Mon Allociné
La Vie très privée de Monsieur Sim
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
3,0 842 notes dont 138 critiques
7% 9 critiques 23% 32 critiques 36% 50 critiques 18% 25 critiques 9% 12 critiques 7% 10 critiques

138 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus utiles
benoitG80

Suivre son activité 930 abonnés Lire ses 1 008 critiques

4,5Excellent • Publiée le 22/12/2015

"La vie très privée de Monsieur Sim", il faut se l'avouer, n'a rien d'un film drôle et c'est bien dans cette histoire adaptée du roman éponyme de Jonathan Coe, que Jean-Pierre Bacri a trouvé sans doute son rôle le plus grave et le plus profond. En effet, sans être vraiment utilisé à contre-emploi, car bougonnant à souhait en faisant la moue comme lui seul sait le faire, l'acteur a ici un rôle qui le démarque en lui donnant une force et donc un véritable impact... Et là, franchement c'est une vraie composition que lui offre Michel Leclerc, tout comme d'ailleurs au spectateur qui n'a qu'à s'en réjouir ! Cette histoire de solitude qui pourrait être celle de tout un chacun, est superbement écrite et ce road-movie initiatique la met en exergue magistralement, sous couvert d'une autre histoire, bien paradoxale, celle de rencontres et de retrouvailles ! Mauvaise estime de soi, timidité, lâcheté, maladresse en tous genres et négligence, la complexité du personnage de François nous est présentée sur un plateau où tous les ingrédients sont là pour qu'on se régale de long en large. Cet homme qui arpente la France en tant que visiteur médical (en... brosses à dents écologiques !), va réaliser sa mission telle une expérience très personnelle vue comme un voyage de reconnaissance, une piqure de rappel de son enfance et de sa jeunesse passée. C'est ainsi qu'il va vivre (et revivre) quelques moments décisifs, dont lui seul pourra se servir, et peut-être remodeler sa vie, ou pas. Éviter ses écueils ou ses bourdes, recoller les morceaux, communiquer véritablement, donner de soi-même et partager, François en aura-t-il donc la capacité et les moyens pour enfin se réaliser ? C'est ainsi qu'on s'accroche et qu'on suit à la lettre, cette personnalité tendre et sensible, seule et bien malheureuse de l'être mais malgré tout toujours prête à rebondir, ou du moins ce qu'elle veut bien en dire ou prétendre ! Finalement, comme dit son ex épouse "François aurait bien besoin de voir quelqu'un !" Mais qui ?, répondra-t-il !!! Mais si, et c'est bien sûr, ce sera Emmanuelle, la voix féminine du GPS à qui il livrera tous ses problèmes, véritable thérapeute prêt à tout encaisser sans juger... Quoique... Unique vraiment, émouvant souvent, tendre et triste pourtant... Malgré ses quelques moments drôles, ce film pourtant lumineux et délicat, est une peinture sans concession de l'espèce humaine dont la solitude pour beaucoup, s'installe tristement et insidieusement, bien qu'on en soit l'artisan. La note finale met cependant un peu d'espoir à ce tableau désenchanté et heureusement ! Bravo pour cette belle réussite sensible et originale...

elbandito

Suivre son activité 102 abonnés Lire ses 746 critiques

4,0Très bien • Publiée le 20/01/2016

Michel Leclerc nous invite dans la vie non palpitante du pathétique M. Sim, cadre quinquagénaire dépressif, célibataire maladroit et père au comportement infantile mais qui aime sincèrement les gens malgré tout. Une œuvre très maitrisée et d’une infinie tristesse sur la solitude, la révélation tardive et l’éveil étonnant d’un citoyen lambda, impayable Jean-Pierre Bacri, qui trouve ici un rôle taillé sur mesure, qui n’aurait pu convenir à aucun autre acteur.

David S.

Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 387 critiques

3,5Bien • Publiée le 24/01/2016

La chronique qui va pas te faire mourir de rire ! Michel Leclerc nous délivre son « Voyage au bout de l’enfer » des laissés pour compte, ceux que la vie a cruellement marqué de sa morsure. Ce n’est pas vraiment le film qu’on attendait au vu de la bande-annonce qui laissait supposer une comédie, certes dramatique, mais plutôt douce-amère. Alors qu’en fait le film est une plongée dans la perte de contrôle et le lâcher prise. Un film sur la dépression, celle qui, diffuse, s’insinue insidieusement dans la tête et peut rendre fou. Le scénario questionne la solitude, ce sentiment d’inutilité qui peut tarauder même les esprits les plus vaillants, cette impression de n’être qu’une ombre exclue d’un monde en mouvement. C’est une virée dans la France et à travers les souvenirs des jeunes années Monsieur Sim qui nous est contée. Un road-movie initiatique comme une ode à la lumière qui brille toujours derrière la noirceur. Encore faut-il nettoyer la crasse qui embrume le cerveau… Dommage qu’un léger manque de rythme dilue le propos dans la dernière partie du métrage. Bacri est énorme dans ce film et délivre un jeu beaucoup plus fouillé que d’habitude. Michel Leclerc l’emmène sur d’autres sphères. C’est le clown triste, l’auguste. Une composition magistrale pour un acteur qui arrive à renouveler son rôle d’éternel râleur dépressif. Au Bacri habituel, il ajoute une profondeur qui fait la différence. C’est aussi dans sa relation avec les autres que son personnage excelle et délivre toute sa saveur. Le casting est somptueux, Michel Leclerc a bien su s’entourer. Matthieu Amalric donne du corps à son personnage et sa relation avec Bacri est le vrai fil conducteur du film, Valeria Golino, quant à elle, charme et enflamme les cœurs avec son jeu tout en douceur. La réalisation est léchée, les images sont belles, les plans s’incrustent dans la rétine. Par moment se situe dans une sorte de poésie surréaliste du meilleur goût. Entêtante. http://cestcontagieux.com/2016/01/06/la-vie-tres-privee-de-monsieur-sim-de-michel-leclerc-la-chronique-tres-publique/

