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Caprice
note moyenne
2,6
938 notes dont 160 critiques
3% (5 critiques)
21% (33 critiques)
35% (56 critiques)
21% (33 critiques)
11% (17 critiques)
10% (16 critiques)
Votre avis sur Caprice ?

160 critiques spectateurs

benoitG80
benoitG80

Suivre son activité 913 abonnés Lire ses 1 364 critiques

3,5
Publiée le 28/04/2015
"Caprice" nous laisse découvrir un Emmanuel Mouret moins en forme qu'à l'habitude... Non pas que cette dernière réalisation soit moins intéressante, mais par le fait qu'elle ne surprenne pas autant et qu'elle mette beaucoup de temps à démarrer et à fonctionner comme son cinéma nous y avait habitué le plus souvent... Il faut l'avouer de suite, tout s'enclenche et tourne comme une horloge avec l'arrivée de Anais Demoustier, espiègle et fraîche, piquante et manipulatrice, drôle et collante ! Sans doute un de ses meilleurs rôles qui de ce fait, permet à Virginie Effira et Emmanuel Mouret de se réveiller par la même occasion... Comme souvent avec ce réalisateur/acteur, on retrouve ses thèmes favoris et son esprit si particulier, à savoir l'amour et les doutes qu'il procure, ses interrogations sur le choix de l'être aimé, sur les raisons et la justification de ce choix, avec la mise en place de situations compliquées et quelquefois bien embarrassantes ! Mais durant un trop long moment, cette thématique bien présente tourne en rond, nous ennuie presque en devenant même surprenante et inquiétante. C'est donc bien la deuxième partie sur laquelle on restera qui rend ce film délicat, sensible et très amusant avec le charme qu'Emmanuel Mouret sait si bien distiller, tout comme l'est aussi son personnage réservé tout en retenue, dans les paroles et les actes, comme si un manque de confiance en lui l'envahissait de le paralysait pour un oui, pour un non... Cependant, il reste que notre mémoire préfèrera "Un baiser s'il vous plait" ou "Fais moi plaisir", tous deux nettement plus aboutis, plus réussis. Alors à voir tout de même sans trop de risque, ne serait-ce que pour Anais Demoustier et sa prestation au top !
alain-92
alain-92

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3,0
Publiée le 25/04/2015
Emmanuel Mouret réalise, scénarise et tient le rôle principal de ce Caprice. Un joli titre pour ce film dans lequel l'amour est roi. L'ensemble d'une apparente légèreté, un rien insolite mais avec une certaine profondeur se veut et reste une sympathique comédie sentimentale. Tout l'univers du réalisateur et ses références cinématographiques offrent quelques beaux moments de pure comédie. Caprice est un agréable divertissement servi par un trio d'acteurs convaincants auquel Laurent Stocker vient apporter son talent et une touche bien particulière. Anaïs Demoustier, d'une belle justesse se fond parfaitement dans les propos du scénario et l'univers du réalisateur Une comédie française qui a le mérite de retenir l'attention tout en restant un sympathique moment de cinéma dans cet univers bien particulier du réalisateur. Un univers qui a le mérite d'exister, d'une part, de nous divertir d'autre part.
Jack K.
Jack K.

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3,0
Publiée le 03/04/2015
Quand on a la chance de voir à la fois le film en avant-premiere et de rencontrer le réalisateur, on ne fait pas la fine bouche. Emmanuel Mouret est un garçon charmant qui fait des films tendres et légers. Mais il est aussi flou. C'est à dire sans réelle consistance, à l'image des histoires improbables qu'il raconte. L'instituteur genre Gaston Lagaffe rencontre une star qui s'amourache aussitôt du benêt qui rend aussitôt une très jolie jeune fille complètement dingue de lui. Euh...moi aussi je veux être comme lui. Ceci dit c'est bien filmé, Melle Demoustier est pétillante et M. Mouret ne joue pas la comédie. Il est comme ça dans la vraie vie. En plus drôle. On peut aller voir son film. Ou pas.
Caine78
Caine78

