Le Cercle Rouge
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    Note moyenne :   3,8 pour 1717 notes dont 146 critiques  | 
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    Arthur de Bussy
    Arthur de Bussy

    1 abonné | Lire ses 477 critiques |

      2.5 - Moyen

    «Le Cercle Rouge», ou le polar ascétique à la Melville par excellence, dans la droite continuité du «Samuraï» (présenté, à tort selon moi, comme le meilleur film de son auteur). Une intrigue resserrée, peu de personnages (dont on ne sait pratiquement rien), réalisation chirurgicale d'une sobriété étouffante, teintes délavées, longs plans séquences puis brusques accélération du montage, longues séquences sans paroles... En quelque sorte un film policier rationalisé, sophistiqué, épuré. Pourtant de cette froideur formelle émergent des sentiments enfouis, cachés : la solitude, la lassitude de vivre, la peur ou la mort. Un long métrage qui sent la fin, pour ses personnages comme pour son réalisateur, et qui malgré un style des plus affirmés fait la part belle à ses personnages peu bavards. Derrière tout ce vernis esthétique, une réelle vision humaine donc, qui malheureusement fait défaut à bien des suiveurs du français, plus préoccupés par la surenchère plastique que par l'âme de leur oeuvre. Toutefois ne nous y trompons pas, les sentiments sont peu perceptibles, pas d'effusions ostensibles mais plutôt des petites touches, à l'instar des quelques mots attribués à Rama Krishna en exergue du long métrage. John Woo, Johnnie To, Quentin Tarantino... tous sont redevables envers Melville sans jamais avoir réussi à l'égaler. Un très beau film de genre. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

    Ajoutée le 17 mai 2012 à 12h12
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    MrGustor
    MrGustor

    0 abonné | Lire ses 87 critiques |

      4 - Très bien

    Très bon polar avec de bons acteurs,on passe un moment poignant. Un très bon film. Je mettrais à ce film 16,5/20.

    Ajoutée le 16 mars 2012 à 22h59
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    real-disciple
    real-disciple

    10 abonnés | Lire ses 541 critiques |

      4 - Très bien

    Un très bon polar avec une réalisation millimétrée, des dialogues spartiates, le temps gris, les visages impassibles, le style Melville. Si le film peut sembler long par ces procédés, il n'en est pas moins intéressant sur le fond, on pourrait penser au film "Quant la ville dort" de Huston où les bandits connaissent un même destin tragique après le casse. Les acteurs sont simplement parfaits, quelle direction de Melville, quant on voit les mouvements précis, un Bourvil sérieux et impliqué dans son rôle de flic ou encore l'excellent Yves Montand, François Périer, Gian Maria Volontè etc...Il faut encore saluer le très bon travail au niveau de la photographie (Henri Decaë) et la musique d' Éric Demarsan. Un film à voir pour comprendre comment Melville à influencé d'autres réalisateurs par son style particulier.

    Ajoutée le 10 mars 2012 à 10h49
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    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    181 abonnés | Lire ses 2243 critiques |

      4 - Très bien

    Porter la moustache, il faut oser, ça ne va pas à tout le monde, et quoiqu'on puisse penser de Delon (et ses idées politiques, de son comportement qu'il a pu avoir récemment), c'était (je mets ça au passé j'espère qu'on me pardonnera) un putain d'acteur, déjà pour porter la moustache ça qu'on le prenne pour un clochard mais surtout parce qu'il dégage quelque chose même si son visage ne laisse transparaître aucune émotion, on appelle ça la classe je pense. Ce mec est le charisme incarné. Bon il faut dire que je n'ai pas commencé la filmographie de Melville par ses films les plus connus, et bon petit à petit j'ai quand même vu quelques uns de ses films mais si je les ai tous apprécié, le seul que j'avais adoré c'était le samouraï, et aujourd'hui le cercle rouge vient le rejoindre. Alors je serai peut-être un poil moins élogieux sur le cercle rouge que sur le samouraï parce qu'il y a quelques trucs qui me gène, que je ne saurai forcément expliquer mais je trouve que lorsque Montand prépare ses balles il y a des raccords un peu bizarres, je ne sais pas si c'est fait exprès mais je n'aime pas trop, ou bien la fin qui m'a laissé complètement sur ma faim. Enfin c'est détails parce que le film est vraiment bon, alors comment parler de ce film sans parler de la scène du casse, d'ailleurs j'étais un peu dessus que le spectateur ne soit pas plus témoin de la préparation du casse, enfin bon, on s'en passe très bien aussi, mais putain ce casse, ce silence oppressant, c'est juste magistral, stressant au possible, c'est pour moi la meilleure scène de casse que j'ai pu voir de ma courte vie. Après le film est extrêmement plaisant, déjà le film est plutôt long et à aucun moment l'ennui ne guète, et pourtant dieu sait qu'il ne se passe pas grand chose, on est en compagnie de ces personnages ultra charismatiques, taciturnes (putain ça fait du bien d'avoir des héros qui ferment leur gueule et qui s'expriment sans parler de temps en temps, surtout dans ce genre de film, leur charisme n'en est qu'augmenté), et rien que c'est un régal pour les yeux. C'est vraiment un petit bijou, rien à redire là dessus il n'a pas volé sa réputation. Je trouve juste la fin un peu rapide, enfin rien de grave. Du grand cinéma. Il me reste maintenant à voir l'armée des ombres.

