Mon AlloCiné
It Follows
note moyenne
3,4
4393 notes dont 599 critiques
11% (67 critiques)
33% (198 critiques)
25% (147 critiques)
15% (87 critiques)
7% (44 critiques)
10% (57 critiques)
Votre avis sur It Follows ?

599 critiques spectateurs

François G.

Suivre son activité 58 abonnés Lire ses 387 critiques

3,5Bien
Publiée le 18/02/2015

J'étais impatient de voir ce nouveau film d'horreur ! Ayant vu les critiques de la presse et sa flippante bande annonce, ce film allait être pour moi le "The Conjuring" de l'année ! Et bien je suis un peu déçu. Bien que le scénario soit original (la fait qu'une malédiction s'attrape comme une MST est assez angoissant à vrai dire car c'est un peu ce qu'il se passe dans "notre monde") et le fait que l'ambiance claustrophobique et anxiogène de ce long-métrage soit proche de celui de John Carpenter (particulièrement grâce à la bande originale composée par Disasterpeace absolument remarquable), je n'ai pas eu peur. "It Follows", est un film d'horreur américain (traitant le sujet de la perte de l'"innocence" et du passage vers l'âge adulte avec brio) réalisé par David Robert Mitchell et avec comme casting, des acteurs inconnus mais crédibles dans leurs rôles : Maika Monroe, Keir Gilchrist, Daniel Zovatto, Jake Weary, Lili Sepe et Olivia Luccardi. En effet, les acteurs incarnent crédulement des personnages humains bien que peu attachants ni très recherchés psychologiquement. Le scénario, malgré le fait que la terreur que j'attendais ne soit présente, brille pour son inventivité. Les rares scènes où une tension se dégageait étaient d'une grande efficacité de par la musique que par la mise en scène du jeune réalisateur, qui a déjà un autre film à son actif et qu'il ne me saurait tarder de voir. En effet, la réalisation de D. R. Mitchell est sans nul doute l'un des points forts de ce thriller horrifique. Le cinéaste instaure une ambiance oppressante (mais pas assez cauchemardesque) grâce à ses travellings et ses plans fixes et arrive ainsi à instaurer un léger stress sans jump scares jalonnant cette œuvre de bout en bout, ce qui est assez rare de nos jours ! Les jump scares sont bien amenés, efficaces et ne sont pas utilisés fréquemment. Rien que pour cela, le film mérite d'être vu au moins une fois. Les clichés du genre ne sont cependant pas absents (le garçon qui ne croit pas à ce qui arrive à la "victime" par exemple) mais n'anémiant pas l'efficacité de cette œuvre fantasmagorique. Bien que trop surévalué à mon avis, "It Follows" est un bon film d'épouvante qui s'inscrit parfaitement dans la lignée des meilleurs films de John Carpenter et qui a le mérite de créer un suspens plus ou moins efficace sans utiliser de sursauts à maintes reprises.

Simon1310

Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 182 critiques

4,0Très bien
Publiée le 05/02/2015

Il s’agit d’un film d’horreur qui repose sur un postulat des plus orignal à savoir la transmission d’une malédiction comme d’une MST, qui poursuit ceux qui ont le malheur d’avoir des rapports sexuel jusqu’à la mort. A la différence des films d’horreur actuels, celui-ci utilise l’attente comme diffuseur d’angoisse, le mal ne se cache plus dans les ténèbres, ou le hors champs mais dans le fond, l’arrière-plan, arrivant progressivement comme le faisait Michael Myer dans Halloween. Cela a le mérite d’apporter de la fraicheur au films d’horreurs, qui s’engonçaient dans des formules plus qu’éculés à base de Jump Scare ou de torture porn. Mais ce n’est pas la seule qualité du film, puisque en plus d’innover, le film offre un visuel magnifique rappelant, les films de Carpenter surtout des années 80, de même que le quartier ou se passe l’action qui est à la fois paisible et inquiétant. On peut tous aux plus regretter le manque d’explication concernant l’origine du mal, mais en définitive c’est mieux, car bien des films ont été gâché par des explications peu convaincantes. En conclusion It follows est un des meilleurs films d’horreur s efficace dans sa démarche et totalement novateur. Espérons que le réalisateur puisse réitérer cet exploit