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3,0
Publiée le 15/07/2015
Après une tentative peu concluante dans le registre dramatique (« Une autre vie »), Emmanuel Mouret revient à ce qu'il sait faire de mieux : la comédie romantico-dramatico-fantaisisto-mélancolique. Et comme (presque) toujours, j'étais sous le charme : c'est drôle, sensible, intelligent, plein de situations réjouissantes et de répliques savoureuses : bref, tout ce que j'aime chez ce réalisateur depuis maintenant plusieurs années. Oui mais voilà : un peu à l'image de « Fais-moi plaisir ! », voilà que ce dernier semble ne plus savoir quoi dire dès le milieu du film. C'est un peu mou, répétitif, l'auteur semblant presque s'auto-parodier pour combler son manque d'inspiration, l'intrigue n'avançant presque plus du tout et se contentant de nous arracher quelques sourires. Heureusement, après ce (gros) trou d'air, Mouret finit par reprendre le contrôle pour nous offrir un dernier tiers émouvant, tirant nettement plus vers le drame sans pour autant tomber dans le sinistre. Au contraire, c'est juste, tendre et très joliment écrit, la jolie prestation d'Anaïs Demoustier venant lui apporter un charme supplémentaire, tout comme l'élégance de Virginie Efira dans la première heure. En définitive, j'ai beau être un peu déçu par ce « Caprice » plutôt mineur dans la carrière de son auteur, je lui trouve un côté attachant, délicat, gracieux lui permettant de se faire une (petite) place parmi les réussites françaises en 2015.
Nobo2
Nobo2

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1,0
Publiée le 10/05/2015
Une tout petite étoile quand même pour Virginie Elfira qui est très bien et très naturelle comme d'habitude, mais pour le reste, quelle purge. J'ai quelques centaines de films derrière moi mais je crois bien que je ne me suis jamais autant ennuyé dans une salle de cinéma, que je n'ai jamais eu envie de la quitter avant la fin (certains ne se sont pas gênés pour le faire). Un film où il ne se passe rien déjà qui devient d'un ennui mortel de par l'interprétation de Emmanuel Mouret, juste insupportable et fade à un point qu'il n'existe pas de superlatif suffisant pour le décrire.
Laurent C.
Laurent C.

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4,0
Publiée le 03/05/2015
"Caprice" est aussi le titre d'un roman inédit et léger de Marguerite Duras, ce qui ne constitue en rien un hasard. Car Emmanuel Mouret est, au-delà d'un cinéaste, un littérateur. Le film s'ouvre justement sur une séquence où un père, parisien, bobo évidemment, tente de faire renoncer à son fils le goût des livres. Or, les livres sont partout dans ce film, dans les bibliothèques, dans les studios, jusque dans les manuscrits brochés. Le film raconte tout un tas de livres, des classiques surtout. Il y a du Voltaire pour l'air faussement ingénu du propos, il y a du Marivaux pour les chassés-croisés amoureux et les mensonges, il y a du Proust pour les soirées mondaines et les faux-semblants, il y a même du Zola pour la lutte des classes, insidieuse, celle qui nous fait résister à nous-même, au vrai de nous-même. Emmanuel Mouret sait filmer les sentiments. Léger mais jamais désinvolte, le film raconte l'histoire d'un instituteur, d'une grande gentillesse, qui tombe malgré lui amoureux d'une actrice à succès ; alors que cet amour est promu à beaucoup d'avenir, et surtout beaucoup de privilèges sociaux, une jeune actrice, Caprice, s'introduit dans sa vie, voire envahit sa vie, à la suite d'un malentendu, ou disons d'un trop-entendu d'une confidence d'amour glissée au bord du lit. Derrière cette histoire, il y a l'histoire de tous les couples : des impostures, des renoncements, des peurs, des compromis aussi. Emmanuel Mouret est à Paris ce qu'Almodovar est à Madrid. Sa caméra magnifie Paris. On est au printemps et la capitale est fleurie, autant que les visages et les corps de ces femmes sont apprêtés et souriants. On pense encore à Proust et ses jeunes-filles en fleurs. Tout est beau. La musique doucement jazzy embellit la ville, soudain chargée d'une grande mélancolie. Mais heureusement, on est au cinéma, non au théâtre, dans ces espaces hors du monde où les directeurs d'école peuvent clamer du Shakespeare et surtout où les amours se font et se défont, au rythme de la vie.
crachou94
crachou94

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3,0
Publiée le 28/04/2015
Une jolie comédie sentimentale, sur le désir amoureux et ses indécisions, dans lequel on retrouve avec plaisir la jolie Virginie Effira, mais c'est Anaïs Demoustiers qui donne toute l'étendue de son talent dans son rôle d'amoureuse envahissante.
ffred
ffred

