La suite de "Jean de Florette". Des deux films, je ne sais quel est le plus triste. Une chose est sûre, c'est toujours extrêmement bien joué. L'histoire se dévoile et nous en apprend de belles sur l'histoire familiale des personnages. L'eau va rendre hystériques de nombreux personnages. Les révélations de la bouche de certains personnages sont terribles et les petites disputes du village sont géniales :)
La suite de "Jean de Florette" tout aussi magnifique et dont la fin surprend la première fois qu'on le voit. Plus comique que le premier volet, la fin n'en reste pas moins tragique... Je regrette toutefois qu'un César ait été décerné à Emmanuelle Béart, personnellement, je trouve que c'est la seule personne qui n'est pas à 100% dans don rôle, ce qui est dommage : elle n'a aucune expression sur son visage, le ton de sa voix est monocorde (surtout dans le passage où elle donne un lapin à l'instituteur, elle n'y est pas du tout). Sinon, le reste est irréprochable.
Il parait qu'on aurait conté cette histoire au jeune Marcel, à l'époque. Cette tragédie trouve son point culminant dans le dernier quart d'heure. Pour le reste, cette seconde partie peine un peu à trouver l'accent de la première. La mise en scène académique, qualité Française, se supporte grâce à la qualité des dialogues : du Pagnol pur jus et dans le texte. Mais dans l'ensemble, on se surprend à regretter un ton plus tranchant, moins timide que celui de Berri, un peu trop consensuel. Les interprètes secondaires peinent aussi, coincés entre les deux grands protagoniste de ce conte terriblement humain .
Jean de Florette/ Manon des sources, un film phare du cinéma français. C'est d'abord une tragédie familiale qui se joue sur fond d'un roman du terroir. Là, au cœur d'un petit village français qui sent bon la Provence, se noue un drame en deux actes. La simplicité des gens, leur franc parler et la douceur de leur mode de vie, n'empêche pas les hommes de nourrir de sombres desseins. Si le Papet et Ugolin échafaudent des plans secrets pour assouvir leur désir d'enrichissement et d'héritage, la jeune Manon, elle, fera de même, en utilisant leurs propres armes, sauf qu'elle œuvre pour la vérité et la justice... Claude Berri signe ici une adaptation réussie du roman de Pagnol. Les paysages (les montagnes, le village, la grotte, les maisons de campagne) nous entraînent dans cette France profonde du XIX-XXe siècle que l'on pourrait croire aujourd'hui disparue. Et la musique est tout simplement superbe, parfaitement adaptée à l'ambiance de cette histoire qui mêle adroitement la simplicité du monde rural à la complexité des sentiments humains. Quant à la révélation finale, elle ajoute un surcroît dramatique inattendu : le Papet (qui est en quelque sorte, le maitre à penser de cette histoire) découvrira qu'il a fait précisément l'inverse de ce qu'il recherchait. Le piège se referme implacablement sur lui et sur ses rêves de filiation. Enfin, il faut souligner l'interprétation convaincante de Daniel Auteuil qui donne ici une de ses meilleures performances d'acteur. Lui, qui n'a pas forcément le physique de l'emploi, parvient à se glisser remarquablement dans la peau d'Ugolin, grâce au maquillage, mais aussi, grâce à ses expressions, son ton et ses réactions. Un film que je conseille absolument à ceux qui veulent voir des œuvres de la littérature française au cinéma : la tragédie revisitée par Pagnol n'appartient plus aux grands de ce monde (roi, prince etc...).
Claude Berri enflamme à nouveau la Provence pour faire revivre l'univers de Marcel Pagnol dans un second volet de Jean de Florette, plus âpre et amer. Berri s'attache cette fois à filmer ses personnages au milieu des authentiques paysages provençaux. Chaque personnage est confronté à son passée, ses paradoxes et à son futur, à l'image de l'âme perdue d'Ugolin, enchaînée dans les flammes ardentes d'un amour improbable, telle Manon sortant nue et innocente d'un bain en plein air, tel le Papet face à son passé au crépuscule de sa vie. Comme dans chaque Pagnol, la morale est implacable et d'une justesse idoine, le personnage du Papet révèle un côté tragique d'une intensité rare, interprété de façon magistrale par Yves Montand, qui donne un véritable récital dans les 15 dernières minutes, à la hauteur de la magnifique prestation de Daniel Auteuil. En deux films, Claude Berri a gagné son pari, élever sa réalisation à la hauteur du talent littéraire de Marcel Pagnol ... Du grand art !
