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Citoyen d'honneur
note moyenne
3,9
264 notes dont 30 critiques
17% (5 critiques)
43% (13 critiques)
30% (9 critiques)
3% (1 critique)
3% (1 critique)
3% (1 critique)
Votre avis sur Citoyen d'honneur ?

30 critiques spectateurs

velocio
velocio

Suivre son activité 307 abonnés Lire ses 2 107 critiques

4,0
Publiée le 08/03/2017
C'est dans une bourgade au milieu de la pampa argentine que nous plongent Mariano Cohn et Gastón Duprat, deux réalisateurs qui travaillent ensemble depuis 25 ans. "Citoyen d'honneur" raconte l’histoire d’un écrivain qui, après avoir obtenu le Prix Nobel de littérature, revient à Salas, afin d’y être fait citoyen d’honneur. Cette petite ville, il l'avait quittée 40 ans auparavant pour aller s’établir en Europe, et on peut se demander comment vont l’accueillir ses habitants alors que, dans tous ses romans, il a parlé d’eux dans des termes pas toujours amènes ? Quelques mois après "Les nouveaux sauvages", le cinéma argentin prouve de nouveau avec "Citoyen d’honneur" son aptitude à reprendre le flambeau de la comédie italienne des années 60-70, celle où brillaient Dino Risi, Mario Monicelli, Luigi Commencini et Ettore Scola, une comédie dans laquelle le cynisme le dispute à la tendresse, la mesquinerie à la générosité. Est-ce vraiment étonnant lorsqu’on sait que la moitié de la population argentine a une ascendance italienne ? A cette forme de comédie, à la fois cruelle et drôle, Mariano Cohn et Gastón Duprat ajoutent leur touche personnelle, en donnant de temps en temps à leur façon de filmer une forme à mi-chemin entre documentaire et reportage télévisé, l’exemple le plus frappant étant la scène du début, lorsque Daniel Mantovani reçoit le Prix Nobel. En plus de la grande qualité du scénario et de la mise en scène, "Citoyen d'honneur" doit beaucoup à la prestation d’Oscar Martinez, l’interprète du rôle de Daniel Mantovani, un comédien qu’on commence à bien connaître après ses prestations, toujours brillantes, dans "Les enfants sont partis", "Paulina" et "Les nouveaux sauvages". Ce n'est pas un hasard si Oscar Martinez s'est vu attribuer, pour sa performance dans "Citoyen d'honneur", la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à la dernière Mostra de Venise. Si elle n’est pas très importante en terme de quantité, la production cinématographique argentine l’est beaucoup plus en ce qui concerne la qualité. "Citoyen d’honneur" en apporte une preuve éclatante, film à la fois drôle, caustique et attachant. Quand on aime le cinéma, on perd rarement son temps lorsqu’on va visiter Buenos-Aires ou la pampa argentine.
traversay1
traversay1

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4,0
Publiée le 12/03/2017
Bien qu'il soit argentin, Citoyen d'honneur ne partage que quelques points communs avec l'explosif Les nouveaux sauvages. Le goût de la satire et de l'humour noir, sans doute, mais le film de Cohn et Duprat n'est qu'en partie une comédie avec des éléments dramatiques et une réflexion fort intéressante sur les mécanismes de la création. Le film est entièrement vu à travers les yeux de son héros, écrivain qui vient de recevoir le Nobel, de retour dans son petit village de la pampa qu'il a quitté depuis ses 20 ans. De cynisme, il n'y a point dans cette vision certes cruelle mais aussi parfois tendre de la vie provinciale. L'écrivain lui-même est un individu peu sympathique, arrogant et manquant assez souvent d'humilité même s'il lui arrive d'être lucide par rapport à lui-même. Le film est finalement davantage axé sur la manière dont les romanciers se nourrissent sans aucun principe moral des personnes qu'ils rencontrent. Cette mise en abyme de la réalité et de la fiction se retrouve d'ailleurs dans un dénouement assez malin, comme un symbole d'un film loin d'être lisse et qui peut donner lieu à plusieurs interprétations. Son écriture a quelque chose de littéraire et il faut bien avouer que son aspect visuel est beaucoup moins léché. Cohn et Duprat ont un riche passé de documentariste et nul doute que filmer à la fçon du Dogme danois leur a semblé la meilleure option. A la réflexion, le choix n'est pas si mauvais. L'interprétation d'Oscar Martinez, qui lui a valu un prix à Venise, est absolument remarquable au milieu d'un casting d'où émergent un certain nombre de "trognes" invraisemblables. Cela ajoute à une dimension absurde, voire kafkaïenne, d'un récit où rien n'est prévisible et où le cauchemar n'est pas loin de prendre un aspect fantastique. Citoyen d'honneur n'a pas le même impact dévastateur de Les nouveaux sauvages mais c'est un film plutôt subtil derrière une apparente rugosité et à l'honneur de l'école cinématographique argentine.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