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3,0
Publiée le 25/04/2015
Après un passage mitigé par le drame, l'an passé avec Une autre vie, Emmanuel Mouret revient à ses premiers amours de la comédie romantique fantaisiste. Caprice n'est sans doute pas son meilleur film mais on passe un bon moment et on ne s'ennuie pas. C'est frais, charmant, léger, un peu trop peut être, assez insignifiant même par moments. Mais c'est souvent drôle et parfois cocasse. Tous les acteurs s'en sortent bien. Si Mouret joue toujours le même personnage de la même façon, Laurent Stocker est très bien et Anaïs Demoustier est comme toujours formidable. Aucune mauvaise prestation dans sa filmographie jusqu'à présent même dans des films moyens. Elle continue de nous émerveiller. Le film quant à lui ne laissera donc pas un souvenir tenace. Mais à voir si vous êtes fan d'Emmanuel Mouret ou de comédie française un peu loufoque ou pour (et surtout) Anaïs...
tixou0
tixou0

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3,5
Publiée le 29/04/2015
"Caprice", que l'on pourrait sous-titrer : "Hasards ou coïncidences".... Mais rien à voir avec l'univers aseptisé d'un Lelouch. Cherchons plutôt du côté de l'allénien "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu". La célèbre et embourgeoisée (mais pas bêcheuse) Alicia (Virginie Efira) est une comédienne à qui on a prédit que l'homme de sa vie serait lié à l'enfance - aussi quand le hasard (son jeune neveu Jacky lui est confié un petit moment, et elle cherche quelqu'un pour aider icelui dans son travail scolaire) lui fait rencontrer Clément (le réalisateur), elle pense que le destin a frappé. Cet instituteur, quadra timide et plutôt languide, est, à défaut d'être "beau" (j'ai toujours trouvé que Mouret avait de faux airs de Fernandel jeune) et "sombre" (sauf de poil - car il est plutôt lunaire), bien "inconnu", de la belle - très loin de son monde de théâtreuse. Les planches, la musique "jazzy" : voilà qui sonne aussi "allénien". Mais l'essentiel, c'est bien du Mouret pur jus ("Une autre vie", son film précédent mis à part), c'est-à-dire un marivaudage bien français. Avec des dialogues aux petits oignons, et des chassés-croisés amoureux délicieusement alambiqués entre les quatre protagonistes - outre Alicia et Clément, Thomas (Laurent Stocker), le directeur de l'école où ce dernier professe et... Caprice (à qui Anaïs Demoustier prête son minois mutin et sa fantaisie naturelle), une marginale, apprentie comédienne, de type envahissant (et flirtant avec l'érotomanie). Sans être son meilleur cru, un bon moment de comédie à la Mouret, entre folie douce et mélancolie.
chrischambers86
chrischambers86

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3,5
Publiée le 06/10/2016
Qui n'a jamais voulu avoir une aventure avec l'actrice de ses rêves ? Huitième long-mètrage d'Emmanuel Mouret, "Caprice" est une sorte de comèdie romantique sur la confusion des sentiments! spoiler: Lui est instituteur (Mouret), elle, une actrice très belle et reconnue (Virginie Efira). Les deux vont se rencontrer et lui va - en tout cas - accèder à ses rêves! C'est ce qui se produit dans "Caprice" car sans trop comprendre pourquoi, cet instituteur va se retrouver le compagnon d'Alicia Bardoni! Elle, plutôt attendrie par sa maladresse naturelle, lui, deviendra le rêve d'une jeune femme qui menace tout et qui s'appelle Caprice alias Anaïs Demoustier! Tout ceci peut paraître compliquè, mais ne l'est pas en rèalitè! Sous pression et ne sachant pas très bien dire non, Mouret - qui a du mal à faire du mal - va se retrouver embarquer dans une sorte de marivaudage « rohmerien » avec deux magnifiques femmes! Une sorte de petit bouchon sur l'eau qui bouge en fonction des actrices! Dans tout le film, il essaye de dire non! Mais comment rèsister au joli minois d'Anaïs Demoustier ? Pas aussi dèlicieux que "Un baiser, s'il vous plaît" mais une comèdie romantique à la fois intelligente et attachante où les acteurs se font (et nous font) plaisir...
Maryanto D.
Maryanto D.

