Le Cercle Rouge
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bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2015
Un classique du polar Français, un chef d'oeuvre de Jean-Pierre Melville !! Tout commence par trois personnages, d'abord une évasion spectaculaire d'un détenu d'une cabine d'un train échappant à un commissaire de très bonne réputation qui sonne l'alerte dans la région fouillant les véhicules et une chasse à l'homme avec plusieurs policiers et des chiens. D'un autre coté, un prisonnier en liberté reçoit l'offre d'un batonnier de faire un vol de bijoux contre une grosse somme d'argents et risqués, il règle ses comptes sur son passé à sa sortie et prend dans son coffre le fugitif qui ne se connaissent pas fuyant les fouilles et les réseaux policières. Ils prennent avec eux un as du bidouillage de hold-up pour monter le coup et le commissaire, très futé et très rusé, recherche le cavaleur et ses complices. Jean-Pierre Melville signe un long métrage de main de maitre alliant le spectaculaire et la froideur avec une mise en scène parfaitement maitrisé, un scénario et des situations sans fausse note, beaucoup de silences qui sont le contraire d'ètre ennuyeux et de grands acteurs qui s'approprient leurs personnages sur mesures, Bourvil, pour son dernier role dans la peau d'un commissaire à contre emploi étonnant, Alain Delon en gangster grandiose, Gian Maria volonte superbe et Yves Montand excellent dans un second role. Une référence du genre.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2015
Le cercle rouge est un film de gangster assez particulier mais superbe. En le revoyant j ai eu la curieuse impression de regarder un film de super héros. Je m explique: Melville a dans ce film une façon de filmer ses personnages qui les magnifie. J ai l impression de voir des hommes extraordinaire s affrontant au dessus de la foule et des personnes lambdas. Ayant en plus pour son film un casting de choix avec particulièrement Bourvil qui est glaçant en policier solitaire et Montand en ancien flic alcoolique. Le cercle rouge est un moment fabuleux de mise en scène seulement gâché par la bien trop longue scène du casse.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2015
Depuis Le Samouraï, le cinéma de Melville tend vers l'épure, vers l'icônisation. Ses personnages n'existent plus que par leurs fonctions: ils n'ont pas de passé, n'expriment pas leurs sentiments, parlent peu et sont hermétiques aux plaisirs de la vie. Ils sont condamnés à accomplir le rôle qui leur est alloué et à en subir les conséquences inéluctables, tout enfermés qu'ils sont dans le fameux cercle rouge du titre. Cet exercice de style osé, magnifié par la mise en scène admirable de Melville et par la présence fascinante d'un quatuor d'acteurs exceptionnels s'avère être un des sommets du polar à la française. Un film mythique, à ne rater sous aucun prétexte!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2015
Le film a légèrement mal vieilli. Si on met ça de côté, c'est très bien ficelé, très bien interprété (surtout Bourvil qui est impressionnant et étonnant), bien réalisé (25 minutes de silence, c'est incroyable). Sa réputation est largement mérité.
Gellis
Gellis