benoitG80

Suivre son activité 919 abonnés Lire ses 1 309 critiques

4,0Très bien
Publiée le 17/02/2015

"It Follows" n'appartient pas à un genre dont je raffole, mais de lecture en lecture et de discussion en discussion, mon petit doigt m'a convaincu de faire une petite entorse à mon principe... Et c'est tant mieux car à l'issue de la projection, c'est un film très réussi dans son fonctionnement et dans son efficacité que j'ai découvert et donc plus qu'apprécié ! L'idée première qui gouverne cette réalisation de David Robert Mirchell est déjà diablement passionnante avec tous les symboles cachés et attachés à la sexualité... De plus, beaucoup d'aspects méritent un intérêt et un développement comme déjà le côté esthétique qui met la barre bien haut, avec une recherche des cadrages, des éclairages et un travail de composition qu'on aimerait rencontrer bien plus souvent... Cette qualité d'image, indispensable ici, renforce la dimension plus qu'angoissante car les procédés visuels utilisés, avec ces apparitions terribles, visibles ou pas selon les individus, sont vraiment effrayantes sans pourtant en faire trop, jusqu'à même rester étonnamment très sobres. Et il serait dommage d'oublier la bande originale, personnalité à part entière tellement elle joue un rôle à elle seule dans l'annonce et la montée des événements, musique, tempo, vibration ou murmure, c'est sidérant ! Ensuite, ce qui fait la force essentielle du film tient sans doute à cette faculté du réalisateur qu'il a, à prendre ces distances avec ce monde de "zombies", pour s'en éloigner et se recentrer ainsi sur ce groupe d'adolescents, avec toute la problématique qui en découle, séduction, attirance, quête de soi, jalousie,... C'est aussi ce qui permet curieusement de rendre la peur d'autant plus palpable et intense, par le fait de promener le spectateur dans l'univers et le quotidien de ces jeunes, on ne peut plus banal et habituel, si bien que le côté épouvante-horreur en ayant tout à fait sa place, n'est pas du tout gratuit et donc le seul but ou le seul enjeu à atteindre ! Tout va en donc crescendo, dans une Amérique déshumanisée qu'est la ville de Détroit, devenue ville fantôme, très propice à être le théâtre de cette histoire... Certaines scènes édifiantes sans les dévoiler ou les préciser, nous tétanisent complètement ! Franchement, ces jeunes acteurs avec en tête l'héroïne Maika Monroe, sont à travers l'observation de leurs relations, dans leurs attitudes et réflexions, dans leurs expressions et leurs regards, très justes et même quelquefois excellents, pour vraiment bien insister sur ce point. L'ensemble est donc un incomparable mélange, une alchimie toute en élégance et harmonie, où sourdent cependant indiciblement l'inquiétude, puis l'effroi le plus total en ne nous quittant plus du tout, pour même nous coller à la peau ! Maintenant, il faut aimer ce genre de film, aimer les sensations fortes et vouloir se faire peur... En tous cas, on en ressort littéralement effrayés, à tel point que les premiers pas dans la rue la nuit, juste après cette séance de choc, donnaient une impression d'écho, de résonance comme celle d'une présence diffuse derrière soi ! Bluffant et flippant assurément !!!

Marc T.

