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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Nous trois ou rien" et de son tournage !

Une histoire personnelle

Déclaration d'amour à ses parents et leur parcours, Kheiron a voulu raconter depuis longtemps cette histoire personnelle parce qu'il pense qu'elle peut inspirer d'autres personnes. Il explique comment il en est venu à se lancer dans l'aventure d'un long métrage : "Je suis un passionné d’écriture depuis toujours. J’ai commencé vers 12 ans, d’abord par le biais du rap et la poésie. Puis, grâce au Studiothéâtre de Stains, j’ai pu pratiquer l’impro qui m’a amené petit à petit vers le stand up. Et ces diverses expériences m’ont permis d’avoir à ma disposition des types de supports très différents pour les histoires que j’ai envie de raconter. Ainsi, par exemple, dans mon one man show, je n’ai jamais évoqué ma famille car je considérais ce sujet trop complexe pour le traiter sous cette forme. Mais j’ai toujours eu en tête que, si on m’offrait un jour l’occasion de faire du cinéma, ce récit familial constituerait la matière idéale pour un film."

Eté 2013

C'est lorsque Kheiron a commencé à avoir du succès à travers ses spectacles que des producteurs sont venus à lui et lui ont demandé s'il avait des idées de films. C'était durant l'été 2013 et à ce moment l'histoire de ses parents est la première chose à laquelle il a pensé.

Une rencontre sur "Les Gamins"

Avec Nous trois ou rienKheiron collabore avec le producteur Simon Istolainen qu'il avait rencontré lorsqu'il tournait dans la comédie Les Gamins portée par le tandem Alain Chabat et Max Boublil : "Je lui ai spontanément parlé de mon idée et il m’a tout de suite montré son intérêt. Simon a une vision d’ensemble assez impressionnante et il a été, dès la minute où j’ai évoqué l’idée du film jusqu’au dernier jour de montage, le partenaire idéal car complètement en adéquation avec l’esprit du film. Je me suis donc lancé dans l’écriture et, très vite, je lui ai fait lire les premières pages et on a commencé à chercher ensemble l’interprète idéale pour jouer le rôle de ma mère", se souvient-il.

Le choix Leïla Bekhti

Pour incarner Fereshteh, Kheiron cherchait une comédienne connue et respectée dans le milieu du cinéma français, capable d'être crédible lorsqu'elle s'énerve et à l'aise dans les scènes comiques. C'est lorsqu'il a par hasard vu à la télévision une interview de Leïla Bekhti que le réalisateur a compris qu'il s'agissait de la personne qu'il cherchait : "Sincèrement je n’avais aucun plan B. Si elle m’avait dit non, je ne sais absolument pas à qui j’aurais pu faire appel. Et c’est drôle car, assez vite, j’ai découvert à quel point ma mère et Leïla se ressemblent. Elles ont notamment en commun une vraie grande mauvaise foi", s'amuse-t-il.

Processus d'écriture

Kheiron a commencé par interviewer ses parents dans le but de connaître de manière précise la manière dont ils ont quitté l'Iran pour la France avec leur fils. Compte tenu de la masse d'informations qu'il a amassées, le réalisateur a dû faire des choix : "Il était par exemple évident, au vu du destin de mes parents, que je ne pourrais pas faire l’impasse sur les thématiques politiques. Je me devais d’expliquer la situation en Iran sous le Shah puis Khomeiny. Mais j’ai choisi de ne pas rentrer dans les détails. Car il n’a jamais été question pour moi de faire un film politique", explique-t-il. Une fois le scénario terminé, Kheiron l'a fait lire à une quarantaine de personnes, ajustant ainsi certains passages en fonction des réactions de ces personnes.

Les choix Darmon et Breitman

Gérard Darmon a immédiatement été choisi parce qu'il peut être à la fois drôle et touchant, tandis que pour le personnage de sa femme c'est le producteur Simon Istolainen qui suggéra par la suite avec justesse Zabou Breitman au metteur en scène.

Côté casting

Le directeur de casting Richard Rousseau est un habitué de Jacques Audiard particulièrement doué pour révéler des acteurs de talent peu connus, comme il l'a démontré dans Un prophète (dans lequel a d'ailleurs joué Leïla Bekhti) avec Tahar RahimAdel Bencherif et Reda Kateb.

Côté photo

La photographie du film a été conçue de manière à donner des images "très contrastées et très denses avec des vrais noirs, à l’inverse des codes habituels de comédies, où tout est généralement très éclairé et manque de profondeur. Or, pour moi, seul importait ici que les visages soient éclairés pour bien lire les expressions sur les scènes de comédie. Et cette même logique a prévalu pour la deuxième partie qui se situe à Stains", explique Kheiron.

Montrer la banlieue

Au sujet de la représentation de la banlieue à l'écran, Kheiron était conscient de ne pas arriver en terrain vierge compte tenu des multiples films ayant été faits sur le sujet. Il a ainsi voulu montrer cet endroit avec le regard de son père : "Enfant, je me souviens vraiment de mon père comme d’un homme doté d’un calme et d’un recul impressionnants. Y compris quand on brûlait sa voiture ou qu’il se retrouvait menacé par une Kalachnikov."

Une rencontre

Leïla Bekhti se souvient de la manière avec laquelle elle a pris part au projet de film de Kheiron : "Je ne connaissais pas vraiment Kheiron. On a des amis en commun et on rigolait lorsqu’on se croisait. Un jour il m’appelle pour me parler d’un projet mais la condition sine qua none est d’assister à son spectacle. J’ai trouvé ça un peu gonflé mais il a finalement eu raison d’agir ainsi car je suis bel et bien allée découvrir son one man show et j’ai adoré son univers. Et c’est, après le spectacle, dans les loges, qu’il m’a expliqué qu’il commençait à écrire un film et qu’il voulait que j’assiste à son show pour que je sois rassurée sur sa plume et sa manière de mettre en scène. Un rendez-vous fut alors pris pour le lendemain. Et là, il me met face à son ordinateur et me demande de lire les 7 pages qu’il avait écrites…"


C'est parce que l'amour, thématique au centre de ces 7 pages écrites pas Kheiron, n'est jamais montré de manière insistante avec beaucoup de pathos, que Leïla Bekhti a voulu être de la partie. Tout comme la force et la sensibilité du personnage de Fereshteh qui porte un amour sans limites à ses parents.

Présence des parents

Lorsqu'elle préparait son rôle, Leïla Bekhti a pu profiter de la présence des parents de Kheiron sur le tournage pour leur poser plusieurs questions.

Avec humour !

Nous trois ou rien rend compte d'une histoire tragique, mais avec une bonne dose d'humour, comme en témoignent les propos de Leïla Bekhti : "Les parents de Kheiron ne pouvaient être spectateurs de ce qui leur arrivait puisqu’ils étaient les acteurs de cette histoire. Sa maman me l’a d’ailleurs parfaitement résumé un jour en une phrase : « comment aurait-on pu survivre sans pouvoir rire de certaines situations ? »"

Le Tokyo Film Festival sous le charme !

Nous trois ou rien a reçu le Prix spécial du jury au 28e Festival International du Film de Tokyo, où il a été présenté en octobre 2015.
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