Suivre son activité 43 abonnés Lire ses 298 critiques

5,0
Publiée le 21/04/2017
El ciudadano ilustre » (« Le citoyen d’honneur ») fera assurément partie de notre top 5 de l’année 2017. Inattendu, ce film argentin nous a cueilli de bout en bout et constitue une vraie pépite cinématographique ! Si vous ne l’avez pas encore vu ou que vous ne vous êtes pas (encore) intéressé au phénomène, on ne saurait trop vous conseiller de le faire… Pour nous, le dernier film de Gastón Duprat et Mariano Cohn représente à la perfection tout ce que nous aimons dans le Cinéma avec un grand C !
chas
chas

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4,0
Publiée le 19/03/2017
Borges n’a jamais eu le prix Nobel, mais un de ses compatriotes vient de l’obtenir : c’est de la fiction. Cet écrivain argentin revient dans son village natal qu’il a quitté il y a trente ans. S’étant inspiré des personnages rencontrés dans sa jeunesse pour bâtir une œuvre qui lui a apporté la fortune, il va devoir servir les intérêts divers de ses concitoyens pendant son court séjour. Sous des allures de comédie, ce film, qui mérite bien des honneurs, développe le thème de l’écart entre la réalité qui peut dépasser l’imagination et inversement. Les personnages pittoresques ne sont pas des pantins d’une usine à gags, ils permettent d’entrer vivement dans le débat concernant la « post vérité » qu’on n’ose même pas appeler « mensonge ». Il est question de la fracture culturelle, du temps qui passe, de la fidélité à soi même, de courage, de sincérité, et d’ennui, sans une once de mépris. Les grincements qui font rire s’amplifient pour une montée en tension parfaitement menée. Quand s’avance le dénouement, les masques tombent. Et l’humour nous sauve encore sur ce coup.
Roger O.
Roger O.

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4,5
Publiée le 14/03/2017
Le prix Nobel de Littérature consacre-t-il une œuvre ou signe-t-il la fin d'un élan créateur? Un écrivain qui se prétend engagé a-t-il le droit de renoncer à vivre dans le monde et la compagnie des hommes pour se réfugier dans une somptueuse villa, toute de verre, de la banlieue huppée de Barcelone? Pourquoi accepter tout à coup l'invitation de la municipalité du trou perdu d'Argentine où l'on est né et que l'on a fui quarante années durant? Curiosité perverse? Désir narcissique de montrer aux autres ce que l'on est devenu? Soif de vengeance contre un village dont tous les romans ont dénoncé les tares et les hypocrisies? Le retour au pays natal commence de manière pittoresque par la pitoyable crevaison de la camionnette, chargée de parcourir les 600 kilomètres qui séparent la capitale du village et conduite par un peu impressionné compatriote: voilà notre illustrissime écrivain contraint de passer la première nuit de son pèlerinage au milieu de nulle part. S'ensuivent les cérémonies grotesques du défilé dans les rues du pueblo où le prix Nobel se retrouve juché sur la voiture des pompiers, la présidence d'un jury chargé de récompenser la plus belle croûte d'un peintre amateur, les photos avec la miss locale: autant de scènes comiques où l'attitude de l'écrivain oscille entre la sympathie sincère et le regard cynique, attitude complexe merveilleusement incarnée par Oscar Martinez, sacré meilleur acteur du 73ème Festival de Venise. Mais les questions concernant la création littéraire vont vite revenir sur le devant de la scène au cours des conférences que le "citoyen d'honneur" donne devant un public de plus en plus lassé par les prétentions de "l'intellectuel": les villageois ou leurs descendants n'ont-ils pas raison de se reconnaître dans les personnages malmenés dans les œuvres de l'auteur? Celui-ci a beau se défendre au nom de la liberté du créateur, le passé lui revient à la figure: un ancien camarade, une ancienne petite amie, leur fille font éclater l'harmonie factice initiale. Le grand écrivain n'est-il qu'un prédateur de la réalité? Les êtres humains qu'il côtoie et feint d'aimer ou d'apprécier ne lui servent-ils qu'à créer des personnages? L'aventure argentine de Daniel Mantovani ne lui a-t-elle été qu'un prétexte pour écrire un nouveau roman après des années de silence impuissant? Tels sont les thèmes dont traite le film de Mariano Cohn et Gaston Duprat: alors que l'on s'attendrait à un pensum boursouflé du genre Neruda, les cinéastes ont l'humilité et la subtilité d'interroger ces questions avec humour et tendresse tout en brossant le portrait d'un créateur ambigu et d'une communauté villageoise complexe.
Domenico W.
Domenico W.

