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Le Garçon et la Bête
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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Le Garçon et la Bête" et de son tournage !

Une imagination de la patience

Mamoru Hosoda est un homme qui aime prendre son temps. Il conçoit chaque projet indépendamment de l'autre et a opéré ainsi sur Le Garçon et la Bête. Les Enfants Loups, Ame & Yuki sorti en salles, il s'est attelé début 2013 à son nouveau bébé animé. Un an et demi plus tard, le scénario fut fini et la production commença dans la foulée. Divisée en quatre parties distinctes, celle-ci s'amorça en mai 2014 pour se finir en juin 2015.

Une histoire familiale toute personnelle.

Mamoru Hosoda écrit ses projets sur la base d'une expérience personnelle vécue et ressentie. Il avait ainsi imaginé Les Enfants Loups en cadeau à sa femme, le couple se révélant dans l'incapacité d'avoir des enfants. Devant le vieillissement de la population japonaise et celui de son enfant, le réalisateur eut envie de parler des familles qui émergent autour de celle que chacun obtient dès son enfance, comme celle de substitution que rencontre Kyuta.

Au secours d'une jeunesse inquiète

Après avoir connu le succès avec Summer Wars, Mamoru Hosoda décide de fonder son propre studio d'animation, Chizu, avec Yuichiro Sato, son fidèle producteur. Ce dernier confirme les motivations personnelles qui sous-tendent les réalisations d'Hosoda et précise combien Le garçon et la bête s'adresse à la jeune population, afin que ceux-ci "se sentent compris et apprécient mieux de vivre dans le contexte actuel". L'idée fut aussi de rappeler à la frange vieillissante le besoin de maintenir une réelle entraide entre eux et leurs jeunes pousses inquiètes, dans un monde en pleine mutation.

Le garçon et les légendes

Qui dit bêtes mythiques, dit contes ancestraux. Mamoru Hosoda s'est inspiré de légendes japonaises pour construire son histoire, empreintes de fantômes, de célébrations polythéistes et de sumos surpuissants. Le cinéaste traverse cependant la mer pour atterrir sur le continent chinois, auquel il emprunte le mythe du Roi Singe pour construire les deux acolytes de Kumatetsu, Hyakushubo et Tatara.

Un enfant plus ours que nounours

Lorsque Kyuta atterit dans le monde des bêtes, il ne tarde pas à croiser la route de Kumatetsu, un ours fort mais impétueux avec lequel il va devoir cohabiter. Mamoru Hosoda s'est inspiré d'un célèbre conte japonais impliquant un enfant, Kintaro, élevé par une ogresse et affrontant des ours lors de combats de sumo. Il s'initie à la maitrise de sa force auprès des animaux et grandit, devenant un homme en dégainant son sabre.

Voir notre monde au travers de l'animal

Au monde des humains, Mamoru Hosoda oppose un univers de bêtes dans lequel pénètre Kyuta. Loin d'être décoratif, ce choix permet au réalisateur de porter sur nous, humains, un jugement sur "les aspects étranges de nos vies, auxquels nous ne prêtons plus attention parce qu’ils sont ancrés dans notre quotidien".

Initiation à l'échange

Le récit initiatique ne se fait pas que dans un sens au sein du garçon et la bête. Si l'ours Kumatetsu apprend son savoir-faire du combat à Kyuta, ce dernier lui apporte en retour en l'aidant à mieux gérer ses adversaires. Un échange important à mettre en lumière pour Mamoru Hosoda, qui souhaitait ici se démarquer des récits d'initiation traditionnels et faire revenir le thème de la famille en montrant la nécessité du partage au sein d'un groupe de proches.

Plus qu'une ville et une campagne

Contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, la conception du quartier moderne de Shibuya et celui des bêtes de Jutengai n'ont pas été conçus selon une opposition ville-campagne. Le choix opéré par Mamoru Hosoda de prendre comme décor Shibuya, arrondissement de Tokyo, s'est fait sur l'aspect festif qui se dégage de ce quartier. Une ambiance très différente selon le réalisateur des quartiers d'affaires typiques de la capitale japonaise. Les deux mondes, Shibuya et Jutengai, entretiennent d'ailleurs un parfum commun, celui de la Méditerranée, que l'on perçoit à travers l'architecture de Jutengai, aux ruelles étroites et en pente.

La belle devint petit garçon

Bien que la traduction du titre original en sa version française est inexacte, elle a une véritable logique, que chacun peut deviner. Le garçon et la bête se réfère bien au célèbre dessin animé de Disney, La Belle et la Bête, que Mamoru Hosoda découvrit en vidéo dès ses années d'apprentissage à la Toei. Il découvrit aussi plus tard la version de Jean Cocteau et s'en inspira pour sa vision d'une bête apprenant à s'adoucir.

Une question de titre

Renommé en France Le Garçon et la Bête, le titre original du nouveau film de Mamoru Hosoda est Bakemono No Ko, soit littéralement L'enfant de la bête. Un changement qui prend des atours plus subtils selon le réalisateur lui-même. Bakemono évoque en effet le caractère bestial d'un monstre dans une direction négative, celle de la monstruosité. En l'accolant à l'enfant, Hosoda rappelle la cruauté humaine, en opposition à la bienveillance des soi-disantes bêtes de Jutengai.
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