    Ajoutée le 29 févr. 2012 à 23h29
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    Clingo
    Clingo

    28 abonnés | Lire ses 109 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    En analyse de film on apprend que les premières minutes d'une oeuvre contiennent en substance le film tout entier. Personnellement je ne partage pas cet avis, mais il y a des exceptions et le début du Cercle Rouge en est une. Soit une voiture, avec à l'intérieur quelques occupants et le chauffeur à la conduite quelque peu désinvolte ( quel grand fou ). Du coup, un tel comportement peut nous faire penser que les personnages sont des " méchants ". Mais au cinéma comme ailleurs, il faut se méfier des apparences, et on apprend rapidement qu'il s'agit de policiers fonçant vers la gare pour y mener un prisonnier. Tout Le Cercle Rouge exprime cette idée de confusion des gens, de frontière floue entre flics et voyous, la pensée que finalement les personnages du film ne sont finalement que " tous des hommes ". Idée forte, déjà présente chez Fritz Lang, dont le cinéma plus contemporain saura se rappeler, de Scorsese ( " You can become a cop or a criminal. But when you're facing a loaded gun, tell me, what's the difference ? " ) à - surtout - Michael Mann, dont une partie de l'oeuvre ne cesse de brouiller les pistes entre les gendarmes et les voleurs ( de Heat à Miami Vice, en passant par Collateral et sa séquence d'introduction du personnage de Mark Ruffalo ). Le film débute par une citation de Rama Krishna, qui éclaire les 2H15 qui suivront en insistant sur le caractère fataliste de l'oeuvre. Mais cette thématique d'amalgame abordée plus haut me semble beaucoup plus intéressante, car davantage travaillée au sein du film. Elle a pour conséquence la naissance d'une certaine ironie ( le trio peut s'emparer des bijoux grâce à une technique que Jensen a apprise en étant flic par exemple, c'est un gardien de la paix qui propose le casse à Corey ) qui dit quelque part le caractère instable de la Loi et surtout des hommes qui la font ou qui la défient. L'aspect fataliste du film me semble moins présent d'un point de vue scénaristique que d'un point de vue formel. L'impression que donne la mise en scène de Jean-Pierre Melville est celle d'assister à une marche funèbre. Le réalisateur parvient brillamment à retranscrire cette idée de personnages allant constamment à leur propre perte, grâce notamment à un travail inouï sur le son, une manière prodigieuse de faire du silence une symphonie qui n'est rien d'autre que le " bruit " permanent qui était nécessaire à l'identité du film, et qui en dit beaucoup sur le caractère mutique des personnages. Il y a évidemment des moments où l'absence de sons est l'évidence même ( et encore... ), à savoir le braquage. Mais ailleurs, et tout le temps, c'est à une économie de dialogues que sont soumis les personnages, et qui illustre parfaitement le pessimisme et le côté désabusé qu'ils portent en eux. Il y a une tension bien présente du début à la fin, une matérialisation physique de la prédominance du Destin sur toute autre chose, et surtout sur les personnages. C'est un cinéma à la rigueur implacable, à la forme austère sans que cela soit jamais rebutant, ennuyeux. Melville construit son film sur un rythme lent, qui se calque sur la psychologie des personnages et - je me répète - sur l'idée que la seule chose qui les attend, inexorablement, est la Mort. Comme ce qui attend tous les hommes finalement...( et les femmes, y en aura pour tout le monde ). Sorte de mélange - improbable à l'époque certes - entre le cinéma de Bresson ( dans la rigoureuse vitalité ) et celui de Michael Mann ( dans la thématique ), Le Cercle Rouge est tout simplement un chef d'oeuvre d'une maîtrise sidérante, et un des meilleurs films français qui soient.

    Ajoutée le 02 févr. 2012 à 16h46
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    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    19 abonnés | Lire ses 851 critiques |

