Blue Velvet
Note moyenne
3,9
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360 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 août 2020
Ce film est classé parmi les plus énigmatiques dans l'histoire de Hollywood, ce n'est guère étonnant venant du maître incontestable des thrillers cauchemardesques David Lynch.

Comme les autres films de Lynch, on se voit noyé dans un monde effrayant, voire sinistre, sombre, et inquiétant, on est malgré nous dérangé et bouleversé par le surréalisme du réalisateur qui impose délicatement son style et soigne ses cadres, tout en inculquant l'esprit malsain et pernicieux de l'être bipède, et le dérèglement de mœurs dans une Amérique puritaines plus ou moins conformiste.

Des prix d'une grande renommée ont été décerné à ce long-métrage maléfique et dérangeant, qui pourtant nous fascine et nous rend plus enchanté du septième art.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2020
Un film qui ne peut laisser indifférent.
Un vrai film de cinéma qui arpente les méandres et les affres de notre condition humaine à travers un rêve ( cauchemar ? ) au cours duquel on visite cette condition humaine, qui, derrière ses masques et ses plumes, dissimule l'ancestral animalité qui nous habite encore, malgré les stratégies que nous développons pour la marginaliser...
Un film talentueux conçu par un personnage au talent cinématographique indiscutable...

domi...
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
David Lynch fait naître une ambiance hors du commun dans ses films. Le mystère naît aussi des personnages incompréhensibles. Leur état psychologique est aussi un mystère insondable.
Fascinant à suivre. Et ce rossignol qu'on va retrouver tout au long de twin peaks !!!!
chrischambers86

16 173 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2020
Une petite ville paisible, une oreille en dècompositon dans la nature, des jeux pervers...Le cauchemar peut commencer! Qu'on se le dise [...] Comme la plupart des films de David Lynch, "Blue Velvet" nous plonge èveillè dans l'onirisme pur et dur! Le rèalisateur de "Elephant Man" revient ici à ses propres idèes! Thriller èrotique, malsain et culte, presque fantastique, excellemment servi par Kyle MacLachlan...et Dennis Hopper, sans nul doute le plus tcharbè des mèchants croquès par Lynch, avec des insultes et des injures à la pelle! Une des scènes les plus marquantes du film rèvèle aussi un Dean Stockwell presleyien, extraordinaire dans sa façon de chanter « In Dreams » de Roy Orbison en play-back, s'èclairant le visage avec un micro vintage! Isabella Rossellini est pourtant le coeur battant du film, chanteuse de cabaret martyrisèe et psychologiquement instable! L'actrice est une fois de plus exceptionnelle! C'est l'enfer qu'on devine dans son regard apeurè! Et l'envie prend de chanter « Blue Velvet » . Fascinant malaise! Grand Prix au Festival d'Avoriaz 87...
EaalXamar
EaalXamar

5 abonnés 148 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2020
En rendant visite à son père gravement malade, Jeffrey découvre une oreille humaine dans un champ. Après avoir alerté la police, il ne peut s'empêcher d'aller fouiller pour découvrir le fin mot de l'histoire. Cela l’emmènera dans un monde bien étrange.

On ne saurait dire si avec ce film Lynch est un mystificateur ou non. Ce qui me paraît évident, c'est que ce film est un brouillon de ce que sera Twin Peaks quatre ans plus tard : une enquête basculant au fur et à mesure dans un univers d'étrangeté, et de malaise pour le spectateur. Mais entre facilités scénaristiques et sensation de vide sur la fin du film, force est de constater que l'élément à sauver est bien les ambiances, rendues par des décors caricaturalement américains mais aussi des salons unicolores inquiétants, ou encore par des personnages indéchiffrables.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2020
Il est très difficile, quand on a moins de 30 ans lors de la sortie du film Blue Velvet, d'en sortir indemne. Tout est tellement sulfureux. Intense. Insensé. Tout y passe : le sexe, la drogue, la mort, l'amour, les bagnoles, la police, le rapport père-fils, etc.
Et puis il y a la composition de la lumière ! Des plans incroyable, hallucinants, le travail des ombres, la symbolique des scènes : tout est cauchemardesque. Et en même temps, si vrai, si humain.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2020
David Lynch signait en 1986 son quatrième long-métrage après les fascinants mais peut-être conventionnels "Elephant man" et "Dune". Cette fois, le cinéaste de génie prépare dans cette œuvre troublante et envoutante, toute la suite de sa carrière. On reconnaît définitivement la patte d'un homme, tout autant cinéaste, peintre que plasticien. Le réalisateur s'entoure de quelques uns des comédiens qui vont le suivre sur la plupart de ses tournages futurs. On reconnaît aussi celle qui fera la puissance de "Sailor et Lula" en la personne de Laura Dern qui interprète une jeune étudiante, naïve et inconsciente. A ses côtés, naturellement, on reconnaît l'inspecteur de Twin Peaks, Kyle MacLachlan, qui assume déjà le côté secret et tourmenté du célèbre agent du FBI à la recherche du tueur de Laura Palmer.