Avoine M.

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 186 critiques

3,5Bien • Publiée le 24/12/2015

Monsieur Sim, "comme la carte", est maladroit avec les femmes, méprisé par sa fille,collant avec les inconnus. Dépressif, inadapté à l'époque ( un homme qui cite Jean Poperen dans ses influences, s'il ne peut être méchant, n'est pas tout à fait de son temps ) il se confie au GPS de sa voiture de société et rêve de larguer les amarres. Il serait agaçant de candeur s'il ne se cachait à lui-même une faille qui sera dévoilée petit à petit par le biais de flashbacks sur sa jeunesse ou, plus troublant, celle de son père à qui il est indifférent aujourd'hui, et ce, jusqu'à une révélation aux allures d' apaisante épiphanie. Impeccablement interprété par un Bacri plus nuancé que d'habitude et des seconds rôles bien dessinés, La Vie très privée de Monsieur Sim - le titre est excellent - est la bonne surprise de cette fin d'année.

alain-92

Suivre son activité 195 abonnés Lire ses 1 063 critiques

3,5Bien • Publiée le 23/12/2015

De cette adaptation du roman éponyme de Jonathan Coe, Michel Leclerc réalise un film à la fois original, tendre, émouvant et surprenant. Au sujet de l'œuvre qui inspire son scénario, subtil et parfaitement écrit avec Baya Kasmi, le réalisateur déclare : "C’est un roman sur le désir de fuite, la tentation de Venise. On a tous envie de s’échapper, de quitter la civilisation pour aller vers des contrées désertes, d’être confronté au vide, à la nature, à son destin. On a besoin de métaphysique." Tous les virages que s'autorise le scénario apportent un intérêt particulier qui monte crescendo. L'ensemble est accompagné par une bande son particulièrement réussie signée Vincent Delerm. Aussi courtes soient leurs participations, d'Isabelle Gélinas à celle de la belle Valeria Golino, ou encore Vimala Pon et Linh-Dan Pham, les actrices sont toutes excellentes. Le duo, composé par Félix Moati, et Vincent Lacoste pour cette "grande histoire d’amour ratée" est très convaincant. Mathieu Amalric, parfait. Jean-Pierre Bacri, enfin, dans un rôle totalement inattendu est, comme toujours, remarquable. Ce film restera un très bon moment de cinéma. http://cinealain.over-blog.com/2015/12/la-vie-tres-privee-de-monsieur-sim.html

SamuelOTook

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 34 critiques

4,5Excellent • Publiée le 10/01/2016

J'ai beaucoup aimé ce film. Je trouve que c'est une belle exploration des regrets, des actes manqués et des envies, tout ce qui fait notre fond d'humain. Les personnages sont touchants : le personnage principal, joué par un Jean-Pierre Bacri très bon, bien sûr, mais aussi beaucoup de personnages secondaires, qu'il croise lors de cette ballade (notamment ceux joués par Vimala Pons, Valeria Golino, Vincent Lacoste - et, liés à ces personnages, Mathieu Almaric et Felix Moati sont bons aussi). Le film est à la fois très juste, et très surprenant, au gré des errances et des découvertes de Monsieur Sim. L'alternance entre petites touches comiques (le film fait assez régulièrement sourire) et moments plus graves, est bien gérée. La musique et les paysages participent aussi au plaisir de voir ce film.

Alain D.

Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 775 critiques

4,0Très bien • Publiée le 05/05/2016

Écrite et réalisée par Michel Leclerc, cette comédie dramatique m’a laissé très perplexe sur l’appréciation à lui attribuer : un mélange de fascination et de lassitude. Outre une Bof géniale de Vincent Delerm et une distribution de très haut niveau, l’atout majeur de ce film réside dans son scénario magnifiquement délicat. Il nous conte une histoire étonnante et émouvante, au final on ne peu plus inattendu. La lenteur du rythme de cette histoire est à la fois lassante mais aussi nécessaire. Jean-Pierre Bacri fait une prestation fantastique dans le rôle central de François Sim. Il est entouré d’une pléiade d’acteurs de talent : Mathieu Amalric, personnage essentiel, que l’on voit malheureusement assez peu dans la peau de Samuel. Valeria Golino, lumineuse dans le rôle de Luigia, l’amie d’enfance de François et Vimala Pons pétillante dans le personnage de Poppy, la nièce de Samuel.

