Ennuyeux. Un scénario intéressant. L'idée du prêtre obligé, par le secret de la confession, de se taire sur l'identité d'un meurtrier a été plusieurs fois reprise. Notamment dans le très bon "l'auberge rouge" avec Fernandel. Mais ici, l'histoire est longue et peu apte à maintenir en éveil le spectateur. Il y a trop peu de rebonds et l'histoire du prêtre arrive bien tard et la narratrice peine à en susciter de l'intérêt. J'ai bien aimé le travail de conscience et la méchanceté du vrai meurtrier face au prêtre mais le film a suscité un trop grand ennuis, chez moi.
Doté d’un scénario palpitant abordant pourtant le thème classique du faux coupable, « la Loi du Silence » porte admirablement bien son titre : un prêtre est le principal suspect d’un crime alors que le véritable meurtrier lui a avoué lui-même en être l’auteur en Confession. Une mise en scène implacable et une excellente prestation de Montgomery Cliff pour un Hitchcock pas très connu mais qui gagne vraiment a être vu.
Un grand film d'Hitchcock, à partir d'un scénario particulièrement élaboré. Comme toujours, la magnifique photographie est au service d'une mise en scène parfaite, Monty Clift trouvant ici un de ses plus beaux rôles.
Une maîtrise absolue du récit, la mise en scène est magistrale, fait de "La loi du silence" l’un des films les plus imparables d’Alfred Hitchcock. Tout est brillant : la description de la machination subie par le personnage du prêtre, Logan, (magnifiquement interprété par Montgomery Clift), la manière dont celui-ci porte le secret de la confession jusqu’à accepter sa propre condamnation à mort à la place du meurtrier, puis le thème de la femme qui l’aime et à laquelle Logan se refuse. Elle finit par se détourner de lui après avoir été contrainte de dévoiler toute leur histoire au cours du procès. L’oeuvre converge vers un aboutissement à couper le souffle et dont la quintessence en est l’émotion suscitée par le dernier plan où Logan au chevet du coupable mourrant lui pardonne. Tant de génie dans l’agencement du drame, accompagné d’un regard terriblement lucide que le cinéaste porte sur le monde - les scènes qui suivent la sortie du procès montrant une foule cynique et assoiffée de vengeance sont à ce titre exemplaires - font de ce film l’un des plus accomplis de son auteur et ce malgré toutes les réticences que curieusement celui-ci lui opposait.
Hitchcock a bien eu du mal à réaliser ce film et n'arriva pas à mettre sa dose d'humour habituelle. Il n'en prend que plus la mesure du thème christique développé à travers cette histoire de faux coupable (une fois de plus chez Hitchcok), de peur et de rédemption. Un film solide avec la présence du lumineux et sensible Montgomery Clift et du rugueux et précis Karl Malden. La scène de dialogue entre les deux hommes vaut à elle seule le détour.
Un homme vient confesser à un prêtre le meurtre qu'il vient juste de commettre. Lié par le secret de la confession, le prêtre se tait même lorsque les soupçons viennent à se poser sur lui. Alors qu'Hitchcock tenait là les éléments d'un solide film comme il savait les faire, il ne parvient pas à imposer "La loi du silence" comme un grand film, la faute justement à un personnage principal peu crédible qui est prêt à se taire jusqu'au bout alors que sa vie est en jeu. Mais malgré tout, on ne peut nier au film ses qualités comme la mise en scène impeccable du cinéaste ou la prestation toute en retenue de Montgomery Clift qui parvient à rendre crédible un personnage qui ne l'est pas forcément.
Hitchcock fera appel pour la première et unique fois à Montgomery Clift pour "La Loi Du Silence", un film plutôt méconnu dans sa large filmographie. Néanmoins il sera bête de passer à côté de ce film, bien écrit, au rebondissement bien trouvé, et captivant. On se retrouve une fois de plus, avec un homme accusé à tort, mais cette fois ci c'est un prêtre, et tout en ajoutant au fur et à mesure suspense et tension à son récit, il analyse les relations entre les prêtres et ceux qui confessent, le fait que les prêtres ne peuvent pas révéler les confessions... La réalisation est excellente, un très bon Hitchcock dont on n'aurait tort de se priver.
Est-ce vraiment Hitchcock qui a scénarisé ce film ? C'est foncièrement saugrenu par moments, à l'image de la musique : par exemple, au début, Dimitri Tiomkin reprend maladroitement le Die Irae que Berlioz lui-même avait récupéré (et encore plus tard Kubrick) - mais où est Bernard Hermann ! Quant au reste, si ce n'est l'incroyable présence de Montgomery Clift, c'est quelque peu raté, et pas seulement parce que le film a mal vieilli. L'idée de départ était pourtant intéressante, c'est dommage.
