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Photo-cineaste
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5,0
Publiée le 28 octobre 2008
Du grand cinéma. Un grand réalisateur, des acteurs superbe. Cela ne pouvais donner qu'une chose. Un grand Film. Un grand film noir, c'est tellement beau que je ne sais pas comment le commenter. Un film à voir par tous les passionnées du Septième art. Ce film est une pure pépite. On voit que ce grand Monsieur qui est Melville, a influencer Tarantino, qui le dit lui même. Il n'y a rien a dire il faut le voir. Ce n'est pas un de mes films préféré, mais sa vaut le détour.
Jeux d'acteurs très décevant, réalisation peu rythmée, musique passant inaperçue, situations improbables, du coup, il est difficile de rentrer dans le film.
Avec de longs silences, Melville installe le suspense mais son polar manque de rythme et finalement laisse indifférent et ce n'est pas le glacial Alain Delon, aussi bon que dans "Le samouraï", qui y change quelque chose.
Le chef d'oeuvre policier de Melville le plus achevé, au bout de l'implacable logique ces truands et l'ancien policier se retrouvent face à l'ultime étape du destin, film d'une reconstitution minutieuse dans lequel le truand solitaire n'a plus d'occasion d'echapper à la mort, scène extraordinaire quand Montand est en plein cauchemar, moment d'emotion que de voir Bourvil interpreté son ultime grand role.
Encore une réussite de Jean-Pierre Melville, un thriller policier comme personne d’autre en France n’a jamais su les faire avec autant de talent. Son scénario, partant de l’idée banale de la préparation d’un casse, va toutefois vite s’épaissir grâce au travail fait autour de chacun des personnages puis se transformer une intrigue impeccablement rythmé jusqu'à ce que la mise en image du suspense atteigne le paroxysme de sa qualité lors de la scène du hold-up. Les membres de son casting mythique sont tous brillants, en particulier Bourvil parfait en contre-emploi dans la peau de ce commissaire inflexible. L’intensité atteinte ici parvient à transcender l’observation de ces quatre destins liés par une conclusion que l’on sait, dès le début, tragique. C’est ni plus ni moins que la maitrise de son art par Melville fit de lui un exemple pour les générations suivantes de cinéastes.
Le Cercle Rouge ou la deuxieme grande réussite de Melville aprés Le samourai. ALors que le theme du Samourai etait autour de la solitude d'un tueur devenant vulnérable à cause d'un amour, Melville retrouve Delon et s'attaque ici à la notion de fatalité à travers trois personnages qui par la force des choses se trouveront face à leur tragique destin. On est, dés les cinq premieres minutes, plongé dans un univers trés noir ou les protagonistes sont caracterisés par une sorte d'apathie a travers des démarches lentes, des paroles rares et des expressions figées. Tout le génie est là, car on sent ainsi dans nos héros une sorte d'impuissance malgré le fait qu'ils se montrent fort dans leurs actes. Une impuissance qui au péril de coincidences (Rencontre Corey/Vogel, proposition du casse...) les dirigeront vers le Cercle Rouge, pour ainsi dire leur mort. On y retrouve bien sur des grands interpretes avec un Bourvil surprenant dans ce role notamment. Pour le reste, malgré quelques scenes tres bonnes pour l'epoque (le casse Place Vendome), on notera quand meme quelques faiblesses scénaristiques que l'on retrouve aussi dans "Le samourai". Par exemple, On pourra se demander Comment des Pros peuvent se faire pieger si facilement lors de la partie qui met en scene leur mort, scene qui d'ailleurs est un peu trop baclé à mon gout. Le cercle rouge reste au final un film qu'il faut voir si vous etes fan de polar et pour la sorte de matrice qu'il représente. En effet, beaucoup de réalisateurs asiatiques (Woo, To, et voir Kitano) sont inspirés par Melville et projette de le réadapter.
Même si la fin est un peu décevante certains passages dégagent une grande intensité, alors que ces mêmes scènes tournées par un autre réalisateur n'auraient certainement pas valu tripette . Ajoutez à ça un casting au top notamment Montand la scène excellente quand il est dans son lit.
Regardez bien l'enchaînement du plan sur Mattei dans le train puis le plan sur Corey dans sa cellule.Ecoutez la bande son lorsqu'il sort de prison, la voix dans le haut-parleur.Contempler le traveling sur le déploiement de gendarmes dans la campagne après l'évasion du train puis écoutez attentivement les discrètes percussion de E.de Marsan.Prises de vue, cadrage,montage,bande son,scénario, dialogues minimalistes (le cinéma ce n'est pas du théâtre, on a pas besoin de grands baratins)tout est bon. Du grand art! Et c'est comme ça jusqu'au bout!Un modèle pour les élèves de l'IDHEC. Couteline disait:"ceux qui prétendent aimer le théâtre et n'aiment pas Molière sont des C..." J'ose dire:"ceux qui prétendent aimer le cinéma et n'aiment pas Melville sont aussi des...."
