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    Nevada
    note moyenne
    3,9
    1219 notes dont 121 critiques
    répartition des 121 critiques par note
    16 critiques
    53 critiques
    40 critiques
    8 critiques
    4 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Nevada ?

    121 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2436 abonnés Lire ses 1 404 critiques

    4,5
    Publiée le 21 juin 2019
    « Nevada », un film magnifique d’une puissance rare, où l’humanité frémit et émerge de toutes parts, pour nous émouvoir secrètement mais totalement ! Matthias Schoenaerts dégage dans son rôle de prisonnier taiseux un magnétisme fou qui nous envoûte littéralement... Au contact de Marquis, ce superbe mustang sauvage et fougueux, cet être dur et froid, véritable bloc de chair et de muscle, qui cache une sensibilité à fleur de peau va découvrir ce que signifie communiquer et surtout aimer, en découvrant sa part d’humanité auprès d’un cheval qui a lui aussi tout à apprendre de l’homme ! Une communion intense de tous les instants et ainsi une possibilité de rédemption et de pardon inespéré pour ce dur à cuire muré dans son silence, dont des moments de grâce resteront à jamais gravés dans nos mémoires... On observe ainsi toute une reconstruction qui s’opère, à travers ces deux êtres qui apprennent à communiquer, à ressentir de l’affection et des sentiments, où Roman s’humanise complètement au contact de ce cheval à son image, tandis que Marquis apparaît tout à coup enfin tendre et en demande de caresses de ce maître qu’il découvre après sa vie de liberté ! C’est à ce niveau, quand l’affect se met en place, que le film tient toute ses promesses, et la réalisatrice, Laure de Clermont-Tonnerre, le fait de manière habile et admirable ! Malgré une dignité et une humilité évidente, ce témoignage est d’une intensité tellement incroyable, que le spectateur est saisi d’une grande émotion... Un film d’une grande beauté qui nous plonge dans un univers carcéral étouffant, tandis que tel un paradoxe, ces superbes grands espaces aux alentours sont évidemment synonymes de liberté et de respiration, ce que chacun de ces hommes au contact de ces chevaux, peut enfin espérer simplement enfin connaître... Bravo !
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 16 juin 2019
    Pas encore tout à fait âgée de 36 ans, la comédienne française Laure de Clermont-Tonnerre est dorénavant installée à Los Angeles et elle semble vouloir mettre sa carrière d'actrice entre parenthèses afin de se consacrer à la réalisation. Il faut dire que "Nevada", son premier long métrage, prouve de façon indubitable qu'elle a des dons pour cela : l'art de raconter une histoire, de se situer dans l'émotion sans tomber dans la mièvrerie, le sens du rythme, la justesse des plans, la direction d'acteurs, etc. Après Tavernier dans "Dans la brume électrique", elle prouve que des réalisateurs et des réalisatrices français peuvent faire des films américains tout aussi bons, voire meilleurs, que ce que font les réalisateurs locaux. Aimant la nature et les animaux, Laure de Clermont-Tonnerre est également très intéressée par tout ce qu'on peut faire en matière de réhabilitation dans les prisons. Sur ce sujet, elle avait réalisé un court-métrage en 2014 : "Rabbit". Il s'agissait du portrait d'une femme, détenue dans une prison de haute sécurité de l'État de Washington, qui entamait un programme de réinsertion basé sur la cohabitation des détenus avec des animaux domestiques. Ici un lapin blanc. Autant dire que la réalisatrice s'est montrée très intéressée lorsqu'elle a appris que, dans plusieurs prisons des Etats-Unis, il existait des programmes de réhabilitation des prisonniers par les mustangs, ces chevaux sauvages qui pullulent dans l'Ouest américain et qui sont considérés comme étant un fléau pour les fermiers qui voient leur prés broutés par ces chevaux plutôt que par leurs vaches. Il est donc procédé régulièrement à des captures de ces chevaux dont beaucoup sont abattus. Un certain nombre sont envoyés dans des prisons afin d'être domestiqués puis vendus aux enchères. Une chance de rester vivants pour ces chevaux et de retrouver une voie pour les détenus retenus pour participer à ces programmes de dressage. Bien aidée par Kathleen O’Meara qui dirige le département psychologie/ psychiatrie des prisons californiennes, Laure a travaillé 5 ans sur son projet, visitant de nombreuses prisons pratiquant ce type de programmes et discutant avec des détenus. Elle a également reçu l'aide de Robert Redford, lui-même très branché cheval et qui, ayant vu son court-métrage et étant très intéressé par son projet, est devenu producteur exécutif du film. Pour personnifier le sujet qu'elle voulait traiter, elle a choisi de raconter l'histoire de l'un des prisonniers qu'elle avait rencontrés. Apparu très tôt dans le projet, Matthias Schoenaerts s'est beaucoup investi, participant lui-aussi à la visite de nombreuses prisons. Dans le rôle de Roman Coleman, dont les raisons pour lesquelles il est en prison ne sont données que tard dans le film (donc, on ne les divulgâchera pas !), il est magistral dans un rôle qui demande un mélange de force physique, de brutalité difficilement canalisée et de sensibilité à fleur de peau. On retrouve aussi avec plaisir Bruce Dern qu'on avait tant aimé dans ... "Nebraska" (Il lui reste encore un certain nombre d'états à honorer de sa présence !) et qui, ici, interprète le vieil homme qui pilote l'opération de dressage des chevaux dans la prison. A noter que plusieurs anciens prisonniers jouent plus ou moins leur propre rôle dans le film. Laure de Clermont-Tonnerre était tout à fait consciente que ce qu'elle tournait était proche d'un western, et, de ce genre, elle a gardé l'alternance de plans larges et de plans (très) serrés. Par contre, "Nevada" étant un film sur l'enfermement, que ce soit celui des prisonniers que celui des chevaux, elle a choisi le format 1.66 plutôt que le 2.35. La photographie du belge Ruben Impens, le directeur de la photographie attitré de Felix van Groeningen, est absolument splendide : cf., en particulier, la première scène, celle de la capture des chevaux, tournée à Misfits Flats, un lieu utilisé par John Huston dans "Les désaxés".
    Clémentine K.
    Clémentine K.