Cinq étoiles, même si Manon des Sources est un peu moins bon que Jean de Florette, la faute à une narration moins portée sur le duo Montand-Auteuil, au profit de la vie du village. On notera cependant l'excellente prestation de Emanuelle Béart qui s'ajoute au casting.
2ème partie du dyptique jean de florette/ manon des source . 10 ans se sont écouler depuis les événements du premier volet . Ugolin ( Daniel Auteuil ) et son oncle le papet ( Yves montand ) ont récupérer les terres de jean de florette le bossu . Ugolin a fait fortune en cultivant des œillets sur ses terres . Manon ( Emmanuelle beart ) la fille du bossu qui est devenu une jeune et jolie jeune femme sauvagone et solitaire ne c'est toujour pas remise de la mort de son père tuer indirectement par ugolin et le papet . Quand elle apprend que tout les habitants du village étaient au courant de l'existence de la source et des manigance d'ugolin et du papet elle décide de se venger de la mort de son père en privant d'eau tout les habitants du village tout en faisant souffrir Ugolin en lui refusant son amour lui qui tomber sous le charme de la belle ... Cette 2ème partie est dans la continuité de la première . La mise en scène de Claude Berri est toujour magistral . Les costumes et décors sont toujour aussi réussit . Tout comme les paysages naturelles de provences toujour aussi magnifique et dépaysant . C'est toujour un plaisir de suivre cette tragédie dans ses magnifiques paysages provençales ou le dépaysement est garantit . La musique est toujour aussi magnifique . Le casting est toujour aussi magistral . Daniel Auteuil est toujour aussi Excellent dans le rôle du simple et laid ugolin . Le personnage d'ugolin va vraiment devenir touchant lui qui va payer au prix fort ce qu'il a fait a jean de florette en étant priver d'amour par la belle manon ce qui va le faire énormément souffrir . Yves montand est toujour aussi magistral dans le rôle du papet . Son personnage va également devenir très touchant nottament a la fin ou lui aussi va payer a prix fort toutes ses manigances . Gerard Depardieu n'est plus et même si il manque c'est compenser par l'arrivée de la jeune et jolie Emmanuelle beart dans le rôle de la Sauvagone et solitaire manon qui va venger la mort de son père . Emmanuelle beart est la vrai révélation du film Excellente dans le rôle de cette jeune femme meurtri par la mort de son père . La scène ou manon danse nue dans les collines est superbe . Cette 2ème partie est toujour aussi prenante ou l'on voit manon qui décide de venger la mort de son père en bouchant la source qui apporte l'eau aux différents endroit du village une catastrophe pour tout les villageois qui risque de voir toute leurs récolte détruite a cause du manque d'eau . Elle fait également souffrir ugolin l'un des meurtriers de son père en lui refusant son amour lui qui est tomber fou amoureux D'elle . Une seconde partie vraiment touchante et émouvante ou on assiste a une véritable tragédie . La scène ou ugolin hurle Deseperement son amour dans les collines a manon qui ne veut rien entendre est encore dans Toute les mémoires . Le film est beaucoup plus émouvant et touchant que la première partie nottament a la fin . Le dernier quart d'heure du film est vraiment émouvant nottament grâce a quelques révélations choc totalement innatendu qui font véritablement basculer l'histoire dans une véritable tragédie grecque . Les dernières scènes sont vraiment émouvante et tragique . on se dit que le destin a été cruel . On aurait pu éviter toute cette tragédie si une simple lettre ne c'était pas perdu il y a quelques années de cela . La scène ou le papet apprend toute la vérité est vraiment dramatique et Très émouvante . Le papet personnage pourtant cynique réussit a nous émouvoir et nous fait vraiment de la peine . Yves montand est tout simplement magistral a ce moment la . A la fin du film on est vraiment ému et on se dit que le destin de tous aurait pu être autrement et on aimerait pouvoir réécrire l'histoire Pour eux . Une seconde partie très touchante qui conclut magistralement ce dyptique .