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1,0
Publiée le 29/05/2015
je me suis vraiment ennuyée, failli partir dans la 1ère 1/2 h. Romance à 3 sous, chassé croisé amoureux qui aurait pu être pathétique au 19ème siècle..... quant au pantin interprété par Emmanuel Mouret.... Quelle sinécure !!! seule Virginie Effira tire son épingle du jeu ! Nous étions 2 dans la salle... c'était mérité !
LBDC
LBDC

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3,5
Publiée le 29/04/2015
(...) Encore une fois Emmanuel Mouret interprète lui-même le rôle principal de son film. Il joue Clément, un homme plein de naïveté et d’une maladresse burlesque. Sorte de Jerry Lewis ou de Pierre Richard, en moins extravagant. Face à lui se dresse Alicia, qu’interprète Virginie Efira. On retrouve en elle l’affection particulière du réalisateur pour les grandes blonde (il avait fait de Frédérique Bel sa « muse » dans quatre films). Ici, l’actrice désirable inspire ces femmes hitchcockiennes, par ses coiffures et ses tenues à la fois élégantes et simples, et Catherine Deneuve, par son calme et sa douceur. Lui, l’admire d’abord en tant que comédienne. Elle, est émue par son aura rassurante. Ce gentil couple, tout de même surprenant, se voit perturbé par l’arrivée d’Anaïs Demoustier (Caprice). Cette dernière rayonne toujours autant dans les histoires d’amour complexe – au cœur d’un triangle amoureux dans A trois on y va, ou dans une relation ambigu dans Une nouvelle amie. Elle fait de Caprice une délicieuse psychopathe. Une « pot de colle » prête à tout pour attirer l’attention de Clément, sans jamais agacer le spectateur, bien au contraire. Caprice amuse dans ses manipulations et son manque de tact, et devient attachante par son amour à sens unique. Le réalisateur gravite ainsi autour de personnages, même Thomas (Laurent Stocker), quatrième protagoniste légèrement en retrait, entiers qui n’alourdissent en rien l’intrigue. Ils portent cette histoire, offrent une vision particulière et personnelle de l’amour, susceptible de toucher chaque spectateur (... critique par PIERRE - l'intégralité sur Le Blog du Cinéma
Paul T
Paul T

