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mx13
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2,0
Publiée le 15 février 2018
intéressant mais franchement incompréhensible bons effets spéciaux mais incohérences à des moments pas mal mais d'autres non. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
Un film très spécial, un brin voyeuriste, quelques gangsters, des jeunes qui enquêtent sur une oreille humaine et quelques soirées cabarets et répliques bien placées et souvent folles, ne pouvant sortir que de la bouche de détraqué ou de gangster. Je n'ai ni aimé ni pas aimé. Un final pas banal, cependant. Surtout pour l'homme en jaune !
Encore une fois, Lynch se sert de sa manière propre et très spéciale de faire des films pour tirer un gros avantage au mépris d'un très gros inconvénient. En clair : il prend un gentil scénario à l'américaine, la romance estudiantine, et le place dans un thriller néo-noir morbide et lent. En forçant l'optimisme à se faire une place dans une intrigue pourtant si toxique pour lui, il presse jusqu'à la dernière goutte d'art qu'on pouvait possiblement trouver là-dedans. Un résultat génial mais dur à supporter par sa lourdeur et le sentiment l'oppression qu'il dégage.
Un excellent thriller fantastique de David Lynch. Kyle MacLachlan incarne Jeffrey Beaumont un jeune homme. Isabella Rosselini interprète Dorothy Vallens une étrange et perverse chanteuse de cabaret. Laura Dern tient le rôle de Sandy , la fille de l'inspecteur Williams. Dennis Hopper joue Frank une sombre brute.
Une ambiance décalée "excellente" des acteurs dans le ton, on se régale! Seul défaut le dénouement final qui semble avoir été précipité. Il n'est en tout les cas pas à la hauteur des attentes que le scénario et les personnages suscitent durant le film
Film sur le voyeurisme et l’impuissance, Blue Velvet exploite cette notion centrale du cinéma hollywoodien classique à l’extrême, jouant avec délectation sur le lieu commun de l’armoire, qui cache le voyeur tout autant qu’elle le piège. Ainsi la scène où Jeffrey spoiler: découvre l’intimité physique et psychologique de Dorothy reste la plus marquante du film. Blue Velvet est un film polymorphe, que ne cesse de fasciner à chaque nouvelle vision. Ce qui frappe aujourd’hui, c’est bien l’incroyable profusion de signes et de sens dans un film à la forme narrative très maîtrisée et encore classique par rapport à ce que deviendra le cinéma de Lynch ensuite... Au-delà de son caractère grotesque et outrancier, ce film apparaît comme un parfait point de rupture, un bijou d’orfèvrerie cinématographique, dans une filmographie peu à peu habitée par une folie pandémique.
« Blue Velvet » est une œuvre où font retour, comme rarement au cinéma, l’odeur des corps, la densité du quotidien, la substance des choses, et le scandale de la vie. Lynch sait filmer comme personne l’immobilité : groupes statiques, femmes assises sur d’éternels canapés, et même agonisants debout – qu’il faut re-tuer pour qu’ils s’effondrent. Ce sont ses hommes-plantes. Dont la première et inoubliable bouture était l’Eraserhead. Or ce que couve l’apparent non-mouvement d’un végétal, c’est le pire, le plus violent : des torsions pathétiques, des entrelacements affreux, des croissances étranges et sans fin. Ainsi est l’homme chez David Lynch : il n’est jamais plus intense que lorsqu’il n’y a plus d’agitation extérieur de son corps pour cacher, en lui, à une vitesse infinitésimale, d’un mouvement interne qui l’anime et le fait pousser, ou prendre racine. Ce statisme, porteur de tant de violence, le cinéma de lynch peut l’enregistrer. Aussi bien, dans son premier long métrage, avait-il inventé avec son héros incarné par Jack Nance, un type de personnage ressemblant à un poireau halluciné. Le voir attendre que se ferme une porte d’ascenseur, le voir prostré dans la contemplation de sa misère, c’était avoir l’idée d’une effrayante disponibilité de temps, qui est celle de l’homme dans son quotidien. Dans « Blue Velvet », le cinéaste fait pousser d’autres fleurs vénéneuses.
Je n'ai pas retrouvé la patte lynchienne du scénario tortueux et éclaté dans ce "Blue velvet", ni une ambiance singulière, là c'est plat et linéaire et par moment, on est d'avantage dans le n'importe quoi, que dans le mystique envoûtant. Quant au suspense on repassera aussi. J'ai essayé deux fois pour voir si ça allait me plaire mais non.
