Notez des films
Mon AlloCiné
    L'Ennemi de la classe
    note moyenne
    3,8
    142 notes dont 28 critiques
    répartition des 28 critiques par note
    1 critique
    18 critiques
    7 critiques
    1 critique
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur L'Ennemi de la classe ?

    28 critiques spectateurs

    velocio
    velocio

    Suivre son activité 427 abonnés Lire ses 2 138 critiques

    4,0
    Publiée le 25 janvier 2016
    Le cinéma a souvent exploré le monde de l’éducation scolaire mais peu de films ont montré de façon aussi juste et honnête que "L’Ennemi de la classe" les problèmes qui ne manquent pas d’exister entre des jeunes en pleine construction et leurs professeurs, des adultes chargés de leur apporter le savoir dont ils auront besoin tout au long de leur existence. Des problèmes qui, de génération en génération, ne cessent de grandir, toute forme d’autorité apparaissant de plus en plus, à tort ou à raison, comme de l’autoritarisme. Comment gérer au mieux la coexistence entre élèves et professeurs, tel est le thème majeur de l’Ennemi de la classe ? Une grande sévérité ? Une bienveillance pleine de sympathie ? Une des grandes forces de Rok Biček, c’est d’avoir traité ce sujet sans aucun manichéisme, sans chercher à imposer un point de vue aux spectateurs.
    Zoé B.
    Zoé B.

    Suivre son activité 419 abonnés Lire ses 118 critiques

    3,5
    Publiée le 8 mars 2015
    On connait tous un prof d‘anglais ou d’espagnol qui ne parle à ses élèves que dans la langue qu’il a la charge d’enseigner. L’immersion ça s’appelle, une pédadogie plutôt efficace. Mais en Slovénie, pays encore marqué par la guerre et son annexion de fait par le Reich, un prof d’allemand qui s’obstine à ne parler qu’allemand joue gros. Pour peu qu’il soit raide et austère, comme Robert, le personnage principal de "L’Ennemi de la classe", et revendique un minimum de discipline, il s’expose à se faire traiter de nazi, l’injure suprême. Robert est professeur remplaçant. Il reprend en cours d’année le poste d’une collègue partie en congé maternité. Il a une haute idée de son métier, il pense qu’être élève, c’est un devoir, pas seulement un droit. Il n’a aucun goût pour les petits accommodements que pratiquent ses collègues pour acheter la paix en classe, et il ne fait strictement rien pour être aimable. Une personnalité âpre et sévère comme ce lycée n’en a sans doute jamais vu. Alors lorsque Sabrina, une de ses élèves de terminale, se suicide, toute la classe se révolte : il est forcément le responsable de la mort de leur camarade. Rok Bicek, dont c’est le premier long-métrage, filme cet affrontement sans manichéisme et ne ménage personne, ni le professeur, ni la bande d’ados qui l’accuse - aussi fougueuse que disparate. Ni la communauté éducative - enseignants et parents d’élèves - quand l’affrontement quitte le huis-clos de la classe. Subtil et sans apprêt, réalisé caméra à l’épaule – ce qui donne un petit flottement à des cadres par ailleurs très sûrs - « L’Ennemi de la classe » s’avère un film d’une portée universelle : Comment, lorsqu’il lui faut affronter l’incompréhensible, l’inacceptable, un groupe a besoin de la figure du bouc-émissaire.
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 925 abonnés Lire ses 3 182 critiques

    4,0
    Publiée le 5 mars 2015
    Venu de Slovénie, L'ennemi de la classe est le premier film de Rok Bicek, qui a tourné plusieurs courts-métrages, et a choisi pour son premier long de retranscrire des événements qui se sont produits dans son propre lycée, après le suicide d'une jeune fille. Prix du public au Festival d'Angers 2014, entre autres récompenses, le film a un propos universel autour du sujet du système éducatif. L'ennemi de la classe se révèle captivant parce que ce huis-clos scolaire -on est toujours entre les murs- réussit à s'affranchir des clichés dans cet affrontement entre élèves et professeurs, surtout l'un d'ailleurs, personnage énigmatique, sévère et apparemment sans émotion, qui devient tête de turc. Deux mondes qui ne se comprennent pas donc mais qui sont traversés par des courants contraires dans chaque camp. Bicek ne cherche nullement à jouer au moraliste, la sécheresse de son propos n'est qu'apparente, l'émotion est canalisée mais elle parvient à s'échapper, à différents moments. Un film sous tension, vraiment intéressant, qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Mais de cela, un film n'en a aucune obligation.
    Pablo V.
    Pablo V.

