744 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
99 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
37 critiques
3
31 critiques
2
14 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Philippe C
126 abonnés
1 190 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 7 mai 2024
Un film de facture classique avec un scénario sans grande suprise une fois posé le caractère intègre de l'abbé et de son ex girl-friend et celui retors de son sacristain, mais l'ensemble se regarde sans deplaisir
Un Hitchcock moyen moyen. On devine à peu près la suite, mais le scénario garde pas mal de surprises qui le rendent intéressant jusqu’au bout. L’expressivité de Montgomery Clift en abbé innocent, accusé à tort, me semble un peu réduite… Il paraît que l’acteur n’aurait pas reçu suffisamment de consignes de la part du réalisateur… Ça se sent. Dommage.
Voilà un coupable que l'on connaît dès le début et pourtant il y a pas mal d'incertitudes. Tout l'art d'Hitchcock consiste à inventer une intrigue qui entremêle un interdit déontologique avec une passion amoureuse. Surtout, ce sont les dialogues qui impressionnent par leur qualité, tellement il est rare dans les films actuels, d'atteindre un tel niveau. Si la fin n'est pas forcément le plus réussi de l’œuvre, l'ensemble reste de très bonne facture pour ce film peu connu du maître du suspense.
Hitchcook seul pouvait se tirer de cette histoire. Sous certains aspects des incohérences, je doute que un prêtre soit assujetti à garder le silence en ces circonstances. Par ailleurs la fin est un peu tirée par les cheveux Mais, malgré tout Hitch s'en sort remarquablement, et l'interprétation de M.Clift est remarquable.
Un confesseur (tenu au secret) devient victime. Le lieu du tournage, Québec, est une singularité géographique dans la filmographie d'Hitchcock. La photographie est belle et quelques scènes sont remarquables, le tout début avec les plans fixes sur la ville, la fin dans le restaurant (quand on sort de l’ambiance un peu terne du film) et cette scène dans le champ où Anne Baxter et Montgomery Clift sont ensemble. Mais l'intrigue est ennuyeuse, la résolution finale est faible. Un Hitchcock ultra mineur.
Cela faisait un bout de temps que je voulais voir ce Hitchcock. Du point de vue cinéma c'est correct, rien à redire. Reconnait on à coup sûr la patte du maître ? Pas évident. Une seule facétie, le vélo du vicaire qui agace le curé et qui tombe au mauvais moment. Pas de leurres ni de fausses pistes, le récit est linéaire. Le suspense est créé par le sursaut d'honnêteté de la femme de l'assassin dans le twist final. Les acteurs sont tous bons et bien dirigés. Anne Baxter élégante, comme les aimait Hitchcock, et sensible. Clift a bien assimilé la gestuelle du prêtre catholique. Sa double vie alternative d'amoureux puis de prêtre est tout à fait plausible. L'assassin allemand est psychologiquement complexe. On vient de voir un bedeau mettre le feu à la cathédrale de Nantes et assassiner lui aussi. Le cas n'est donc pas unique. Le silence du prêtre après avoir reçu la confession de l'assassin est la norme dans la religion catholique. Cela n'en reste pas moins admirable, même si on comprend que cela agace les non catholiques au point que les autorités australiennes veulent qu'on lève ce secret. Le personnage du procureur est intéressant, digne du Marcel Aymé de "la tête des autres". Mondain, faussement chaleureux et compatissant pendant l'enquête, puis impitoyable lors du procès. Karl Malden en flic obstiné ici est aussi bon qu'en ecclésiastique avec Marlon Brando dans "Sur les quais" ou en pistolero avec le même dans la "vengeance aux deux visages". Des trognes comme la sienne ou celle d'Ernest Borgnine ont éclairé le cinéma des années cinquante. Ma conclusion : "la loi du silence" est un bon film.
Il y a ici, comme dans le faux coupable un éloignement du cinéma purement Hitchcockien, bien sur, il y a le thème de l'accusé à tort et de la rédemption, les faux semblants et la vérité. Le film s'inscrit comme dans une série noire, le film est sombre, dès les premières images, sombre par son histoire aussi, même si l'on devine par qui arrivera la rédemption, on est curieux de voir comme l'abbé va se sortir de se traquenard. Celui-ci joué par le beau Montgomery CLIFT que l'on ne peut pas vraiment qualifier d'expressionniste, tant il joue toutes les scènes sur le même registre, Hitchcock qui aime faire passer les émotions, ou des messages à travers le regard de ses acteurs, à là, un peu de mal à trouver matière à nous surprendre. L'acteur vedette semble perdu, rare sont les moments où ses expressions diffèrent; il est accusé de meurtre, et il reste quasi impassible. Le film mérite le détour pour découvrir une nouvelle facette dans la filmographie du réalisateur, mais ce n'est pas celui-là qui le portera au firmament des grands d'Hollywood.
Très bon film de la part du maitre du suspens, Alfred Hitchcock. Un film risqué pour l'époque puisque l'église n'hésitant pas à mettre son grain de sel dans le monde cinématographique afin d'y interdire parfois des scènes désignées comme inconvenables en rapport avec le catholicisme. Ce qui s'est justement produit avec ce film puisque la fin du film a du être revue par Alfred Hitchcock. Celui-ci a donc du changer la fin qu'il avait prévue à la base pour une autre, ce qui n'empêche pas d'avoir une fin digne d'un très bon film à la Hitchcock.