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    4,0
    Publiée le 27 juin 2019
    Sans beaucoup de mots, tout dans les yeux et l’attitude des personnages. Une histoire forte, poignante et très émouvante sans pour autant en faire trop. L’histoire d’une histoire tout à fait réussie, bravo. J’ajoute que l’acteur principal n’aurait pas pu apporter de meilleure interprétation tant il a su se montrer émouvant du début à la fin.
    dominique P.
    dominique P.

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    3,5
    Publiée le 21 juin 2019
    C'est un drame très poignant mais aussi très dur à visionner. En effet, tout le long, on ressent la souffrance de ce prisonnier mais aussi la souffrance de son cheval et ce n'est pas facile, pas de tout repos. Il s'agit d'une histoire vraie, je veux dire par là que des vrais détenus aux USA s'occupent de chevaux sauvages. C'est bénéfique à la fois pour les chevaux et les détenus. J'ai apprécié ce film mais j'insiste sur le fait que c'est très éprouvant à visionner.
    AM11
    AM11

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    3,5
    Publiée le 7 juin 2019
    "The Mustang" est un drame carcéral qui essaie d'être positif en mettant en avant les bienfaits d'un programme avec les chevaux, mais qui n'élude pas la dureté de ce milieu impitoyable. Roman et son cheval Marquis sont identiques, deux êtres "sauvages" qui ont du mal avec les gens. Deux êtres que ce programme est censé aider. Les deux vont devoir mettre de côté leur appréhension pour apprendre à se connaître et à se faire confiance. La comparaison avec les deux est évidente d'ailleurs lors d'une scène du film, un personnage décrit le cheval et l'on pourrait croire qu'il parle de Roman tant les mots utilisés le décrivent parfaitement. Comme je l'ai dit au début, c'est un film qui traite également de la vie en prison donc ne vous attendez pas à voir une histoire uniquement sur Roman et son cheval. On apprend à découvrir cet homme incarcéré depuis 12 ans, son quotidien avec son détenu Dan, sa relation avec les autres détenus du programme et sa vie passée grâce aux visites de sa fille. Un ensemble qui fonctionne bien même si j'aurais aimé que l'histoire se focalise encore plus sur le programme et sur le lien naissant entre Roman et Marquis, car c'est ce qui offre les plus beaux moments du film alors que le reste laisse un certain gout d'inachevé avec des sous-intrigues pas toujours utiles. En somme, un bon et beau premier film porté par un très bon Matthias Schoenaerts.
    Audace26
    Audace26

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2019
    Un film maîtrisé de bout en bout. La froideur du milieu carcéral, la beauté sauvage de l'environnement où évoluent les mustangs sauvages...toute la narration, subtile et attachante, oscille entre ces deux mondes, si différents mais si proches a la fois. Les chevaux filmés avec talent et attachement apparaissent comme un outil thérapeutique pour ces detenus, condamnés a de longues peines. Le film est bouleversant parce qu'il raconte une certaine perception de la nature humaine où l humilité du monde animal nous oblige. Un grand et beau film où on peut sentir l inspiration de Robert Redford.....
    Véronique P.
    Véronique P.

