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    Le Corbeau
    note moyenne
    4,0
    1998 notes dont 110 critiques
    répartition des 110 critiques par note
    46 critiques
    43 critiques
    17 critiques
    4 critiques
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    Votre avis sur Le Corbeau ?

    110 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 6 octobre 2014
    « Où se situe la frontière du Mal ? Savez-vous si elle se trouve du bon ou du mauvais côtè ? » 1943 sera une grande annèe pour le cinèma français, malgrè le frein considèrable constituè par l'Occupation et la censure. "Le corbeau" d'Henri-Georges Clouzot est un èclatant chef d'oeuvre en s'inspirant directement d'un fait divers! Dans une ville de Province, des lettres anonymes provoquent de nombreux ravages! Plusieurs personnes sont soupçonnès, avant que le vèritable coupable (qu'on ne dèvoilera surtout pas) soit dèmasquè! Cette intrigue admirable permet à l'ex-assistant d'Anatole Litvak d'analyser en profondeur la psychologie de ses personnages, leur caractère, leur comportement contradictoire! De Ginette Leclerc à Pierre Larquey, en passant par Hèlèna Manson, Sylvie et Jean Brochard, ils sont tous gravès dans nos mèmoires! Sans oublier le grand Pierre Fresnay qui trouve en jeune mèdecin l'un de ses plus beaux rôles! Avec ce film controversè qui fut interdit par la censure militaire à la fin de la guerre, Clouzot se rèvèle ainsi comme l'un des maîtres du film noir! Un cinèma français pourtant soumis à l'èpoque à un règime de censure strict et rèduit aux allusions èrotiques, sans compter qu'en 1943 on a souvent l'esprit ailleurs, et pour cause! Clouzot donnera à Ginette Leclerc son rôle traditionnel de fille facile, qu'elle fignole avec une science consommèe, jouant de tout l'arsenal de la sèduction pour gagner l'amour de Fresnay! Dans une sèquence du film où on la surprend au pieu dans l'attente de son amoureux, on la voit placer un oreiller sous elle de manière à mettre ses seins en valeur, rajuster l'attache de ses bas, raviver prestement ses lèvres, etc...De tels efforts seront couronnès de succès, puisqu'elle parviendra à sèduire l'ombrageux mèdecin! Notons que "Le corbeau" marquait un certain courage de la part de Clouzot, qui n'hèsita pas à produire un film où l'on pouvait lire en transparence une critique très vive de l'occupant et où l'accent ètait mis sur l'atmosphère de dèlation pesant sur les relations sociales de cette èpoque noire! Quant à la sèquence mythique de l'ampoule èlectrique qui se balance, elle fait aujourd'hui partie de la lègende du 7ème art...
    Gourmetdefilms
    Gourmetdefilms

