Un Tramway nommé désir
Note moyenne
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175 critiques spectateurs

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Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2016
Sans Marlon Brando, un Tramway nommé désir n'aurait sûrement pas le même charme, (j'irais même jusqu'à dire sans Marlon Brando et sa traînée de sueur sur son marcel légendaire) et pourtant c'est bien la prestation de Vivien Leigh éblouissante dans le pathétique, qui est le plus remarquable ici. Leurs personnages, en totale opposition, s'affrontent tout au long de l'intrigue jusqu'à une confrontation tragique, intrigue se déroulant de façon théâtrale dans un décors quasi-unique. Une ambiance anxiogène et érotique, mêlant la violence de vivre sans compassion du personnage de Brando à sa délicate belle sœur dépressive et mythomane. Ça fait parti de ces films inoubliables qui marquent les esprits pour différentes raisons. Perso j'adore le "Hey Stella !!! " et la scène de soumission en bas de l'escalier. Cette relation quasi animale qui lie le couple est incompréhensible pour la sœur Vivien, perti dans ses conventions et bonnes mœurs qu'elle n'a fait que trahir à ses dépends. Les dialogues pèsent un peu trop lourd dans la balance, mais au final c'est bel et bien un face à face incontournable (chacun ayant réussi son coup malgré eux...).
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2016
Du texte de la pièce écrite par Tennessee Williams à la mise en scène d’Elia Kazan, « Un Tramway nommé Désire », est envoûté par l’animalité explosive d’un flamboyant Marlon Brando qui "bouffe" littéralement l'écran. L'énigmatique Vivien Leigh, Kim Hunter et Karl Malden complètent cette distribution qui a fait la renommée de cette adaptation. Souffrant de plusieurs cassures de rythme et de certaines longueurs, il se dégage de ce film, au sous-entendu sexuel évident, une belle intensité dramatique.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 février 2016
Beaucoup trop long ! Et pénible à regarder aujourd'hui. J'ai apprécié les premières minutes avec Marlon Brando mais de nos jours, il s'agit d'un film soporifique avec des dialogues profonds de l'époque que l'on entend mal aujourd'hui à cause de cette lancinante musique tout le long du film et des histoires narrées par des personnages très bien interprétés mais à recadrer dans leur époque. Aujourd'hui, c'est un film poussiéreux qui a du mal à capter l'attention du spectateur jusqu'au bout. A réserver aux amoureux du cinéma américain des années 50, en noir et blanc.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2016
Après avoir entend tant parler de "Un tramway nommé désir", je me suis enfin décidée à le voir. Le film terminé, je ne savais pas quoi en penser, je cherchais à comprendre le film sans arrêt, à me demander "Pourquoi tel personnage a réagi de cette manière", et c'est dans ces moments là qu'il faut se rendre à l'évidence : c'est un grand film.

Je commencerais par les défauts du film, peu nombreux, qui justifient que je ne lui ai pas mis 5/5. De temps en temps, le film est trop théâtral. Bien que Vivien Leigh est impressionnante dans ce film, j'ai trouvé qu'à certains moments, son jeu était trop surjoué, trop théâtral justement. Après ce n'est que mon avis. Cependant, je suis moins sévère avec ce film qu'avec d'autres : il ne faut pas oublier qu'il date de 1951.

Concernant mon avis sur le film, le désir est ici au coeur de l'affiche. En effet, on commence tout d'abord par le tramway nommé "Désir", le désir sexuel, le désir de "rester jeune", etc... Le jeu interprété par Vivien Leigh, bien que j'en ai critiqué certaines substances à certains instants juste avant, reste magistral. Héritière ruinée, elle devient perturbante jusqu'à la fin du film. En effet, on assiste à l'étendue spoiler: des problèmes psychologiques dû au suicide de son ex-mari, qui vont la rendre folle jusqu'à la fin où finalement elle se fait amener à l'asile psychiatrique
.