Suivre son activité 77 abonnés Lire ses 376 critiques

3,5Bien
Publiée le 31/07/2015

Il y a eu pas mal de buzz sur la toile autour de ce film annoncé comme "ultra flippant", "sublime" et "magnifiquement inventif" (dixit l'affiche). Si je suis d'accord sur "sublime", je le suis un peu moins sur "magnifiquement inventif" et pas du tout sur "ultra flippant". Il faut l'avouer, le film est esthétiquement d'une grande beauté, accompagné d'une ambiance pour le moins anxiogène et d'une bande originale parfaitement choisie (électro-rétro). On est captivé dès la toute première seconde, et ce jusqu'au clap de fin. Mais voilà, si une bonne première moitié nous prend littéralement aux tripes, la seconde retombe comme un soufflé, on en attendait un peu plus. L'effet de surprise initial devient vite répétitif et on se prend à attendre de nouvelles idées scénaristiques qui n'arrivent jamais (la scène de la piscine n'est pas des mieux trouvée), jusqu'à un final qui laisse très perplexe... Autre point : Spoiler: ces jeunes sont complètements livrés à eux-mêmes, les parents sont parfois mentionnés mais sont totalement inexistants. Un choix délibéré du réalisateur à priori mais ça met un coup de canif à la crédibilité de l'ensemble. Tout comme cette fameuse allégorie sur le sida mentionnée plusieurs fois dans les critiques (MST pour d'autres). Ok, pourquoi pas, mais dans ce cas le scénario ne tient pas la route une seule seconde et son interprétation en devient même très malsaine, je ne pense donc sincèrement pas que le réalisateur ait délibérément choisi cette allégorie comme thème principal de son film, sinon il faut qu'il consulte rapidement. Reste quand même un bon film, original et visuellement superbe, visionné sans le moindre ennui, mais pas assez abouti à mon sens...

lhomme-grenouille

Suivre son activité 891 abonnés Lire ses 3 018 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 07/02/2015

Je ne vous le cache pas : on me l’avait un peu vendu comme le phénomène cinéma inattendu cet « It Follows », d’où une certaine attente et une certaine curiosité… Bon, bah maintenant que je l’ai vu, je dois bien avouer que je suis un peu circonspect face à un tel engouement. Alors certes, c’est un spectacle qui sait être efficace, mais qui, à mon sens, reste assez classique dans ses mécaniques et dans son propos. Parce que oui, je dois bien reconnaître que ce film sait rapidement poser son ambiance, notamment grâce à cette musique « synthé » très années 80 (décidément, c’est à la mode en ce moment de rendre hommage à Carpenter j’ai l’impression) et que la première apparition de la « chose » a su faire son effet. Spoiler: Ce côté sans esbroufe, qui repose sur le fait d’inciter le spectateur à capter les comportements suspects, fonctionne à mon sens très bien, surtout que David Robert Mitchell maitrise très bien son jeu de nécessaires fausses pistes. Mais bon, même si l’intrigue possède une dynamique, elle est longue à se développer, sans surprise dans son déroulement et dans sa conclusion, et surtout elle n’empêche pas une certaine forme de répétition qui peut devenir un peu lassante à la longue. Bon alors après, ça reste agréable dans l’ensemble. Je suis ressorti de là satisfait, à défaut d’avoir été emporté. Un film assez classique en somme, mais qui et sait poser son univers et, surtout, maitrise pleinement ses effets. Un spectacle honnête et efficace. Pourquoi pas…