soniadidierkmurgia

Suivre son activité 143 abonnés Lire ses 2 617 critiques

3,0Pas mal • Publiée le 26/12/2015

Michel Leclerc a bien du mal à enchainer depuis le succès d'estime en 2010 de son film décalé "Le nom des gens" sur les déambulations amoureuses d'une jeune pasionaria de gauche (Sara Forestier géniale) s'étant fixé pour mission de convertir les hommes de droite en couchant avec eux. Le film avait remporté le César du meilleur scénario original. Son film suivant "Télé gaucho" (2012) qui essayait d'emprunter la même veine décalée en suivant la vie d'une télé locale dans les années 1990 dirigée par de jeunes anarchistes idéalistes prêts à en découdre n'a pas rencontré le même succès. De sa veine purement sociale et politique, il bifurque en adaptant "La vie très privée de Monsieur Sim" du romancier britannique Jonathan Coe. Le recours à Jean-Pierre Bacri, notre bougon national, pour camper un pauvre hère en dépression douce après avoir divorcé était une excellente idée. L'acteur légèrement à contre-emploi dans la peau de ce doux rêveur assoiffé de contacts qui se heurte à l'indifférence générale y compris à celle de son père reclus dans le sud de l'Italie ne déçoit pas et pourtant ce road movie qui flirte un peu avec le "Broken flowers" de Jim Jarmusch (2005) ne convainc pas complètement. Sans doute à cause d'un manque de fluidité dans le récit qui ne nous laisse jamais entrevoir où tout cela nous emmène. Spoiler: Le parallèle dressé entre la dérive de cet antihéros qui transforme une tournée promotionnelle pour une marque de brosse à dents en virée bucolique à la recherche de son passé et la disparition rocambolesque de Donald Crowhurst durant une course autour du monde en voilier en 1969 est plutôt parlant tout comme cette idée de dialogue entre Monsieur Sim et la voix féminine de son GPS. En revanche la fin qui semble dessiner Spoiler: un atavisme familial entre le père et le fils au sujet d'une homosexualité refoulée rétrécit grandement la portée initiale du propos sur le manque de place laissée au langage dans nos sociétés moderne. Une rencontre un peu vaine donc qui demeure malgré tout sympathique. Et puis voir un film avec Jean-Pierre Bacri comme voir un film avec Fabrice Luchini ne fait jamais de mal.

CineSeriesMag

Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 378 critiques

3,5Bien • Publiée le 18/01/2016

Quand l’amer monte A la découverte du nom de Jean-Pierre Bacri au générique, l’idée d’un film stéréotypé nous vient à l’esprit : personnage bougon, acteur cabotin, comédie généralement drôle, et peut-être un peu convenu. Mais au final, le nouveau film de Michel Leclerc, la Vie très privée de Monsieur Sim, est très typé… Michel Leclerc. Le même genre d’humour féroce que dans le Nom des gens, avec son doux délire, la même forme de comédie réaliste que pour Télé Gaucho, avec son anti-héros… Pour autant, le film est une adaptation assez fidèle et réussi du livre de Jonathan Coe « The terrible privacy of Maxwell Sim », un roman pourtant très britannique dont il a fallu transposer à peu près tout pour cette version française. Jonathan Coe, un des des écrivains contemporains les plus lus outre-Manche, au même titre et un peu dans la même veine que Nick Hornby, est reconnaissable pour sa plume très acérée et drôle sur des sujets ultra-modernes (et éminemment british !). On peut avancer sans trop se tromper que le cinéaste a du se reconnaître dans l’écrivain, et dans ce livre en particulier, tant on retrouve leurs deux univers intimement mélangés dans l’œuvre. http://www.cineseries-mag.fr/la-vie-tres-privee-de-monsieur-sim-un-film-de-michel-leclerc-critique/

LaTetesse

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 41 critiques

4,5Excellent • Publiée le 06/01/2016

Un mot un seul pour faire la pub de ce film : Bacri. Voui ça devrait suffire ! Vous en voulez plus ? Il rate tout, monsieur Sim, il a l'habitude alors il ne s'en formalise plus. Ca ne rend pas violent. Plutôt gentiment fataliste. Il a presque de l'humour (faut dire, Bacri en est pétri, même s'il jouait un parfait connard il le rendrait attachant), presque. Il a presque des regrets. Presque. Il est encore attiré par certaines choses, des jolies filles zazou, des bateaux en perdition, des échappées avec sa fifille, des blagounettes et des voyages foireux... Et on le suit. On le voit rater merdiquement ce qu'il entreprend, et on l'aime quand même. A sa place, on n'essaierait même plus, mais lui, il continue. A un moment, on trouve même qu'il en fait trop, dans le foirage... Faut-il attendre le fond du fond de la piscine en petit pull bleu marine, en espérant très fort le rebond salutaire, même si on n'y croit plus? Bacri, il y croit pour nous. J'adore ce film.

Les meilleurs films de tous les temps