Après le triomphe public et critique de Mary à tout prix, les frères Farrelly récidivent dans la comédie romantique, bien penchée sur le côté délire. Et pour se faire, ils ont eu l'idée de refaire appel à Jim Carrey, après le génial Dumb and Dumberer. En même temps, qui mieux que lui pouvait littéralement faire corps avec le personnage principal? Charlie Baileygates, policier à Rhode island, passe son temps à être gentil avec tous ses concitoyens qui pourtant prennent un malin plaisir à se moquer de lui. Et le pire, c'est qu'il le sait. Néanmoins, rien ne semble en mesure de briser la bonté de ce père divorcé. Jusqu'au jour où Charlie se révèle être schizophrène, et sa deuxième personnalité, Hank, est peu portée sur la bonne conduite. Imaginez donc Charlie forcé d'escorter Irène Waters dans un autre état, où elle accusée d'une grave infraction au code de la route...et tout cela en oubliant son traitement médical. Le voyage va très vite se transformer en délire rocambolesque. Enfonçons tout de suite une porte ouverte: Jim Carrey livre sa prestation la plus irrésistible depuis The Mask. Les frères Farrelly lui ont laissé carte blanche, et rien que pour lui, on en a pour notre argent. Chaque apparition de sa seconde personnalité met à rude épreuve notre mâchoire, tant Jim Carrey parvient à faire corps avec ses deux personnages, qu'il s'agisse du gentil Charlie, ou en Hank, le pervers. Avec ce dernier, le politiquement correct est carrément passé à la moulinette, et le délire va très loin. Face à lui, ou plutôt eux, Irène ne sait pas sur quel pied danser...et encore moins quand les sentiments s'en mêlent. Complète admiration pour Renée Zellweger qui parvient à tirer son épingle du jeu face au rouleau compresseur qu'est Carrey. Juste une réserve: elle concerne les enfants de Carrey, un poil trop vulgaires à mon goût. Sinon, la réussite est aussi grande que Mary à tout prix. Jim Carrey confirme qu'il est surement l'acteur le plus drôle au cinéma. Victoire par K.O.