La suite de "Jean de Florette" permet de révéler Manon des Sources et le secret très bien gardé par ce village perdu dans la Provence. Daniel Auteuil et Yves Montand confirment leur talent. Emmanuelle Béart dont le charme dans ce film est indiscutable incarne parfaitement son personnage et nous partageons avec elle sa souffrance puis son bonheur. La dernière partie riche en révélations donne un nouveau sens à toute l'histoire dramatique. Une réussite.
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4,0
Publiée le 25 mars 2020
L'heure de la vengeance a sonnè et les coupables vont payer cher d'avoir convoitè le mas voisin Jean de Florette qui recèlait une source! Tout le monde l'attendait impatiemment cette suite de "Jean de Florette". La seconde partie du diptyque, sous le regard très inspirè de Claude Berri, est une rèussite! Le Papet / Montand et Ugolin / Auteuil, les deux acteurs sont admirables! Le public ne les lâche plus entre remords, violences et passions! Et une jolie rèvèlation : Emmanuelle Bèart (Cèsar de la meilleure actrice dans un second rôle) en bergère qui n'èprouve que haine et dègoût envers ces deux hommes! Une Manon lumineuse qui conserve un regard d'une ètrange intensitè! Elle est simplement là, comme une menace, avec ses pensèes que l'on devine! Berri signe donc, trois mois après la sortie de la première partie, une excellente suite qui recèle des sèquences de profonde èmotion...
Vu le 02/03/2020. Dans la foulée du 1er opus "Jean de Florette" que j'avais découvert, je me suis attaqué au lendemain à la 2ème partie avec l'arrivée de la magnifique et sensuelle Emmanuelle Béart. J'avais déjà vu ce film étant ado, et je le connaissais donc mieux que le film précédent qui m'était inconnu. La magie opère toujours mais en ayant vu le premier, on comprend mieux certaines choses dans le deuxième tome, notamment cette colère que Manon nourrit à l'égard de Ugolin et du Papet (puisqu'elle les a surpris en train de déboucher la source à la fin du 1er opus). Vu la beauté de la demoiselle, on comprend mieux comment Ugolin peut aussi en tomber fou amoureux (la scène du bain notamment)... Bon après, le garçon est un peu simplet, ce n'ets aps non plus une surprise Dans l'ensemble, le film est bon, meilleur même que le premier avec une belle dramaturgie, un excellent jeu de Daniel Auteuil, un Papet (Yves Montand) qui se sait de plus en plus acculé et au village les langues qui se délient petit à petit, surtout quand l'eau vient à manquer. L'eau, thème majeur de ce duo de film des romans de Pagnol "l'Eau des Collines" Et puis il y a l'instituteur que tout le monde jalousera (téléspectateurs inclus) et qui n'a finalement pas un si grand rôle que ça. On a aussi quelques éléments sur le thème religieux avec les gens qui se mettent à aller à l’église et à prier quand tout va mal (et quand l'eau manque). Et puis le film finit magnifiquement avec cette révélation inattendue de la vieille grand-mère spoiler: (que Papet est en fait le père de Jean et donc le grand-père de Manon => il a donc causé la mort de son propre fils par appât du gain)
Bref, une belle réussite que ce duo de films de Berri tournés tous les deux la même année en 1985, un sacré tour de force
Une suite qu'on se doit de regarder dans la foulée de la première partie ! Le niveau est tout aussi exceptionnel et la fin est juste démente ! Un peu dommage que, comme pour Fight Club par exemple, on perd un peu en intensité en le revoyant une seconde fois. Cultissime tout de même.
« Manon des sources », bénéficie de la même qualité photographique que « Jean de Florette » ainsi qu’un grand numéro d’Yves Montand et la beauté gracieuse d’Emmanuelle Béart (avant qu’elle se fasse faire un bec à la Daisy Duck). Néanmoins, cette deuxième partie est mal scriptée et inégalement montée. Après soixante quinze minutes au rythme inégal, sauvées en grande partie par la danse de Manon et la détresse d’Ugolin (Auteuil au sommet), le cinéaste arrive enfin à se lâcher. Mais si ce volet est ainsi supérieur au premier, il supporte difficilement la comparaison avec l’original de Pagnol. Car cette fin succède à plus de trois heures (en comptant la première partie) d’un cinéma cérébral et, malgré la chaleur du Midi, glacial. Très surestimé par la critique, y compris par les anglo-saxons, (Chanel 4 le classant même dans les 100 meilleurs films de l’histoire), adulé par le public français (2 fois 7 millions d’entrées), cette tragédie digne des Atrides méritait assurément un traitement plus ambitieux et moins sur la pédale de frein. Peut être un autre réalisateur ?
