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    Razzia
    note moyenne
    3,7
    584 notes dont 77 critiques
    21% (16 critiques)
    42% (32 critiques)
    21% (16 critiques)
    5% (4 critiques)
    4% (3 critiques)
    8% (6 critiques)
    Votre avis sur Razzia ?

    77 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 15 mars 2018
    Après le très controversé Much Loved, Nabil Ayouch est de retour avec un film aux ambitions folles : Razzia. Une oeuvre chorale au sens le plus fort du terme, avec au moins 5 intrigues distinctes, commençant en 1982 dans les montagnes de l'Atlas et se terminant de nos jours dans les rues de Casablanca. Une ville au bord de la crise de nerfs peuplé de personnages en quête de libertés individuelles, personnelles et intimes, des thématiques que l'on retrouve dans tous les métrages du cinéaste. Le réseau narratif que Ayouch a mis en place fonctionne parfaitement comme entité globale et un tout petit peu moins quand on prend les différentes histoires séparément, certaines d'entre elles sortant vraiment du lot. Dans ses meilleurs moments, il se dégage du film une puissance extrême qui se mêle heureusement avec une poésie âpre et un art de la provocation qui le fera sans doute difficilement accepter par certaines communautés au Maroc. L'ensemble est une critique assez dure d'un pays miné par la corruption, les inégalités sociales, le fondamentalisme religieux ou encore la frustration sexuelle. "Il n'y a rien de plus beau que le ciel de Casablanca" s'exclame l'un des principaux personnages. De là à le voir bientôt s'embraser et être le témoin d'une contestation de plus en plus violente, il n'y a qu'un pas que Nabil Ayouch semble près de franchir. A ce titre, son film, par ailleurs superbement réalisé, semble aller bien plus loin qu'un simple constat de déliquescence vers une prophétie tragique.
    Jorik V
    Jorik V

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    2,5
    Publiée le 21 mars 2018
    Après avoir adoré les précédents films de Nabil Ayouch « Much Loved » et « Les Chevaux de Dieu », on aurait aimé qu’il en soit de même pour son nouveau film, « Razzia ». Surtout que ce long-métrage ne manque vraiment pas d’ambition thématique ni formelle. Mais les meilleures intentions ne font pas forcément les meilleurs films, c’est bien connu, et il faut avouer que si « Razzia » n’est pas déplaisant, il est davantage raté que réussi. Ayouch a voulu s’essayer au très risqué genre du film choral. Mais il ne s’est pas limité à cela. Il a voulu également que ce film soit politique et revendicatif, qu’il prenne le pouls de tout un pays qui est le sien, en l’occurrence le Maroc. Son film a donc pris la forme d’une fresque suivant les destinées de cinq personnages sur deux époques. Ambitieux oui, mais peut-être trop et le metteur en scène s’est pris les pieds dans le tapis de son histoire. Le principal problème de « Razzia », qui est aussi le risque majeur encouru par ce type de film kaléidoscopique, est que les différents segments s’emboîtent mal - voire pas du tout - les uns aux autres. Et qu’en plus de cela, leur intérêt varie de manière assez forte. La partie avec cette belle femme en besoin d’émancipation (qui tient également toute la place sur l’affiche) est clairement la plus puissante à tous niveaux. Celle dans le passé est emprunte de poésie mais apparaît trop déconnectée du reste. Le segment avec l’adolescente laisse un goût de trop peu. Enfin, celui avec le personnage gay est raté quand le dernier avec le restaurateur juif dénote du reste et passionne par intermittences. Mais tous ces personnages, symbolisant autant de minorités en souffrance dans un pays qui ne leur ressemble pas ou plus, n’interagissent pas beaucoup ou pas du tout entre eux. Soit. Mais lorsqu’arrive la fin et le moment de raccrocher les wagons, tout cela est vraiment trop poussif au point qu’on en vienne à se dire que chacune de ses histoires aurait mérité d’avoir son propre film pour pouvoir vraiment exister. Mais tout n’est pas à jeter dans « Razzia », loin s’en faut. Il y a de nombreux moments de grâce. Ayouch sait filmer et nous délivre des images magnifiques. Sa mise en scène est somptueuse, il n’y a rien à redire, ce qui rend l’expérience encore plus frustrante. Des sublimes plans sur l’Atlas sur lesquels se posent une belle et envoûtante partition musicale jusqu’aux dernières scènes de manifestations et de bagarres dans une villa, les images sont fluides et belles. De la même manière, les gros plans sur les visages de ces acteurs nous font ressentir leur mal-être admirablement. Et niveau sociétal, on comprend parfaitement où veut en venir le cinéaste. Mais malheureusement, le montage et la structure du film ne cadrent pas avec ses velléités et plombent totalement un film qui pourrait même paraître prétentieux de prime abord. Dommage, on reste sur notre faim et sur le squelette de ce qu’aurait du être ce projet dominé par la prestance de la sublime Maryam Touzani. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    Toni N.
    Toni N.