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    5,0
    Publiée le 26 août 2013
    Une histoire, des personnages, des interprétations, du suspens, des larmes, du sang, des cris, des dialogues, des tromperies etc...... bref que d’ingrédients de qualités et d'aléas qui nous immergent dans ce film envoutant! Un chef d’œuvre dans le fond et la forme! Après on n'a qu'à écouter les écrans de fumée nauséabond de certains politiques qui tapent toujours sur les mêmes boucs émissaires, pour comprendre que ce film n'est pas une caricature du français faite par les nazis mais bel et bien le portrait de certains.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    5,0
    Publiée le 26 mars 2014
    Distribué en 1943 par la compagnie de distribution et production Allemande "la Continental Films", "Le Corbeau" est aujourd'hui célèbre pour sa qualité cinématographie mais aussi pour avoir été perçu par la résistance Française et la presse de (extrême) gauche comme immorale et un portrait néfaste de la France. Mais elle n'avait pas non plus été apprécié par le régime de Vichy où finalement on est loin des valeurs travail, famille, patrie chères à Pétain (il a aussi été attaqué par l'église, entre autre !). Tout ces éléments ont fait en sorte que Clouzot soit bannie, tout comme son film jusqu'en 1947. Et cette double réputation peut parfois faire penser à "M Le Maudit" de Fritz Lang, sorti en Allemagne en 1932, en pleine montée du nazisme et faisant ici aussi un portrait social assez sombre. Passer ces faits, il ne faut donc pas oublier que "Le Corbeau" est aussi et même surtout célèbre pour ses qualités cinématographique. Clouzot nous fait suivre les péripéties se déroulant dans la ville de Saint-Robin, où un mystérieux corbeau envoie des lettres calomnieuses aux habitants. Clouzot réussit à instaurer une vraie atmosphère de plus en plus angoissante, malsaine et paranoïaque au fur et à mesure que le récit avance. L'idée de base, inspiré d'un fait réel datant de 1923, est intéréssante et le scénario tiré est brillant, bien ficelé, intelligent et efficace. Il maintient le suspense de bout en bout. En toute intelligence et subtilité, il étudie aussi la vie dans cette communauté de la France rurale où dès que les lettres du corbeaux arrivent l'atmosphère devient sournoise, sordide ou encore étouffant, à l'image de la galerie de personnages qu'il met en scène que ce soit les rôles important ou ceux un peu moins. Le personnage principal, merveilleusement interprété par Pierre Fresnay, est intéréssant et attachant, d'apparence seul contre tous, incapable de révéler son passé douloureux et fâché avec la vie. Presque tout le monde en prend pour son grade, qu'importe les classes sociales, religion ou autres et peu de gens sortent indemne dans cette œuvre sombre où la limite entre le bien et le mal est toujours flou. La mise en scène de Clouzot est remarquable et inventive, tout comme sa réalisation où le jeu d'ombres et de lumières rappelle parfois les belles heures de l'expressionnisme Allemand, et globalement sa maitrise technique est superbe. Outre le génial Pierre Fresnay qui montre une fois de plus tout son talent, les autres interprétations sont excellente, à l'image de Ginette Leclerc et Pierre Larquey. Un brillant chef d'oeuvre, sombre, dérangeant, mouvementé, humain, intelligent... Grandiose.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    5,0
    Publiée le 21 octobre 2010
    Au vu de la qualité esthétique du film et de la maîtrise de l'intrigue et du suspense, on pourrait penser qu'il s'agit d'un travail beaucoup plus récent que les années 40 ! Mais voilà, Clouzot est définitivement un génie et même s'il n'a pas le style Hitchcockien dans le traitement du suspense, il n'a rien à lui envier par son côté énigmatique encore plus intéressant à mon goût. Les dialogues sont excellents et des scènes parfois hilarantes. Le mélange humour, noirceur, intrigue, atmosphère énigmatique donne un ton au film incroyable et le rend tout simplement magique. Un grand classique à classer au sommet du patrimoine cinématographique français.
    Anaxagore
    Anaxagore

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    5,0
    Publiée le 6 février 2008
    Tout le monde a en mémoire la célèbre saillie de Clouzot, par ailleurs infiniment simpliste et discutable: «Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire». C'est une telle vision des choses qui lui vaudra d'être l'une des cibles favorites des cinéastes de la Nouvelle Vague. Il faut cependant reconnaître qu'il fut, au moins dans ses premiers films, un très brillant illustrateur de cette conception narrative classique du cinéma, conception certes réductrice mais légitime dans ses limites propres. À cet égard, «Le corbeau» (1943) demeure aujourd'hui comme l'une des plus remarquables réussites du cinéma français. Avec une noirceur absolue qui donne la nausée, Clouzot le misanthrope y dépeint, sous les traits d'un véritable cloaque, une petite ville de la France rurale. Pour le réalisateur, l'âme humaine, même celle des enfants, est de toute évidence sale, veule et sournoise et peu de place est faite à la lumière. Mais tout cela ne serait rien d'abord sans une mise en scène, certes classique, mais de très grande classe, et qui distille un suspense tout à fait étonnant, ensuite sans le jeu tout à fait remarquable des acteurs (Pierre Larquey et Pierre Fresnay au dessus de tout éloge), enfin sans une photographie magnifique d'où procèdent de très belles images trahissant une influence évidente de l'expressionnisme allemand. On rappellera deux séquences d'anthologie. D'abord le plan superbe où Marie Corbin, apeurée et fuyant son lynchage, se regarde dans un miroir brisé. Ensuite la célèbre scène de la lampe et qui justifie à elle seule qu'on se souvienne de ce film. Un ouvrage finement ciselé à découvrir ou à redécouvrir.
    NeoLain
    NeoLain