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5,0
Publiée le 26/12/2017
Excellente comédie grinçante et cruelle (à l'italienne) de ce duo de réalisateurs argentins qui soulèvent de nombreuses questions sur les rapports entre les artistes et la société. Et un moment de transmission lumineux qui sauve l'humanité du désastre.
Valentin D.
Valentin D.

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4,0
Publiée le 21/11/2017
J'ai adoré, déjà par le jeu d'acteur qui est sublime, un casting vraiment bien et bien sûr un bon scénario . Quelques rigolades, mais tout en restant sérieux. Plusieurs rebondissement dans l'histoire qui mystifie le personnage principal, Daniel. Les timbres de couleurs dans le film étaient superbe bien accordés avec l'environnement de Salas. Je recommande ce film !
isa.kupiec
isa.kupiec

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4,0
Publiée le 22/04/2017
Excellent drame de la vie d'un écrivain devenu célèbre et qui revient dans son village natal méchamment décrit dans ses livres. Désormais Nobel de littérature, il est confronté à la petitesse des jaloux et à sa propre lâcheté. Tous les acteurs sont excellents, à voir.
bluesnail209
bluesnail209

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3,5
Publiée le 22/03/2017
Dans la lignée du cinéma italien des années 70, Duprat et Cohn parlent des relations et des comportements avec humour et affection.
Yves G.
Yves G.

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3,5
Publiée le 14/03/2017
L’écrivain Daniel Mantovani déprime depuis qu’il a reçu le Prix Nobel de littérature [C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai toujours refusé : la peur de la déprime]. Cloîtré dans sa luxueuse villa, il refuse toutes les sollicitations. Mais, sur un coup de tête, il s’envole pour Buenos Aires pour retourner dans son village natal, Salas, le cadre de chacun de ses romans où il n’est plus revenu depuis quarante ans. Qui n’a jamais rêvé de retourner pavoiser devant le caïd de la cour de récré dont il/elle était le souffre-douleur et de faire étalage de la réussite de sa vie professionnelle ou familiale ? « Citoyen d’honneur » repose sur une idée très simple dont sont tirées toutes les potentialités. La première, la moins exploitée, est celle de la nostalgie. Daniel Mantovani revient sur les lieux de son enfance. Il n’en retrouve quasiment aucune trace, si ce n’est un cimetière envahi par les herbes folles, une institutrice clouée sur un fauteuil roulant. D’ailleurs le village de Salas, anonyme, sans charme, ne se prête guère à la nostalgie. La deuxième est celle de la drôlerie qui naît du décalage entre l’écrivain célèbre et la simplicité de ses hôtes. Mantovani est accueilli par des ploucs sympathiques. Son chauffeur, sous prétexte d’emprunter un raccourci crève au milieu de nulle part et l’oblige à passer la nuit à la belle étoile. Le maire de la ville le fait parader sur le camion des sapeurs pompiers. Chacune de ses déambulations dans le village est interrompu par un automobiliste trop pressant qui veut à tout prix le conduire dans son véhicule. La troisième, plus dérangeante, est la jalousie et le mépris que la célébrité de cet enfant du village suscite. Car si la bienveillance domine parmi les hôtes de Mantovani, des sentiments moins amicaux affleurent vite. Pour avoir refusé de donner à un concours de peinture le premier prix au peintre autoproclamé de la commune, Mantovani, accusé d’élitisme, s’attire l’hostilité d’une partie du village. Son pèlerinage se transforme bientôt en chemin de croix, voire en chasse à l’homme. La dernière, la plus intelligente, est une réflexion sur le rôle de l’artiste. On pense à l’albatros de Baudelaire, exilé sur le sol au milieu des huées. Le statut de son œuvre est sans cesse questionné : chaque villageois exige le droit de s’y reconnaître quand l’écrivain revendique celui de s’être affranchi de ses modèles. Un écrivain a-t-il une dette avec son inspiration ? Peut-il s’en libérer ? Compromettre son art est-ce l’abâtardir ? refuser de le compromettre est-ce sombrer dans un narcissisme prétentieux ? Le séjour de Mantovani à Salas est un crescendo qui se conclue par un twist surprenant. À double détente. Au propre comme au figuré.
DfilmsetDmots
DfilmsetDmots