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    5,0
    Publiée le 17 mars 2018
    Film saisissant. Cinq destins de personnes dans un même et seul Maroc déchiré entre tradition et modernité. Chacun des personnages est pris au piège entre son identité, ses désirs et les limites ou contraintes de la société qui l’environne. Aucun second rôle que des personnes vraies, fortes et fragiles, toutes émouvantes.
    Joël C.
    Joël C.

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    5,0
    Publiée le 15 mars 2018
    Que dire.... les mots me manquent.... je ne suis pas sorti indemne... un Chef d'Oeuvre que je conseille (âmes sensibles s'abstenir)
    janus72
    janus72

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    3,0
    Publiée le 23 mars 2018
    Film choral sur un sujet lourd mais traité d'une façon plutôt foutraque dans laquelle les bonnes idées sont égratignées, voire noyées par quelques lourdeurs narratives. A trop vouloir dénoncer - charger ainsi ce véritable patchwork, la démarche perd de sa vigueur - sa profondeur, et la puissance du propos aurait même tendance à se diluer au fil des tableaux . . . . Et puis, toujours ces longueurs qui caractérisent le cinéma actuel qui manque par trop de concision.
    Cecile H.
    Cecile H.

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    2,5
    Publiée le 21 mars 2018
    Le film m'a intéressée... un moment. La première partie est belle, les paysages de l'Atlas sont magnifiques. La musique excellente. C'est intéressant de voir le malaise de la société marocaine de Casablanca. Mais c'est brouillon, bien plus que kaléidoscopique... et long. Le recollage de la fin parait artificiel et superficiel. Que de longueurs interminables sur des gros plans de visages de personnages qui n'expriment pas grand chose...
    Leo .B
    Leo .B