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    4,0
    Publiée le 9 octobre 2012
    Henri-Georges Clouzot enveloppe ce film ou l'on peut écrire dessus "chef-d'oeuvre". Ce film français s'inspire d'un fait divers qui se passa en 1920, c'est l'affaire de Tulle. Et c'est pas la dernière fois, car il se passa en France et même encore assez récemment ce genre de mystère qui souvent complexe, plane la plupart du temps dans des villages reculés ou tout parait tranquille, ou tout le monde se connait sans vraiment se connaitre. Clouzot connaîtra dans son oeuvre bien des malheurs, comme l'interdiction de son film lors de la libération de la France (seconde guerre mondiale). Le corbeau représente le drame bien agencer, ou l'intrigue ce joue de nous, laissez-vous coller devant cette histoire comme vous colliez un timbre dans la hâte sur une lettre qui ai importante.
    Louis Morel
    Louis Morel

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    3,5
    Publiée le 17 avril 2013
    Doté d'une intrigue originale, "Le Corbeau" surprend par ses dialogues d'une rare violence pour un film de 1943, très en avance sur son temps.
    Buzz063
    Buzz063

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    5,0
    Publiée le 30 juillet 2012
    Certainement le film français le plus important sorti durant la guerre. Clouzot s’attaque en même temps à deux sujets tabous dans la France de l’époque, les lettres de dénonciation et l’avortement. Le cinéaste met tellement bien le doigt là où ça fait mal qu’il sera condamné après la guerre à une interdiction d’exercer à vie qui sera levée deux ans plus tard. Le film multiplie aussi les prises de risques avec ses personnages. Non seulement son personnage principal est un médecin qui pratique les avortements sans s’en cacher, mais il fait également de son héroïne une estropiée et d’un respectable médecin un accro à la morphine. Le réalisateur évoque la période de l’occupation de façon uniquement indirecte, ne montrant aucun soldat et restant flou autant sur le lieu de l’action que sur la date. Le Corbeau commence d’ailleurs par un panneau désignant « une ville parmi d’autres ». Clouzot dépeint l’atmosphère étouffante et une certaine paranoïa avec beaucoup de finesse. Henri-Georges Clouzot filme également avec un certain plaisir comment se fissurent les apparences et comment se dévoile l’hypocrisie générale d’une petite ville de province. Le cinéaste dispose pour cela d’un scénario solide mis en scène avec une rare intelligence. Par exemple, lorsque Marie Corbier est pourchassée par la foule en colère, le réalisateur parvient en quelques plans cadrés avec soin à traduire aussi bien la menace que le tourment intérieur du personnage de l’infirmière.
    Walter et Clarisse
    Walter et Clarisse

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 6 critiques

    5,0
    Publiée le 20 juin 2013
    1943. Un film produit par les Allemands, la censure hexagonale est mise de côté : feu à volonté sur la morale Française - mais aussi quelque part envers l’occupant- .Quel double tour de force envers Anastasie ! Au final, le qualificatif approprié pour ce film serait « jouissif ». Alors oui c’est du théâtre plus que du cinéma, oui les personnages sont artificiels, mais qu’est ce que l’on s’amuse - et ce n’est pas une comédie - ! Les talents de mystificateur de Clouzot sont ici bien à leur aise. Juger plutôt le tableau : un vieux psychiatre à la mine espiègle et aux airs de vieux renard. Un docteur circonspect égaré en pleine province. Une vielle fille nymphomane qui a tout à prouver, une ravissante assistante sociale, une bigote mal aimable, un maire débordé, le colonel avec le chandelier dans le salon, etc…. Tout ce petit monde se polarise, s’épuise, se scinde en binômes antagonistes, marqué par le ressentiment. Mais celui(celle) qui mène la danse reste inconnu(e) pour de bon… Ce film à une vie en arrière plan, derrière sa trame. Les symboles occultes se superposent, des éléments restent sans explication: que signifie cette ampoule ? Cette ombre grandissante ? Quel est le sentiment profond de notre bon docteur ? Qui a manqué à la morale ? Et quelle morale ? Comment interpréter l’histoire de Rolande ? Et comment interpréter les paroles des deux postiers, du docteur à la cigarette allumée lorsque le soldat passe à la fenêtre ? Et bien d’autres choses encore, qui ne seront pas résolus à la fin du film…Les paris sont ouverts. Cette liberté de propos hors de toute chapelle, quelle indécence ! Décidément, ce brave Clouzot est encore aujourd’hui bien provocateur…
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 14 novembre 2016
    Un sommet de l'art cinématographique et à tout point de vue. Le scénario est très habile dans sa forme, multipliant les fausses pistes et les retournements de situations en étant d'une intelligence rare dans sa forme (dénonciation du manichéisme, appel à la compassion). Sur le plan de la réalisation on atteint la perfection, les cadrages sont fabuleux, la photo magnifique, certains ont parlé d'expressionnisme, sans aller jusque-là l'esprit de M. le maudit n'est pas si loin. Quant à la direction d'acteur elle est fabuleuse, Fresnay est bon (ça nous change de son rôle dans Marius), Larquey trouve sans doute son meilleur rôle et Ginette Leclerc crève l'écran.
    Alasky
    Alasky