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 129 critiques

    4,0
    Publiée le 10 mars 2015
    Un film de qualité. Certains y voient un message pro-autorité, conservateur. Ce n'est pas la lecture que j'en ai. Le but n'est effectivement pas de dire que "tout est noir" ou que "tout est blanc", que le professeur porte l'entière responsabilité de l'évènement, mais il n'est pas pour autant "blanchi". Il interroge cependant sur la manière politique (au sens large) dont chacun va interpréter le drame : la plupart des élèves répètent régulièrement leurs "analyses" ("c'est à cause du nazi", "c'est à cause de tout le système"; "nous subissons trop de pressions") dont rien n'indique qu'elles sont fausses. Mais elles ne prennent pas en compte la totalité des causes et on s'interroge alors en filigrane sur l'ensemble des responsabilités du mal être de l'adolescente qui s'est suicidée ; puis sur leurs méthodes de révoltes vis-à-vis de l'enseignant. Le film pose sûrement davantage de questions qu'il n'apporte de réponses. Mais il pose les bonnes questions, avec un bon jeu des acteurs adolescents et de l'enseignant, une bonne complexité psychologique des personnages, chacun avec leurs spécificités. Le tout dans un huis-clos un peu austère, mais on ne lâche rien pendant 2 heures. Je le conseille pour sa qualité technique, et également pour le débat qu'il induit.
    gaut zila
    gaut zila

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 142 critiques

    4,5
    Publiée le 9 mars 2015
    Dans un lycée, une élève se suicide après l'arrivé d'un nouvel enseignant, bien plus stricte et sévère que les autres. Ses camarades font immédiatement le rapprochement et accuse le professeur. Alors que le lycée tente d'étouffer l'affaire au maximum, les élèves, eux, jugent que c'est tout le système scolaire qui est responsable et vont peu à peu se révolter. Le sujet du suicide chez les jeunes, pour diverse raisons, est malheureusement de plus en plus fréquent, et l'idée de la traiter à travers un film est assez bonne en sois. Encore faut il le faire bien. Le scénario est très bien écrit, on sent bien la tension monter peu à peu, les dialogues sont naturels et les réactions, ambiances, et personnages sont très réalistes ( à l’exception du premier de la classe ). Luka est au départ un personnage très attachant, mais qui va changer peu à peu pour au final devenir assez agaçant. C'est tout l'inverse de Tadej, que je ne supportais pas au début, puis qui est devenu de plus en plus attachant, particulièrement vers la fin, où on ne peu s’empêcher de le prendre en pitié. La meilleur copine de Sabina et petite amie de Luka, est également très attachante et surtout très naturelle. Pour en revenir au premier de la classe qui se moque totalement de ce qui arrive, son personnage n'est pas naturel, ça sonne faux dans son jeu c'est dommage. J'aime bien Nik, le dernier de la classe complètement à l'ouest, il est assez amusent et ajoute une touche ( bien qu'infime ) de légèreté au film. Les acteurs, majoritairement amateurs, s'avèrent être excellents à touts les niveaux. J'aime beaucoup Igor Samobor, qui arrive a rendre son personnage très attachant malgré tous les efforts du réalisateur pour le rendre détestable. Le réalisateur justement, Rok Bicek fait du très bon travail en arrivant à recrée une atmosphère réaliste et moderne, sans longueurs ni répétitions. Et quand on sait que c'est son premier long métrage, on se dit qu'il ira loin l'artiste. Seul petit problème agaçant, la caméra qui tremble, mais c'est vite oublié. A l'arrivée, le film est excellent sans être un chef d'oeuvre, et fait réfléchir sur les relations prof/élèves et les jugements, parfois injustes et faciles, dont ils peuvent faire l’objet.
    lugini
    lugini