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    4,5
    Publiée le 23 octobre 2017
    "Razzia" - Rafle: 1. nf. Action de tout emporter, de rafler, ce qui en résulte. 2. nf. Arrestation en masse faite à l'improviste par la police. Une rafle culturelle, une rafle vicieuse, cachée, une rafle à 24 images secondes qu’on se prend en pleine gueule. Nabil Ayouch est sorti de l’ombre avec son précédent film choc "Much Loved", qui dépeignait la prostitution à Marrakech, il est maintenant passé au niveau supérieur. "Razzia" est un film qui critique et soulève un grand nombre de tabous de la société islamo-marocaine, sans retenue, sans manipulation. Ce film expose avec un point de vue clair, une situation qui les beaucoup moins. De cette situation, Ayouch développe un panel de tabous, certains directs, d’autres engrangés par certains déjà traités, qui ronge les personnages, qui eux-même sont dirigés à la perfection pour représenter ni plus ni moins que la société. Éducation, avortement, place de la femme dans le mariage, éducation sexuelle, homosexualité, respect de la religion musulmane, violence, sexe et amour; tous traités sans manichéisme, représentés par des personnages profonds et extrêmement bien interprétés, par un scénario choral béton et une réalisation sans failles. Les choix du réalisateur s’emboîtent parfaitement dans des cases où il est si simple de défaillir. Aucune faille, aucune erreur, aucune longueur. La photographie, un point sur lequel Ayouch a fait bien plus que ne pas défaillir, il a brillé. Des images à couper le souffle, au sens propre. Un travail de la lumière largement digne de film comme "La liste de Schindler", "In the Mood for Love" ou encore "Drive". Encore un point qui explose tout, le son. Un mixage d’une finesse incroyable pour ce type de film, mais tous simplement magnifique en général. Je pourrais continuer à énumérer plan par plan les émotions très fortes ressenties, les dialogues frappant et beau…Mais je dirais simplement que "Razzia" est sûrement l’accomplissement d’une carrière, et j’espère de tout coeur que ce ne sera pas le cas, que Nabil Ayouch seras devenir un réalisateur iconique et impossible à ne pas enseigner, autant pour l’estime que j’ai maintenant de lui que pour l’argent que vaudra ma photo avec lui. À découvrir en salles le 18 mars 2018.
    Dan C
    Dan C

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    5,0
    Publiée le 16 mars 2018
    Une fois de plus ce réalisateur nous touche au fin fond de nous même. . Magnifique. Nécessaire. Bouleversant.
    cleothelittlecat
    cleothelittlecat

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    4,5
    Publiée le 3 avril 2018
    Différents lieux, différentes époques, mais une lutte commune: être libre de choisir qui l'on est. Un magnifique portrait du Maroc, à travers cinq personnages, chacun confrontés à un choix: la tradition ou la révolution. Les plans dans les montagnes de l'Atlas appellent à la contemplation, ceux de Casablanca vibrent d'une révolte émergente. Comme le personnage du professeur, Nabil Ayouch pose un regard emprunt de poésie sur des sujets difficiles. Son film rappelle que nos libertés sont toujours, pour d'autres, des combats à mener.
    fcaponord
    fcaponord

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    5,0
    Publiée le 13 mars 2018
    un film excellent, très touchant avec des acteurs et une mise en scène très convaincante, je recommande
    Roman G.
    Roman G.