Quatre hommes, un ancien détenu, un criminel en cavale, un ancien policier hanté par ses démons et un commissaire de police vont voir leur chemin se croiser pour une issue tragique. Voilà la mécanique implacable lancée par Jean-Pierre Melville pour son avant-dernier film mais son dernier chef-d’œuvre. Sans trop s'encombrer de psychologie (les personnages sont essentiellement réduits à des archétypes du genre) et de dialogues, le cinéaste préfère se concentrer sur les détails qui mèneront trois de ces personnages à commettre un casse et à se retrouver recherchés par la police. D'une précision hallucinante, la mise en scène nous plonge dans un univers froid aux teintes grisâtres où les hommes ne restent pas innocents longtemps. Si l'on pourra bien lui trouver quelques défauts (notamment sa fin précipitée), le fait est que le film mérite sa place au rang des classiques notamment par le réalisme saisissant de sa scène de casse (25 minutes sans dialogues) et par le casting quatre étoiles (Alain Delon, Gian Maria Volonte, Yves Montand et Bourvil, qui dit mieux ?)
Jean-Pierre Melville signe un polar métaphysique et se sert d'un scénario classique pour nous parler de notre condition d'humains bons ou mauvais (dailleurs tous mauvais) voués à la fatalité et à la mort.
Montage tiré au cordeau, interprétations sublimées, photographie automnale (du grand Pierre Lhomme) tout ici concourt pour tirer, à l'image d'un Jim Thompson (auteur américain que Melville admirait)vers une entreprise qui élabore le plan d'un désespoir "actif"...et qui mène à nos vaines entreprises...
Melville, au dernier plan, filme la marche de Bourvil (décédé pendant le montage)vers sa mort à venir, vers celle du spectateur, comme vers celle d'un cinéma qui périra à son tour, inéluctablement en quelque sorte.
C'est à l'époque où l'on prenait le train en gare de la Blancarde à Marseille et où traversait la France par la RN6. Les routes sont vides, les trottoirs sont libres et la circulation à Paris se fait dans le calme à bord des Dauphines et autres 404. Seuls les truants circulent en Américaines pour aller place Vendome désertée, commettre un casse. C'est beau, parfaitement filmé et les personnages sont calmes et graves. Il y a une espèce de fatalité au sort de chacun, au fond. Et on retrouve des acteurs mythiques du cinéma français dans un policier maîtrisé de Melville. Un classique du genre à ne pas rater.
"Le Cercle rouge" est un grand film policier, réalisé par un des réalisateurs de La Nouvelle Vague, Jean-Pierre Melville, qui signe sans doute là son plus grand film. Le scénario est impeccable, tout comme la mise en scène, mais ce que l’on retient de ce film en premier, c’est le jeu des acteurs. Je commencerai par un acteur plus habitué aux rôles comiques et légers : Bourvil. Dans ce film, il prouve à tout le monde qu’il est capable d'étendre sa palette à des registres plus dramatiques et être tout aussi bon, si ce n’est meilleur. A tel point que ce rôle est, à mon avis, le meilleur de sa carrière. De son côté, Yves Montand livre lui aussi une performance magistrale et émouvante dans son rôle du type fini et déprimé. Ces deux grands acteurs voleraient presque la vedette aux deux autres stars du film : Alain Delon et Gian Maria Volonte. Mais, ils sont eux aussi très marquants. Le film comporte de véritables moments d'anthologie, comme le casse réalisé dans un silence assourdissant ou la fin, très mémorable, où l'on comprend la signification du texte d'introduction. Enfin, Eric Demarsan a composé une musique très mélancolique, qui colle parfaitement aux images. "Le Cercle rouge" est un chef-d'oeuvre, qui n’a rien à envier aux meilleurs polars américains.
Une belle vision réaliste & finalement assez fastueuse de ce monde, et d'autre part procurant un beau début parfaitement enchaîné... - chose qu'on aimerait davantage fréquente pour tant de ces réalisateurs ! -
Film somme qui reprend tous les thèmes préférés de Jean-Pierre Melville, solitude et minutie des gangsters. Réalisation et photographie très froides et lenteur calculée. Des scènes cultes (comme le casse de la bijouterie). Distribution magnifique Alain Delon et Yves Montand ainsi que Gian Maria Volonté et Bourvil dans un contre-emploi. Scénario parfait pour le genre, bref une référence.
Un très bon film policier avec un très bon scénario et de très bons acteurs mais avec trop de longueurs : s'il avait duré 90 mn comme un film normal au lieu de 128 mn, il aurait sans doute été beaucoup mieux.