faudrait pas pour autant, au nom de ce talent attesté par la qualité majoritairement reconnue à la plupart de ses films, que James Gray reçoive un traitement particulier comme d'autres avant lui pour des raisons analogues. Ce traitement est l'impunité critique. Tout se passe comme si réussir plusieurs fois abritait de tout échec. Se met en place un bouclier de bienveillance protecteur renforcé par l'usage de lunettes compassionnelles qui empêcheraient désormais toute objectivité. Tim Burton, Woody Allen, Clint Eastwood, Night Shyamalan (que la constance dans le ratage a fini par être sanctionnée -avant une actuelle miraculeuse renaissance ?-), Pedro Almodovar... sont quelques représentants de ces artistes protégés par la grâce d'indéniables réussites. On peut expliquer cette irrationalité apparente par la difficulté de lutter contre la passion idolâtre que le cinéma excelle à nourrir ou de faire simplement l'aveu qu'un amour pour un réalisateur a été trahi. Cette difficulté se complique chez les critiques de la presse officielle d'enjeux et d'intérêts économiques croisés qui ne favorisent pas la liberté d'opinion. Ce préambule libère le cri qui m'enrage : Quel film raté que "The lost city of Z" ! Quel insurmontable ennui que le visionnage de cet interminable objet indigeste. Je ne vois rien qui puisse être sauvé tant s'accumulent les traits d'un navet parfait. Les acteurs d'abord. Tous sans exception semblent atteints d'une paralysie partielle qui empêcherait la manifestation d'expressivité émotionnelle ou de tout geste doté d'une mobilité à peu près ordinaire. Le scénario ensuite. La métamorphose de cet officier avide de réussite en explorateur porteur d'une mission civilisatrice universelle est complètement invraisemblable. L'indifférence portée au fondement historique de cette fameuse city of Z ôte à l'intrigue même du film toute plausibilité et tout intérêt. De là, un écueil de fond plus redoutable encore : L'impossibilité de toute compassion vis-à-vis de ce héros. Son sacrifice d'une vie de famille décrite comme idyllique au nom d'un invraisemblable motif devient le symptôme d'une insondable stupidité, doublée d'une profonde irresponsabilité paternelle (3 enfants l'attendent toute leur vie) et couronnée par une ambition sociale indéfendable. Dès lors, l'abdication de l'épouse pourtant portraiturée comme une féministe d'avant garde renforce le ridicule de l'ensemble. Par malheur, le spectacle ou l'action ne fournit aucune compensation à moins de s'extasier devant l'apparition éphémère de quelques bébêtes et de paysages dignes d'un banal jardin exotique. Enfin, il y a la mise en scène. Là, le traitement linéaire de 2h20 est intellectuellement pénible et physiquement épuisant. Dès lors, l'ambition artistique pourtant estimable de certaines reconstitutions échoue à séduire pour s'épuiser dans le ridicule. En outre, et paradoxalement la traduction de la durée de l'action réelle, étendue sur 20 ans, est un échec. Certes, les acteurs se rident mais uniquement sous l'effet du maquillage, car le temps, interminable dans la salle de cinéma est absent à l'écran. Trois expéditions successives en Amérique du sud sont restituées comme on fait ses courses à l'épicerie du coin et leur immatérialité les fait sombrer dans l'abstraction. La dernière de ces expéditions, censément, l'acmé, l'apogée, l'apothéose sensible et esthétique du film m'a trouvé dans la plus parfaite indifférence endormie. Je peine à choisir le terme le plus propre à qualifier la fin qui mêle père et fils dans une destinée commune. Je vous laisse donc le choix du terme : 1) stupide 2) irresponsable 3) ridicule 4) tristement risible. Ci et là, vous pouvez tromper votre ennui si vous êtes joueur, en relevant d'autres symptômes de ce film malade : l'application invraisemblablement scolaire de certains raccords, le piteux "twist final", la pesanteur d'incrustations de texte en guise de label "histoire vraie". Symptômes que le marteau, outil avec lequel ce film semble avoir été fabriqué n'est pas le plus indiqué. Allez, de la légèreté pour finir : laissons la city of Z à sa perdition pour s'écrier : si elle est morte, vive le roi, le roi (pas si) Kong ! "Kong : skull island", autre film d'aventure mais dans la catégorie "blockbuster" si souvent déconsidérée, demande bien moins de bienveillance pour en apprécier la réussite formelle et finalement, par comparaison, l'intelligence. Vive le cinéma ! Franz | latlas.paris

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psychiio

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/04/2017

James Gray quitte son Brooklyn fétiche et emmène un casting 3 étoiles dans la jungle amazonienne ou tout simplement à l'époque victorienne ; comme Percy Fawcett, ils s'envoient en territoire inconnu. Pour la première fois de sa carrière, le réalisateur s'intéresse à des faits réels plutôt qu'à un scénario original. Du premier au dernier plan, nous voyageons entre Londres et l'Amazonie, et suivons d'un côté les explorateurs : Fawcett (Charlie Hunnam, impeccable) et Costin (Robert Pattinson, brillant dans une transformation qui le fait méconnaissable), et de l'autre la famille de Colonel Fawcett (avec, en premier lieu, Sienna Miller excellente et, plus tard, la révélation Spidey, Tom Holland, génial). Si "The Lost City of Z" se passe en parti dans la jungle, James Gray signe un bref - mais excellent - détour sur la Première Guerre mondiale. Avec une somptueuse photographie, le film s'avère être une épopée majestueuse, extraordinaire, qu'on ne pourra plus retrouver au cinéma ...

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