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 238 critiques

    5,0
    Publiée le 26 janvier 2016
    Film magistral. Les adolescents passent d'un univers surprotégé à un monde où ils doivent se responsabiliser.La transition est extrêmement difficile pour eux car les enseignants les ont habitués à une éducation copain-copain et d'un seul coup, ils se retrouvent face un enseignement adulte-adulte.
    nikolazh
    nikolazh

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 1 060 critiques

    3,0
    Publiée le 19 mars 2015
    Une histoire plutôt intelligemment portée et bien écrite dans son évolution, même si on meurt d'envie de débarquer au milieu de cette classe d'ado hystérique donneurs de leçon - qui deviennent eux mêmes les fascistes qu'ils pensent dénoncer - pour distribuer des claques (ce qui n'est pas très constructif). Bref, un film qui remet en perspective les choses et met en évidence le danger des groupes qui se radicalisent en auto entretenant leur haine et en l'amplifiant en boucle, se fermant à toute aide et avis extérieur (le film rappelle de ce point de vue "La Vague"). Un sujet plus que jamais d'actualité... Effrayant.
    Marcel D
    Marcel D

    Suivre son activité 81 abonnés Lire ses 198 critiques

    4,5
    Publiée le 10 mars 2015
    Un film très juste, pas manichéen. Des acteurs dans le ton de ce huis-clos, avec un prof intransigeant mais pas dans l'excès. Ca fait du bien de voir des films éloignés du bling bling d'Hollywood... ah, si seulement les distributeurs nous offraient plus de films comme ça...
    Daniel C.
    Daniel C.

    Suivre son activité 105 abonnés Lire ses 704 critiques

    4,5
    Publiée le 9 mars 2015
    Voilà un film, qui vient autrement questionner la question du discours du maître. Il y a d'abord eu Whiplash, qui n'hésitait pas à verser dans la maltraitance, à recourir à l'humiliation pour permettre l'émergence d'un réel talent.Ici Le professeur d'allemand est réellement allemand. Cela va jouer contre lui, en en faisant potentiellement un nazi. La question posée est celle du niveau d'exigence des enseignants vis-à-vis de leurs élèves et de la matière, qu'ils enseignent. "Sanctionner" les apprentissages est souvent confondu avec la sévérité et l'autoritarisme. Dans ce film, le professeur renonce à toute séduction, à toute démagogie. Il ne cherche pas à engager le dialogue avec ses élèves, il entend les contraindre à se prononcer, à exercer leur engagement dans une pensée construite et argumentée. Il prend le risque d'être impopulaire. Fellag, dans "Monsieur Lazhar" incarnait un enseignant, qui disait à l'un de ses élèves, en lui mettant une tape derrière la tête : "un peu de tenue!" Là où dans Whiplash, le sadisme est banalisé, dans "L'ennemi de la classe", ce sont les circonstances, qui sont tragiques. Le caractère trop direct de l'enseignant dans le traitement des faits lui attire des projections très négatives de la part de ses élèves. Mais, il n'est pas sadique et n'est pas mu par une dynamique perverse. Il vise l'autonomie de pensée de ses élèves, ne cherche pas à exercer son emprise sur eux. Un film à voir.
    mem94mem
    mem94mem

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 461 critiques

    4,5
    Publiée le 16 mars 2015
    On pense à "La chasse" de Thomas Vinterberg. Le film est brilliant, fort, puissant, intense. Igor Damobor (le prof d'allemand) est à la hauteur. Il joue remarquablement bien. Tout est réussi ici, c'est un sans faute. Le film va à l'essentiel, tout le temps. C'est impressionnant. Le film est passionnant, la malaise est croissant et on ne sait pas comment cela va tourner. Pour un premier long métrage, c'est exceptionnel. J'ai adhéré à tous les choix. Rok Bicek est à suivre de très très près.
    desiles ben
    desiles ben