trineor

Suivre son activité 125 abonnés Lire ses 32 critiques

4,0Très bien
Publiée le 23/03/2015

Il y a les films d’horreur qui se contentent d’abattre leur quota de victimes, puis une fois tous les dix ans peut-être, il y a « le » film d’horreur qui repense les codes, la métrique et l’imagerie de son genre, qui renverse les automatismes de défense de son spectateur et lui fait enfoncer les ongles dans son siège, en remontant à des peurs primaires auxquelles il rend ce qu'elles ont de cru, de simple et de dérangeant. It Follows a beaucoup à voir avec la seconde catégorie : on aura déjà pas mal entendu dire qu'il s'agissait d'un classique instantané, et en l'occurrence cela est vrai. Mais ce qui le distingue surtout, c'est qu'il cherche à proposer du beau cinéma. Car il faut être honnête : l'horreur n’est pas le genre qui puisse se targuer de répertorier le plus de « vrais » beaux films – même ses classiques sont, pour un bon nombre, bourrés de mauvais goût. Et le goût, c’est sans doute ce qui frappe en premier, ici : la photographie, sublime ; le sens retrouvé de la lenteur et des impressions infimes, de ce que l’espace vide a d’effrayant ; le flottement presque onirique de cette banlieue pavillonnaire sans âge enveloppée de musique électronique. Puis le soin porté à ces personnages d’adolescents, dépeints avec une tendresse suffisamment inhabituelle pour susciter volontiers l’adhésion émotionnelle chez le spectateur. Pour autant, si cela suffit à faire un excellent film, It Follows ne maintient pas vraiment sur sa durée la qualité exceptionnelle de ses trois premiers quarts d’heure, et retombe pour finir dans des codes un peu faciles et pas vraiment dignes de ce qu’il profilait initialement. Quoi qu’il en soit, il faut l'admettre : cette idée – simplissime, glauquissime – d’une Spoiler: malédiction valant d’être poursuivi par la Mort sous l’apparence d’individus silencieux aux yeux caves, avançant lentement et inexorablement dans les lumières les plus morbides qui soient… c'est tout simplement du génie ! Cette idée à elle seule, d’un danger toujours imminent, effroyablement proche, pouvant être fui mais jamais arrêté, offre au moins trois ou quatre séquences de terreur absolue qui d’ores et déjà auront gagné la comparaison avec les fulgurances les plus glaçantes de Carpenter – quoiqu’il ne soit pas certain que, même chez Carpenter, la peur ait atteint le niveau que, ne serait-ce que pour quelques secondes, elle atteint ici par instant. Passées ces séquences toutefois, il faut admettre que le film échoue à se renouveler et que l’absence de progression graduelle vers un véritable climax qui proposerait dix à quinze minutes d’apnée dans une horreur soutenue, pénalise cruellement la seconde moitié : celle-ci s’avère plus prévisible et, bien qu’encore parsemée d’images saisissantes, moins radicale surtout dans ses partis pris artistiques voire parfois maladroite. La mise en scène, par exemple, avait intelligemment adopté le point de vue de sa protagoniste principale et décidé de coller à elle, mais se met soudain en milieu de film à sauter entre points de vue en alternant des plans où la Mort est visible avec d’autres où elle ne l’est pas – comme s’il fallait cela pour s’assurer que le spectateur ait bien compris que la Mort n’apparaissait qu’aux personnages maudits. Le procédé est d’une lourdeur presque navrante. Par ailleurs le film se veut suggestif et silencieux, mais garde quelques traces d’humour inutiles ; il réinvente l’horreur lente et l’angoisse, mais cède à la facilité de quelques jump scares et d’une ou deux images gores jurant avec sa sobriété générale. (Vraiment, c’est à se demander : pourquoi montrer quand on a déjà compris, alors que l'image gardée hors-champ fait tellement mieux travailler les peurs et les représentations primitives dans l’imagination que ne le fera jamais l'image choc balancée à l'écran ? Enfin. Ce serait trop peu dire du film que d’en rester à ses aspects formels. Plus que d’être sensoriel ou étrangement poétique, ce qu'il a d’atypique tient aussi dans son propos. Certains pourront s’être mépris au point d’y avoir vu un film puritain, dont l’idée de "malédiction sexuellement transmissible" (la bonne blague !) aurait pour fonction de culpabiliser la sexualité ; mais c’est opérer un parfait contresens devant un film dont les personnages ne cessent de partager des marques d'attention, des mots tendres et quelquefois amoureux. Jamais ici la sexualité n’est montrée comme morbide – au contraire, elle est dite et filmée avec une certaine délicatesse. Ce qui est morbide, c’est cette « chose » extérieure qui vient toiser ces adolescents avec ses yeux vides, accusateurs, pour punir. En aucun cas il ne s’agit ici d’un film puritain : il s’agit d’un film « sur » le puritanisme, et sur la difficulté pour des adolescents de vivre délaissés dans un environnement rétrograde n’ayant d’yeux que pour les méjuger d’après ses propres névroses et ses obsessions. Il est frappant qu’aucune forme de l’autorité, aucun adulte, aucun parent ne soient réellement représentés dans le film, sinon hideusement déformés et portés comme des masques par la Mort. L’autorité est clairement absente, indifférente et, chaque fois qu’elle se rappelle, seulement culpabilisante et mortelle. Sans doute est-ce ce qui – même sans avoir à se livrer à de telles interprétations – rend spontanément si marquante et si dérangeante l’imagerie d’It Follows. Le film fera date, sans l’ombre d’un doute. Et s’il avait joui d’une qualité plus égale, mieux maintenue, ou d’un format plus adapté, qui sait, peut-être aurait-il fallu commencer à employer des grands mots.