4 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2014
Histoire de gangsters, Delon est libéré de prison, Volonte s'évade, ils montent un super coup ensemble, aidés par un ancien flic ancien alcoolo super tireur. Mais les méchants flics obligent un gentil proxo à les trahir.
La loi du milieu, les codes d'honneur etcétéra, des hommes des vrais face à leur destin, bof et rebof, le cinéma trop souvent, sans second degré, nous les montre comme des héros et jamais comme le salaud qui veut un maximum de fric en un minimum d'effort. Pas d'humour, pas de femme et ça ne me fera pas oublier que derrière chaque gangster qui réussit il y a une crapule qui pourrit le monde. Bien sûr, Bourvil, Delon, Montand sont grands acteurs, biens sûr scénario, mise en scène, cadrages etc etc ...
Quand à la morale à deux balles qui introduit le film et se veut haute philosophie !? Nul doute que des braqueurs qui attaquent bijouteries, banques et même les boulangeries, finissent par se retrouver face aux flics qui les poursuivent
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 septembre 2014
Ce polar sombre de 2h20 est le résultat d'un travail méticuleux. Une ambiance cafardeuse et chargé, un environnement taciturne et morose. La construction de cette oeuvre fait preuve de justesse.
Malheureusement la magie n'opère pas. Rien de captivant, galvanisant, poignant.
À l'image d'Alain Delon, la sobriété règne. Ni lassant ni subjuguant, nous restons entre deux eaux sans jamais se faire du sang d'encre pour les protagonistes.
Un film moyen, accompagné d'un manque de lyrisme certain.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2015
On n’échappe pas à son destin : c’est en substance le message d’ouverture que nous tend Melville en singeant Bouddha. Son avant-dernier film est celui d’une rencontre multiple : un Delon trentenaire mais déjà rompu à son personnage d’ombrageux stoïque, un Montand inspiré en ripoux schizophrène mais tireur hors pair et un Gian-Maria Volonte simplement exceptionnel en fuyard circonspect qui tourne en bourrique la police. Celle-ci prend les traits d’un Bourvil plus tout jeune, visiblement mal à l’aise dans ce contre-emploi de vieux garçon détective philosophe et ailurophile (mais si, ça existe), pressé par un hiérarchique pour qui nous finirons tous en taule. C’est clair, dans ce film on préfère les méchants aux gentils ; et c’est moins dû au script qu’à un casting dont le prestige ne convainc pas toujours. Reste que la réalisation étale son savoir-faire à chaque plan, avec ses cadrages serrés, sa lumière avare, son montage qui varie de l’atmosphérique lent et muet au plus épileptique, cette ambiance série noire du film du dimanche soir où se rejoignent photo lugubre du grand spécialiste Henri Decae et bande-son jazzy d’Eric Demarsan, ancien élève du fameux François de Roubaix. Si certains de ses rythmes pourront parfois lasser, l’essai n’en révèle pas moins quelques quarante-cinq plus tard un global fascinant.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2014
Il y a le cinéma tout venant signé par des réalisateurs qui font bien leur métier mais ne sont pas des ''auteurs'' ou ''hauteurs'' comme aimait dire Claude Chabrol. Parmi les auteurs se trouve Melville pour son style personnel et le soin extrême qu'il apporte à ses tournages. Chaque cinéphile a ses préférences (évidemment, sans connaitre les auteurs on peut parfaitement pour des raisons diverses adorer quand même le cinéma) mais pour discuter cinéma, les ''cinéphiles contestataires des réputations établies'' sont évidemment les plus passionnants. Je suis un anti-Melville comme un anti-Godard ou un anti-Kubrick . Bien entendu je respecte leur travail. En revanche, c'est leur réputation acquise sur les rumeurs publiques que je conteste. Le cercle rouge est pour moi le prototype parfait du film fabriqué de A à Z sans aucune étincelle artistique, froid comme un glaçon mais suffisamment intéressant par son scénario et ses acteurs pour tenir en haleine plus de deux heures durant les spectateurs. Quant à le revoir pour l'émotion dégagée par la mise en scène, c'est une autre histoire. Deux séquences sont particulièrement édifiantes de la façon dont Melville conçoit le cinéma : la première est la crise de délirium tremens traitée avec un réalisme incongru puisque tout est forcement rêvé, la seconde est une esbroufe, inacceptable intellectuellement, lorsque Yves Montant après avoir sorti tout son matériel de précision s'empare de son fusil et tire sans presque viser. Quant à la morale de cette histoire : les hommes naissant purs mais devenant tous coupables, c'est criminel pour moi d'accepter une telle idiotie.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2015
Alain Delon en homme amer, Bourvil en commissaire glacial, Yves Montant en bandit ex-flic, Gian Maria Volonte en criminel endurci. Tous réunis dans un polar sorti des ombres qui se cache sous les immeubles austères de Paris.

Un train bleu, un contraste parmi tant d’autres dans cette grisaille écartelée. Un train ou le suspens monte déjà et ou le visage de Bourvil semble aussi inoubliable que cette atmosphère cinglante et cinglée. Cinglée comme ce prisonnier qui saute du train en marche pour courir dans la boue tandis que Alain Delon retrouve une liberté non acquise dans une ville vide et sans âme. La course poursuite s’engage alors entre le commissaire peu recommandable et les deux fourbes en liberté, prêts à en découdre pour atteindre leur objectif : un braquage spectaculaire dans une haute bijouterie de la place Vendôme.

Melville met non seulement en avant une mise en scène extraordinaire, mais donne en plus à son film une force extrême au niveau du suspens, « Le Cercle Rouge » ou le summum d’une tension permanente qui atteint son point culminant lors de la scène du braquage se fait pourtant sans un bruit. Comme si le cercle devenait silencieux, sourd, fatal.

Ici, les hommes succombent au viol de la loi. La seule chose qui distingue le flic du criminel, c’est l’humanité. Cette humanité qui pousse à faire de quelqu’un un criminel, cette humanité qui nous fait naitre égaux pour nous faire prendre des chemins différents. Cette humanité, cette saleté qui emprisonne les hommes contre leur gré, qui diffère en chacun de nous.

Ce désespoir que tout le monde subit, ce cercle rouge jamais ne le détruit, ce cercle de la fatalité. L’image est vraie, à la fin, quand on dépasse le jeu des acteurs, quand certains finissent contre la terre, et l’autre se tourne vers le ciel et dévisage la lumière. Car comme disait Louis Jouvet « Les personnages existent avant les acteurs », ceux que l’on voit défiler à l’écran, sont des artistes, des visages au sommet, celui de Bourvil, qui porte à ses chats une tension et une tendresse qui ne suffisent, celui de Alain Delon, volontairement inexpressif pour rester dans l'anonymat et la sobriété.