Marlon Brando lui, bien qu'interprétant un homme vulgaire et violent, crève l'écran, il ne faut pas se le cacher. C'est lui qui monopolise l'attention dès qu'il apparait en scène. Il suffit de se rappeler la scène de la rencontre entre Blanche et Stanley.

La soeur de Blanche, Stella, est aussi intéressante. En effet, elle paraît tout d'abord folle amoureuse de son mari Stanley. spoiler: La scène où Stanley bat sa femme, enceinte, qui court se réfugier chez la voisine pour ensuite retourner chez son mari, en pleurs, et trempé par la pluie est révélatrice : c'est le désir qui est au coeur de la thématique de ce film. Il faudra attendre la fin du film pour se réjouir et espérer qu'elle ne retourne plus chez ce mari violent
.

Pour résumer, Un tramway nommé désir est un film perturbant, on ne s'attend pas à ce déroulement là mais c'est un grand film, et je pense sincèrement qu'il faut l'avoir vu au moins une fois.
Cinégab
Cinégab

5 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mai 2016
"Un tramway nommé désir" d'Elia Kazan est un grand classique. Son atmosphère, basée sur d'ingénieux clair-obscurs, est particulièrement oppressante. C'est un film marquant et qui met mal à l'aise.

On y suit Blanche Dubois, une sorte de Scarlett déchue, dans la fin de son inexorable descente aux enfers. Déjà fragile, son beau-frère Stanley achève de la rendre folle en la harcelant, violentant et finalement violant.

Outre une très bonne réalisation qui fait honneur à la pièce de théâtre de Tenessee William, on notera que l'histoire est particulièrement réussie. Les personnages sont intéressants car très creusés et contrastés et la folie de Blanche est parfaitement bien rendue.

Le film tient également à ses acteurs d'exception. On y voit la confrontation entre le vieux Hollywood avec l'incroyable Vivien Leigh, touchante et agaçante, et la nouvelle génération avec le grand Marlon Brando. Si le jeu de Leigh est plus théâtral, il n'en reste pas moins très beau et parfaitement ressenti. Quant à Brando, il a cette présence bestial et ce jeu si intériorisé. On notera également que les acteurs de Mitch et Stella sont excellents.