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 168 abonnés Lire ses 1 186 critiques

3,5Bien
Publiée le 06/02/2015

Une Amérique désertée par les adultes et des ados livrés à eux-mêmes face à une chose qui les poursuit, avec pour seul moyen de s'en débarrasser de coucher avec quelqu'un: si l'idée de départ de "It Follows" semble être une métaphore du Sida, elle dépasse très vite cette figure pour prendre la forme d'un discours plus ample sur la fracture définitive entre parents (dont les rôles sont absolument terrifiants) et adolescents. Une séparation causée par le sexe, à la fois violent et nécessaire pour échapper à la mort. David Robert Mitchell aura parfaitement capté cette complexité en l'intégrant dans une atmosphère angoissante et dans une mise en scène stylisée (magnifiques ralentis et plans subjectifs) et souvent inventive. Le cinéaste filme à merveille la menace, jamais caricaturée, mais toujours terrifiante, en la faisant évoluer dans une profondeur de champ sans cesse évolutive et inquiétante. Certaines scènes jouent d'ailleurs habilement de la distance entre la victime et le "suiveur", ce dernier étant un hommage aux zombies de "La Nuit des morts-vivants". Toutefois, le film ne parvient pas réellement à sortir du schéma narratif classique du film d'horreur avec cette alternance de scènes chocs et de passages moins soutenus et fait l'utilisation d'une musique perçante relativement inefficace. En revanche, son usage d'un thème musical plus mélodieux (qui peut faire penser à celui de "Suspiria" de Dario Argento) renforce un certain mystère. Car des zones d'ombre demeurent, comme dans une dernière scène formellement sublime et pourtant opaque dans sa signification. Une interprétation de haut niveau et une réalisation inspirée sont les points forts de ce film non sans défauts mais éprouvant.

maxime ...

Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 1 355 critiques

4,5Excellent
Publiée le 23/04/2016

De suite dans le vif du sujet, la scène inaugural donne le ton et marque les esprits ( Wes Craven like this ... ) ! L'idée de base est original, le scénario bien ficelé et la mise en scène remarquable de David Robert Mitchell permet à ce film de réaliser un sans fautes ! It Follows agit tel un cauchemar dont il est très pénible de s’extirper, il y'a longtemps qu'un film de genre n'avait pas autant contribué à se sortir des arcanes pour les réinventer, c'est choses faites. On pense évidemment aux classiques du cinéma d'horreur tels que Halloween, Scream, Morse, La Nuit des Morts Vivants et bien d'autres et comme ceux-ci, It Follows se distingue à sa manière ... Beaucoup de suggestions, c'est surtout le travail de mise en scène qui ici accentue la terreur et aussi surprenant soit-il il correspond avec le précédent film de David Robert Mitchell. Une suite horrifique à The Myth of the American Sleepover, du grand délire ! Les acteurs à commencer par Maika Monroe sont géniaux et parfaitement dans l'atmosphère paranoïaque de ce long métrage. Keir Gilchrist est un acteur que j'apprécie à chaque fois que je le vois, il m'avais déjà frapper dans United States of Tara la série de Showtime ( délaisser en route d'ailleurs ... ). Pour conclure avec ce second film de David Robert Mitchell - en attendant le troisième - on peut dire qu'il est passionnant à suivre et très beau à contempler, soyons même plus audacieux, un film majeur du cinéma de ces dernières années !