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    4,5
    Publiée le 14 mars 2018
    Un film puissant qui vient rendre compte du désir de liberté, de tolérance, des habitants d’un Maroc à la croisée des chemins.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 19 mars 2018
    Quatre personnages vivent à Casablanca en 2014 sur fond de troubles sociaux. Salima étouffe : elle ne supporte ni son mari ni la société marocaine qui entendent contrôler ce qu'elle fait, ce qu'elle porte, ce qu'elle dit. Joe est un restaurateur prospère qui vit au jour le jour, dans ses rapports avec les femmes et avec les êtres, la difficulté d'être Juif à Tanger. Hakim adule Freddy Mercury dont il reprend les standards sur les scènes ; mais il est en butte au mépris de son père qui conteste ses choix de carrière. Dans une maison luxueuse, entre des parents invisibles et une nounou qui lui sert de mère de substitution, Inès est en pleine crise d'adolescence. Le fil rouge qui les relie est peut-être un vieil instituteur chassé de sa salle de classe au début des années quatre-vingts. Son crime : avoir enseigné aux enfants de l'Atlas en berbère et pas en arabe. L’œuvre de Nabil Ayouch dessine un portrait amer du Maroc contemporain. "Ali Zaoua, prince de la rue" (2001) suivait une bande de gamins sur le port de Casablanca. "Les Chevaux de Dieu" (2012) montrait comment l'islamisation avait pu devenir une réponse à la colère sociale. "Much Loved" (2015) son film le plus puissant et le plus controversé racontait la vie de quatre prostituées à Marrakech. "Razzia" est l'aboutissement et la synthèse de ses précédents films. Le procédé pourrait sembler lourdement démonstratif. Il ne l'est que sur le papier. Le film choral est un procédé complexe sans être compliqué : prenez quatre ou cinq histoires, entrelacez les, tâchez de les faire se rencontrer à un moment ou à un autre ("Razzia" n'y parviendra qu'à moitié dans une scène de fête), ça marche à tous les coups. Les années 2000 avaient vu se multiplier les films choral ou films mosaïques (qui se dit en anglais "hyperlink cinema") : "Traffic", "Crash", "Syriana", "Babel"... Les séries TV les plus réussies ont repris le procédé : "Les Sopranos", "Downton Abbey", "Game of Thrones"... À force d'être utilisée, la ficelle semble usée. Mais Razzia montre qu'elle fonctionne encore. Ce qui relie ces quatre personnages, c'est bien sûr leur quête de liberté. Liberté de la femme qui ne supporte plus qu'on lui dicte sa conduite. Liberté du Juif qui en a assez d'être ramené à sa judéité. Liberté de l'artiste qui veut exercer son art sans censure. Le personnage d'Inès - qui est introduit très (trop ?) tard dans le film au risque de le surcharger - est peut-être le plus intéressant car il ne s'inscrit pas dans cette grille simpliste : cette adolescente ne sait pas que faire de la liberté qui lui confère son statut social. En creux de ces quatre histoires, c'est une fois encore un portrait sans concession que Nabil Ayouch brosse du Maroc. Un pays sous la double menace du nationalisme (les drapeaux sont omniprésents en arrière-plan) et de l'islamisation rampante des esprits. Un double mouvement corrosif qui réduit les libertés individuelles et entend dicter une norme de comportement. Le tout avec une hypocrisie que "Much Loved" avait soulignée et que le personnage d'Inès met en relief : tandis que les plus pauvres des Marocains vivent dans la misère et versent dans l'islamisme, les plus riches se livrent à la débauche derrière les murs surélevés de leurs riads. Les plus fragiles en sont les premières victimes : les femmes, les Juifs, les homosexuels... Le film est illuminé par la beauté de Maryam Touzani. Épouse de Nabil Ayouch, elle a co-signé le scénario de "Razzia". Avec des faux airs de Jeannette Bougrab, elle y interprète le rôle de Salima. Les esprits mesquins trouveront que Nabil Ayouch la filme avec complaisance. Les autres s'en féliciteront.
    Florence J
    Florence J

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    5,0
    Publiée le 14 mars 2018
    Apres Much Love....Razzia de Nabil Ayouch nous interpelle sur l avenir de la jeunesse Marocaine......coincée entre une culture ancestrale, les extremismes de tous bords, et l évolution cuturelle et économique. Cette jeunesse est déjà en mouvement pour le changement....ça ne se fera pas sans heurts.... Nabil Ayouch a l art de filmer la réalité. Contrairement à Much Love, Razzia n a pas été interdit au Maroc.
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

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    4,5
    Publiée le 1 avril 2018
    Dans un Maroc écartelé entre tradition et modernité, 5 personnages sont tous reliés par un fil invisible, celui de leur quête de liberté. Avec ce film choral Nabil Ayouch n'est pas seulement l'Alejandro Innaritu de l'Atlas mais aussi un sociologue mélancolique mais non sans espoir qui regarde son pays tomber. Dans une longue déliquescence, comme une explosion filmée au ralenti qui ne peut se terminer que par une scène finale de catharsis absolument stupéfiante. Et presque réjouissante. Un très beau geste de cinéaste accompagné d’une belle déclaration d’amour à sa compagne, un grand film.
    Abik A
    Abik A

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    5,0
    Publiée le 16 mars 2018
    Le réalisateur a touché tous les points sensibles de la vie au Maroc 🇲🇦 bravo les acteurs � très poignant du début à la fin. ☮�✡�☮�☪�☮�♓�☮�Shalom & Salam..💞
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