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karpathakis y
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5,0
Publiée le 23 novembre 2019
Du Jean-Pierre Melville, le temps est dégueulasse (comme d'habitude), le montage est parfait, pourtant plus de 20 ans que je n'ai pas revu ce film mais la scène où Montand a ses visions me hante encore. Un chef-d'oeuvre dont je vais faire monter la note, pas vraiment une critique...il y en a tellement !
Une ambiance de film noir finement retranscrite, notamment grâce aux dialogues et au sobre jeu des acteurs. Cependant quelques longueurs l'émaillent et certains choix de mises en scène sont assurément datés (les gros plans en champ/contre-champ ou les fondus du montage en particulier). Reste une réflexion intéressante sur la responsabilité individuelle, au-delà même de ce cercle rouge de l'humanité.
Présenté par Thierry Frémaux - qui nous gratifié d'un petit cadeau, le montage réalisé en hommage à Alain Delon préparé pour Cannes, il y a seulement quelques jours- l'enjeu était de revoir en grand écran et copie restaurée le dernier film de "André" Bourvil, sous la houlette de Melville. Demi-déception, l'impression est la même qu'en DVD. Certaines scènes de nuit restent sombres et presque difficile à suivre. celle du casse est aujourd'hui trop longue, d'autant que depuis l'on a fait beaucoup spectaculaire et sophistiqué dans le genre (n'est-ce pas Brad Pitt? n'est- ce pas de Niro?). En revanche la cohabitation de grands noms d'acteurs est parfaitement maîtrisée, offrant à chacun un espace de création de personnages atypiques et en recherche d'un deuxième souffle. Bourvil, à contre-emploi, est épatant, Montand, même en pleine crise de délirium, n'a pas l'occasion d'en faire trop, Delon révise son look de Samourai, Périer fanfaronne, reconverti en truand.Impassible et impayable, le boss de l'IGS condamne définitivement la race humaine: "tous des pourris". C'est du film noir bien daté, avec des traces de vieillissement, mais très bien joué, dont le titre abscons reste cependant un peu plaqué à l'emporte pièce. Peu importe, il est facile à retenir. GE3 - mai 2019
Très bon film noir français avec un casting mythique, une mise en scène au cordeau pleine de tension et narration minimaliste mais non moins efficace. Tout simplement une valeur sûre du genre qui n'a en plus pas prit une ride ! Seul bémol : j'aurais aimé que ça se termine sur un climax plus fort.
Un chef-d’œuvre, grand classique du polar français du début des années 1970, avec une distribution somptueuse. Un scénario d’orfèvre, servi par la réalisation sobre, puissante et de grande classe de Melville. A voir et à revoir !
Casting de choix pour ce polar français exclusivement masculin, digne d'un film noir. Le Cercle Rouge est à voir si vous appréciez le style Melville, où lenteur et silence sont des personnages à part entière. Dans la même veine mais beaucoup plus abouti et plus palpitant à mon goût, voyez Le Clan Des Siciliens, indétrônable.
Jean-Pierre Melville impose dès le début du film sa marque en procédant à une mise en scène lente, préférant montrer les actions de ses acteurs en silence. Les acteurs sont parfaitement choisis pour correspondre au style Melville malgré un regretté Bourvil à la rue dans un rôle dramatique qui ne lui sied guère.
Ce film est l’une des merveilles du cinéma français. Quelle force dans la sobriété ! Quelle fantastique réunion d’acteurs ! La combinaison des charismes d’Yves Montand, de Gian Maria Volonte et d’Alain Delon est époustouflante. Le scénario est solide, ciselé juste comme il faut. Aucun chichi dans la mise en scène, pas de fioriture dans le jeu des acteurs, pas de fantaisie inutile dans la bande son. Un grand film à voir et revoir tout au long de sa vie.
Un très grand film de Melville, énorme, parfait par son style, épuré , rigoureux, sans fioriture. Juste de l'émotion, de la cinématographie,et de la technique. Les acteurs sont tous formidables, dirigés de main de maître. Peut-être Bourvil dans son rôle de commisaire taiseux, est le plus surprenant , amoureux de ses chats, taciturne, solitaire mais très rigoureux dans son enquête. Des scénes d'anthologie, stupéfiant de maîtrise et d'ingéniosité : la course à travers les champs gelés, fuite éperdue, , les visions de monstres de Montand. Le piège terrible sur le port de Marseille alors que la casse apparaissait parfait .Un film culte;
Jean Pierre Melville,c'était notre grand auteur tragique. Ses polars,ses films noirs,son magnifique hommage aux résistants,dans "l"armée des ombres",sont des tragédies,dans lequelles le grain de sable du destin vient enrayer la machine. Dans "le Cercle rouge",l'une de ses oeuvres majeures,il faut dire qu'il a réuni un casting six étoiles. Excusez du peu...Montand en ancien flic rongé par le délirium tremens,Delon en personnage typiquement melvillien,marqué au fer rouge du destin,Gian Maria Volonte et...Bourvil,prodigieux dans un rôle grave à mille lieues de ses habituels personnages moitié finaud,moitié niais.... La longue scène du casse,sans la moindre parole,le moindre bruit, possède une densité dramatique presque palpable. Le cercle rouge du titre,c'est ce lieu où le destin réunira tous ces hommes...