Papagubida

Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 171 critiques

4,5Excellent
Publiée le 06/06/2015

C'est rare pour un film d'horreur, mais ce film est une merveille de scénario, et une merveille de réalisation ! Les voici les deux points forts de ce film.. On a ici une parfaite personnification des MST (c'est en tous cas mon interprétation, je ne pense pas être fou en disant ça). Cette personne "qui suit" le personnage principal est une maladie.. Spoiler: On obtient cette "malédiction" en faisant l'amour, on la refile aux autres quand on le fait, cette personne est lente mais si elle te touche elle te tue, elle ne parle pas (on ne discute pas avec la mort), etc.. On a donc ici une histoire vraiment très originale et ça fait du bien, c'est ce qui manque à la plupart des films d'horreur de nos jours, difficile de se renouveler.. Dans l'ensemble, on a quelques scènes un peu angoissantes mais pas totalement flippantes.. Ce film est plus riche en suspens qu'en frissons, mais ce n'est pas pour autant gênant. La réalisation est vraiment excellente, la façon de filmer très plaisante, certains plans sont vraiment bien pensés et très travaillés (Spoiler: notamment certains plans où on voit "la chose" marcher vers la caméra lentement, comme si c'était nous qu'elle suivait.. ça ajoute pas mal d'angoisse et ça prouve une excellente réalisation).. C'est une qualité qui se fait rare elle aussi dans ce genre cinématographique. L'une des morales de ce film est pas mal, celle qui survient à la fin de la scène de la piscine notamment.. En gros, le message est un peu : Spoiler: ensemble, on peut vaincre la maladie. Néanmoins, il règne selon moi une petite incertitude sur la toute fin du film (pas bien méchante mais ce n'est pas totalement clair, c'est dommage) : il y a un magnifique plan Spoiler: sur les mains du jeune couple, puis derrière eux on voit au loin une personne qui marche dans leur direction.. Est-ce "la chose" ? C'est important, car le message change totalement.. Si je me trompe alors Spoiler: ils ont vaincu la maladie, sinon c'est que Spoiler: le jeune couple meurt ensemble de la maladie.. Ainsi la toute dernière scène mériterait d'être un poil plus clair.. Sinon, l'ensemble du film est bon.. Les acteurs sont plutôt bons (sans casser 3 pattes à un canard) et donc la réalisation et l'histoire sont au top. Je comprends que ce film ait été récompensé ! A voir

Edgar L.

Suivre son activité 149 abonnés Lire ses 271 critiques

2,5Moyen
Publiée le 07/02/2015

L’idée de départ est, il faut le dire, particulièrement bien trouvée. Machiavélique, et audacieux, le scénario nous présente une malédiction touchant la jeunesse américaine. Elle est sexuellement transmissible et le seul moyen de s’en débarrasser est de s’accoupler avec le premier partenaire sexuel qui passe. L’adolescent touché est alors victime de visions, impossibles à détecter par ceux qui ne sont pas touchés par la malédiction. Ces visions leur présentent des sortes de zombies lents qui ne cessent de se diriger vers eux inexorablement. Leur but : une dernière étreinte avec leurs victimes afin de les achever et de remonter petit à petit la chaîne des maudits afin de les tuer jusqu’au dernier. [...] L’autre gros point fort du film est sa réalisation : le jeune David Robert Mitchell démontre ici tout son talent. La mise en scène est stylisée et réussie en tout point. Elle instaure un climat pesant et inquiétant et une atmosphère psychédélique. L’angoisse est souvent palpable mais ne va jamais beaucoup plus loin. Autant vous prévenir, n’attendez pas de ce film des grands sursauts à répétition, car vous n’en aurez tout au plus que deux. Et oui, voilà l’un des principaux défauts du film : malgré l’angoisse, on n’a jamais vraiment peur : il y avait pourtant de quoi avec un scénario flippant, mais il semble clair que le manque de moyens et les ficelles trop grosses décrédibilisent souvent l’horreur présentée. [...] Et que dire du rythme ? On s’ennuie durant 80% du film, attendant péniblement que l’horreur daigne enfin se présenter. Quelques scènes permettent heureusement de rehausser le rythme et de nous faire vibrer (la scène où la jeune Jay est ligotée par son petit ami par exemple, ou encore celle de la piscine …). Les cinq première minutes du film étaient pourtant enthousiasmantes et particulièrement bien ficelées. Le rythme est volontairement lent, ce qui permet de conforter le film dans son ambiance si particulière. [...] Film d'horreur intelligent oui, mais on semble y avoir oublié l'horreur ! Un film frustrant, qui avait tout pour être un grand film, mais qui est marqué par un manque de rythme, et un scénario pas assumé jusqu'au bout. Heureusement, la mise en scène est sublime, et l'ambiance du film nous plonge dans une angoisse palpable à chaque seconde. Cette métaphore de la difficulté du passage de l'adolescence à l'âge adulte n'est pour moi pas le chef-d'oeuvre annoncé... Dommage, car elle en avait le potentiel !

