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Numéro Une
note moyenne
3,4
590 notes dont 80 critiques
6% (5 critiques)
18% (14 critiques)
44% (35 critiques)
23% (18 critiques)
10% (8 critiques)
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Votre avis sur Numéro Une ?

80 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 1559 abonnés Lire ses 1 184 critiques

2,5Moyen
Publiée le 25/10/2017

« Numéro Une » de Tonie Marshall donne l’impression de la part de la réalisatrice, de ne pas trop savoir sur quel pied danser... Et oui, à vouloir tout inclure dans cette histoire, à savoir à travers son personnage central interprété par Emmanuelle Devos, le féminisme (?), la réussite, l’accès au pouvoir, l’égalité homme/femme, la place de la femme dans le monde de l’entreprise, la vie amoureuse, la vie de mère et même la relation au père, il y a de quoi tergiverser et se perdre plus d’une fois... Chaque point est en effet traité, mais sans franche conviction d’autant plus que l’actrice ne semble elle-même pas trop persuadée par ce qu’elle représente en terme de réel enjeu au milieu de ce jeu de quilles ! Trop de doute, d’hésitation, de douceur émanent de sa présence, ce qui sont des sentiments incompatibles avec la férocité aux dents longues et aiguisées qui étaient de mise ici... Et de plus pas assez de situations stratégiques ou de véritable moments de travail, pour croire en la possibilité d’une vraie candidature pour ce poste clé de PDG en question. Aborder la question du féminisme ou de la place de la femme à ce niveau, n’est pas un choix pertinent, car les vraies aspirations ou motivations de tous ces très grands dirigeants, qu’il soit femme ou homme, seront et il ne faut pas se leurrer, le profit et rien que le profit... Point barre ! Les valeurs du féminisme et tout ce qu’il sous entend, sont donc relégués loin derrière... On pense à quelques noms en politique ou en entreprise notamment, où des femmes de pouvoir aux mains de fer ont fait leur place sans pour autant faire avancer leur propre cause, ou même y penser ! Ce genre de film avait en outre besoin d’un rythme d’enfer, d’un rythme à couper le souffle pour être à l’image du monde sans état d’âme de celles ou de ceux qui en tiennent les rennes, et on pense alors au très bon « Miss Sloane » où Jessica Chastain d’une autre trempe, était alors parfaite, taillée et dirigée pour y croire vraiment ! C’est tout le contraire qui se produit ici, des baisses de régime incessantes font sombrer l’ensemble dans une mollesse évidente alors que Tonie Marshall arrive pourtant sans peine à démontrer toutes les arcanes du pouvoir avec quelquefois intérêt et brio, soit toute cette mécanique machiavélique à détruire et à éliminer son concurrent par tous les moyens possibles ! Il y avait donc de bonnes idées, ainsi que pas mal de vérité énoncées mais franchement le problème de la représentativité de la femme en terme de ces gros postes clé, n’a qu’une place très éloignée dans la lutte des féministes dont les attentes ciblent plus des combats du quotidien, en terme d’égalité des chances et de salaire avec un champ d’action bien plus vaste, que ce soit dans le domaine public, politique, culturel ou encore comme ici économique... Alors certes, il n’y a pas que du mauvais dans cette réalisation mais de ressentir toute cette hésitation au niveau de la vraie finalité du film, donne le plus souvent une impression d’ennui avec pas mal de longueurs ou moments inutiles qui s’étirent sans aucune justification, puisque malgré les rebondissements retords qui s’accumulent, on se doute bien de la fin que l’on nous amène sur un plateau. Contrairement à notre héroïne, les autres acteurs interprètent pourtant leur rôles avec tout le cynisme nécessaire qui convient à ce genre d’individu et ce, qu’il soit féminin ou masculin, ce qui prouve encore une fois que nos belles valeurs humaines font bien pâles figures dans ce monde impitoyable qui n’en n’a rien à faire ! Dommage pour ce film bancal mais pas inintéressant, qui a du mal à trouver sa vraie raison d’être, son vrai but à atteindre en voulant aborder trop de thèmes à la fois sous la houlette d’une actrice pas assez taillée pour mordre réellement !

gerard d.

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4,5Excellent
Publiée le 20/10/2017

comment faire accéder une jeune femme au poste suprême d'une grande société. la réalisatrice nous offre un film brillant dévoilant les arcanes du milieux des affaires. le montage incisif et percutant donne une dimension extreme a ce superbe travail de réalisation et de direction d'acteurs. E Devos est fabuleuse, toujours égale sans flagornerie elle illumine le film, certes un peu difficile mais d'une grande efficacité.

dominique P.

