Déçu par ce Chaplin tardif et intégralement parlant, qui montre une baisse de régime notable dans la carrière du réalisateur... Bien que la dimension autobiographique de Un Roi à New York témoigne une nouvelle fois d'une réelle implication personnelle et sociétale de la part de Chaplin ( maccarthysme, arrivée de la publicité, réflexion sur le spectacle...) le filmage fonctionnel se fait beaucoup trop sentir pour nous faire oublier l'absence de Charlot et sa pantomime. En outre l'oralité ne semble que trop peu maitrisée, trop envahissante et datée a posteriori : l'ensemble fait furieusement penser à du théâtre filmé, au sens péjoratif du terme. Certes Un Roi à New York reste tout à fait regardable et même assez plaisant par instants ( séquence de l'ascenseur plutôt jouissive, scène des pâtisseries amusante...) mais il reste très en-dessous de ce que le cinéaste a réalisé auparavant. Bref l'un des moins bons films de Charlie Chaplin, et l'un des rares vraiment dispensables de sa filmographie.
Quand Chaplin décide de porter un regard critique sur la société de consommation américaine, et notamment sur les publicités, cela donne «Un roi à New-York ». Et même s’il n’atteint pas forcément le niveau de ses meilleurs films, je dois avouer que j’ai passé un moment bien drôle devant ce long métrage. Et ceci grâce à de savoureux dialogues, à un excellent casting et évidemment à la présence de séquences qui possède beaucoup d’humour – notamment toute la partie se déroulant dans la maison de redressement, qui est franchement hilarante. En bref, il s’agit d’une comédie à ne pas renier dans la filmographie du grand Charlie Chaplin.
Une comédie intelligente (comme toujours avec Chaplin) qui attaque même les États-Unis de l'époque (critiques du MacCarthysme, de la publicité, de l'esthétisme, ...). Satire efficace mais il y a également des purs scènes burlesques.
J' avais peur de voir un film règlement de compte de la part d'un cinéaste aigri et en fin de carrière mais c'était sans compter sur le talent de Chaplin : il n'y a rien d'outrancier dans ce film, la critique est bien sentie.
Chaplin règle ses comptes avec les États-unis imbéciles qui l'ont chassé au début des années 50 : cela donne un film où les pauvres Américains en prennent plein la figure : ils violent toute vie privée et toute possibilité de réfléchir par soi-même, ils deviennent complètement paranoïaques avec le maccarthysme. ils ne fonctionnent que par l'argent, le rock n'roll est une musique de sauvages, on est constamment environné par la publicité. D'une amertume qui rend mal à l'aise, Un Roi à New-York n'est nullement drôle. Le film s'ouvre sur la fuite du roi d'un pays dérisoire, qui s'en va avec le Trésor de son pays. Mais il se fait lui-même doubler, et devient pauvre comme Job. L'idée était bonne, mais Chaplin l'exploite moins que sa rancune pour l'Amérique : lui-même exilé, il déverse son flot de colère, et parfois cela ne fonctionne pas : la tournée de la ville n'est pas une grande réussite, les gags sont trop forcés. L'humour de Chaplin étant essentiellement burlesque, le cinéaste ne réussit dans le parlant qu'avec un humour noir sophistiqué (Monsieur Verdoux) ou bien avec un pessimisme extrême (Les Feux de la rampe). Mais certaines scènes sont néanmoins mémorables, comme celle du surprenant monologue d'Hamlet : "Être ou ne pas être, telle est la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à affronter la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?" Un Roi à New-York, la rencontre incongrue de Chaplin et Shakespeare.
Pas le meilleur Chaplin qui m'est été donné de voir, "Un roi à new york" est un comédie assez sympa ou le célèbre artiste met son humour au service du son, bien que de vieux reflèxes du muet surgisse parfois. "Un roi à new york" est une satire, une critique de la société américaine en plein changement après la seconde guerre mondiale, c'est un pèriode pendant laquelle la jeunesse commençait à "prendre le pouvoir". La musique, le cinéma, la pub, la télé, la chirurgie esthétique, l'éducation, les enfants, la paranoia communiste, la liberté, la politique tout y passe. En fait c'est même un film pour vieux con puisque Chaplin considérait le cinéma moderne ( à son époque ), le rock la télé et tout ça comme de l'inculture. Qu'est ce qu'il dirait de facebook aujourd'hui ? Dommage que par la suite cela vire vers le drame car lorsqu'on rit ou sourit, ou que l'on est tout simplement de bonne humeur tout le long d'une comédie, on a pas tellement envie de pleurer ou de s'attrister.
Alors, est ce le meilleur film du maître? Peut être pas, puisque c'est un film différend des autres.
Il est assurément l'un des plus audacieux.
A l'époque ou tous les cinéastes faisaient dans le conformisme.