Finalement arrivé à la fin, je fais comme ce survivant, je regarde avec admiration le générique couler, en me disant que je viens de voir l’un des plus grands thrillers que le cinéma ait pu offrir. S’échappant de ma volonté pour passer entre les mailles d’un filet fait de pierre, qui couvre les limites d’un cercle défendu.
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2021
Un bon film certes mais qui a pris un bon gros coup de vieux et qui mériterait un remontage avec 20-30 bonnes minutes du moins. Dommage aussi que Delon soit dedans puisqu'il est égal à lui-même, un peu à la façon d'un Brad Pitt, c'est-à-dire aussi expressif qu'une moule cuite. Par contre c'est toujours un vrai plaisir de retrouver Bourvil et de voir à quel point cet homme était un acteur extraordinaire, il nous manque énormément.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2014
"Le Cercle Rouge" est un film que je voulais absolument revoir depuis un moment, je l'avais un peu regardé du coin de l'œil à une époque et je n'avais quasiment rien retenu. Ce film de Melville sorti en 1970 raconte l'histoire d'un trio composé d'un prisonnier en cavale (Gian Maria Volonte), d'un truand marseillais (Alain Delon) et d'un ex flic (Yves Montand) préparant le casse d'une bijouterie de luxe, le commissaire Mattei (Bourvil) tentera de les coincer coûte que coûte. Un polar noir et froid à la française, à la réalisation très sérieuse et maîtrisée, presque austère. Le casting est alléchant, Bourvil dans un de ces seuls rôles dramatiques (son avant dernier film avant son décès), Alain Delon dégageant un charisme naturel (même avec une moustache) et Yves Montand, qui rien que par sa présence glorifie la mise en scène. Le film a pour particularité de ne contenir quasiment aucune musique d'ambiance, un parti prit audacieux, rendant certaines scènes contemplatives, au service de l'interprétation (comme celle du casse, sans aucun son pendant près d'un quart d'heure). Au delà de ça j'ai trouvé les dialogues un peu trop monocordes, même avec la qualité d'écriture, on en perds un peu en degré d'immersion. Mais de manière globale c'est un bon polar, je ne cache pas tout de même que je m'attendait à mieux.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2014
Je ne suis pas déçu par "Le Cercle Rouge". Souvent cité dans les incontournables, sa réputation est mérité. La mise en scène est sublime et malgré un rythme lent, on ne s'ennuie jamais, le scénario est bien foutu et bien écrit (comme les personnages, qui sont intéréssant à suivre) et l'atmosphère froide, mystérieuse et par moment fascinante est superbe. Certaines scènes sont virtuose (comment ne pas parler du casse, tout en silence). Les interprétations sont impeccables, Delon et Montant en tête. Un grand et bon film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mars 2014
Melville aux commandes d'un film policier d'une noirceur indicible. Delon range son physique de La Piscine au placard pour devenir un malfrat fantomatique tout juste sorti de prison et qui tente de perpétuer son itinéraire de marginal. Il s'associe avec deux autres individus obscurs, incarnés par Gian Maria Volonte et Yves Montand, pour dévaliser une bijouterie. La fin du périple sera sans issue, sans espoir quelconque de revenir en arrière pour ceux qui ont décidé d'être les acteurs d'une vie parallèle, asociale, glaciale, tortueuse et risquée. Montand apparaît à l'écran et agonise déjà comme pour exprimer toute la suffocation intrinsèque du film dont l'austérité et l'opacité de la mise en scène participe à la vision très noire du film. Nous ne connaissons rien de tous ces spectres qui traversent Le Cercle Rouge et qui derrière l'épaisseur d'une brume très épaisse ne trouveront guère plus de lumière.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 décembre 2013
Il manque un petit quelque chose pour dire que c'est un chef d'oeuvre, mais dire que c'est un petit bijou, ça n'est pas faire qu'un mauvais jeu de mot ! On est transporté dans ce film, par le silence et la mise en scène parfaite. Le rythme est lent, il berce, et même s'il peut justement rebuter certains, c'est là qu'il est virtuose. Le braquage est merveilleux. Le casting est exceptionnel. Franchement, c'est du très très bon Melville. A voir absolument !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 novembre 2013
voilà un film qui ne se démodera jamais, je l'avais vu à sa sortie et je ne l'avais pas du tout apprécié, jeune alors, je le trouvai fade, plat, sans relief, trop long avec des passages sans dialogues, les personnages me parurent ineptes, mais dit on avec l'âge on mûrit tout comme le film, depuis je l'ai revu deux ou trois fois et je me rends compte que ce film est un chef d'oeuvre , bien-sûr à l'époque on avait pas compris la contribution de bourvil plus connu dans des comédies et le voir ici dans un rôle grave, sérieux cela avait déstabilisé et puis on a oublié aussi que c'est le seul film où l'on voit delon et montand face à face, eux aux idées diamétralement opposées, melville passionné par le cinéma américain a fait ici un film pure genre, ce n'est pas un trhiller pas de suspens, très peu d'action mais la façon de filmer et faire évoluer ses personnages en font un film digne des films américains des années 50/60
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