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    2,5
    Publiée le 15 mars 2011
    1943, et cette production a conservé toute sa saveur et son suspense, habilement réparti. Film noir, coup de maître de Clouzot.
    jfharo
    jfharo

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    4,0
    Publiée le 20 juillet 2011
    Du sacré bon cinéma , avec des acteurs hors pair .
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 23 mars 2013
    Je n'ai vu que peu de Clouzot, deux si mes souvenirs sont exacts et je dois avouer que si je me souviens très bien du moment où j'ai vu Quai des orfèvres, je n'ai aucun souvenir du film. Ce qui n'est pas le cas du Mystère Picasso que j'avais adoré et dont je me souviens très bien. Le corbeau est déjà un film qui va frapper par sa mise en scène, inventive, belle et qui va réussir à instaurer un climat assez paranoïaque dans le film. Parce que ce qui est bon dans ce film, ce qui est jouissif, c'est réellement cette ambiance de paranoïa constante. Qui est le corbeau ? Est-ce que ces allégations sont vraies ? On est pris dans la tourmente de ce village sans le moindre temps mort. Le film s'offre même une scène purement cauchemardesque où la bonne soeur chassée par la foule court dans les ruelles vides du village. On entend juste en hors champ la foule s'avancer vers elle à toute vitesse. On a un climat de terreur et on comprend quelque part dans cette fuite qu'elle ne peut pas être coupable vu à quel point elle est terrorisée. Ce que j'aime également c'est d'avoir retrouvé un petit côté Ruban Blanc d'Haneke. Il s'est passé quelque chose mais on ne connaît pas le coupable. Et ceci dans une communauté fermée où tout le monde se toise pour tenter de découvrir le coupable. Mais ceci mêlé avec un côté assez malsain du tribunal populaire qui aurait pu rappeler Fury de Lang. J'ai trouvé ce film vraiment très bien mené. La chose qui m'a gênée, c'est que j'aime bien cherché le coupable dans ce genre de film et pour moi c'était un peu une évidence. Je n'ai pas été surpris. J'avais décidé que ça allait être cette personne au début et finalement même si le film met des doutes je n'ai pas changé d'avis et finalement j'avais raison. J'aurai aimé être plus surpris (sans que ça tombe du ciel pour autant, faut pas exagérer non plus). Et la fin m'a un peu dérange dans le genre ça tombe un peu du ciel quand même. Après c'est un bon film, mais j'aurai aimé "plus", je n'ai pas été complètement contenté.
    Lightning_Mc_Queen
    Lightning_Mc_Queen

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    5,0
    Publiée le 27 juin 2009
    Produite dans des conditions explosives, une oeuvre captivante et versatile dont la maitrise laisse sans voix. Excellent.
    cylon86
    cylon86

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    4,5
    Publiée le 14 janvier 2018
    C'est un chef-d'œuvre que signe ici Henri-Georges Clouzot avec ce thriller à l'atmosphère poisseuse où tout le monde soupçonne tout le monde (métaphore brillante du régime de Vichy et des délations fréquentes). Les rebondissements sont multiples et le cinéaste prend le soin de s'attarder sur ses personnages dont un impeccable Pierre Fresnay et un irrésistible Pierre Larquey. Le film n'a pas pris une ride et les répliques sont cinglantes. Personne n'est épargné dans ce film où les méchants et les bons se confondent. La seule certitude c'est le génie de Clouzot.
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