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3,0Pas mal
Publiée le 11/10/2017

Le film est bien réalisé et bien interprété et l'histoire est intéressante. On nous montre bien la dure réalité du monde des dirigeants avec les manoeuvres, les bassesses, les difficultés pour une femme d'accéder au pouvoir. Cependant, je trouve que ce film manque de profondeur, de mordant. Ce n'est pas très percutant. Dans l'ensemble cela reste terne et plat et c'est dommage.

L'Info Tout Court

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3,0Pas mal
Publiée le 11/10/2017

Portée par une exceptionnelle Emmanuelle Devos et des seconds rôles tout aussi impliqués, le film dépeint une réalité sans pour autant sombrer dans les clichés. Tonie Marshall évite le manichéisme facile dans ce qui aurait pu se transformer en une énième guerre des sexes entre les agneaux féminins et les loups masculins. Dénoncer le sexisme oui, mais avec subtilité, élégance, justesse. L’impact n’en est que plus fort.

lionelb30

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2,0Pas terrible
Publiée le 19/10/2017

Comédiens pas mal , histoire pas mauvaise mais un rythme lent , parfois un peu confus et on n'arrive pas a se passionner pour cette histoire. Bon sujet de depart mais realisation plate.

vidalger

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3,0Pas mal
Publiée le 17/10/2017

Tonie Marshall et Emmanuelle Devos parviennent à donner corps à une réalité assez peu montrée - et souvent mal décrite - dans le cinéma français, celle des réseaux d'affaires, des luttes de pouvoirs dans les grandes entreprises. Sur un thème plutôt simple, l'accession au sommet d'une femme qui serait la première femme présidente d'une société du CAC 40, on nous montre les manigances, les petits chantages, les grandes manœuvres et les petites compromissions qui seraient nécessaires pour parvenir à de tels sommets. On songe à Proglio et Lauvergeon, à EDF, Véolia ou Areva et on ne doit pas être très loin de la réalité... Sur le plan de la narration, on se perd un peu dans une psychologie trop caricaturale et de faible niveau (le rapport au père, le deuil de la mère, la difficulté du couple formé par la chef d'entreprise avec son mari) qui n'apporte pas grand chose au film (si ce n'est notre plaisir de revoir le trop rare Samy Frey). Belle réussite toutefois sur un thème plutôt casse-gueule et bien exploité ici. On est presque dans un thriller tant on finit par se laisser prendre à adhérer à cette lutte pour un pouvoir qui, au final, mais ça c'est une autre histoire, semble assez vain ...

Gérard Delteil

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1,0Très mauvais
Publiée le 18/10/2017

Un film de bourgeois(e) destiné à un public bourgeois. Dans cette catégorie, Lelouch a réussi à rendre quelques-uns de ses films assez agréables, mais Tonie Marshall n'a même pas ce petit savoir faire. Tout est lourd, téléphoné et certaines séquences sont franchement grotesques. Le personnage d'Emmanuelle Devos ne correspond pas du tout à une femme de pouvoir de cette catégorie . Pour parvenir au poste de pédégère d'Areva, il faut avoir les dents qui rayent le parquet et un cynisme absolu. Or le personnage en question nous raconte qu'elle veut occuper la place pour sauver 10 000 emplois. Si les PDG, hommes ou femmes, avaient pour objectif de protéger l'emploi, ça se saurait. La meilleure façon de gagner et de séduire les actionnaires est au contraire d'avoir pour objectif de réduire les coûts salariaux pour augmenter les profits. Enfin, le sort des femmes dans les entreprises est bien le cadet des soucis de ces grand(e)s patron(ne)s. On notera au passage une publicité appuyée pour AXA, qui aurait lancé un gadget sur l'égalité interne entre femmes et hommes. Les salariées d'AXA harcelées par les cadres apprécieront. La réalisation est à l'avenant, avec des scènes de remplissages dignes des plus mauvaises séries. Mais ce serait insulter les téléfilms que de dire que ce navet est du niveau d'un téléfilm, car il en existe tout de même d'excellents.

Koko C.