Miltiade

Suivre son activité 25 abonnés Lire ses 175 critiques

4,0Très bien
Publiée le 05/02/2015

David Robert Mitchell déploie une mise en scène très efficace, esthétique et intelligente. L’angoisse vécue par les personnages, extrêmement forte à la découverte de la chose, puis sourde et lancinante lorsqu’elle se transforme en torpeur fataliste, est communiquée au spectateur par le jeu de piste permanent auquel le soumet le réalisateur. La chose peut en effet se cacher dans n’importe quel plan. Le spectateur, tout comme les personnages, reste donc perpétuellement à l’affut d’un signe du monstre. On croit parfois le deviner au loin, sans en être certain… Chercher la chose, et en même temps redouter son irruption, rester en tout cas sur ses gardes, et ne jamais relâcher son attention : procurer ces états à ses spectateurs c’est faire montre d’une grande habileté. Retors, David Cameron Mitchell nous fait même parfois reconnaitre la chose avant les adolescents – et l’angoisse se mue alors en terreur…

gimliamideselfes

Suivre son activité 835 abonnés Lire ses 3 631 critiques

3,5Bien
Publiée le 17/02/2015

Bon le film a une bonne réputation, mais en rentrant suis très surpris que c'est le type qui a commis the myth of the American Sleepover qui a réalisé it follows qui est bien plus intéressant et sympathique. Alors non ce n'est pas parfait, mais il y a de l'idée... J'aime la séquence d'introduction, où l'on a un point de vue externe, on ne voit pas le truc qui follows, on ne voit pas ce qui se passe, mais on voit le résultat... ça donne un avant-goût, ça ne rigole pas. Du coup je me demande ce qu'aurait donné le film si avait eu un point de vue externe tout le long, si ça n'aurait pas été plus flippant encore et puis il y aurait eu un doute entre folie et sanité. Je regrette dans le film la scène qui suit la copulation dans la voiture, qui vient expliciter tout ça... j'avoue ne pas trop voir l'intérêt... on aurait pu le découvrir... surtout que le reste du film est dans le non dit la plupart du temps ce qui est assez intéressant puisque l'on comprend malgré tout... Enfin, parfois il y a des ellipses un peu étranges... comme lorsqu'elle veut rejoindre les gaçons sur le bateau... Qu'est-ce-qui se passe ? Parce qu'on dirait que ce l'on croit qu'il s'est passé ne s'est pas passé (limpide). Et ceci arrive à une ou deux autres reprises. Mais sinon le film fait fonctionner l'imagination et ça c'est sympa, il ne mise pas non plus sur le jumpscare ce qui est agréable, mais bel et bien sur l'ambiance de paranoïa. Je note cependant que ce n'est pas des ados très intelligents que l'on a là... Le premier truc à faire c'est d'aller voir des prostituées à proximité d'une gare ou d'un aéroport assez lointain... Mais bon... (ou d'aller voir DSK). Disons que les réactions ne sont pas toujours très logiques et c'est dommage. La fin m'a laissé un peu de marbre, je ne parle pas du plan final mais de la séquence juste avant. J'ai juste envie de dire "WTF". Cependant parce que c'est lent comme une marche funèbre, qu'il y a une sorte de mélange en un croque-mitaine, le sida et the ring, c'est assez flippant ou du moins angoissant. Je pense à la scène avec le type qui doit bien faire deux mètres trente, ça fait froid dans le dos. Cependant tous ces petits détails m'empêchent d'avoir été totalement pris dans le film bien qu'il soit en effet vraiment sympathique et surtout il rempli son travail, il arrive à foutre un peu les chocottes et ceci en effectuant un réel travail sur l'ambiance et juste en mettant de manière paresseuse des jumpscare. On peut noter la qualité de la bande sonore qui participe grandement à l'ambaince. Bref agréable !