Suite de Jean de Florette on reprend les mêmes qualités dans cette partie où Manon venge la mort de son père. Emmanuelle Beart illumine l écran. Ugolin interprete par un Daniel Auteuil toujours excellent est puni par ou il est pêche. Quand au papet joue par Yves Montant, le temps a beau avoir passé il reste aussi fourbe. La fin lui permet d exprimé tout son talent car lorsqu il découvre la vérité il en devient touchant et il parvient à nous rendre son personnage presque sympathique
Un excellent film de suspense, de rebondissements et d'émotion joué par des acteurs excellents (surtout Daniel Auteuil). J'ai trouvé ce film encore plus passionnant que la première partie (Jean de Florette). Aussi, c'est un film très bien réalisé avec toujours le magnifique paysage de Provence. Enfin c'est un film qui nous fait réfléchir à la vie. Parfait, rien à redire.
10 années plus tard, la vengeance c'est installée dans le regard de Manon. Dans les collines, le chant des cigales est traversé par l'échos du cri d'amour désespéré que porte Ugolin à la beauté de Manon. Une source, bien mal acquise, dont l'âme coule comme un poison, va faire trembler terriblement ce petit village de Provence . Face aux révélations qui fusent, la fortune d'Ugolin et les yeux malicieux du Papet n'y changeront rien à la conclusion de cette histoire. Cette réalisation est aussi émouvant que le premier chapitre, Ce pouvoir de la réussite aveuglante et cupide nous mène tout droit à une fin tragique. CLAUDE BERRY fait vibrer encore nos émotions jusqu'à la dernière minute, par un scénario très abouti et servit par une formidable interprétation .
Impossible de faire la critique de Manon des Sources en faisant semblant que c'est un film indépendant de Jean de Florette. Ce deuxième volet n'est pas vraiment un crescendo dans la lignée du premier film. Cette composition en deux chapitres est une chose rare pour un film français, mais il est intéressant de voir qu'en dépit du fait que son choix n'est pas commercial, il utilise les mêmes procédés ; un saut dans le temps pour rafraîchir l'histoire, une exploration plus "familiale" des personnages auxquels on est déjà attachés, et le tour est assez bien joué.
À la différence de Jean de Florette, le film n'offre pas la satisfaction de voir le temps (aussi bien dimensionnel que météorologique) se dérouler en emportant l'histoire dans son sillage. Il est plus artificiel, dans le sens où ce qu'on y trouve tient beaucoup plus des Hommes et que des Hommes. C'est un petit regret quand on jette un regard en arrière. Mais on sent les avantages d'avoir tourné les deux films en même temps : la transition est entièrement contrôlée, et l'on se complaira dans les dialogues toujours outrageusement performants.
Surtout, Manon des Sources, quoiqu'elle dépasse le concept de drame par la cohérence romanesque qui l'habite, est une comédie. Une comédie de texte et d'action, qui fait rire de la vie en gardant un naturel à en glacer les os (en témoignent les morts impossibles à deviner à l'avance). Une beauté !
C'est la 2 ème partie de Jean de Florette. Manon a grandi , est devenue bergēre , vit retiré dans les collines alors que sa mère a quitté la région . Le domaine que possédait son père appartient maintenant à Ugolin , ce dernier l'avait acquis de façon immorale avec l'aide de son oncle Le Papet. Elle a su par la suite que tout le village savait qu'il y'avait un point d'eau dans la propriété. Elle garda une rancoeur envers tout le monde. Un beau jour , elle decouvrit un lac au fin fond d'une grotte alors qu'elle cherchait une chèvre égarée , elle fît dévier le cours de cette eau et tout le village vécut une pénurie en eau. C'est une belle vengeance par rapport au sort qu'on lui avait réservé et beaucoup de secrets sont mis à nu par la suite.
C'est un formidable dépaysement et une histoire inimitable avec un bien beau casting, notamment Daniel Auteuil qui a quasiment été une révélation. Emmanuelle Beart est sublime mais déjà très maniérée (c'est un peu agaçant mais ça sera pire en avançant en âge). Il s'agit donc de la 2e partie qui suit Jean de Florette.
Une très bonne suite à Jean de Florette centré sur la vengeance de Manon et la déchéance des Soubeyran qui n'atteint pas le niveau du premier opus (sauf la fin qui est superbe). Les jeux de rôle d'Hippolyte Girardot et d'Emmanuelle Béart ne sont malheureusement pas marquants a contrario d'Yves Montant qui campe un phénoménal Papet qui aurait du recevoir des récompenses... Magistral dans le rôle du patriarche du village, respecté mais pas aimé, aigri par la vie et marqué par la déchéance des Soubeyran. La fin est tout bonnement émouvante, puissante, magnifiquement dramatique avec la révélation qui sonne le glas du Papet, à savoir le fait d'avoir causé le décès de son fils dont il ignorait son existence.... Et la fameuse lettre du Papet quelques instants avant que ce dernier ne se laisse mourir dans ses plus beaux vêtements... C'est un modèle de confession et de demande de rédemption. A voir et à revoir.