L'histoire tourne autour d'une enquête visant à retrouver le coupable du meurtre d'un avocat. Un homme finit par confesser qu'il est le meurtrier auprès du prêtre Marcel Logan (Montgomery Clift). Le prêtre, étant tenu par le secret de la confession, a le malheur d'être dans le viseur de la police qui le soupçonne de plus en plus d'être le meurtrier d'autant plus que des gens affirment avoir vu un homme en soutane quittant les lieux du crime. De plus, la police pense que le prêtre Logan aurait pu avoir une bonne raison de tuer l'avocat.
Alfred Hitchcock nous délivre à nouveau un très bon film à suspens et permet de mettre en lumière le secret de la confession, qu'elle soit légère ou lourde, que les prêtres doivent porter sur eux jusqu'à la fin. Un sujet unique pour l'époque. C'est en tout cas un film très captivant du début jusqu'à la fin où le spectateur ne peut qu'espérer de tout coeur que le prêtre puisse prendre la décision rompre sa confession à un moment ou un autre afin de livrer le véritable coupable du crime.
La Loi du Silence , bien que ne rentrant pas dans la liste officielle des chefs d'oeuvre du Maître, il est urgent de reconsidérer ce film comme une pièce maîtresse dans sa filmographie. Pour ses premiers plans Langiens et la beauté de sa photo toute en contraste et bien sur pour la présence habitée et éblouissante d'intensité de Monty Clift dont l'aura est telle qu'il rend ,et c'est le principal problème du film, la performance d'Anne Baxter totalement insignifiante et saturée de fadeur.
Un prêtre est-il prêt à respecter le principe du secret de la confession, au risque d’y sacrifier sa vie. Un film noir tortueux, parfois un peu poussif, mais servi par la mise en scène brillante d’Hitchcock qui nous offre de bons moments de suspense, et porté par l’interprétation excellente de Montgomery Clift en prêtre tourmenté.
La qualité du film repose avant tout sur une modernité presque surprenante, et par quelques détails qui font tout. Ainsi l'amante est d'une franchise remarquable et son époux d'une compréhension toute aussi digne, on remarque aussi ce sourire très satisfait de l'inspecteur/Malden qui serait presque empreint de sadisme. Mais à contrario d'autres scènes sont peu judicieuses ou peu logiques, par exemple comment est-ce possible que le prêtre et l'épouse du sacristain n'aient jamais de contact ne serait-ce que par le regard ?! Mais surtout, comment est-ce possible que pas une fois se pose la question que le soucis est le secret de la confession ?! Pas un membre du clergé (surtout le principal intéressé !) ni la police n'y pense une seule fois alors que c'est une problématique évidente. Et enfin le grand final est un peu poussif, le verdict est peu compréhensif et la séquence finale particulièrement boursouflée (les badauds suivent, tout le monde agit sans sécurité ni autorité...). Une petite déception malgré un propos toujours d'actualité. Site : Selenie
Pas le plus grand Hitchcock mais assurément un grand film, ou finalement à cause d'une confession que le prêtre ne peut reveler, il porte le poids du crime jusqu'à endosser la responsabilité et risquer la pendaison. Un film admirable, avec des plans superbes et une musique magnifique. Mais si ce film est devenu célèbre c'est surtout par la prestation exceptionnelle de Montgomery Clift, acteur écorché vif , d'une incroyable beauté et qui livre, tout en retenue , une prestation d'une telle puissance qu'elle devient inoubliable.
6 196 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 10 mai 2021
Tourné au Québec le prêtre Michael Logan (Montgomery Clift) fait avouer à un homme qu'il a assassiné un autre homme. Selon les lois de l'église Logan ne peut pas dire à la police ce qu'il sait. Il finit par être accusé du meurtre lui-même parce qu'il ne peut pas expliquer où il se trouvait au moment du meurtre. Il était avec une femme mariée (Anne Baxter) qui est amoureuse de lui et il va être jugé pour meurtre. Doit-il rompre ses vœux et révéler l'identité du tueur ce n'est pas une mauvaise idée mais ce film est ennuyeux. Il est tourné dans un noir et blanc austère malgré les publicités du studio qui disent qu'il a été tourné dans un Québec coloré. La musique est presque ininterrompue pendant la première moitié du film ce qui ne correspond pas du tout au contenu. Clift était un grand acteur mais il est terrible ici. Baxter est la seule raison de voir ce film. Elle est formidable dans son rôle donnant une meilleure performance que ce film ne le mérite. Mais dans l'ensemble Alfred Hitchcock n'avait pas le cœur à le faire et cela se voit. C'est dommage car l'histoire était prometteuse...
Film de 1952 tourné par Alfred Hitchcock, I confess (titre français La loi du silence) est l’archétype des thématiques chères au réalisateur : innocence accusée à tort, sens du devoir poussé à son paroxysme. Dès le départ, l’identité de l’assassin est connue : le criminel est un pauvre hère voleur, menteur, accusateur, malhonnête, égoïste, dont l’absence de valeurs éthiques face à son confort personnel l’assimile à la face la plus méprisante de l’humanité. Face à lui, le prêtre incarne la noblesse de l’homme, intransigeant quant à son devoir moral au sacrifice de sa survie personnelle. En cela la scène où, le prêtre déambulant dans les rues, on voit au premier plan le Christ tirant sa croix accompagné de ses bourreaux, est une allégorie brillante de la dimension de martyr du héros (on se rappelle évidemment la même référence dans The lodger, le premier véritable film du réalisateur). La longue scène de la sortie du tribunal, où la vindicte populaire s’apprête à le massacrer, n’est pas sans rappeler également la pratique de la lapidation. Le ténébreux Montgomery Clift, au regard si implacable, excelle dans ce rôle iconique de pureté. En dépit de l’absence de réel suspens, première caractéristique du maître, I confess est un grand film d’Alfred Hitchcock.