      4 - Très bien

    Après la rupture de style imposée avec « Le samouraï », Melville pousse encore plus loin son ascèse cinématographique avec « Le Cercle Rouge ». Comme pour « Le samouraï » un précepte japonais donne de manière très précise la clef de lecture du travail de Melville ; selon Bouddah : « Quand des hommes, même s'ils s'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. ». Ici c’est clairement le déterminisme et la fatalité qui obsèdent Melville qui croit que chaque être possède son propre destin auquel il ne pourra échapper quelque chemin qu’il emprunte au hasard des évènements. Pour sa démonstration, le réalisateur dont c’est l’antépénultième film, revient au polar après l’intermède résistant de « L’armée des ombres » pour ne conserver du genre que les emblèmes fondateurs comme le flingue ou les bars de nuit . Dans le cercle rouge , Corey (Delon), Vauchel (Maria Volonté), Jansen (Montand) et Mattéi (Bourvil) vont se retrouver pour l’explication finale et ce que nous narre Melville c’est leur chemin jusqu’à cette issue inéluctable pressentie à plusieurs reprises à l’entame du film. La gravité du propos n’autorise aucun des artefacts habituels du polar à la française des Becker , Grangier ou Verneuil. Pas de petites pépés ou prostituées au grand cœur mais uniquement des hommes appliqués à remplir leur fonction, flics, indics ou bandits. On peut pointer du doigt plusieurs invraisemblances scénaristiques qui s’effacent vite devant l’acuité du propos général. Pour appuyer celui-ci, Melville aidé de son chef opérateur Henri Decae, place ses héros, morts en sursis, dans des décors d’une froideur absolue et le plus souvent désertiques loin du Paris animé et canaille des années 50. Si cet ascétisme de la mise en scène peut rappeler par certains côtés la démarche de Bresson , Melville qui s’exprime dans le cinéma de genre a toujours estimé que seules des stars de premier plan pouvaient assumer l’énorme charge icônique de ses personnages à la condition sine qua non qu’elles puissent accommoder leur jeu au minimalisme requis. Delon fort de son expérience du « Samouraï » élève encore d’un cran son jeu dans l’underacting cher à Melville. Bourvil qui porte déjà sur lui le masque de la mort constitue la révélation du film même si on le savait depuis « Le miroir à deux faces » capable de rompre avec le comique naïf qu’il porta en étendard tout au long de sa prolifique carrière d’acteur et de chanteur. Le reste du casting est à l’avenant y compris Montand dont on sait que la mesure n’était pas la marque de fabrique de son jeu d’acteur. Du très grand art qui a seulement 53 ans amenait le réalisateur au firmament du cinéma français. Ce pessimisme absolu devait sans doute avoir des retentissements importants sur l’intégrité physique de cet homme anxieux et perfectionniste car le mauvais accueil reçu par son dernier film « Un flic » lui sera fatal. On ne saura jamais quelle trajectoire auraient pris sa filmographie et par ricochet celle de Delon sans cette disparition précoce. Il nous reste une dizaine de chefs d’œuvre. Combien de réalisateurs français peuvent en revendiquer autant ? Cette carrière météorique sans pratiquement aucune tâche ou concession a fait de Melville l’emblématique référence de réalisateurs aussi disparates que Corneau, Tarentino ,To ou Woo. Un juste retour des choses.

    Ajoutée le 02 janv. 2012 à 18h10
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    William Rantale
    William Rantale

    0 abonné | Lire ses 38 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Magnifique polar noir. Style inimitable. Ah! la maison et la chambre d'Yves Montand... Quel morceau de bravoure !

    Ajoutée le 01 déc. 2011 à 13h13
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    sly-stallone88
    sly-stallone88

    9 abonnés | Lire ses 1516 critiques |

      4 - Très bien

    un polar sombre, différent pour Bourvil, un casting choc, pour une réussite totale !!!!

    Ajoutée le 18 nov. 2011 à 20h56
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    Flying_Dutch
    Flying_Dutch

    7 abonnés | Lire ses 770 critiques |

      4 - Très bien

    J'avais des à priori sur le film mais ils ont vite disparu. Certes, je reconnais que beaucoup d'éléments dans la mise en scène sont "bancals" mais tous font partie du style particulier de Melville qui m'a beaucoup parlé. J'ai trouvé l'histoire très inspirée et la mise en scène parfaite, d'autant plus que le tout est servi par des acteurs qui remplissent leur rôle à merveille. Le point culminant du film, à savoir le casse, est un moment de cinéma unique et sublime. 27 minutes de tension sans parole avec un souci du détail hallucinant. J'ai vraiment été transporté par cette oeuvre, je ne m'y attendais pas et j'ai finalement été ravi, je trouve le film excellent en tout point, et n'y trouve pas grand chose à redire.

    Ajoutée le 14 nov. 2011 à 23h16
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    Ancien utilisateur
    Ancien utilisateur

      5 - Chef d'oeuvre

    Le gangster à la Française, vu par Melville et son attachement pour l'échec, la solitude, la trahison et la faute. Un Cercle Rouge qui inexorablement conduit ces hommes vers la fatalité, où tous se ressemblent et sont habités par la même désillusion qu'il soit flic, repris de justice ou taulard. Difficile de trancher entre Bourvil, Delon, Volonté et Montand tant ils sont inquiétant de vérité. Et comment ne pas parler du braquage, scène mythique d'une intensité hors du commun et de ses 25 minutes sans dialogues. Une oeuvre forte internationalement reconnu et plébiscité.

    Ajoutée le 05 nov. 2011 à 12h05
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