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3,5
Publiée le 08/03/2017
Comédie satirique à quatre mains signée Mariano Cohn et Gaston Duprat, Citoyens d'honneur met en scène le retour au pays d'un illustre écrivain, blasé et parvenu, qui va être confronté à des retrouvailles pour le moins ubuesques. "Nous savions qu’une trame comme celle-ci nous permettrait d’aborder différents sujets liés à la société argentine, mais aussi de mettre en lumière ces mécanismes si particuliers qui sont à l’oeuvre dans une petite ville confrontée à la célébrité de l’un des siens", explique Gastón Duprat. "Cette ville est forcément moins cosmopolite et plus fermée. C’est l’endroit parfait pour raconter le retour du prodige local et des tensions que cela provoque. Ce décalage entre les habitants et l’artiste, auquel s’ajoute le comportement parfois déplacé de celui-ci, contribue à la vague de mécontentement qui balaie la ville. " Incisif et désopilant, Citoyen d'honneur passe au scalpel les mœurs condamnables de chacun, de l'écrivain égocentrique dont le passé va prendre des airs vengeurs au maire hypocrite pétri de jalousie en passant par la jeune groupie éhontée. L'écriture acérée - qui n'est pas sans rappeler celle des Nouveaux Sauvages, autre comédie satirique argentine particulièrement jubilatoire -, le rythme savamment dosé, l'interprétation inspirée d'Oscar Martinez (Prix d'interprétation masculine à la dernière Mostra de Venise) et le mise en scène soignée - citons les gros plans poétiques de Daniel et de son chauffeur tombés en rade, tournées à la belle étoiles autour du feu - sont autant d'éléments qui ont de quoi réjouir les esprits plus chagrins. Truculent et corrosif à souhait!
cosette2010
cosette2010

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5,0
Publiée le 27/03/2017
De retour à Salas, sa ville natale en Argentine, Mantovani, prix Nobel de littérature, désabusé et imbu de lui même, n''est pas au bout de ses surprises. Le contraste entre l'écrivain sophistiqué et la simplicité campagnarde des habitants de Salas crée des situations cocasses dont les conséquences tournent au drame. C'est intelligent et sarcastique, mais l'histoire ressemble beaucoup au livre de Joe de Jonathan Tropper.
gjolivier1982
gjolivier1982

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0,5
Publiée le 17/03/2017
Si le film est une comédie alors on peut dire qu'il n'est pas très drôle. La misanthropie et arrogance du personnage principal ainsi que la laideur morale d'absolument tous les autres personnages qui peuplent de film font qu'il est bien difficile de s'intéresser à ce qui se déroule devant nos yeux. C'est peut être pour ça que le film n'est pas drôle tant il est "méchant" dans la mesure où le regard porté sur ses personnages est non seulement critique mais hautain. A cette laideur et pauvreté car le film ne dit pas grand chose on peut dire que la réalisation est raccord avec le propos du film car Elle est d'une grande laideur visuelle, c'est simple il n'y a aucun sens du cadrage, de la composition ou de la mise en scène et absolument aucun souffle cinématographique. Au niveau de l'écriture c'est aussi indigent avec des dialogues plutôt bêtes et creux. Qu'est ce que l'on s'ennuie et qu'est ce l'on se tord sur son siège (inconfortable de cinema d'art et d'essai qui ne supporte pas la médiocrité aussi bien que les salles de grand complexe bien plus confortables). En résumé il n'y a pas grand chose à sauver de ce foutraque en dehors de la prestation de l'acteur principal mais au service de quoi? Pas grand chose malheureusement.
Newstrum
Newstrum

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1,5
Publiée le 11/03/2017
Un sujet potentiellement intéressant (un écrivain prix Nobel retrouve le village argentin qu'il a fui il y a des années et qui a inspiré son oeuvre), mais un film cynique et plein de mépris pour ses personnages. De plus, la réalisation au format vidéo frise l'amateurisme. L'accueil critique favorable est bien curieux. Voir ma critique complète sur mon blog :
Maiyko
Maiyko

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5,0
Publiée le 10/04/2019
Un petit bijou ce film. A découvrir absolument..! Un écrivain réputé dans son pays refuse les sollicitations de la presse et des conférences. Une invitation de son pays natal lui fait décider d'y aller... Et là, je vous laisse imaginer les honneurs dont il fait l'objet mais aussi plein d'autres invitations auxquelles il ne s'attendait pas .. Je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir :))
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