J'aime bien ce film, il n'est pas vraiment génial mais j'adore le cinéma de Terry Gilliam, réalisateur à l'univers riche et imaginatif et Bandits, bandits est un hymne à la rêverie. L'une des raisons pour lequel j'ai un faible pour ce film, c'est que je ai eu l'occasion de le découvrir à la télévision étant ado, et il m'avait permis de me rendre compte qu'il existait un cinéma qui sortait un peu des conventions habituelles. Issu de la troupe comique des Monty Python, Gilliam était le seul américain de ce groupe britannique puis il se lança dans une carrière de réalisateur, sur certains de ses films il garde un lien avec ses anciens camarade. C'est le cas ici, on peut apercevoir John Cleese dans la peau d'un Robin des Bois très décalé, et Michael Palin apparaît aussi de plus il a co-scénarisé ce film. On suit les aventures d'un gamin à l'esprit très fertile ayant des parents peu soucieux de lui, il va voir apparaître dans sa chambre 6 nains qui ont volé à l'être suprême une carte leur indiquant les failles de sa création, ils peuvent voyager à travers les temps et les époques, le petit Kevin est embarqué avec eux. Plusieurs acteurs célèbres y font une apparition comme Sean Connery en roi d'une cité de l'antiquité, ou Ian Holm dans la peau d'un Napoléon très bizarre. C'est un film qui fonctionne bien dans l'ensemble, certains passages sont plus oniriques, d'autres plus sombres mais toujours avec beaucoup d'humour. La dernière partie dans l'antre du Malin est peut-être l'un de mes passages préférés, avec une scène d'évasion d'une cage suspendue dans le vide assez impressionnante. Georges Harrison (ex-Beatles) est producteur du film et signe la chanson du générique final.
Toute la folie des Monty Python, même s'ils ne sont que trois dans ce film. Gilliam nous entraîne dans son univers délirant et irrésistible : tout simplement cartoonesque !
Ce deuxième film en solo de Terry Gilliam est le dernier à subir encore l'influence Monty Python et annonce déja les rêves délirants de ses prochains. Gilliam est encore malhabile avec la caméra, on sent qu'il manque des plans de liaisons dans le montage (cependant il faut avouer, qu'il y a déja un très net progrès par rapport au découssu de "Jabberwocky"). De plus, le film a du mal a contenir l'imagination débordante du réalisateur, ce qui lui donne malheureusement un coté hystérique et bordelique, alors que le scénario de base était vraiment splendide.