Chaplin abandonne son costume de Charlo qui a fait son succès (Certainement cela qui fait que beaucoup n'apprécie pas ce film adieu le burlesque du cinéma muet, c'est un virage artistique) pour endosser celui d'un roi ruiner venant se réfugier aux Etats Unis.
Il découvre le mode de vie Américain et tout y passe: La musique, le cinéma, la tv, les publicités, l'éducations, le nucléaire, le capitalisme, la chasse au communiste ( maccartisme) et plus étonnant la chirurgie esthétique.
Bref tout un programme et une critique de l'Amérique traitée avec beaucoup d'humour.
Un roi à New York est un film intelligent subtile et poignant.
Chaplin règle ses comptes, mais va bien au-dela de cela en critiquant un système qui aujourd'hui c'est étendu dans le monde entier.
Chaplin a osé s'attaquer à l'Amérique résultat, le maître y a été interdit de séjour et son film ne sera distribué que 20 ans plus tard dans le pays. Un film à prendre au sérieux, mais il y à aussi de jolie scènes très drôles et burlesques.
En incarnant un dignitaire étranger, Chaplin règle ses comptes avec l'Amérique. Son personnage narcissique et avide évoluera globalement de façon positive, notamment par l'intermédiaire d'un enfant qui lui ouvrira les yeux.
J'adore Charles Chaplin.. C'est l'un de mes réalisateurs préféré! Mais la, j'ai envie de dire " petite décéption ".. Ce film est en effet, pas un film d'humour burlesque, mais un film d'humour de dialogue.. Son passage du Muet au parlant c'était bien passer, surtout qu'avec ça il nous a fait son chef d'eouvre " Le Dictateur ".. Néanmoins ce chef d'eouvre avait toujours son humour burlesque.. Ici tout est oublié... Le film est néanmoins très regardable et très agréable à regarder. Certaines scènes sont mêmes très drole, comme celle du cinéma, celle du shèque.. Mais on est déçu après avoir vu Les Temps Moderne, ou Le Cirque.. On voit la différence.. Néanmoins je vous le consseille fortement..
Film vu en dvd. Ce film est tourné peu après le départ mouvementé de son réalisateur des Etats-Unis et cela se voit. C'est moins une comédie qu'un réquisitoire sans concession d'un pays et de ses habitants. Le début du film est réellement une comédie où l'on retrouve ce sens incroyable du comique. Mais assez vite, le film glisse progressivement vers la satire et le spectateur commence à rire jaune. Lorsque Chaplin aborde la question du Maccarthysme, la gravité est belle est bien là. La dernière discussion entre le roi et cet enfant brisé par sa trahison est à cet égard un moment poignant. Un film remarquable d'intelligence et de tenue qui illustre bien le virage artistique de Charles Chaplin après la deuxième guerre mondiale.
Un roi à New York n'est pas l'un des Chaplin les plus célèbres. C'est pourtant l'un de ses chefs d'oeuvre. Artiste engagé, il signe ici une comédie grinçante, où ressortent ses thèmes de prédilection (souvent politiques, comme la liberté d'expression et d'opinion ...). Encore une fois, le réalisateur/acteur de génie arrive parfaitement à doser l'humour. Certainess scènes sont vraiment hillarantes, tandis que d'autre sont beaucoup plus sérieuses, parfois même émouvantes (en particulier lors de la dernière partie du film). A l'image du Dictateur ou des Temps modernes, autres chefs d'oeuvre du cinéaste, c'est cette alternance parfaite entre le comique et le drame qui donne à l'oeuvre tout son souffle, et qui la rend si exceptionnelle. Avec, bien sûr, un Chaplin aussi grandiose devant que derrière la caméra ...
Cette comédie qui vise notamment à dénoncer la chasse aux sorcières qui a eu lieu aux USA dans les années cinquantes n'est pas pleinement réussie : il y a quelques bons gags, mais il y en a aussi un certain nombre de ratés, ce qui fait qu'on s'ennuie parfois, surtout sur la fin. En tout cas, ce n'est de loin pas le meilleur film de l'ami Charles.
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Produit en Grande Bretagne, "Un roi à New York" osait s'attaquer aux structures sociale, au mythes, aux usages aberrants de l'Amèrique ou Charles Chaplin avait finalement dû quitter! L'aspect strictement politique n'y ètait pas nègligè non plus! Charlot osait par exemple, y faire parler un petit garçon qui expliquait pourquoi il allait devoir dènoncer ses parents devant la Comission des activitès anti-amèricaines! Avec ce conte philosophique fidèle à une esthètique apparemment datèe, mais parfaitement efficace sur un propos prècis et clair, Charlot, comme un quelconque philosophe du XVIIIe siècle, signa sa rupture dèfinitive avec les Etats-Unis! Comme on le voit, la comèdie est parfois une chose très sèrieuse, ce n'est pas seulement l'art de faire rire...