Hitchcock fera appel pour la première et unique fois à Montgomery Clift pour "La Loi Du Silence", un film plutôt méconnu dans sa large filmographie. Néanmoins il sera bête de passer à coté de ce film, bien écrit, au rebondissement bien trouvé, et captivant. On se retrouve une fois de plus, avec un homme accusé à tord, mais cette fois ci c'est un prêtre, et tout en ajoutant au fur et à mesure suspense et tension à son récit, il analyse les relations entre les prêtres et ceux qui confessent, le fait que les prêtres ne peuvent pas révéler les confessions... La réalisation est excellente, un très bon Hitchcock dont on n'aurait tort de se priver.
Méconnu parmi sa filmographie, ce thriller de Hitchcock est une réussite, du fait qu'il contient une mise en scène excellente et surtout un scénario très bien ficelé, renversant les modes du film policier et de l'intrigue psychologique, devenant, au lieu d'une histoire à suspense, une intrigue émouvante, avec des personnages très travaillés. Le vrai meurtrier est complètement mis de côté, tout en restant l'ennemi principal, se comportant comme le diable harceleur, au profit de l'erreur judiciaire à laquelle s'ajoute une histoire personnelle entre un prêtre et une jeune citadine. Il reste tout de même une oeuvre d'exception chez Hitchcock, traitant de la relation entre loi et religion.
Bon film méconnu de Hictchcock, avec un superbe Montgomery Clift. Ce dernier joue un prêtre qui n'a qu'à ouvrir la bouche pour désigner le vrai coupable du crime dont il est accusé, mais qui ne le peut, coincé qu'il est par le secret de la confession. Hitchcock, qui était catholique si je ne m'abuse, a dû trouver de quoi satisfaire ses interrogations religieuses dans ce film assez brillant, qui creuse plutôt bien la notion de dilemme. Pour une fois, la mise en scène du Maître est assez discrète. Sans doute veut-il s'effacer derrière un sujet qui lui tient à coeur. Néanmoins, les premières images sont magnifiques, et en apprendraient beaucoup à certains réalisateurs "réputés" aujourd'hui.
"La loi du silence"(1952)est un Alfred Hitchcock assez décevant,qui montre très vite ses limites.Un jeune prêtre entend la confession d'un assassin.Dans l'impossibilité de le dénonçer,il voit les soupçons de la police se porter sur lui.Montgomery Clift,acteur que j'ai toujours eu du mal à situer,semble un peu perdu,et pour cause,Hitchcock ne lui donnait aucune indication sur le jeu à adopter!Un coup sentencieux,l'autre mystérieux,ou encore l'air absent,il ne parvient pas à retranscrire les émotions refoulées d'un personnage partagé entre la vérité et les lois sacrées de sa fonction.Frustration sexuelle,ambitions contraires,transfert de culpabilité...Des thèmes dont Hitchcock raffole,mais filmés ici avec la distance de la routine,et un cheminement trop mécanique.De plus,la fin prévue était autrement plus noire que celle-ci,tiède et discutable.Pour le reste,la qualité générale surpasse aisément le tout venant de l'époque,entre un noir et blanc opaque,des cadres aux petits oignons,et une psychologie détaillée de la question.
Un Hitchock pas mal car déjà il est tourné au Québec et qu'il a pour thème l'omerta dans le monde de l'Eglise,quant bien même un crime à été confessé ce qui est la clef de l'intrigue. On ne peut que féliciter le jeu de Montgomery Clift dans la peau de ce prêtre qui n'aura jamais rien dévoilé jusqu'à ce que le confesseur se confesse en public. La photographie en noir et blanc est belle, on a droit à d'agréables jeux d'ombres. Maintenant le film est un peu long dans sa moitié, il faut vraiment attendre la fin pour voir arriver du suspense. De même on a connu Hitchock plus inspiré dans sa mise en scène qui reste ici trop modeste. Les personnages secondaires ne sont pas assez exploités également, on voit trop la femme infidèle (Anne Baxter) et pas assez l'inspecteur (Karl Malden) menant l'enquête. Enfin je pense que la fin voulue par Hitchock aurait eu plus de piment (on découvre l'innocence du prêtre après sa mort) mais la pression de Warner est passé là et la fin est plus conventionnelle. Pour tous ces éléments on ne peut pas dire que ça soit un grand Hitchock mais il reste intéressant pour le sujet abordé.