Un chef d'oeuvre de Claude Berri. Une excellente suite de Jean de Florette. La grande Emmanuelle Béart interprète Manon des Sources. L'actrice se met à nu dans cette brillante interprétation de ce sublime rôle .Une brillante adaptation du chef d'oeuvre de Marcel Pagnol. Un magnifique film d'une beauté intense et incomparable.
Dans cette suite et fin de l'histoire de "Jean de Florette", nous retrouvons nos personnages dix ans plus tard. Rongés par les remords, le Papet, Ugolin, et le village tacitement complice vont affronter le courroux de la fille de leur ancien ennemi. Si le premier opus, malgré son scénario tragique et fataliste, contenait quelques lueurs d'espoir, "Manon des Sources" est plus sombre. On retrouve un portrait authentique de la Provence, avec cette fois plus de personnages, et donc de victimes de la vengeance. Les deux personnages principaux sont également nuancés. Loin d'être dépeints comme des escrocs méritant d'être punis, le Papet (interprété par un Yves Montand toujours aussi impérial) et Ugolin (Daniel Auteuil plus vrai que nature) apparaissent comme sensibles, emprunts de regret plus ou moins modérés, et pas forcément moins égoïstes que le reste de leur village. "Manon des Sources" se focalise donc avant tout sur ses personnages (l'intrigue étant relativement simple), mais c'est se qui rend ce drame réussi.
Tragédie bouleversante au coeur de cette belle Provence si chère à Pagnol. Claude Berri signe avec "Manon des Sources" une seconde partie encore plus poignante que "Jean de Florette" où la vengeance sonne son glas. La douleur de Manon est intensément jouée par Emmanuelle Béart et son émotion touche au plus profond. Elle envoûte un Ugolin - Daniel Auteuil magistral - dont les envolées amoureuses embrasent la garrigue. Yves Montant est d'une authenticité rare et particulièrement saisissante lors des séquences finales. Un véritable chef d'oeuvre du cinéma français.
Aussi rafraichissante et lumineuse que le précédent Jean de Florette, Manon des sources est une adaptation parfaitement réussie de l’œuvre du maitre de la littérature méridionale Marcel Pagnol par le maitre de la grammaire cinématographique Claude Berri. Avec ses textes plus abordables que ceux du premier opus du dyptique, le récit s’en démarque par son approche bien moins intimiste, la plupart des scènes se déroulant au cœur du village en compagnie des paysans locaux et non plus dans la ferme familiale, qui n’empêche en rien cette profonde tragédie d’être terriblement poignante. La charge dramatique qui pèse sur ces garrigues pleines de secrets de famille inavouables est rendue tangible grâce aux interprétations d’un trio d’acteurs irréprochables. La jeune révélation Emmanuelle Béart y dévoile son charme qui a quoi faire tourner la tête à plus d’un spectateur comme il l’a fait au personnage de Daniel Auteuil, qui dans son interprétation de la folie passionnelle est irrémédiablement au meilleur de sa forme, alors que de son côté Yves Montand réussit à rendre son personnage pourtant méprisant incroyablement touchant dans la conclusion de ce mélodrame au charme irrésistible.
De part le peu de temps qui sépare les deux volets (Jean de Florette étant sortit en Aout et Manon des Sources en Novembre 1986), Manon des sources est dans la continuité du premier volet. Les acteurs sont tout aussi impressionnants et l'histoire toujours aussi belle ; un vrai plaisir de retrouver le monde de Pagnol Giono et autres.
Manon, la fille du bossu vengera dignement son père dans cette suite toute aussi cruelle. Les révélations finales sont dignes de cette belle saga familiale. ------Mai 2013------ 3/4. ----Juillet 2024----