Julien D

Suivre son activité 332 abonnés Lire ses 3 455 critiques

3,5Bien
Publiée le 25/05/2014

Quatre ans après son premier film où il évoquait déjà de la découverte de la sexualité par de jeunes adolescents, David Robert Mitchell traite ce même sujet via un film d’horreur, un genre dont il se montre comme maitrisant les codes du genre. Grâce à l’utilisation ingénieuse d’une ambiance sonore pesante, dont la musique électronique rappelle forcément le style de John Carpenter, et une mise en scène très inspirée du cinéma horrifique japonais avec ses mouvements de caméra menaçants, la réalisation impose une tension qui prend aux tripes, réussissant à rendre chaque jump-scares et courses-poursuites terriblement angoissants. Au-delà de cette indiscutable réussite formelle qui fait de ce petit film indépendant un véritable cauchemar éveillé, la véritable trouvaille d’It Follows est incontestablement son concept de boogey-man sexuellement transmissible, implacable et donc traumatisant. Mais le souci de cette idée fantastique, et donc du film tout entier, vient du manque de certitude quant à l’interprétation à en tirer puisque, si cette créature increvable peut être perçue comme une allégorie du SIDA, c’est davantage l’impression d’assister à un pamphlet ultra-puritain qui traverse le long-métrage. Même si les intentions du jeune réalisateur restent floues, on doit lui reconnaitre, en plus d'avoir superbement filmé la ville de Détroit et son atmosphère fantomatique, de savoir faire naitre en nous une peur viscérale autour de la fin de l’adolescence et la perte de l’innocence.

Anthony D.

Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 3 critiques

0,5Nul
Publiée le 11/02/2015

Une daube infâme. Un scénario digne d'une rédaction d'un gamin de 13 ans. L'histoire, si on peut l'appeler ainsi n'a ni queue ni tête, la fin, j'en parle même pas, on s'ennuie ferme, absolument pas angoissant. La 1ère scène est mal jouée, heureusement ça s'améliore ensuite mais difficile de faire bien avec des dialogues au ras des pâquerettes. Seule la musique est pas mal mais le film ne s'y prête absolument pas donc...

Christoblog

Suivre son activité 337 abonnés Lire ses 1 080 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 07/02/2015

Difficile de comprendre l'engouement incroyable de la critique pour cette petite série B, certes très bien réalisée, mais fort peu originale. Vous avez sûrement entendu parler de l'intrigue. Une jeune fille couche avec un garçon, et à partir de ce moment, il y a toujours une sorte de zombie qui cherche à la tuer, sauf si elle couche avec un autre garçon, auquel cas elle refile la malédiction au malheureux partenaire. Et si de dernier est zigouillé avant d'avoir couché, les méchants zombies (que seules les victimes voient, évidemment) remontent d'un cran dans cette macabre chaîne de Saint-Antoine. On voit donc immédiatement toute la subtilité du truc : sexe=mort, sexe=transmission du mal. Le début du film est assez sympa. La mise en scène cotonneuse de David Robert Mitchell est inquiétante juste comme il faut, même si le tableau de cette Amérique pavillonaire désertée par les adultes a déjà été souvent montrée. Les choses se gâtent quand la mort en marche est montrée à l'écran. A partir de ce moment, le film ne se distingue pas vraiment d'un autre film de zombie / slasher : même ralentis expressifs, même effets de surprises lourdingues, même teint cadavérique chez les agresseurs, même bande-son inquiétante... J'ai franchement eu l'impression d'avoir vu ce type de scènes mille fois : l'agresseur rôde, il fait un trou dans le mur, tout le monde hurle, et .... c'est un copain qui passe la tête par le trou ! Quelle surprise et quels frissons ! Damned, on a eu vachement peur ! Le ridicule du film atteint son paroxysme dans une scène de piscine dans laquelle tous les stéréotypes du film d'horreur semble réunis : bâtiment inquiétant (limite hanté, tu vois), orage opportun, idée sutupide (les appareils électriques !), trucages approximatifs (on ne voit jamais le corps de dessiner dans l'eau), et tic auteuriste (le nuage de sang façon Kubrick). Le film n'apporte donc pas grand-chose au genre, si ce n'est une mise en scène assez élégante, un pitch rigolo et une atmosphère particulière. On est très loin de la perfection visuelle et de l'originalité d'un Morse,

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top