En bref, malgré quelques longueurs, un classique et très bon film à avoir vu.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Tennessee Williams ou Elia Kazan ont du voir la pièce "street scene" avant d'écrire cette chronique des rues. Le film est vraiment une incursion dans une de ces maisons où l'homme "brutal, bestial et rustre" fait la loi et où la femme lui obéit même malgré les coups. Mais une fois qu'on y est rentré on voit ce monde fascinant dans une sensualité non dissimulée: celui des corps suaves et transpirants, celui de la fascination pour le vrai mâle excitant dans sa force incontrôlée. Et VL si fragile, au charme incontrôlable et qui laisse son secret la dévorer. Une composition extraordinaire et jeu d'acteurs en général excellent.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 avril 2016
Adaptation d'une pièce de théâtre de Tennessee Williams, Un tramway nommé désir fonctionne donc comme un huit-clos. L'ambiance y est très ambiguë, malsaine et parfois pesante, du fait de la grande ambiguïté des personnages. Les dialogues sont également très bien écrits et la mise en scène est très belle... Toutefois il y a des défauts : on ne nous montre que les mauvais côtés des personnages qui deviennent de ce faut vite assez antipathiques, ce qui occasionne des longueurs. De plus, l'interprétation de Vivien Leigh est aussi insupportable d'excès que son personnage (et on lui file un oscar derrière...), par rapport aux autres interprètes, beaucoup plus sobres.
Ne vous fiez pas au titre, il n'y a rien de beau dans ce film, il n'y a pas d'amour, il n'y a que du malsain, mais que voulez-vous, j'aime les films réalistes et cette œuvre de Kazan, par son propos, sort du lot.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 juin 2015
Marlon Brando et Vivien leigh sont ici au sommet de leur art .
Un film incroyable ,saisissant ou on assiste à la naissance d un monstre sacré avec marlon Brando bref un film culte !
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 février 2015
Pardon, pardon, ne me lancez pas des pierres, je n’ai pas aimé « Un tramway nommé désir ». Oui, je sais... Inacceptable. Mais j’ai quelques arguments pour ma pitoyable défense. Je peux toujours vous expliquer pourquoi le film ne m’a nullement touché. La définition des personnages est essentielle à l’immersion dans une œuvre. Si l’on se sent un minimum touché par les protagonistes, on se retrouve plus enclin à être emporté par les péripéties qu’ils vont vivre. Ce qui me gêne le plus dans « Un tramway nommé désir », c’est justement la façon dont les héros ont été peints. À aucun moment je n’ai été en mesure de ressentir de l’empathie envers ces personnages, à aucun moment je n’ai été capable de les comprendre. L’héroïne Blanche est confuse. Est-elle réellement saine d’esprit ? Que cachent ses crises, ses cris et ses larmes soudaines ? Quel est exactement la raison de sa visite à sa sœur Stella ? Qu’est-ce qu’elle veut à la fin ?! Elle est tellement impénétrable, qu’elle m’a tout simplement donné l’impression de ne même pas être elle-même au courant de ses desseins. Le personnage de Marlon Brando ne m’a pas semblé plus à la hauteur. C’est donc lui le héros que tout le monde adore ? Une brute épaisse sans consistance, parfois plus proche de l’animal que de l’homme ? Un macho qui ne se remet jamais en question ? Seuls Mitch et Stella semblent avoir conservé leur bon sens. Malheureusement, le premier se fait jeter (oups spoiler) et la deuxième ne dit presque jamais rien. Alors forcément, avec de tels personnages, pas facile de se passionner pour leur histoire. Je ne suis même pas sûre d’avoir compris. Je me demande quel était l’intérêt de tout ce tintouin. Aujourd’hui encore, je n’ai toujours pas compris où Elia Kazan -le réalisateur- et Tennessee Williams -l’auteur de la pièce d’origine-, ont voulu nous mener.
Yetcha

1 081 abonnés 4 754 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 janvier 2015
Considéré comme un chef-d'œuvre parmi les chef-d'œuvre, ce film est bel et bien surnoté, en tout cas en le regardant aujourd'hui. Le personnage de Blanche est juste insupportable et rend l'ensemble et donc son histoire difficilement accrocheuse. Les décors carton pâte et les dialogues sans grande inspiration. Brando fait ce qu'il peut mais ne sauve pas l'ensemble. Une déception pour moi qui n'avait toujours pas vu ce film. Maintenant je sais que son statut est usurpé comme c'est parfois le cas dans les grands classiques et les "c'était mieux avant". Et bien non, ici, ce n'était pas mieux et loin de là.
Acidus