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4,0
Publiée le 28/04/2015
Caprice est le huitième film du réalisateur Emmanuel Mouret dont on avait malheureusement jusqu’ici, jamais entendu parlé. Nous battons notre coulpe devant cette grossière erreur tant ce long-métrage tendre, profondément sensible et fort bien écrit, nous donne envie de découvrir le reste de sa filmographie. Revenons sur cette agréable surprise sans tardé de peur d’en perdre la délicate saveur. Clément (Emmanuel Mouret), un instituteur devient l’homme le plus comblé du monde. En effet, la comédienne qu’il admire et dont il ne rate pas un spectacle, Alicia (Virginie Efira) va venir à sa rencontre sans qu’il s’y attende. En effet, son neveu a besoin de soutien et ce dernier est scolarisé dans son école. Avec l’entremise du directeur et ami de Clément, Thomas (Laurent Stocker), il va pouvoir la côtoyer. L’un et l’autre vont peu à peu tomber sous leur charme. Alors qu’il file le parfait amour, Clément fait la rencontre fortuite de Caprice (Anaïs Demoustier, jeune prodige que l’on ne présente plus et que l’on a vu dans La ritournelle, Au fil d’Ariane, Une nouvelle amie et A trois on y va), une jeune épicurienne qui va semer le doute dans l’esprit du maître d’école. La première impression est musicale. La musique jazzy, un brin manouche, oscille entre légèreté, joie de vivre et mélancolie. Comédie fine, Caprice prend le temps de laisser mûrir le verbe et de ce verbe fleuri fait naître l’émotion de sentiments contradictoires, parfois répréhensibles, mais toujours abordés avec empathie. Clément est un grand timide. Il vit dans le souvenir, saisissant chaque instant pour finalement les laisser filer. D’une certaine manière, on le comprend pleinement, Clément s’offre la fraîcheur de réminiscences toujours agréables. Vivant sa vie en spectateur, il saisit la beauté et la garde précieusement en son cœur. La mémoire de ces instants fugaces lui laisse le loisir d’imaginer ce qu’aurait pu être la suite. Grâce à Alicia, il va pouvoir vivre ses rêves d’idylle à livre ouvert. Cette dernière, en émerveillement constant incarne dans le couple cette beauté inlassable que Clément cherche à conserver dans un écrin de fantasme. Idéaliste, il écrivait sa vie sur du papier imaginaire, il va pouvoir écrire de nouvelles pages à disperser aux quatre vents. Il a d’ailleurs, analogie parfaite avec sa manière de vivre, l’idée d’écrire un scénario à sa bien-aimée, scénario qu’il conçoit comme un poème mais qui, à son image manque un peu de fantaisie. Ce brin de folie qu’il manque à sa vie, c’est ce petit caprice du destin lui tombera dessus comme la foudre. Caprice, dont l’interprétation mutine, un brin agaçante d’Anaïs Demoustier est parfaite, respire la liberté. Alors que Clément rêve sa vie, elle vit ses rêves. Touchante, elle ne renonce pas à ses objectifs sans pour autant calculer quoique ce soit. Caprice fait des bêtises mais toujours avec une candeur innocente. Certes, son obsession érotomane peut énerver mais la jeune femme respire tellement la gentillesse que l’on ne peut que la trouver agréable. Et puis, ses sentiments, bien qu’excessif, tout à fait déplacés, n’en sont pas moins le fruit d’un amour véritable. Clément aime Alicia, comédienne de talent jouant des classiques tandis que Caprice joue des pièces expérimentales de science-fiction. Alicia correspond à toutes ses attentes mais malgré tout, Caprice réussit à lui en créer de nouvelles. A moins que ce ne soit des illusions induite par ce plaisir de plaire. C’est troublé par cette épisode inattendu de sa vie que Clément devra faire un choix. Caprice est parfaite pour devenir un de ces souvenirs qu’il affectionne tant. Mais elle n’est pas qu’un souvenir, elle revient toujours à la charge et c’est pourquoi, ce qui le rend définitivement fascinant, il est tiraillé entre sa morale et des attachements qu’il ne sait pas définir correctement. Généralement, on apprécie pas trop les romances sur fond d’adultère ou le cocu passe à la trappe d’un scénario bateau pour laisser place à une histoire idyllique. A vrai dire, c’est aussi cet aspect de Caprice qui nous a séduit car Emmanuel Mouret traite de ce sujet avec une subtilité hors-norme. Les trois protagonistes, interprétés avec justesse, à part égale, donne corps au récit. Mouret ne laisse personne sur le bas-côté, n’épargne aucun questionnement et rend beaux ses personnages. C’est si rare de laisser autant de place à la poésie et à la beauté dans les comédies romantiques de nos jours qu’il faut le saluer. Chapeau bas ! Retrouvez nos autres critiques sur Une Graine dans un Pot :
selenie
selenie

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3,0
Publiée le 24/04/2015
Après le mélo classique "Une autre vie" (2013) Emmanuel Mouret revient à sa spécialité, la comédie fantaisiste et romantique et revisite le triangle amoureux. Ce qui fait la magie du cinéma de Emmanuel Mouret réside dans son style, dans son univers propre. 1h40 seulement et pourtant ça semble parfois un peu long, la faute à une mise en scène qui manque de vivacité, finalement à l'image des dialogues. Néanmoins cette petite comédie douce-amère ne manque pas de charmes et d'intelligence. A conseiller comme alternative aux autres sorties habituelles de la semaine.
rogerwaters
rogerwaters

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3,0
Publiée le 24/04/2015
Loin d’être le meilleur film d’Emmanuel Mouret, Caprice s’inscrit pourtant pleinement dans son cinéma bourgeois très nettement röhmérien. Il s’agit bien ici de badinages inconséquents qui séduisent avant toute chose par la désuétude du ton, le décalage de l’acteur principal, sorte de Pierrot lunaire intello, ainsi que par l’espièglerie de certaines situations. Cette fois pourtant, la machine ne tourne pas vraiment à plein régime et commence à sentir la fin de série. Le long-métrage souffre ainsi d’un ventre mou au bout d’une heure de projection, devenant même parfois lassant. Le réalisateur se rattrape in extremis par une conclusion fort mélancolique qui nous donne une vague idée de ce qu’aurait pu être le film si le script était moins centré sur le marivaudage et davantage ancré dans une certaine nostalgie. Cela reste toutefois un divertissement bien écrit, mais quelque peu vain.
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