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 78 critiques

    4,0
    Publiée le 24 juin 2019
    Vu en VO : sans regret ! Belle histoire, bons acteurs, paysages, sensibilité humain avec son cheval, à voir !
    zorro50
    zorro50

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    4,5
    Publiée le 20 juin 2019
    Un très bon film, âpre, sombre et dur dans un pénitencier au Nevada. Matthias Schoenaerts le taciturne interprète à la perfection un rôle difficile qu’à une certaine époque on n’aurait pu confier qu’à Lino Ventura. Les dialogues sont rares mais les visages en disent long. L’émotion est si intense dans les moments forts, qu’elle vous arrachera quelques larmes même si vous êtes en bêton. L’osmose entre le cheval et l’homme est exceptionnelle
    Jaqueline R
    Jaqueline R

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    5,0
    Publiée le 20 juin 2019
    Un film magnifique, un sujet fort que l'on ne connaissait pas. Nous avons vu le film en avant-première en présence de la réalisatrice adorable et passionnée, qui a répondu à nos nombreuses questions. Quelle belle relation que celle de cet homme avec ce cheval au sein de cette prison, au milieu de la nature désertique. Un très bon film !
    Francis S.
    Francis S.

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    4,0
    Publiée le 22 juin 2019
    Pour son premier long métrage, Laure de Clermont-Tonnerre établit plusieurs ponts intéressants. Entre la peine et la rédemption. Entre la prison et l'infini du Nevada. Entre l'homme et l'animal. Entre le cinéma français et le grand spectacle à l'américaine. Entre la violence contenue et l'amour indicible. Mathias Schoenaert sert tous ces desseins avec une force intérieure époustouflante. Il n'y a pas de happy end et pourtant c'est un film de foi, d'espérance et de charité. Un grand souffle d'air vrai dans ce monde si rance. Une réussite.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,0
    Publiée le 9 juillet 2019
    Laure de Clermont-Tonnerre ! Quel nom pour une cinéaste ! Ainsi, le décor est d'emblée planté. La sauvagerie du héros, meurtrier emprisonné, mutique semble contenue. La sauvagerie de son acte, nous y accéderons plus tard. Ce sera le bruit de la sauvagerie d'un cheval fou, qui va attiser la curiosité de cet homme enfermé avec lui-même. Le bruit des sabots qui tapent, les cris, la volonté de s'expulser de l'enclos vont l'intriguer. Et comme toute curiosité est moteur de vie, accès au désir, ce prisonnier va revenir à la vie. Il est père, mais n'a pas exercé sa fonction. Sa fille vient solliciter sa signature, qu'il donne sans même interroger le contenu. Il n'a pas paraphé et sa signature ne vaut pas, il devra donc se pencher sur ce qu'elle lui demande. La patience, l'apprivoisement, l'acceptation de l'autre et de sa temporalité, la volonté de vaincre les obstacles, puis le temps du retour sur l'acte irréparable et celui de la demande de pardon, voilà où nous emmène Laure de Clermont-Tonnerre et ses personnages, qui ont des "gueules". Ce ne sont pas les mots, qui occupent l'espace, mais les regards, les espaces vastes ou clos et les bruits, les sons, qui dominent ce film.
    antony Z.
    antony Z.

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    3,5
    Publiée le 2 juillet 2019
    3,6 - Un film très artistique avec des plans sublime dans ce désert sauvage et hostile. Une mise en scène froide et austère avec très peu de dialogues pour mieux s'immerger dans l'ambiance dure et violente de cette prison où la solitude pèse. Le thème traité est très intéressant avec ce contraste de la liberté. Une prison au milieu des grands espaces magnifiques et synonyme de liberté… Des prisonniers qui domptent des chevaux sauvage pour ensuite qu'ils soient à leur tour prisonniers de leurs futurs propriétaires... On humanise des meurtriers qui vont retrouver des sentiments à travers leur complicité avec les Mustangs. Ainsi, c’est une forme de rédemption pour un nouveau départ après leur très longues peines d’incarcération. 