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1,0Très mauvais
Publiée le 14/10/2017

1. Voilà un joli film sur le féminisme version grande bourgeoisie. C'est comique et un peu pitoyable. Aucune femme du film ne défend la cause des femmes. Leur objectif n'est jamais un combat pour l'égalité des femmes en général. C'est plutôt une bataille de quelques privilégiées qui cherchent à prendre des places de pouvoir. Bon. Soit. Pas très passionnant tout ça. — 2. Voilà un film qui loupe son sujet mais qui raconte quand même un truc. S'il parle de féminisme, c'est pour en faire un décor dans lequel se joue la lutte pour le pouvoir économique et social. La France, et c'est sans doute le côté le plus intéressant du film, est présentée comme une république bananière aux mains de quelques-uns. Pas inintéressant, même si je pense que cette critique sociale acerbe ne soit pas le propos voulu par la réalisatrice. — 3. Les critiques qui parlent d'un "Thriller" n'ont pas vu le même fim que moi. Il n'y a aucun suspens. Donc on s'ennuie un peu. Heureusement, un très beau casting sauve l'ensemble (Frey, Biolay, Devos, Berry, etc…). Mais heureusement qu'ils sont là ces acteurs, car la réalisation est très très poussive. La caméra ne sait pas où se poser. Des détails insignifiants sont mis en avant. On a sans arrêt droit au désormais fameux Engrenages dans lequel un avant plan flou occulte les 3/4 de l'image. Les plans de la Défense ou des éoliennes n'ont aucun intérêt, ni formel, ni symbolique… rien… Bref… Tout ça faisait un peu téloche à mamie. La conclusion : on passe un moment. Ni bon ni mauvais. Ravi de revoir Emmanuel Devos. 1 étoile pas plus car je ne recommande pas vraiment ce film. Il y a mieux à voir en ce moment.

momo M.

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2,0Pas terrible
Publiée le 19/10/2017

Le très bon jeu des acteurs sauve ce film. Un groupe de féministes tente d'imposer une femme à la tête d'un grand groupe. Elle va devoir se bagarrer contre le candidat masculin et déjouer tous les obstacles, professionnels et personnels. Il manque quelque chose à ce film pour nous le rendre vraiment captivant

Humphrey D.

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2,0Pas terrible
Publiée le 18/10/2017

De quoi parle Numéro une ? De la puissance de l’argent dans le monde de l’entreprise ? Très certainement. De l’existence de la corruption, de coups bas ignominieux pour conquérir le pouvoir ? A coup sûr. De la difficulté pour une femme d’atteindre cette puissance et ce pouvoir ? Absolument pas, et ici le film rate sa cible. En effet, alors que Tonie Marchal semble revendiquer l’existence d’un plafond de verre dans l’ascension professionnelle de toute femme à prétendre aux postes de décision, son propos se dissout dans la mécanique strictement fonctionnelle qu’elle déroule des vicissitudes relativement convenues qui animent les relations du monde du travail. Mettez un homme à la place de l’héroïne et les problématiques du film ne changent pas d’un iota. Le féminisme ou son juste contraire, la mysoginie n’y sont pour rien. Bien sûr, le film saupoudre le parcours de cette femme de quelques relents de machisme mondain, mais la férocité des coups qui s’y échangent ne relève en rien d’une quelconque inégalité homme/femme. Rajoutons à cela la formidable erreur de casting d’une Emmanuelle Devos, d’habitude plus inspirée, dont la mollesse et l’atonie viennent contrecarrer l’indispensable énergie et le mordant que l’on imagine volontiers être la colonne vertébrale de toute femme à haute destinée. Figure absente à son destin, elle promène son doux visage mélancolique, voire romantique, de scène en scène là où une relative agressivité semblerait plus à propos. Et que dire d’un Samy Frey en père improbable, à murmurer plus qu’il ne parle, devant incarner la figure tutélaire d’une autorité originelle face à laquelle il n’est point de réplique. Car de réplique, Emmanuelle Blachey n’en a point, si ce n’est d’éructer « Pardon ? » en réponse aux remarques sexistes de ses collaborateurs ou aux allusions phallocrates de Beaumel (Richard Berry). A vouloir défendre la cause des femmes par l'illustration de leur dépendance séculaire face aux hommes dans le monde professionnel, le film joue son exact contraire. En effet, sujets aux chantages masculins, elles utilisent ces mêmes armes pour leur promotion et par là s’identifient à ces mêmes hommes qu’elles prétendent combattre, fusion ultime de la victime et de son bourreau. Film de démonstration donc qui se perd un peu dans ses théorèmes, mais qui peut susciter une discussion par ces temps de polémiques sur le harcèlement au travail et la difficulté d’u monde sinon égalitaire , du moins respectueux des différences.