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 203 critiques

    4,0
    Publiée le 9 mars 2015
    Très beau huis-clos mettant aux prises un professeur d'allemand et sa classe qui le tient pour responsable du suicide d'une lycéenne. C'est une lutte à mort qui s'engage. Le professeur devient l'homme à abattre. Le film offre le beau portrait d'un homme qui n'a pas compris que l'enseignement a changé et cherche à rester fidèle à un temps où l'on cherchait à transmettre des valeurs et à aguerrir de jeunes esprits pour la vie.
    Dominique V.
    Dominique V.

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 213 critiques

    4,0
    Publiée le 2 novembre 2015
    L'unité de lieu (le lycée exclusivement), le jeu très fort de tous les acteurs (y compris les jeunes), le choix des musiques, le casting, les fondus enchaînés entre les scènes, le déroulement narratif du film... font de ce film une jolie réussite.
    islander29
    islander29

    Suivre son activité 336 abonnés Lire ses 1 848 critiques

    3,5
    Publiée le 28 mars 2019
    un film intéressant, pour voir la complexité des sentiments et des rapports de force ,dans une classe, et à fortiori dans une école…..Complexité est un mot faible, on peut parler de corruption hiérarchique….Chacun doit faire entendre sa voix, plus fort que le voisin, l'élève que le prof, le prof que la direction, etc....Le film est bien réalisé, très sérieusement et sobrement….Il n'y a aucun chichi….On n'est presque dans a "représentation théâtrale...Coup de chapeau donc aux acteurs (élèves, profs, directrice, parents d'élève) et à la mise en scène….L'histoire très sombre montre une histoire de harcèlement, mais des cas comme celui là existe par centaines malheureusement, dans toutes les écoles, ce n'est donc pas un cas particulier, mais un état des lieux….Si vous voulez aussi savoir ce qu'est Dallas, et son univers impitoyable, je vous conseille ce long métrage qui dégage plus de philosophie que d'émotions...Ce sera le tout petit reproche…..
    Christophe L
    Christophe L

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 378 critiques

    4,0
    Publiée le 20 mars 2015
    Ce film Slovène sorti en mars 2015 avait déjà reçu le prix du public en janvier 2014 au Festival Premiers Plans d'Angers. Pour son premier long métrage, le réalisateur Rok Bicek s'est inspiré du même événement survenu dans son lycée. Dans la veine du très bon "Haut les murs" et plus récemment "Les héritiers", L'ennemi de la classe prend une place capitale, indispensable. L'événement tragique dont il est question donne l'occasion de remettre les pendules à l'heure sur le rôle de l'enseignement qui fait débat actuellement dans une société dépassée par l'évolution de sa jeunesse. Saisissant...
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 1 015 critiques

    3,5
    Publiée le 4 mars 2015
    Ce film remarquable va poser bien des questions, et soulever bien des débats autour de l’éducation, de l’autorité, émanant de la part d’un homme que rien ne semble ébranler. Ce professeur d’allemand est remplaçant dans une classe d’élèves bien sympathiques au demeurant, mais qui ne vont pas accepter le changement de ton que va leur imposer ce personnage hors du commun. Un sujet d’autant plus douloureux et vif qu’une élève mettra fin à ses jours. Le déclencheur d’une révolte sourde qui petit à petit va prendre le pas sur la raison. Igor Samobor dans le rôle-titre est absolument fabuleux, tout à fait dans la lignée du Billy Bob Thornton de la série Fargo. La pression du système scolaire peut-elle expliquer à elle seule l’émergence d’un totalitarisme esseulé ? On est alors proche de la dictature, ce que semble incarner le personnage de Samobor qui se remet à peine en question malgré tous ses silences pesants, et cette photo qui discrètement l’accompagne. On n’en saura pas beaucoup plus. Dommage que le cinéaste appuie de plus en plus là où ça fait mal, il se torture lui-même. La fin n'en finit pas, mais le film est fait, et plutôt bien . Pour en savoir plus
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top