Le personnage central va faire face à un cheval difficile à canaliser qui va le renvoyer face à ses propres problèmes... et l'aider à travailler sur lui même Le film n'est pas destiné au grand public qui le trouvera ennuyeux. Pour les passionnés de cinéma en revanche, c'est un bon film d'auteur.
    Michel A.
    Michel A.

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    4,0
    Publiée le 7 juillet 2019
    bon film dans l ensemble,qui présente l univers carcéral et surtout la solitude des détenus devant leur peine,en essayant de se réintégré par le biais du monde équestre… intéressant mais un peu lent ,méme si j ai bien compris que ça permettais de comprende la qualité de vie inéxistante des prisoniers..
    Laurent A.
    Laurent A.

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    4,5
    Publiée le 17 juillet 2019
    Dès les premières images on ressent la quiétude et la liberté des grands espaces américains, cette quiétude et cette liberté qui sont brutalement troublées et entravées par la volonté de l'homme. Le spectateur fait bien vite le parallèle entre l'animal libre, soudain privé de liberté, et le détenu, détenu dont on ignore tout (au début du film) de son histoire personnelle, mais dont on sait qu'il a lui aussi été libre avant d'être brutalement entravé. En matière de justice humaine, il n'y a pas d'échappatoire possible lorsque l'irréparable est commis, le rachat vis-a-vis de la société ne peut se faire qu'au prix d'une prise de conscience, et en cela l'animal peut aider, c'est ce que montre ce film. On connaît déjà le rôle des animaux dans les soins apportés aux humains, ici il nous est présenté en soigneur et en rédempteur de l'âme humaine. La fusion entre l'humain et l'animal nous montre aussi que l'un et l'autres ne sont pas si éloignés dans leurs aspirations... On pense à "The rider" (2018) mais ce film est bien plus positif, mieux construit, et mieux fini aussi. La relation de l'homme à l'animal, loin d'être dominante et destructrice malgré les forces en présence est ici une relation ennoblissante pour l'un comme pour l'autre, il est question d'n équilibre toujours fragile, à trouver, et - encore plus difficile - à maintenir. C'est aussi un film engagé, qui montre un aspect assez méconnu de la relation entre l'homme et l'animal, comment cette relation est exploitée au sens positif du terme. Sans faire de l'angélisme car le parti-pris du film est très réaliste et parfois très cru, on comprend aisément que la société a aussi sa part de responsabilité dans la dérive de ceux qui vont remplir les rangs des incarcérés. C'est filmé au plus près des décors de vie, la caméra fait ressentir avec force les huis-clos et la violence contenue lorsqu'elle n'est pas déchaînée : la prison, le milieu carcéral, mais aussi les grands espaces qui englobent cet îlot carcéral comme un kyste de privation au milieu d'une nature grandiose et sauvage, les personnages cabossés et meurtris, mais qui parviennent aussi à se réparer. Ce film c'est aussi le témoignage d'une réalité méconnue et occultée mais qu'il est bon aussi de garder à l'esprit, comme le rappellent efficacement les génériques d'introduction et de fin du film. A voir aussi comme un magnifique documentaire de société.
    islander29
    islander29

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    3,5
    Publiée le 21 juin 2019
    Voilà un film qui pourrait marquer une carrière….Cette réalisatrice ( Clermont Tonnerre) à trente six ans, nous offre un film fort et original….Contrairement à " L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux" De Redford, la relation entre le héros et les chevaux, n'est ni pacifique, ni poétique...On peut être surpris par une certaine âpreté du film, mais elle colle bien à l'univers carcéral;. Le film se passe dans l'Ouest américain, et nous offre de magnifiques plans séquences, à commencer par l'introduction, la capture des mustangs...ou la chevauchée de la fin du film, quand tous les prisonniers partenaires chevauchent leurs montures apprivoisées...Ce sont de vrais moments de cinéma, avec une photographie parfaite, et une musique émouvante… C'est vrai que c'est un film de prison, et que certaine scènes dans les cellules sont difficiles ( de même les relations entre codétenus) , voire violentes, mais cela sonne juste, (voire très informé) et la vie qu'on nous montre nous fait comprendre pourquoi, les prisonniers et les chevaux peuvent s'entendre (ils ont un même désir de liberté, Le cheval comme le prisonnier est sauvage, et je me suis demandé en voyant le film, si ce n'était pas au fond le mustang qui apprivoisait le criminel (et non l'inverse)...Le film est sans temps mort, et brillamment mis en scène…. et même si la relation entre Matthias Schoenarts et le cheval (deux durs à cuire) ne m'a pas toujours convaincue, elle marque quelque chose de très cinématographique...Ne pas hésiter
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