Bref, on rentre dans cet immense morceau de cinéma et toutes les œuvres futures de Lynch se découvrent au spectateur. La musique évidemment écrite par son compositeur fétiche, Angelo Badalamenti, habite le récit d'un bout à l'autre, rehaussant l'émotion à son plus haut niveau. Tout le film est peuplé de références aux films noirs des années ,à commencer par des célèbres citations de Hitchcock. "Blue Velvet" dégage un sentiment poisseux, vénéneux presque, avec en contre-fond, la fameuse phrase : "Le monde est étrange".

Lynch ne perd pas dans des méandres surréalistes. Il opte pour une œuvre glaciale, tout entière offerte à la beauté magnétique des comédiennes. Isabella Rossellini interprète une chanteuse tourmentée et troublante, dont la puissance émotionnelle envahit tout l'écran. On est retenu par le suspens, par le souffle autant démoniaque que spirituel qui hante cette ville américaine. On croit même reconnaître à travers les figures de ces américains convertis au consumérisme, le petit paysan qu'il a filmé sur son tracteur à la recherche d'un monde meilleur.

Voilà donc une œuvre remasterisée qui retrouve sa fougue et son énergie d'origine. Le film fait la démonstration que Lynch est un monstre de cinéma.
Nadjand
Nadjand

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2020
Je ne sais pas J'ai détesté ou adoré mais une José est sure, le visionnaire ne fut pas agréable. Le cinéma de Lynch nous met face aux doutes métaphysiques les plus vertigineux ; qu'est ce qui est de l'ordre du rêve et qu'est ce qui est de l'ordre de la réalité. On ne sait pas et il faut faire face à cette écran du doute. J'ai plusieurs fois eu envie de me lever et quitter la salle tant l'ambiance était pesante. Le jeune couple échanges des paroles si creuses, si niaises que cela en devient irréel. Le kitsch des maisons, des fleurs sous fond de ciel bleu, de velours et sets de table à dentelles semble émane d'un rêve. Mais derrière ces flous ce cachent l'angoisse et la pulsion de mort, d'autodestruction des personnages y compris l'oreille du réalisateur qui fait écho à celle du maudit Van Gogh. L'oreille coupé, le geste mutilateur du réalisateur sert de macguffin au scénario et ce n'est sans doute pas par hasard que le film se brode sur la souffrance de l'artiste. Torturé ou moqueur, Lynch reste néanmoins un maître pour provoquer une palettes de sentiments, passions qui même quand elles sont éprouvantes restent fascinantes.
bsalvert

521 abonnés 3 722 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 mai 2020
Très belles images mais un univers trop contrasté. Le spectateur est loin de pouvoir s'identifier et se détache du film.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2020
Je n’ai pas détesté mais ça ne me marquera pas plus que cela. Blue Velvet c’est du David Lynch tel qu’on l’imagine aujourd’hui, pour le coup un cinéma un peu trop abstrait pour moi . Un cinéma tellement vague qu’on peut finalement y trouver ce qu’on veut. Je garderais quand même un Dennis Hopper encore une fois impeccable dans un rôle de salopard. Il me restera aussi L’idée de présenter un monde très lisse en façade mais ou des secrets et les plus vils instincts sévissent derrière les murs.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2020
Dans *Blue Velvet*, David Lynch se promène dans les zones d'ombres de la luxuriante petite ville de Caroline du Nord, Lumberton. Il ne faut pas attendre longtemps une fois passée le générique d'introduction, pour découvrir ces roses parfaites devançant une clôture d'un blanc idéal. Un soleil régénérant qui frappe les jardins majestueux de leurs verdures saisissante. C'est aussi dans la bienveillance et la joie de vivre que chaque habitants de ce petit patelin travaillent, respirent et profitent d'un quotidien comme tiré d'une époque presque perdue : une vie quelque-peu parfaite en plein cœur des 80's. Mais que se passe-t'il lorsque nous nous éloignons de ces sentiers symétriques et idéalement taillés ? Qu'arrive-t'il lorsque l’environnement devient chaos, violence et envahi de fantasmes inavouables ? Un environnement d'autant plus mystérieux qu'il prend finalement place qu'à quelques mètres de la vie souriante de Lumberton.