Dans une Amérique puritaine où Sandy pense pouvoir être comme Alice aux merveilles, la réalité est en fait plus dure, la petite ville qui semble parfaite est en fait la résidence d'un groupe de petits malfrats, dont l'un, le chef, est complètement dérangé... Quand Sandy et Jeffrey se rendent compte que quelque chose ne va pas, tout bascule. Il y aurait beaucoup à dire sur ce film... D'abord, les acteurs sont vraiment incroyables... Si Dennis Hopper surjoue un peu parfois, les autres sont vraiment géniaux, surtout Kyle MacLachlan qui est génial! David Lynch sait utiliser les lumières, les cadres, les plans pour instaurer une atmosphère. On passe de couleurs claires pour montrer l'amérique puritaine puis lorsque le film s'empire, tout est filmé généralement de nuit avec une atmosphère sombre. La musique très bien choisie, accompagne parfaitement ce film rempli de symboles... A voir absolument!
Je ne suis pas un inconditionnel de Lynch mais celui-ci m'a beaucoup plus. Il m'a captivé, c'est parfaitement interprété, c'est beau, intriguant, sombre, vulgaire, pervers etc... Mais alors que l'on est devant un film de plus 2h assez lent, il y a un quelque chose qui ma scotché. Finalement serait-ce cela le génie ?
On serait tenté de réduire "Blue Velvet" à une intrigue policière bien ficelée et à une poignée de personnages atypiques. Si le film ne possède pas la structure déroutante de "Lost Highway" ou de "Mulholland Drive", il maintient une zone indécise quant à la délimitation du rêve et de la réalité, un trouble qui doit à l'effet de boucle de travellings avants et arrières sur la fameuse oreille (dans laquelle se déroulerait le film ?) et à des personnages qui prennent conscience de l'étrangeté de leurs actions. Le film brise sans cesse sa prétendue linéarité par des dialogues et des situations qui interrogent la logique de la diégèse ("Where is my dream ?" se demande Sandy ; Frank qui insinue un rapport de domination à Jeffrey en répétant les paroles de "In Dreams" de Roy Orbison, écoutée précédemment dans une scène culte : "In dreams I walk with you / In dreams I talk to you / In dreams you're mine all the time / We're together in dreams, in dreams" ), dont le vertige n'est pas seulement cérébral mais aussi émotionnel. Car "Blue Velvet" rappelle que Lynch est avant tout un cinéaste sentimental, capable de faire naître une émotion par un bref mouvement de caméra, une musique ou un contraste entre lumière et obscurité. Maîtrisant à la perfection tous les codes de genres, le cinéaste mêle avec une constante imprévisibilité l'horreur, le film noir, la comédie, inévitablement liés à une pluralité de tons, sans toutefois que le film paraisse lourd. La légèreté du film tient justement à la rigueur de son scénario, lequel dévoile constamment des surprises, et à une certaine liberté narrative qui permet de s'arrêter sur des moments singuliers qui dévoilent tour à tour un érotisme, un charme et une angoisse propres au cinéma de Lynch. Empruntant beaucoup au conte, "Blue Velvet" confronte ses personnages - certains sont d'ailleurs particulièrement ambigus - à leurs peurs les plus profondes, car c'est seulement en allant au bout du cauchemar qu'ils pourront entrevoir la lumière. Un film sublime, perpétuellement inventif et capable à la fois de vous couper le souffle et de vous faire monter les larmes aux yeux. Magique !
Je m'étais longtemps interdit de voir Blue Velvet, faisant une espèce de grève car je ne comprenais pas pourquoi ce film avait coiffé au poteau La mouche au festival d'Avoriaz. Je ne le comprends toujours pas après l'avoir vu. C'est un chef d'oeuvre mais pas du fantastique, plus du surréalisme. Ce film demande la participation du spectateur pour être apprécié, et mérite alors plusieurs visionnages. Je me suis retrouvé à m'interroger sur les symboliques proposées par Lynch, me demandant si je n'en loupais pas certaines : les contrastes, comme les images idylliques du début, le ciel bleu, les jardins impeccables, le pompier qui salue, images ternies par le malaise du père du héros, ou comme Sandy la blonde et innocente jeune fille opposée de Dorothy la brune sulfureuse perturbée et perturbante. Tout au long du film, on se pose des questions, on est sous tension, notamment une tension sexuelle, parfois subtile en jouant sur des symboles, parfois beaucoup plus crue. On rit aussi de certaines situations (ah la rencontre entre Sandy et Dorothy). Finalement, c'est une bonne chose que je ne l'ai pas vu trop tôt, je n'aurais pas été assez mur pour l'apprécier. Je le déconseille donc à ceux qui veulent se reposer l'esprit ou se détendre.
Très bon film porté par une excellente interprétation des acteurs. En revanche, petit bémol au niveau de l'intrigue qui a mon goût se révèle un peu tôt ... Malgré tout, cela reste du grand David Lynch ! 4,5/5