872 abonnés 3 941 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2015
Grand classique du cinéma et grande déception pour ma part. Avec une histoire - composée en grande partie de disputes à n'en plus finir - qui tourne rapidement en rond et une Vivien Leigh qui en fait des tonnes, "Un Tramway nommé désir" ne m'a pas plus emballé que cela et a même réussi à m'ennuyer sur certains passages. Elia Kazan conserve un aspect théâtral à son film notamment dans le jeu des acteurs. Cette particularité est énervante il est difficile de prendre au sèrieux certaines scènes lorsque la mise en scène et les interprétations sont à ce point exagérés. Heureusement, Marlon Brando se distingue et relève le niveau avec une performance de haute volée tout en virilité. De même, le réalisateur nous offre une fin palpitante et intense mais ne faisant malheureusement pas oublier les trois premiers quarts du long métrage. Assez loin du chef d'oeuvre annoncé.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2015
Ils sont rares, les acteurs qui me poussent à découvrir un film. D'habitude, je procède plutôt par réalisateur, ce qui me semble bien plus cohérent tant il est parfois important d'être imprégné de la filmographie de l'auteur pour comprendre au mieux son oeuvre. Voilà qui souligne à quel point le Marlon Brando des débuts était un acteur à part, lui qui m'a poussé à regarder Un Tramway nommé désir sans rien connaître du pourtant réputé Elia Kazan. C'est en effet ce rôle animal, taillé sur mesure pour son aura, qui aura valu à Brando d'être propulsé sur le devant de la scène comme un sex-symbol incontournable aussi bien qu'un acteur de premier plan. In fine, sa prestation très actor's studio, est sans doute la seule à ne pas paraître forcée, aux côtés de comédiens (Vivien Leigh, oscarisée, en tête de liste) qui emboîtent le pas de Kazan dans une adaptation trop littérale d'une pièce de Tennessee Williams. Le résultat, hyper théâtral, perd beaucoup trop en naturel pour que l'hystérie et l'angoisse au centre du long-métrage justifient totalement ces choix de jeu et d'écriture outranciers. Les dialogues et l'intérêt du récit qui confronte le désir brut (dont Brando est le vecteur idéal) à l'intellectualisation des sentiments, tiennent un moment le film sur ses fondations, mais l'édifice finit quand même par lasser quelque peu sur la fin. Un classique sans doute un poil usurpé, quoi que ses choix minimalistes en terme de mise en scène et d'artifices de réalisation lui fassent traverser le temps sans réellement en subir les outrages, et que son noir et blanc soit toujours très beau à regarder. Pour ce qui est de l'impact sur le spectateur, Un Tramway nommé désir demeure quand même sans doute moins universel. Par contre, reste Marlon Brando, toujours aussi saisissant.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2014
S'il n'y avait d'excellents acteurs, ce "Tramway nommé Désir" n'aurait sans doute pas eu la même saveur, ni la même aura ou le même succès. Ils portent à bout de bras une adaptation nette et sans bavure de la pièce de Tennessee Williams. Une véritable tension existe entre les personnages, dont les interactions sont très bien mises en scène. Ceci dit, les dialogues, bien que formidables, ont finit par me lasser sur la fin, que j'attendais avec impatience.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 décembre 2014
Pour parler moderne, voilà un beau film de fous. Oui de fous, car entre la folie bestiale et explosive de Marlon Brando et la schizophrénie latente à tendance mythomane de la belle Vivien Leigh, cette adaptation de la célèbre pièce de Tennessee Williams par Elia Kazan génère une œuvre ne manquant pas de piment pour l'époque. Bardés de tensions sexuelles, notamment lors des confrontations entre le viril Brando, Apollon sanguin et fondamentalement grotesque, et la vaniteuse Vivien Leigh, sorte de princesse fanée à la beauté atypique, « Un tramway nommé Désir » est un film à l'atmosphère malsaine et parfois presque vénéneuse, marquant un tournant dans l'univers feutré et calibré du cinéma américain des années 40. Le carcan social crasseux et la violence des relations entre protagonistes retournent tous les codes préétablis des romances hollywoodiennes dîtes « classiques ». Marlon Brando explose littéralement et acquiert son statut de sex symbol, sa prestation lui ouvrant les portes des plus grands plateaux. Avec sa réalisation fiévreuse, ses quelques longueurs au démarrage et son casting très bien dirigé, ce film multi-oscarisé s'impose comme une référence solide du cinéma américain.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 décembre 2014
Malgré l'énorme prestation virile de Marlon Brando, qui éclabousse cette pièce de théâtre (Tennessee Williams) filmée, aux dialogues réussis mais interminables, "Un Tramway nommé Désir" m'a trop souvent lassé, pour ne pas dire ennuyé... D'autant plus que Vivien Leigh à tendance à cabotiner par moments. Pourtant, le film d'Elia Kazan est très réussi d'un point de vue technique, mais cela ne fait pas tout... La dernière demie-heure du film - un peu plus folle^^ - est tout de même plus captivante. D'ailleurs, la dernière réplique de Blanche, qui conclut le film, est excellente : "Je ne vous connais pas, mais j'ai toujours eu confiance en les inconnus". Un tramway très mouais. :)
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