Melville, la référence du polar à la française, s’apprête à tirer sa révérence après ce nouveau chef d’œuvre. Réalisateur hors pair avec son sens du cadrage, ses ellipses ingénieuses et ses mouvements de caméra savamment pensés ; il faut être un maitre de la mise en scène pour installer des atmosphères puissantes quand on est aussi avare que lui en dialogue et que son intrigue est somme toute assez conventionnelle. Ce niveau de maitrise fait toujours référence et ce bien au-delà de l’hexagone ; Tarantino, Scorcese, Woo n’ont jamais caché leur enthousiasme pour l’œuvre de Melville qui fût parfois même source d’inspiration. Revenons aux silences déjà hyper exploités dans « Le samouraï », symbole d’un souci de tendre au plus vers l’abstraction et l’essence même du polar et de ses personnages (cf. la scène du cambriolage : 25’ sans un mot… malgré tout intense). Ce cercle rouge est à nouveau une épure du cinéma policier : aucune sensualité, aucun gras… juste un léger fond sonore jazzy collant parfaitement aux images. Dès la première scène où l’on pense que la voiture qui grille le feu rouge est conduite par des bandits, il pose les bases : pas de bons et pas méchants ni chez les flics ni chez les truands. Et différents personnages de ce film (Jansen, surveillant de prison,…) incarneront à merveille cette phrase prononcée par un ponte de la police : « Nous naissons tous innocents, mais çà ne dure pas. ». Et pour ses personnages pareils ; ils ne sont que fonction ; ils n’ont pas de vie personnelle : la commissaire Mattéi rentre chez lui accueilli par ses trois chats dans un même rituel sans cesse reproduit ; Jansen vit reclus chez lui ; Corey n’a aucune vie sentimentale ;… Vides de plaisir, d’affects et de sentiments ; ils sont juste régis par leur propre code de conduite de manière mécanique. Ce qui fait de ses personnages des sortes de poupées fatigués et entrainés dans un tourbillon de la fatalité sur lequel ils n’ont guère d’emprise. Melville profite alors de ce petit théâtre de marionnettes pour amener des thèmes chers à son œuvre : échec, solitude, trahison. Finissons avec ce qui pète encore aujourd’hui : les noms figurant en haut de l’affiche. Bourvil, à bout de souffle, malmené par un cancer qui le laissera sur le carreau quelques mois plus tard joue pour son dernier film un contremploi incroyable. La mélancolie et la bonhommie du bonhomme emporte tout sur son passage. Delon nous refait le coup du taiseux samouraï. Montand est incroyable. Gian Maria Volonté électrique, un Bardem avant l’heure. Juste pour finir j’ai bien aimé une réflexion à propos de ce film que j’ai lu sur un blog : « D'ailleurs, tout le film ne pourrait être qu'un rêve : lors de la succession de plans liant Vauchel et Corey endormis, on voit Mattéi fermer les yeux quelques secondes. Une fraction de temps qui suffit à glisser en nous l'idée que Le Cercle Rouge pourrait n'être qu'un songe de film policier. » Un grand Melville dans une œuvre haut de gamme. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Le Cercle Rouge est un film noir à la sauce Melville avec ses silences qui en disent beaucoup, ses intrigues longues mais pleinement ficelées, ses flics qui ne respectent pas les lois et ses truands qu’on a envie d’aimer. Car sous l’intrigue policière du film, c’est bien l’histoire de deux anciens détenus dont il est question. Alain Delon sort de prison et Gian Maria Volonte s’est évadé. Ensemble et avec l’aide de l’ex-policier alcoolique qu’est devenu Yves Montand, ils vont préparer un casse dans une bijouterie. Les comédiens donnent une dimension stressante à l’intrigue en économisant leurs mots, comme la longue séquence de cambriolage qui se fera dans dialogue. C’est un film intense qui ne laissera ni les spectateurs, ni les personnages indemnes. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Quintessence du film noir, Le cercle rouge, avant-dernière œuvre de Jean-Pierre Melville, est un bonheur de tous les instants. Chaque plan, chaque séquence révèle la maîtrise absolue du génial cinéaste qui déployait ici une fois de plus tout son talent. Pas étonnant que son cinéma ait été source d'inspiration pour tant de réalisateurs contemporains. Et quel plaisir de retrouver, réunis, les superbes Alain Delon, Bourvil, Yves Montand et Gian Maria Volonté. Un chef-d'œuvre taiseux et inspirant.
"Le cercle rouge (1970) Paris Première le 16.05.2017
Avant-dernier film de Bourvil avant qu'il ne s'éteigne à l'âge de 53 ans : il se savait condamné mais tournait encore malgré ses souffrances. D'ailleurs, il n'a pas la même façon de jouer que d'habitude et on se demande s'il était à l'aise dans ce film où il a un rôle sérieux. Etait-il fait pour ce genre de composition ? Il mourra sans avoir connu le succès de ce film : 4,3 MM de spectateurs. C'est aussi l'avant-dernier film de Melville, le réalisateur, qui lui décédera trois ans plus tard...Si Delon et Montand remplissent leur contrat, je n'ai pas aimé le jeu de Volonte... Dommage que le casting inirtial qui devait réunir Ventura, Meurisse et Belmondo n'ait pu voir le jour. Il y a beaucoup de petites invraisemblances tant dans le récit que deans le tournage : quand Delon agite le volant de sa voiture, elle ne bouge pas d'un iota : heureusement, en ces années-là on n'était pas trop regardant sur les scènes d'un film policier, pas plus que sur les carabines de westerns à cent coups ! Mais ce très long polar offre un bon moment de suspense et on ne s'ennuie pas une seconde ! willycopresto.