Jack R.

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 47 critiques

2,5Moyen
Publiée le 14/10/2017

Une brochette de bons acteurs mais sous exploités. Thème intéressant mais traité de façon trop décousue et Devos qui joue habituellement très bien ne semble pas être rentrée dans la peau du personnage. Certaines scènes tournées à l'hôpital ressemblent à un tournage de série B. De nombreux passages trop longs auraient dus être supprimés au montage car ils alourdissent l'intrigue. Bref, ce film manque de rythme et de clarté. Il contient les erreurs typiques du cinéma français qui a du potentiel mais bascule souvent dans les mêmes faiblesses : faire long quand on peut faire court. Dommage.

Yves G.

Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 1 076 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 16/10/2017

Brillante polytechnicienne du corps des Mines, Emmanuelle Blachey (Emmanuelle Devos) siège au comité exécutif de Théores, un géant de l'énergie. Un réseau de femmes aussi influent que discret la contacte en marge du Women's Forum de Deauville pour prendre la tête d'Anthéa, une entreprise du CAC 40. Peu sûre d'elle, mais flattée de la proposition qui lui est faite, Emmanuelle hésite à s'engager. D'autant que face à elle, l'influent Jean Beaumel (Richard Berry) est prêt à tout pour pousser la candidature de son poulain. Un homme évidemment. "Numéro Une" est un film à thèses. Depuis son titre avec ce E majuscule en rouge mat. Depuis son affiche où l'on voit Emmanuelle Devos, impeccable en tailleur pantalon, entourée d'hommes, sur les portraits qui ornent les murs et en face d'elle, anonymes et menaçants. Tonie Marshall - la seule femme à ce jour à avoir obtenu le César du meilleur réalisateur - ne s'en cache pas : elle a voulu faire un film sur "la difficulté des femmes à accéder à des postes importants". Tonie Marshall avait le projet d'en faire une série. "Numéro Une" en porte les traces, qui compte trop de rebondissements, d'intrigues secondaires que ses deux heures ne suffisent pas à développer. On aurait aimé avoir plus de respiration pour partager la vie d'Emmanuelle Blachey, ses espoirs et ses déceptions. "Borgen", "Baron Noir" et même "L’État de Grace" (mini-série française injustement oubliée pour avoir eu le tort en 2006 de prédire l'élection d'une femme à la présidence de la République) ont démontré qu'on pouvait efficacement décrire les arcanes du pouvoir à condition de s'en laisser le temps. Comprimé dans un corset trop étroit, "Numéro Une" a les défauts qu'on reproche aux premiers épisodes de ces séries, avant que, le temps passant, on se familiarise avec leurs personnages et leurs situations. Tout y sonne faux. Ce cénacle de femmes complotistes dévoué corps et âme à leur candidate. Ces hommes veules. Ces cocktails de l'Arop où se décide la liste des PDG du CAC 40. Ces palais élyséens au protocole empesé. Tout sonne faux sauf Emmanuelle Devos parfaite de bout en bout.

traversay1

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2,5Moyen
Publiée le 12/10/2017

Numéro une se termine par un petit goût d'inachevé. Peut-être par manque d'audace, tant le film semble parfois édulcorer son thème principal, le célèbre plafond de verre, plutôt par peur de paraître trop offensif et féministe et de verser dans la caricature. Tonie Marshall a préféré la subtilité et n'a pas déclaré la guerre des sexes dans ce microcosme d'hommes qu'est la très grande entreprise. Numéro une fourmille d'informations mais elles ne sont pas toutes de valeur égale pour alimenter une intrigue qui avance par à coups et de façon feutrée. Au moins y voit-on ce qui meut tout ce petit monde là, le pouvoir, principalement, et surtout les moyens pour y accéder et le conserver, à savoir les réseaux d'influence, y appartenir et s'y montrer constituant le socle indispensable à toute progression dans la hiérarchie (plus que la compétence, serait-on tenter de dire même si cela ne gâte rien d'en avoir un peu). Dans ce marigot, le portrait de l'héroïne détone un peu, par sa fragilité et ses traumatismes pas vraiment enfouis. Cela enrichit le portrait du personnage principal mais en même temps perturbe le récit dans le sens qu'il le rend moins percutant et incisif. Emmanuelle Devos s'épanouit dans un rôle taillée à sa mesure qu'elle maîtrise à la perfection. Les hommes qui l'entourent, cyniques et malins ne déméritent pas (Berry, Biolay) avec à part Sami Frey que l'on toujours heureux de voir (l'un des grands élégants du cinéma français avec les disparus Rochefort et Rich). Du côté des femmes, Suzanne Clément et l'étonnante Anne Azoulay tiennent bien leur partition mais on aurait aimé les voir davantage.

