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Les Anarchistes
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Anarchistes" et de son tournage !

Premier choix

A l'origine, c'est la jeune Anaïs Demoustier qui devait interpréter le rôle de Judith avant d'être remplacée par Adèle Exarchopoulos.

Un amour de l'histoire anarchiste

C'est la passion d'Elie Wajeman pour les histoires d'infiltrés comme Donnie Brasco qui l'a incité à réaliser ce film. Il a également souhaité placer l'action durant la période anarchiste de la fin du 19ème siècle en raison de son goût prononcé pour ce mouvement, qu'il a découvert à travers des textes de l'époque ou encore le film Traître sur commande. Dans ce long métrage, un détective se lie d'amitié avec un groupe de contestataires irlandais luttant contre l'exploitation des mineurs qu'il a infiltré avant de les trahir.

Faites l'amour !

Le réalisateur s'intéresse particulièrement aux anarchistes individualistes, qu'il présente ici comme un mouvement aux idées modernes qui peut encore raisonner dans la société d'aujourd'hui : "Ce sont eux, qui, vers 1900, créent les premières communautés. Ils sont naturistes, végétariens et féministes. Les premiers hippies en somme ! Ils créent des écoles dans lesquelles les enfants peuvent prendre des décisions. La question du je est essentielle pour eux : ils estiment être d’abord des sujets avant d’être des éléments de la société. Les anarchistes individualistes privilégient la personne, l’intime. Ils pensent que pour faire la révolution il faut commencer par révolutionner l’homme. Je me suis senti immédiatement touché par ces êtres, complexes et sentimentaux, mais souvent empêchés par cette sentimentalité."

L'humanité avant tout

L'un des enjeux du film était de dresser un portrait humain des personnages anarchistes et ne pas tomber dans les clichés ou les stéréotypes, comme le metteur en scène en témoigne : "Judith et Elisée sont des anarchistes individualistes, plutôt romantiques. Eugène (Guillaume Gouix) est pour l’action violente. Marie-Louise (Sarah Le Picard) est une bourgeoise qui a épousé la cause anarchiste. Et Biscuit est d’origine plus modeste. Jean (Tahar Rahim) va donc découvrir des êtres différents, mais tous très attachants. Je voulais absolument montrer les gens singuliers qu’ils étaient (...). C’est un film sur des individus, pas sur un mouvement."

Une question d'identité

Ce groupe d'anarchistes s'avère particulièrement composite et emprunte beaucoup à celui de « La Volonté du peuple » qui a été notamment tenu responsable d'un attentat contre le tsar russe Alexandre II. Elie Wajeman explique : "C’était un mélange de petits, voire grands bourgeois et de prolétaires et c’est ce mélange qui m’intéressait. Mais en même temps ils ont en commun leur sensibilité. Au fond, mes personnages sont tous des orphelins et c’est la quête d’une famille qui les réunit. C’était déjà une des questions d’Alyah, mon premier long métrage : à quoi appartient-on, à quelle communauté ? À quelle famille ?"

Apprendre à aimer

Ici, le personnage de Jean, interprété par Tahar Rahim, se retrouve complètement divisé entre sa hiérarchie policière, à laquelle il doit rendre des comptes et ses nouveaux amis, auxquels il s'attache alors qu'il est censé les espionner. Un thème très cher au réalisateur : "La division de l’être est une question qui m’importe énormément : Jean est d’ailleurs assez proche d’Alex, le héros d’Alyah. Et, comme Alex, il finit par se révéler. C’est un peu comme s’il accédait aux idées anarchistes en découvrant l’amour. On en revient aux sentiments. Ça n’est pas la découverte de l’Anarchie qui le transforme, mais l’expérience du sentiment."

La jeunesse en force

Elie Wajeman a souhaité confier l'interprétation des personnages du film à une génération très jeune d'acteurs et d'actrices : "Il me semblait qu’en prenant ces comédiens, très actuels, j’étais au plus près de l’avant-gardisme des anarchistes. Mais à travers les portraits d’anarchistes du XIXe je voulais surtout faire ceux de grands acteurs de ma génération."

Esprit de troupe

Les Anarchistes permet à Elie Wajeman de retrouver plusieurs comédiens qu'il avait dirigés dans son premier film, Alyah, tels que Sarah Le Picard, Guillaume Gouix ou encore Cédric Kahn.

"Parler Vrai"

Bien qu'il s'agisse ici d'un film d'époque, on y retrouve néanmoins beaucoup d'éléments contemporains, notamment à travers le langage : "En 1899, il y a bien un type à Paris qui a dit « Salut » à quelqu’un ! Le mot existait, tout comme flic et putain. Je me suis autorisé certaines libertés. Mais je n’ai pas non plus voulu faire du « caillera » à tout prix, j’ai fait très attention, je devais être juste", avance Elie Wajeman.

Un film transgenre

Elie Wajeman tenait à ce que son film puisse explorer différents genres cinématographiques à la fois : le film d'époque, le film d'infiltration, le thriller et une histoire d'amour. Tout ça dans un souci de rendre le récit à la fois romanesque et cinématographique : "J’aime le mélange du polar et du drame, même si c’est compliqué et délicat, surtout au montage, j’aime jongler avec les genres. La mise en scène aussi devait être variée. Je passais souvent de la caméra à l’épaule à des plans plus sophistiqués dans lesquels la machinerie était convoquée. Une façon d’adapter la mise en scène aux différents enjeux ou registres du film."

En avant la musique

En plus de mélanger les genres cinématographiques, le metteur en scène Elie Wajeman tenait à en faire de même avec les genres musicaux : "J’ai fait des choix éclectiques en associant une musique classique composée pour le film par Nicolas Mollard (Gloria Jacobsen) à des titres existants que j’aimais et qui ponctuent le film comme autant de contrepoints."

Un exercice de style

L'esthétique du film a été particulièrement soignée par l'ensemble de l'équipe image. Ainsi, nous pouvons y voir un grand nombre de plans serrés évoquant à nouveau la volonté du cinéaste de réaliser des portraits de personnages... Comme un peintre le ferait. Concernant la lumière, Elie Wajeman explique : "Avec le chef opérateur David Chizallet, nous avons cherché à la rendre très contrastée : à la fois douce et brute. Violente même. David a tordu la vidéo, pour arriver à une image pleine de matière, de sentiment en somme."

Ville lumière

Selon le souhait du réalisateur, Les Anarchistes a été intégralement tourné à Paris et en décors naturels, afin de rendre compte de l'intemporalité de la capitale française : "Je tenais à tourner en décors naturels. Mon idée était qu’en filmant dans Paris aujourd’hui, je trouverais des traces du Paris d’hier. J’ai été exaucé au-delà de toutes mes espérances. Paris est vraiment la ville du XIXe siècle : c’est la grande ville qui ouvre le XXe."

Présenté à la Semaine de la Critique

Le film a été présenté en ouverture à la Semaine de la Critique.
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