Ce petit paradis vivant introduit tel un téléfilm typique vendeur de bonheur et de rêves perd de sa splendeur en tombant rapidement dans une vertigineuse chute tremblante : la crise cardiaque subite d'un habitant qui jardinait tranquillement; le raccourci secret de Jeffrey Beaumont (Kyle MacLachlan) où règne la friche et l'abandon; mais aussi et surtout cette horrifique oreille découverte par Jeffrey prés d'une cabane abandonnée. Comme une porte d'entrée vers l'esprit, cette oreille ouvre à l'autre monde. Vers la face cachée de Lumberton où le fameux velours bleu attire et fait évanouir les mœurs au profit des désirs et de la violence. *Blue Velvet* dessine une frontière entre ces deux zones si distinctes qu'elles finiraient peut-être par se mélanger. Au milieu de cet découverte, David Lynch établi ces deux personnages, adolescents et rongés par la curiosité. De la dangereuse insouciance vers les hautes responsabilités, Sandy (Laura Dern) et Jeffrey s'aventurent ni plus ni moins au sein de la question du désir, une notion si bien cachée dans la dorure bien-pensante de Lumberton.

David Lynch tend très souvent son cinéma vers une étude complexe et très intelligente du mal qui foisonne au cœur des âmes bonnes. Une promenade mystérieuse dans les entrailles des choses qui nous dépassent, autant d'un point de vue physique et ancrée dans la réalité que des apparitions métaphysiques appartenant au domaine du rêve. Le rêve, notion intouchable et si envoûtante, qui s’avère comme ce point de rencontre entre l'homme et son inconscient. Un lieu qui, comme dans *Blue Velvet*, confronte et mélange la beauté et l'horreur, le réel et l’irréel, le bien et le mal. Jeffrey Beaumont, un jeune homme bienveillant et soutenu, se retrouve comme happé par les sentiments du velours bleu jusqu'au point de s'abandonner. Un abandon du corps et de l'esprit aux mains du désir et des pulsions incontrôlables qui peuplent la face cachée des Hommes. David Lynch est un peintre s'appropriant les genres, les lieux et les consciences pour les modeler et les entraîner vers des pics inatteignables et indiscernables. Où les mondes et les pensées se confrontent et s'homogénéisent créant l'insaisissable et ainsi, des œuvres parfaites.

*Blue Velvet* est ce velours attirant qui dévorent les corps. Un Cheval de Troie prenant place au sein de ce petit appartement où réside la mystérieuse Dorothy Vallens (Isabella Rossellini). Une âme charmeuse et torturée par le prisme d'un monde contraire, qui puise son inspiration dans la violence et l’immoralité. David Lynch articule deux adolescents, presque inconnus des lieux, pour les morfondre et les malmener au cœur de leurs monde familier, mais au blanc des yeux insoupçonnés. « Il est bizarre ce monde » comme le dit si bien le personnage de Sandy, qui contemple intrigué mais finalement impuissante le cauchemar qui vient caresser le rêve.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 avril 2020
J'adore cette atmosphère glauque et naïf qui englobe un polar noir et dérangeant. Au delà d'un récit relativement simple mais efficace, on se délecte à analyser l'image qui lui porte. Pleine de symboliques et d'analogies judicieusement mise en scènes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mars 2020
Réalisé en 1986, on pourrait dire qu'il s’agit du "plus normal", au sens conventionnel, des films de David Lynch, s'il n'y avait pas, hélas, un crime étrange à élucider et un psychopathe, complètement détracté, nommé Franck Booth, qui adore se prendre des shoots d'oxygène avant de violer sa proie . La performance de Dennis Hopper est inoubliable et on en parlera longtemps dans l'histoire du cinéma, longtemps étant ici un euphémisme. Le décors est onirique, l'univers typiquement lynchien, avec des clairs-obscurs, une symbolique et une poésie. Le film préfigure le genre policier, avec Kyle MacLachlan, qui enquête sur un crime, qui s'imposera majestueusement avec la série Twin Peaks sortie 4 ans plus tard.
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2020
Le premier quart d'heure est de haut vol ; la façon dont David Lynch insère l'étrange et l'inquiétant dans un univers pavillonnaire confortable et propret est impressionnante. La suite n'est pas à la hauteur. Les rapports amoureux entre les deux tourtereaux relèvent d'un roman photo assorti de dialogues aussi convenus que médiocres (j'ai vu le film en version Française ; peut-être que la VO n'est pas du même tonneau). Et la façon dont le jeune homme va intervenir dans l'intrigue (par amour du mystère... !) m'a fait penser aux aventures du "Club des cinq". Tout cela est lourd, même s'il s'agit pour Lynch de jouer avec les clichés sur l'American way of life et les codes des "teen movies". En revanche le personnage de Franck, un psychopathe pervers, déjanté et violent, incarné par Denis Hopper, restera dans les mémoires. Au bilan un film très inégal.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2019
Un film dans le plus pur style Lynchien : étrange, déroutant parfois mais envoûtant, bercé par une BO hypnotique et illuminé par la présence d'Isabella Rossellini.
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