Autour du coup d'état perpétué par le général Pinochet dans le chili de 1973, Jack Lemmon et Sissi Spacek vont former l'un des plus beaux et plus touchant couples du cinéma en jouant deux personnes, de générations et d'idées différentes qui vont se retrouver pendant la recherche de leur respectivement fils et mari. Le film s'avère d'une grande rigueur dans sa reconstitution, d'une grande intensité (le film est traversée sans cesse par des coups de feu hors-champs), d'une grande émotion et dénonce dans un même élan le rôle trouble des Etats-Unis dans leurs implications dans la politique en Amérique du Sud, et la violence militaire... Un grand film, un chef d'oeuvre même, par son coté instructif et émouvant qui me semble injustement oublié malgré sa palme d'or de 1982;
Costa-Gavras est un cinéaste "engagé", comme on dit, et c'est flagrant avec son Missing (Porté disparu) qui relate un fait - complètement inconnu de ma part - sur la disparation d'un journaliste lors de l'attentat au Chili de 1973. Je trouve le fait vraiment intéressant et très révélateur de ce que le réalisateur cherche à dénoncer : la main mise des Etats-Unis sur la politique de l'Amérique du Sud (ici donc, le Chili), pendant la guerre froide. Car on sait bien qui se cache derrière le coup d'état de Pinochet, alors qu'Allende avait été élu démocratiquement. Je trouve d'ailleurs que si maintenant faire un film sur ça, sentirait le réchauffé, Costa-Gavras a eu le courage de le faire quelques années après l'évènement, le projet a d'ailleurs été gardé sous silence pendant longtemps. Après, le film m'intéresse pas plus que ça en terme de cinéma, je le trouve un peu redondant par moment, il tourne un peu en rond, et je ne pense pas que Costa-Gavras parvienne complètement à faire ce qu'il souhaite, mais le film en reste quand même intéressant.
L'histoire de "Missing, porté disparu" est tiré d'évènements réels qui se sont déroulés au Chili en septembre 1973. Pour être plus précis, l'histoire du film se passe le 16 septembre 1973, soit cinq jours après que Salvatore Allende fut renversé par Augusto Pinochet, qui par la suite s'imposera comme l'un des chefs d'Etat les plus tyranniques que l'on ait connu. En 1982, neuf ans après, Costa-Gavras, cinéaste connu et reconnu pour son engagement et ses prises de positions nous offre une reconstitution de ces événements ayant ébranlé la politique chilienne. Cette fois il s'agit d'un rapt, celui d'un américain, ayant remarqué l'étrange présence d'américains sur les lieux des événements et qui a cherché à en savoir davantage. Mauvaise idée puisqu'il fut capturé. Son père, homme d'affaire américain décide de le retrouver, mais généralement, ce genre d'histoires ne connaît pas de fin heureuse. Il n'y avait que Costa-Gavras pour réaliser un film pareil, car il était le seul cinéaste à pouvoir plonger le spectateur au plus près des conflits de nature politique. Et ce film attaque indirectement les états majors américains que l'on retrouve partout et même si ces derniers mentent de manière éhontée, tout le monde connaît leurs motivations. Et n'oublions pas de préciser que ce film fut récompensé de la palme d'or au festival de Cannes en 1982. Une juste récompense et pour le réalisateur et pour les acteurs.
On connait Costa -Gavras pour ses films engagés et politique , une oeuvre forte et puissante sur un père à la recherche de son fils disparu pendant les évènements qui ont permis le coup d’état du Chili en 1973 .
Costa-Gavras aura été tout au long de sa carrière un cinéaste plus qu'engagé, qui arrive à fondre ses idées avec une maîtrise formelle étourdissante qui lui permet de passer les décennies avec facilité. Il évoque içi le destin (réel) d'un jeune auteur américain, qui se retrouve au Chili durant les débuts de la dictature et qui découvre le rôle joué par la CIA dans cette affaire. Porté disparu, son père, loin de partager ses opinions, va tout faire pour le retrouver. J. Lemmon trouve içi un des plus beaux rôles de sa riche carrière, épaulée par S. Spacek, et le scénario, documenté, arrive à nous immerger dans cette atmosphère irrespirable, quand bien même rien ne soit formellement prouvé, mais qui nous soulève le coeur. La mise en scène est bien sûr brillante et participe à cette immersion. Avançant puis reculant, tout est raconté du point de vue des personnages principaux, qui ne savent rien, et qui découvrent, horrifiés, la réalité mais qui doutent aussi beaucoup, à cause d'une administration qui veut tout nous cacher. Brillant, convaincant, joué, écrit et réalisé à la perfection, un grand film du genre. D'autres critiques sur
Un bon Costa Gavras qui a su doser comme il fallait la part documentaire avec l'intrigue touchante et tirée de faits réels. Le récit est construit pour maintenir le mystère du sort du jeune homme tout en dévoilant la face cachée du coup d'état prenant soin de ne pas convier les journalistes dans les zones de non droit. Interprétation émouvante et une atrocité de la dictature bien dévoilée où n'importe qui aurait pu se retrouver prisonnier et exécuté sommairement.
Un grand film qui dénonce les activités des services américains qui ont permis à des bienveillantes dictature de faire beaucoup de morts et que ce ne soit pas des communistes les dirigeants. Et après ils se permettaient de dirent qu'ils était pour la démocratie alors que c'est leur intéret qui les préoccupait. J'aime beaucoup le père qui progressivement changer ses points de vue et se rendre compte que la recherche de son fils est perdue, la fiancé est aussi très touchante. Costa-Gavras réalise encore un chef d'oeuvre.
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4,0
Publiée le 27 octobre 2019
Bouleversante Palme d'or (ex aequo avec "Yol" de Yılmaz Güney) que met en scène un Costa-Gavras au sommet de son talent! Un sujet controversè mais une histoire qui tient en haleine jusqu'à la dernière seconde, jouant constamment sur la terreur au quotidien d'un Chili dèchirè! Un drame sur l'individu, intime et d'une redoutable efficacitè, que le cinèaste traite avec une justesse imparable! Performance exceptionnelle de Jack Lemmon qui n'aura pas volè son Prix à Cannes! Sissi Spacek s'en tire ègalement avec les honneurs dans un rôle difficile! Une oeuvre politique forte qui ne peut laisser indiffèrente, avec la musique de Vangelis...
Film important pour l'histoire (vraie) qu'il raconte plus que par les qualités de réalisation ou d'écriture. Mélange entre oeuvre politique et drame familial, certaines scènes sont vraiment fortes et tristes. Jack Lemmon et Sissy Spacek sont parfaits dans leurs rôles.
Ce magnifique film qui retrace un événement, malheureusement historique, nous rappelle qu'à moins de pouvoir dénoncer, preuves à l'appui, des faits et gestes, il convient de se protéger dans un premier temps et d'enquêter en silence...
Du très bon Costa-Gavras comme d'habitude. Film intelligent, instructif et qui fait figure de témoignage historique sur le Chili. Le genre de grosse production américaine comme on n'en fait plus, hélas.
Le début est un peu lent mais dès l'arrivée de Jack Lemmon (décidément excellent), le film est passionnant et l'on oublie le côté un peu vieilli de la mise en scène grâce au scénario très captivant et à l'inbterprétation.
Un film politique fort, sans compromis et avec beaucoup de dignité, qui démontre toute l'implication des Etat-Unis dans le coup d'état du Chili, par le biais de la disparition d'un journaliste. Bien sûr ce film est d'autant plus solide qu'il se base sur une histoire vraie. Incontournable