ATHMOS.ONER

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3,5Bien
Publiée le 10/10/2017

Si le sujet de l’égalité entre hommes et femmes au travail est à la mode, force est de constater que peu de films abordent le sujet. « Numero Une » apporte sa pierre à l’édifice avec Tonie Marshall aux commandes. Pour développer ce thème central des inégalités, nous sommes plongés dans les arcanes du pouvoir et dans ses combats entre réseaux d’influences masculins et féminins, au moment ou un poste d’importance va se libérer. Si aucune femme ne dirige une entreprise du CAC 40, ces femmes résolues comptent bien mettre un terme à cet état de fait. Malheureusement, les cercles féminins étant moins développés, et par conséquents, moins puissants, cela pose rapidement des problèmes d’éthiques : faut-il procéder en utilisant les même méthodes que les hommes ou bien parvenir à ses fins avec plus d’intégrité ? Le scénario évite l’écueil du féminisme qui n’aurait vraiment pas servi le propos et offre, en contrepied, une touche résolument féminine et positive bienvenue. Au lieu d’appuyer de façon manichéenne sur les mauvaises habitudes des hommes ainsi que sur les humiliations subies par les femmes dans leur travail, le film est truffé de passages malins qui suggèrent plus qu’ils ne soulignent. Nous voyons par exemple la main du directeur se poser sur le genou de sa collaboratrice pour la féliciter, chose qu’il ne ferait pas si c’était un homme. Autre exemple de passage significatif et pertinent, Emmanuelle Devos regarde des photographies de portraits de collaborateurs majeurs sur les murs de l’entreprise, se sont tous des hommes ! Le duo Berry - Biolay fonctionne très bien à l’écran et nous livre, sans artifices, les moyens politiques et les stratégies mis en œuvre pour se maintenir sur les plus hautes marches du pouvoir, sans oublier les sacrifices que cela implique. Aussi repoussant qu’ils peuvent l’être -dans le combat menés avec des combines d’arrivistes-, ces hommes ne sont pourtant pas uniquement noirs ou blancs, ils peuvent aussi être touchants et humains. Enfin, le film explore des raisons qui font que peu de femmes sont à des postes élevés, l’entourage peut avoir une influence négative (et pas uniquement la rivalité mari et épouse), les craintes de ne pas être à la hauteur et/ou de ne pas pouvoir résister aux nombreuses attaques des hommes déchus sont des craintes fondées. Si la mise en scène est trop typée téléfilm, elle offre quand même de beaux passages, à l’image des tours de la défense filmées en tonalités bleues qui accentuent l’impression de gigantisme et d’enfermement/écrasement du monde du travail. Sans oublier les employés entassés dans des bâtiments qui sont teinté de symbolisme d’attributs masculin. La boucle est bouclée !

framboise32

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3,0Pas mal
Publiée le 05/10/2017

Ce que n’avait pas envisagé Emmanuelle, même si elle était « prévenue » c’est la guerre et les coups bas qu’il peut y avoir dans ce milieu masculin. Tonie Marshall nous livre un film féministe. Elle livre un constat navrant sur la place de femmes au travail, un constat réaliste mais encore trop édulcoré, Le scénario est fait parfois de grosses ficelles et l’histoire avance péniblement. La 2ème partie du film est un peu plus réussie. La première partie est paresseuse. Les choses se mettent en place trop lentement. Le film a au moins le mérite d’aborder un sujet intéressant. L’atout du film est, et de loin, son casting haut de gamme. Emmanuelle Devos incerne le personnage principal. Une femme forte et fragile à la fois. Une mère, une épouse, une femme d’affaires entourée d’hommes ou il faut toujours se justifier, se battre. On retrouve à ses côtés avec plaisir l’élégant Sami Frey. Il y a aussi Suzanne Clément, Richard Berry, Benjamin Biolay, Francine Berger, John Lynch… Tonie Marshall nous propose un film sur le pouvoir et la place des femmes, sujet intéressant. C’est le mérite du film. Et puis il y a le casting 4 étoiles !! Framboisemood wordpress

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